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France-Libye : la gauche veut entendre Cécilia Sarkozy

Publié le 14/08/2007

La gauche demande à ce que Cécilia Sarkozy, qui a joué un rôle non négligeable dans la libération des soignants bulgares détenus en Libye, soit entendue par la future commission d'enquête parlementaire

Un rôle non-négligeable

La gauche a réclamé mardi que Cécilia Sarkozy soit entendue sur son action en Libye par la future commission d'enquête parlementaire. « A partir du moment où elle a, semble-t-il, joué un rôle important dans leur libération et participé à la négociation, nous ne sommes plus dans la sphère privée, mais dans la sphère publique. Il paraît logique qu'elle explique son rôle à la commission d'enquête », a indiqué Pierre Moscovici, député PS du Doubs, ce mardi matin dans Libération. Jean Glavany, secrétaire national du PS, a quant à lui précisé que « le Parlement doit pouvoir écouter la femme du président de la République, puisqu'on nous dit que c'est elle qui a joué un rôle décisif dans la libération des otages bulgares ».

L’UMP doute que la commission ose convoquer Cécilia

Mais l’UMP doute que la commission ose convoquer Cécilia: « Elle est l'épouse du président de la République - aurait-il, lui, à répondre à une commission parlementaire ?", a précisé Patrick Devedjian, secrétaire général délégué de l'UMP. Selon lui, « ce n'est pas très digne d'attaquer l'épouse du président de la République parce que les socialistes n'ont pas le courage d'attaquer le président lui-même ». Cette commission sera créée après la rentrée parlementaire d'octobre : ce n’est qu’à ce moment-là qu’elle décidera qui elle veut entendre.

Rappel des faits

Le président de la République Nicolas Sarkozy avait rendu hommage à plusieurs reprises au « travail remarquable » de son épouse, qui s'était rendue deux fois en Libye lors des négociations finales ayant mené le 24 juillet à la libération des cinq infirmières et du médecin bulgares qui y étaient détenus depuis huit ans. Cécilia Sarkozy avait raccompagné les praticiens dans leur patrie à bord d'un avion officiel français. Plusieurs responsables de gauche, dont Arnaud Montebourg en tête, avaient critiqué alors son implication, jugeant qu'elle se substituait au rôle du ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner.

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