<rss xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0">
    <channel>
        
        <title><![CDATA[EUROJURIS FRANCE]]></title>
        <description><![CDATA[]]></description>
        <lastBuildDate>Mon, 07 Sep 2026 14:38:21 GMT</lastBuildDate>
        <link>https://www.eurojuris.fr/</link>
        <atom:link href="http://www.eurojuris.fr/rss.xml" rel="self" type="application/rss+xml" />
        
                <item>
            <title><![CDATA[Régularisation des cotisations sociales : l’autocorrection de l’employeur n’impose pas de contrôle préalable à l’URSSAF]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/regularisation-cotisations-sociales-autocorrection-employeur-pas-controle-prealable-urssaf-43777.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">947c56f263c5d3cbaa68d498533c2112-43777</guid>
            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Par un arr&ecirc;t du 13 mai 2026, la deuxi&egrave;me chambre civile de la Cour de cassation pr&eacute;cise l&rsquo;articulation entre la facult&eacute; reconnue &agrave; l&rsquo;employeur de corriger ses d&eacute;clarations sociales et les pouvoirs de recouvrement de l&rsquo;URSSAF.</strong></pre>  Elle juge que l&rsquo;organisme peut contester une d&eacute;duction op&eacute;r&eacute;e unilat&eacute;ralement par le cotisant et r&eacute;clamer les sommes correspondantes par voie de mise en demeure, sans mettre pr&eacute;alablement en &oelig;uvre la proc&eacute;dure contradictoire applicable &agrave; la v&eacute;rification des d&eacute;clarations.    <h2><strong>Une d&eacute;duction op&eacute;r&eacute;e par l&rsquo;employeur sur une DSN (d&eacute;claration sociale nominative) ult&eacute;rieure</strong></h2>  Dans cette affaire, une soci&eacute;t&eacute; estimait avoir vers&eacute; &agrave; tort, en novembre 2016, certaines cotisations au titre de la r&eacute;duction g&eacute;n&eacute;rale des cotisations patronales.<br />  <br />  Afin de r&eacute;cup&eacute;rer les sommes qu&rsquo;elle consid&eacute;rait comme ind&ucirc;ment acquitt&eacute;es, elle les avait d&eacute;duites de sa d&eacute;claration sociale nominative relative aux salaires du mois de d&eacute;cembre 2018.<br />  <br />  Cette <strong>r&eacute;gularisation</strong> reposait sur l&rsquo;article R. 243-10 du Code de la s&eacute;curit&eacute; sociale, dans sa r&eacute;daction alors applicable. Ce texte permettait &agrave; l&rsquo;employeur de corriger, lors de l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance d&eacute;clarative la plus proche, les erreurs constat&eacute;es dans ses d&eacute;clarations ant&eacute;rieures. Les sommes ind&ucirc;ment vers&eacute;es pouvaient &ecirc;tre d&eacute;duites du montant des cotisations &agrave; &eacute;choir, sauf demande de remboursement.<br />  L&rsquo;URSSAF de Midi-Pyr&eacute;n&eacute;es n&rsquo;ayant pas admis cette d&eacute;duction, elle avait adress&eacute; &agrave; la soci&eacute;t&eacute;, le 22 mars 2019, une mise en demeure portant sur les cotisations dues au titre du mois de d&eacute;cembre 2018 ainsi que sur les majorations de retard.  <h2><strong>La proc&eacute;dure de v&eacute;rification des d&eacute;clarations &eacute;tait-elle obligatoire ?</strong></h2>  La soci&eacute;t&eacute; soutenait que l&rsquo;URSSAF ne pouvait pas &eacute;carter sa d&eacute;claration rectificative puis lui r&eacute;clamer directement le paiement des cotisations correspondantes.<br />  <br />  Selon elle, l&rsquo;organisme aurait d&ucirc; engager au pr&eacute;alable la <strong>proc&eacute;dure de v&eacute;rification</strong> pr&eacute;vue par les articles R. 243-43-3 et suivants du Code de la s&eacute;curit&eacute; sociale. Cette proc&eacute;dure permet notamment au cotisant d&rsquo;&ecirc;tre inform&eacute; des r&eacute;sultats de la v&eacute;rification et de b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;un d&eacute;lai pour pr&eacute;senter ses observations.<br />  <br />  La soci&eacute;t&eacute; invoquait donc l&rsquo;absence de d&eacute;bat contradictoire pr&eacute;alable pour contester la validit&eacute; de la mise en demeure.<br />  La cour d&rsquo;appel de Toulouse avait toutefois rejet&eacute; cet argument. Elle avait relev&eacute; que la mise en demeure r&eacute;pondait &agrave; une d&eacute;duction d&eacute;cid&eacute;e et expliqu&eacute;e par le cotisant, et non &agrave; une v&eacute;rification engag&eacute;e d&rsquo;office par l&rsquo;URSSAF.  <h2><strong>La Cour de cassation distingue v&eacute;rification et recouvrement</strong></h2>  La Cour de cassation approuve cette analyse et rejette le pourvoi.<br />  Elle affirme que la mise en demeure d&eacute;livr&eacute;e, sur le fondement de l&rsquo;article L. 244-2 du Code de la s&eacute;curit&eacute; sociale, afin d&rsquo;obtenir le paiement de cotisations que le cotisant n&rsquo;a pas vers&eacute;es &agrave; l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance ne constitue pas une v&eacute;rification de d&eacute;claration.<br />  <br />  La solution repose principalement sur <strong>l&rsquo;origine de la r&eacute;gularisation</strong>. En l&rsquo;esp&egrave;ce, l&rsquo;employeur avait lui-m&ecirc;me d&eacute;cid&eacute; de minorer les cotisations dues au titre d&rsquo;une &eacute;ch&eacute;ance ult&eacute;rieure. Cette correction avait &eacute;t&eacute; effectu&eacute;e &laquo; sous sa seule responsabilit&eacute; &raquo;.<br />  <br />  L&rsquo;URSSAF n&rsquo;&eacute;tait donc pas &agrave; l&rsquo;origine d&rsquo;une op&eacute;ration de v&eacute;rification imposant le respect des garanties proc&eacute;durales pr&eacute;vues par les articles R. 243-43-3 et suivants du Code de la s&eacute;curit&eacute; sociale.<br />  L&rsquo;organisme pouvait, par cons&eacute;quent, consid&eacute;rer que les cotisations demeuraient dues et en poursuivre directement le recouvrement par l&rsquo;envoi d&rsquo;une mise en demeure.  <h2><strong>Une d&eacute;cision appelant les employeurs &agrave; la prudence</strong></h2>  Cet arr&ecirc;t ne remet pas en cause la facult&eacute;, pour un employeur, de corriger une erreur d&eacute;clarative ou de d&eacute;duire des cotisations qu&rsquo;il estime avoir ind&ucirc;ment vers&eacute;es. Il souligne toutefois que <strong>cette autocorrection ne vaut pas reconnaissance, par l&rsquo;URSSAF, du bien-fond&eacute; de la cr&eacute;ance invoqu&eacute;e</strong>.<br />  <br />  Avant toute d&eacute;duction sur une DSN, l&rsquo;employeur doit donc &ecirc;tre en mesure de d&eacute;montrer pr&eacute;cis&eacute;ment l&rsquo;existence et le montant de l&rsquo;indu. Il est indispensable de conserver les calculs, bulletins de paie, d&eacute;clarations initiales et &eacute;l&eacute;ments juridiques justifiant la r&eacute;gularisation.<br />  <br />  La port&eacute;e de l&rsquo;arr&ecirc;t doit n&eacute;anmoins &ecirc;tre circonscrite. La Cour de cassation ne dispense pas l&rsquo;URSSAF de toute garantie proc&eacute;durale. Sa solution concerne exclusivement l&rsquo;hypoth&egrave;se dans laquelle l&rsquo;organisme poursuit, par voie de mise en demeure, le paiement de cotisations devenues impay&eacute;es &agrave; la suite d&rsquo;une correction op&eacute;r&eacute;e par l&rsquo;employeur lui-m&ecirc;me.<br />  <br />  Lorsqu&rsquo;une v&eacute;ritable v&eacute;rification des d&eacute;clarations est engag&eacute;e &agrave; l&rsquo;initiative de l&rsquo;URSSAF, la proc&eacute;dure contradictoire pr&eacute;vue par le Code de la s&eacute;curit&eacute; sociale demeure applicable.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Mon, 07 Sep 2026 07:21:53 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
                        <azkocmscategoryid>7500</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[Delahousse Christophe]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[Delahousse Christophe]]></nom>
                <epuserid>957</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[Cabinet Chuffart Delahousse]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[ARRAS]]></barreau>
                                <anficheid>2802</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>37023</anorgid>
                    <orgaid>0</orgaid>
                </structure>
                                <structure>
                    <anorgid>37261</anorgid>
                    <orgaid>0</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Régularisation des cotisations sociales : l’autocorrection de l’employeur n’impose pas de contrôle préalable à l’URSSAF]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[La Cour de cassation précise l’articulation entre la faculté reconnue à l’employeur de corriger ses déclarations sociales et les pouvoirs de recouvrement de l’URSSAF.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/regularisation-cotisations-sociales.jpg">
                <media:title>Régularisation des cotisations sociales : l’autocorrection de l’employeur n’impose pas de contrôle préalable à l’URSSAF</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Régularisation cotisations sociales]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Régularisation cotisations sociales]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Restaurant sur le port : quand le domaine public rappelle qu'il ignore le droit au maintien dans les lieux]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/restaurant-sur-port-domaine-public-pas-droit-au-maintien-dans-lieux-43776.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">df752bc7e93276aa07a87579c2a8e830-43776</guid>
            <description><![CDATA[<div style="text-align:center"><em>&Agrave; propos du litige opposant le restaurant Le Yacht Club au Grand Port maritime de la Guadeloupe</em></div>    <pre>  <strong>La presse guadeloup&eacute;enne rapporte le bras de fer qui oppose, depuis plusieurs mois, le restaurant Le Yacht Club au Grand Port maritime de la Guadeloupe (GPMG). </strong></pre>  Install&eacute; depuis pr&egrave;s de quinze ans sur le quai Lardenoy, &agrave; Pointe-&agrave;-Pitre, l&#39;&eacute;tablissement doit son emplacement &agrave; une <strong>autorisation d&#39;occupation temporaire (AOT) du domaine portuaire</strong>. Le port fait valoir que cette autorisation est arriv&eacute;e &agrave; &eacute;ch&eacute;ance en 2024 et entend r&eacute;cup&eacute;rer les lieux ; le g&eacute;rant conteste son expulsion, mettant en avant qu&#39;il continue de r&eacute;gler une redevance qualifi&eacute;e par lui de &laquo; loyer &raquo;.&nbsp;<br />  <br />  Ce dossier, au-del&agrave; de son aspect m&eacute;diatique, illustre une confusion tr&egrave;s r&eacute;pandue entre deux r&eacute;gimes juridiques que tout oppose : l&#39;occupation du domaine public et le bail de droit priv&eacute;.  <h2><strong>Une occupation par nature pr&eacute;caire et r&eacute;vocable</strong></h2>  Le code g&eacute;n&eacute;ral de la propri&eacute;t&eacute; des personnes publiques pose un principe constant : nul ne peut occuper une <strong>d&eacute;pendance du domaine public</strong> sans y avoir &eacute;t&eacute; autoris&eacute;, et cette <strong>autorisation </strong>est toujours <strong>d&eacute;livr&eacute;e &agrave; titre pr&eacute;caire et r&eacute;vocable</strong> (art. L. 2122-1 &agrave; L. 2122-3 CG3P).&nbsp;<br />  <br />  Une AOT est accord&eacute;e intuitu personae, pour une dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e, et son titulaire ne dispose d&#39;aucun droit acquis &agrave; son renouvellement.&nbsp;<br />  <br />  Contrairement &agrave; ce qu&#39;autorise le statut des baux commerciaux, <strong>il n&#39;existe</strong> donc,<strong> sur le domaine public, ni droit au maintien dans les lieux, ni garantie de reconduction</strong> : le titre s&#39;&eacute;teint m&eacute;caniquement &agrave; son terme, que l&#39;occupant continue ou non d&#39;exploiter paisiblement les lieux.    <h2><strong>Le paiement d&#39;une redevance ne fait pas revivre un titre &eacute;teint</strong></h2>  L&#39;argument avanc&eacute; par le g&eacute;rant du Yacht Club &mdash; le maintien du paiement d&#39;un &laquo; loyer &raquo; entre 2024 et 2026 vaudrait reconnaissance implicite de son droit &agrave; occuper les lieux &mdash; proc&egrave;de d&#39;une lecture compr&eacute;hensible, mais inexacte, de la mati&egrave;re domaniale.&nbsp;<br />  <br />  En droit priv&eacute;, l&#39;article L. 145-8 du code de commerce ouvre un droit au renouvellement du bail commercial, et le maintien dans les lieux moyennant paiement du loyer peut caract&eacute;riser une tacite reconduction.&nbsp;<br />  <br />  Aucune r&egrave;gle &eacute;quivalente ne gouverne l&#39;occupation du domaine public :<strong> la perception d&#39;une redevance par la personne publique gestionnaire, m&ecirc;me apr&egrave;s l&#39;&eacute;ch&eacute;ance du titre, ne vaut ni renouvellement tacite ni d&eacute;livrance d&#39;une nouvelle autorisation</strong>.&nbsp;<br />  <br />  Elle peut, en revanche, &ecirc;tre r&eacute;v&eacute;latrice d&#39;une carence de gestion du port, qui a laiss&eacute; perdurer une situation ambigu&euml; pendant pr&egrave;s de deux ans &mdash; une circonstance qui pourrait fonder, le cas &eacute;ch&eacute;ant, une action indemnitaire de l&#39;occupant, sans pour autant lui conf&eacute;rer un titre d&#39;occupation.  <h2><strong>Une question de qualification domaniale trop souvent n&eacute;glig&eacute;e</strong></h2>  Cette qualification &mdash; <strong>domaine public ou domaine priv&eacute; de l&#39;&eacute;tablissement gestionnaire</strong> &mdash; est pourtant d&eacute;terminante.&nbsp;<br />  <br />  Elle commande la nature du titre &agrave; d&eacute;livrer, les modalit&eacute;s de sa r&eacute;vocation, la juridiction comp&eacute;tente en cas de litige, et l&#39;&eacute;tendue des droits que peut invoquer l&#39;occupant.&nbsp;<br />  <br />  Elle est trop souvent n&eacute;glig&eacute;e par les personnes publiques gestionnaires de ports, de plages ou d&#39;&eacute;quipements touristiques, qui d&eacute;livrent des &laquo; conventions d&#39;occupation &raquo; sans toujours s&#39;interroger sur le r&eacute;gime domanial de l&#39;emprise concern&eacute;e.  <h2><strong>Le sort d&#39;un &eacute;ventuel fonds de commerce</strong></h2>  Ce dossier soul&egrave;ve enfin une question que la seule analyse du titre d&#39;occupation ne permet pas d&#39;&eacute;puiser : celle du <strong>fonds de commerce exploit&eacute; sur le domaine public</strong>.&nbsp;<br />  <br />  Longtemps exclue par la jurisprudence administrative, la constitution d&#39;un fonds de commerce sur une d&eacute;pendance domaniale a &eacute;t&eacute; admise par la loi du 18 juin 2014, dite &laquo; Pinel &raquo; (art. L. 2124-32-1 CG3P), sous la seule r&eacute;serve que l&#39;occupant justifie d&#39;une &laquo; client&egrave;le propre &raquo; &mdash; disposition que le Conseil d&#39;&Eacute;tat a depuis jug&eacute;e imp&eacute;rative, &agrave; laquelle la personne publique ne peut d&eacute;roger par convention contraire.&nbsp;<br />  <br />  Un restaurant exploit&eacute; depuis quinze ans sur un emplacement aussi identifi&eacute; que le quai Lardenoy, avec sa vue sur la Place de la Victoire et le M&eacute;morial ACTe, para&icirc;t a priori r&eacute;unir les conditions d&#39;une telle client&egrave;le propre.<br />  <br />  Reconna&icirc;tre l&#39;existence d&#39;un fonds ne suffit cependant pas &agrave; trancher le sort de l&#39;occupant.<br />  <br />  La <strong>pr&eacute;carit&eacute; du titre domanial</strong> demeure enti&egrave;re : la constitution d&#39;un fonds de commerce ne conf&egrave;re ni droit au maintien dans les lieux, ni garantie de renouvellement ; elle n&#39;a d&#39;incidence que sur les cons&eacute;quences indemnitaires d&#39;une &eacute;viction anticip&eacute;e non fautive.<br />  <br />  Cette articulation entre la valeur patrimoniale reconnue au fonds de commerce et la pr&eacute;carit&eacute; consubstantielle de l&#39;occupation domaniale reste l&#39;une des questions les moins stabilis&eacute;es du droit domanial : ni le juge ni le l&eacute;gislateur n&#39;ont, &agrave; ce jour, pr&eacute;cis&eacute; si et comment cette valeur doit &ecirc;tre prise en compte &agrave; l&#39;&eacute;ch&eacute;ance normale d&#39;un titre, hors toute r&eacute;siliation anticip&eacute;e.<br />  &nbsp;<br />  Ce flou nourrit sans doute l&#39;incompr&eacute;hension de nombreux occupants &eacute;conomiques du domaine public, convaincus &mdash; &agrave; tort au regard du seul titre, s&#39;agissant de la valeur du fonds qu&#39;ils ont patiemment constitu&eacute; &mdash; d&#39;avoir b&acirc;ti quelque chose qu&rsquo;ils pourront revendre.<br />  <br />  <u>Pour les gestionnaires du domaine public comme pour les op&eacute;rateurs &eacute;conomiques qui en occupent une d&eacute;pendance, ce dossier rappelle quelques exigences simples :&nbsp;</u><br />  <br />  <strong>1.</strong> anticiper l&#39;&eacute;ch&eacute;ance des titres d&#39;occupation<br />  <strong>2.</strong> formaliser tout renouvellement par un acte expr&egrave;s, dans le respect des mesures de s&eacute;lection pr&eacute;alables<br />  <strong>3. </strong>ne jamais laisser la perception d&#39;une redevance suppl&eacute;er &agrave; l&#39;absence de d&eacute;lib&eacute;ration ou de d&eacute;cision expresse<br />  <strong>4.</strong> v&eacute;rifier, en amont de toute convention, si l&#39;emprise concern&eacute;e rel&egrave;ve du domaine public ou du domaine priv&eacute; de la personne publique gestionnaire<br />  <strong>5.</strong> mesurer, lorsque l&#39;occupant y exerce une activit&eacute; commerciale, l&#39;existence d&#39;un &eacute;ventuel fonds de commerce sur les conditions de son d&eacute;part.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Fri, 04 Sep 2026 09:36:39 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Droit public économique]]></category>
                        <azkocmscategoryid>10200</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></nom>
                <epuserid>94</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[1927 AVOCATS - Poitiers]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[POITIERS]]></barreau>
                                <anficheid>201</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>640</anorgid>
                    <orgaid>227</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Restaurant sur le port : quand le domaine public rappelle qu'il ignore le droit au maintien dans les lieux]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[À propos du litige opposant le restaurant Le Yacht Club au Grand Port maritime de la Guadeloupe.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/restaurant-sur-port-et-domaine-public.jpg">
                <media:title>Restaurant sur le port : quand le domaine public rappelle qu'il ignore le droit au maintien dans les lieux</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Restaurant sur le port et domaine public]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Restaurant sur le port et domaine public]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Que va changer la loi de simplification de la vie économique en matière d’aménagement commercial ?]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/loi-simplification-vie-economique-amenagement-commercial-43775.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">ac06d41898d3582eb1bbf0d85c46c5f0-43775</guid>
            <description><![CDATA[<pre>  <strong>La <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054131304"  target="_blank">loi n&deg; 2026-403 du 26 mai 2026</a> assouplit plusieurs r&egrave;gles relatives aux autorisations d&rsquo;exploitation commerciale (AEC). Entr&eacute;es en vigueur le 28 mai 2026, ces mesures visent principalement &agrave; faciliter la transformation des zones commerciales existantes, sans favoriser la cr&eacute;ation de surfaces nouvelles.</strong></pre>  En premier lieu, un <strong>commerce situ&eacute; dans une zone d&rsquo;activit&eacute; &eacute;conomique en cours de transformation</strong> peut &ecirc;tre <strong>transf&eacute;r&eacute; temporairement sur un autre site sans nouvelle AEC</strong>.<br />  <br />  Cette dispense suppose que le transfert reste dans la m&ecirc;me zone, ne change pas de secteur d&rsquo;activit&eacute;, n&rsquo;augmente pas la surface autoris&eacute;e et n&rsquo;entra&icirc;ne aucune artificialisation des sols.<br />  <br />  Le commerce doit toutefois r&eacute;int&eacute;grer son site initial dans un d&eacute;lai maximal de cinq ans, sous peine de caducit&eacute; de l&rsquo;autorisation d&rsquo;origine.<br />  <br />  La loi <strong>facilite </strong>&eacute;galement <strong>les d&eacute;placements de commerces au sein d&rsquo;un m&ecirc;me ensemble commercial</strong>.<br />  <br />  Aucune nouvelle autorisation n&rsquo;est exig&eacute;e lorsque la surface totale de l&rsquo;ensemble n&rsquo;augmente pas, que l&rsquo;emprise au sol du b&acirc;timent demeure inchang&eacute;e et que le magasin d&eacute;plac&eacute; reste inf&eacute;rieur &agrave; 2 500 m&sup2;, ou &agrave; 1 000 m&sup2; pour un commerce &agrave; pr&eacute;dominance alimentaire.<br />  <br />  Autre assouplissement important : <strong>un magasin de plus de 1 000 m&sup2;, exploit&eacute; depuis plus de trois ans, peut &ecirc;tre divis&eacute; en plusieurs cellules commerciales sans nouvelle AEC</strong>.<br />  <br />  Cette transformation ne doit cependant entra&icirc;ner aucune augmentation de la surface totale de vente et les nouvelles activit&eacute;s doivent rester dans le m&ecirc;me secteur que l&rsquo;activit&eacute; initiale.<br />  <br />  La loi favorise &eacute;galement la <strong>requalification des entr&eacute;es de ville et des zones commerciales p&eacute;riph&eacute;riques dans le cadre des op&eacute;rations de revitalisation de territoire</strong>.<br />  <br />  Les transferts de surfaces de vente r&eacute;alis&eacute;s &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de ces secteurs sont dispens&eacute;s d&rsquo;autorisation lorsqu&rsquo;ils ne cr&eacute;ent aucune surface suppl&eacute;mentaire, n&rsquo;artificialisent pas les sols et contribuent aux objectifs de l&rsquo;op&eacute;ration.<br />  <br />  Ces op&eacute;rations doivent am&eacute;liorer la mixit&eacute; fonctionnelle, l&rsquo;utilisation du foncier, la qualit&eacute; architecturale, les espaces publics et les mobilit&eacute;s d&eacute;carbon&eacute;es, sans nuire aux commerces de centre-ville.<br />  <br />  L&rsquo;exp&eacute;rimentation issue de la loi &laquo; 3DS &raquo; est par ailleurs &eacute;largie &agrave; tous les EPCI volontaires disposant d&rsquo;un SCoT comprenant un document d&rsquo;am&eacute;nagement artisanal, commercial et logistique ainsi que d&rsquo;un PLUi ou de PLU ex&eacute;cutoires.<br />  <br />  Dans ces territoires, <strong>l&rsquo;autorisation d&rsquo;urbanisme</strong> pourra tenir lieu d&rsquo;AEC, sans saisine de la CDAC ni instruction par les services d&eacute;concentr&eacute;s de l&rsquo;&Eacute;tat.<br />  <br />  Cette exp&eacute;rimentation est prolong&eacute;e de six &agrave; neuf ans, soit jusqu&rsquo;en f&eacute;vrier 2031.<br />  <br />  La composition des <strong>CDAC </strong>est &eacute;galement all&eacute;g&eacute;e : les personnalit&eacute;s repr&eacute;sentant le tissu &eacute;conomique d&eacute;sign&eacute;es par les chambres consulaires n&rsquo;y si&egrave;gent plus.<br />  <br />  En mati&egrave;re contentieuse, la loi restreint l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t &agrave; agir des professionnels concurrents.<br />  <br />  Ceux-ci devront d&eacute;sormais d&eacute;montrer que leur activit&eacute; est susceptible d&rsquo;&ecirc;tre affect&eacute;e de mani&egrave;re &laquo; directe et significative &raquo; par le projet, ce qui devrait limiter les recours purement dilatoires.<br />  <br />  Les d&eacute;cisions de refus devront, en contrepartie, &eacute;noncer d&egrave;s l&rsquo;origine l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; des motifs retenus, afin d&rsquo;&eacute;viter que de nouveaux griefs soient successivement oppos&eacute;s au porteur du projet.<br />  <br />  Enfin, l&rsquo;obligation de communiquer au pr&eacute;fet et &agrave; la chambre r&eacute;gionale des comptes les principaux contrats conclus pour r&eacute;aliser un projet autoris&eacute; est supprim&eacute;e.<br />  <br />  La r&eacute;forme ne bouleverse donc pas l&rsquo;am&eacute;nagement commercial : <strong>elle facilite surtout le d&eacute;placement, la division et la restructuration des surfaces existantes.</strong><br />  <br />  Sa philosophie est claire : <strong>acc&eacute;l&eacute;rer la reconversion des zones commerciales tout en maintenant l&rsquo;interdiction de principe de l&rsquo;artificialisation et la protection des centres-villes</strong>.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Fri, 04 Sep 2026 08:02:09 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Construction Immobilier]]></category>
                        <azkocmscategoryid>8800</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[MEDINA Jean-Luc]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[MEDINA Jean-Luc]]></nom>
                <epuserid>205</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[CDMF avocats]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[GRENOBLE]]></barreau>
                                <anficheid>510</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>622</anorgid>
                    <orgaid>394</orgaid>
                </structure>
                                <structure>
                    <anorgid>37257</anorgid>
                    <orgaid>0</orgaid>
                </structure>
                                <structure>
                    <anorgid>37261</anorgid>
                    <orgaid>0</orgaid>
                </structure>
                                <structure>
                    <anorgid>37365</anorgid>
                    <orgaid>0</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Que va changer la loi de simplification de la vie économique en matière d’aménagement commercial ?]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[La loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 assouplit plusieurs règles relatives aux autorisations d’exploitation commerciale (AEC).]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/loi-simplification-vie-economique-et-amenagement-commercial.jpg">
                <media:title>Que va changer la loi de simplification de la vie économique en matière d’aménagement commercial ?</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Loi simplification vie économique et aménagement commercial]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Loi simplification vie économique et aménagement commercial]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Marché global de performance : le prix doit se lire globalement]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/marche-global-performance-prix-global-43774.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">bf2d441b88c9abbe91d46df156273c7b-43774</guid>
            <description><![CDATA[&Agrave; propos de TA Orl&eacute;ans, ord. r&eacute;f., 17 juillet 2026, soci&eacute;t&eacute; Ma&icirc;tre Cube c/ commune de Blois, n&deg; 2603839<br />  <br />  Aux termes de l&rsquo;article L. 2171-3 du code de la commande publique, &laquo; le <strong>march&eacute; global de performance</strong> associe l&rsquo;exploitation ou la maintenance &agrave; la r&eacute;alisation ou &agrave; la conception-r&eacute;alisation de prestations afin de remplir des objectifs chiffr&eacute;s de performance &raquo;, et &laquo; comporte des engagements de performance mesurables &raquo;.<br />  <br />  Ce contrat s&eacute;duit les collectivit&eacute;s : celui qui con&ccedil;oit est celui qui exploitera, et il supporte donc les cons&eacute;quences de ses propres choix.&nbsp;<br />  Mais cette globalit&eacute; complique la <strong>notation du prix</strong>.&nbsp;<br />  <br />  De quel prix parle-t-on ?&nbsp;<br />  Du co&ucirc;t des travaux, du co&ucirc;t global sur la dur&eacute;e, de la r&eacute;mun&eacute;ration de l&rsquo;&eacute;quipe de conception ?&nbsp;<br />  L&rsquo;ordonnance rendue le 17 juillet 2026 par la juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s du tribunal administratif d&rsquo;Orl&eacute;ans y r&eacute;pond clairement.  <h2><strong>Les faits</strong></h2>  La commune de Blois a lanc&eacute; un march&eacute; global de performance pour la construction d&rsquo;une salle de spectacle destin&eacute;e &agrave; la Sc&egrave;ne nationale &mdash; conception, r&eacute;alisation, exploitation, maintenance.<br />  Le r&egrave;glement de la consultation retenait deux crit&egrave;res : la valeur technique pour 60 points et le prix pour 40 points, d&eacute;compos&eacute; en trois sous-crit&egrave;res &mdash; honoraires du groupement (10), co&ucirc;t des travaux (20), co&ucirc;t global (10).<br />  <br />  Class&eacute; deuxi&egrave;me avec 78,81 points contre 80,29, le groupement conduit par la soci&eacute;t&eacute; Ma&icirc;tre Cube a saisi le juge du r&eacute;f&eacute;r&eacute; pr&eacute;contractuel. Sa requ&ecirc;te est rejet&eacute;e.  <h2><strong>Le prix d&rsquo;un contrat global s&rsquo;appr&eacute;cie globalement</strong></h2>  C&rsquo;est l&rsquo;apport principal de l&rsquo;ordonnance.&nbsp;<br />  La requ&eacute;rante soutenait que le terme &laquo; honoraires &raquo; ne pouvait viser que des prestations intellectuelles, donc la seule phase de conception, et que l&rsquo;assiette &eacute;largie retenue par la commune aurait d&ucirc; &ecirc;tre annonc&eacute;e.<br />  <br />  La juge &eacute;carte le moyen : &laquo; l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; des prestations du march&eacute; en litige emporte le chiffrage d&rsquo;honoraires &raquo;, exploitation et maintenance comprises, et une assiette restreinte &laquo; aurait pour cons&eacute;quence de sortir tout un volet du projet global complexe de l&rsquo;appr&eacute;ciation financi&egrave;re des offres &raquo;.<br />  La formule m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre retenue.&nbsp;<br />  <br />  On ne confie pas &agrave; un titulaire unique la conception, la construction et l&rsquo;exploitation pour n&rsquo;en noter ensuite qu&rsquo;un tiers : c&rsquo;est une lecture du r&egrave;glement de la consultation gouvern&eacute;e par l&rsquo;objet m&ecirc;me du contrat.&nbsp;<br />  <br />  La commune &eacute;tait d&rsquo;ailleurs bien arm&eacute;e &mdash; la d&eacute;composition du prix figurait en annexe de l&rsquo;acte d&rsquo;engagement et le r&egrave;glement renvoyait au co&ucirc;t total de la DPGF et du DQE. L&rsquo;assiette n&rsquo;&eacute;tait pas cach&eacute;e : elle &eacute;tait dans les pi&egrave;ces.  <h2><strong>Le moins-disant qui perd</strong></h2>  Le moyen tir&eacute; d&rsquo;une &laquo; anomalie objective &raquo; &mdash; l&rsquo;offre la moins-disante n&rsquo;aurait pas obtenu la meilleure note de prix &mdash; est &eacute;cart&eacute; comme manquant en fait : la requ&eacute;rante avait obtenu 39,31 points sur 40 pour 16 029 253,09 euros hors taxes, contre 36,29 &agrave; l&rsquo;attributaire pour 17 710 760,75 euros.<br />  <br />  Le groupement &eacute;vinc&eacute; &eacute;tait donc moins cher de pr&egrave;s d&rsquo;1,7 million d&rsquo;euros, il avait la meilleure note de prix, et il a perdu : la valeur technique, pond&eacute;r&eacute;e &agrave; 60 points, a fait la diff&eacute;rence. C&rsquo;est la logique m&ecirc;me du march&eacute; global de performance, o&ugrave; l&rsquo;on n&rsquo;ach&egrave;te pas un b&acirc;timent mais un engagement dans la dur&eacute;e.  <h2><strong>Deux confirmations utiles</strong></h2>  D&rsquo;abord, la m&eacute;thode de notation n&rsquo;a pas &agrave; &ecirc;tre publi&eacute;e d&egrave;s lors que les crit&egrave;res et leur pond&eacute;ration le sont. La commune avait appliqu&eacute; uniform&eacute;ment la formule de proportionnalit&eacute; inverse &mdash; note maximale &times; (montant le plus bas / montant du candidat) &mdash;, d&rsquo;une simplicit&eacute; arithm&eacute;tique : 10 &times; (3 577 546,69 / 3 843 596,62) = 9,31 points.<br />  <br />  Ensuite, le rapport d&rsquo;analyse des offres est un document pr&eacute;paratoire non communicable tant que le march&eacute; n&rsquo;est pas sign&eacute; : la demande d&rsquo;injonction tendant &agrave; sa communication est irrecevable.&nbsp;<br />  La juge rel&egrave;ve au surplus que la commune avait d&eacute;taill&eacute; en d&eacute;fense la m&eacute;thode de notation et les caract&eacute;ristiques de l&rsquo;offre retenue, la requ&eacute;rante ayant ainsi &eacute;t&eacute; &laquo; mise &agrave; m&ecirc;me de contester utilement &raquo; le rejet de son offre.&nbsp;<br />  <br />  Une lettre de rejet lacunaire peut donc encore se rattraper ; mieux vaut ne pas avoir &agrave; le faire. Le juge rappelle enfin qu&rsquo;il ne se prononce pas sur les m&eacute;rites respectifs des offres, mais v&eacute;rifie seulement l&rsquo;absence de d&eacute;naturation.  <h2><strong>Ce qu&rsquo;il faut en retenir pour r&eacute;diger</strong></h2>  <strong>D&eacute;finir l&rsquo;assiette de chaque sous-crit&egrave;re financier</strong> : le mot &laquo; honoraires &raquo; n&rsquo;a rien d&rsquo;&eacute;vident dans un contrat qui m&ecirc;le &eacute;tudes, travaux et services.&nbsp;<br />  <br />  <strong>Rattacher la notation du prix aux pi&egrave;ces financi&egrave;res </strong>&mdash; DPGF, DQE, annexe &agrave; l&rsquo;acte d&rsquo;engagement : c&rsquo;est ce qui a sauv&eacute; la commune de Blois.&nbsp;<br />  <br />  <strong>Calibrer la pond&eacute;ration en conscience</strong>, un crit&egrave;re technique &agrave; 60 points signifiant que l&rsquo;offre la moins ch&egrave;re peut &ecirc;tre &eacute;cart&eacute;e. Et soigner la lettre de rejet, notes d&eacute;taill&eacute;es &agrave; l&rsquo;appui, pour les deux offres.    <pre>  <strong>Le march&eacute; global de performance est un bon outil. Il demande simplement que l&rsquo;on &eacute;crive les crit&egrave;res financiers avec le m&ecirc;me soin que les engagements de performance. &Agrave; vos plumes !</strong></pre>  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Thu, 03 Sep 2026 06:52:35 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Procédure de passation]]></category>
                        <azkocmscategoryid>9800</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></nom>
                <epuserid>94</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[1927 AVOCATS - Poitiers]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[POITIERS]]></barreau>
                                <anficheid>201</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>640</anorgid>
                    <orgaid>227</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Marché global de performance : le prix doit se lire globalement]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Ce contrat séduit les collectivités : celui qui conçoit est celui qui exploitera, et il supporte donc les conséquences de ses propres choix. ]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/marche-global-de-performance.jpg">
                <media:title>Marché global de performance : le prix doit se lire globalement</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Marché global de performance]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Marché global de performance]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Votre maison a été détruite par un incendie : l’intervention de votre assureur et l’indemnisation de votre sinistre]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/incendie-habitation-assurance-et-indemnisation-sinistre-37801.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">456c9caa8ade0846892f33f04e9b466a-37801</guid>
            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Nous avons tous dans notre entourage ou nos connaissances une personne dont la maison a pris feu et dont, en quelques heures, le patrimoine et les souvenirs de toute une vie sont partis en fum&eacute;e.  </strong></pre>  <br />  Il existe de nombreux moyens techniques pour pr&eacute;venir de tels sinistres.<br />  <br />  Et pour les r&eacute;parer un seul moyen : <strong>&ecirc;tre bien assur&eacute; pour son domicile avec une assurance multirisque habitation</strong>, <strong>avec notamment la v&eacute;rification que toute la propri&eacute;t&eacute; est assur&eacute;e</strong>, pas seulement la maison, mais aussi les d&eacute;pendances, garages, abri de jardin, piscine &hellip; &nbsp;mais aussi prendre en amont une consultation chez un Avocat afin d&rsquo;effectuer les bonnes d&eacute;marches imm&eacute;diatement. &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;<br />  <br />  Pour les entreprises, il faut songer lors de la souscription du <strong>contrat multirisque entreprise</strong> &agrave; s&rsquo;assurer pour les pertes d&rsquo;exploitation caus&eacute;s par ces sinistres, non seulement d&eacute;g&acirc;t des eaux, inondation, mais aussi incendie. &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;<br />  <br />  En effet, outre leur douleur et leur d&eacute;sarroi, les propri&eacute;taires ou locataires, dont les biens ont &eacute;t&eacute; d&eacute;truits &nbsp;par le feu vont devoir faire face &agrave; des obstacles de gestion et de proc&eacute;dures internes aux assureurs.<br />  La priorit&eacute; va &ecirc;tre d&rsquo;obtenir des avances pour se reloger et faire face aux premiers frais engendr&eacute;s par l&rsquo;incendie.<br />  Puis, il faudra proc&eacute;der aux mesures de d&eacute;contamination et d&eacute;construction.<br />  <br />  Et enfin chiffrer les pr&eacute;judices et &eacute;ventuellement trouver l&rsquo;origine du sinistre pour identifier le &laquo; responsable payeur &raquo;...<br />  <br />  <strong>L&rsquo;assureur</strong> va mandater &agrave; cette fin un cabinet d&rsquo;expertise qui l&rsquo;accompagnera dans ces &eacute;tapes.<br />  <br />  Le<strong> chiffrage du sinistre</strong> est une question d&eacute;licate pour la victime. L&rsquo;assureur ne souhaite pas allouer plus que la valeur du bien sinistr&eacute; et il est surtout tenu par les<strong> limites d&rsquo;indemnisations pr&eacute;vues au contrat</strong>. C&rsquo;est un premier &eacute;cueil, qui en cas de divergence peut justifier l&rsquo;intervention d&rsquo;un avocat, seul &agrave; m&ecirc;me d&rsquo;accompagner les sinistr&eacute;s pour faire valoir l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; de leurs pr&eacute;judices en tant que victimes.&nbsp;<br />  <br />  <strong>S&rsquo;il s&rsquo;av&egrave;re que l&rsquo;origine du sinistre peut &ecirc;tre identifi&eacute;e avec un tiers responsable, on y trouve un double int&eacute;r&ecirc;t</strong>.<br />  &nbsp;  <ul>  	<li>D&rsquo;abord pour la victime qui n&rsquo;aura contre le responsable <strong>aucune limite contractuelle</strong> et pourra se faire indemnisation de tous ses pr&eacute;judices, m&ecirc;me hors contrat.</li>  	<li>Ensuite pour son assureur qui pourra alors se faire rembourser par le responsable l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; des sommes qu&rsquo;il a avanc&eacute;es &agrave; son assur&eacute; (l&rsquo;assureur multirisque habitation est subrog&eacute;).</li>  </ul>  C&rsquo;est dans cette recherche de responsabilit&eacute; que la victime et l&rsquo;assureur peuvent saisir la justice pour que soit ordonn&eacute;e une mesure d&rsquo;instruction (r&eacute;f&eacute;r&eacute; expertise). L&agrave; encore le recours &agrave; un avocat se justifie.<br />  <br />  Une fois le rapport d&rsquo;expertise d&eacute;pos&eacute;, et &agrave; d&eacute;faut d&rsquo;accord amiable, la victime saisit de nouveau la justice pour se faire indemniser (proc&eacute;dure au fond).<br />  <br />  Les causes des sinistres sont diverses : appareils &eacute;lectriques d&eacute;fectueux, travaux mal effectu&eacute;s, foudre &hellip;&nbsp;<br />  <br />  Plusieurs r&eacute;gimes de responsabilit&eacute;s vont pouvoir &ecirc;tre invoqu&eacute;s, garantie d&eacute;cennale de l&rsquo;entreprise ayant r&eacute;alis&eacute;s les travaux, s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un ouvrage, responsabilit&eacute; contractuelle de l&rsquo;entreprise ou responsabilit&eacute; du fait des produits d&eacute;fectueux.<br />  <br />  Ainsi que la cause du sinistre se trouve &ecirc;tre une pompe &agrave; chaleur, une chemin&eacute;e install&eacute;e quelques ann&eacute;es apr&egrave;s que la maison soit termin&eacute;e, un insert ou autre, &nbsp;l&rsquo;artisan ou l&rsquo;entreprise ayant proc&eacute;d&eacute; &agrave; l&rsquo;installation et son assureur seront tenus &agrave; indemnisation.<br />  <br />  C&rsquo;est ce qu&rsquo;a confirm&eacute; le Tribunal de Grande Instance de DAX, le 20 juin 2018, qui , saisi d&rsquo;une <strong>action en indemnisation des pr&eacute;judices </strong>caus&eacute; par un incendie ayant ravag&eacute; une maison d&rsquo; habitation situ&eacute;e dans les LANDES, a condamn&eacute;, au visa de l&rsquo;article 1792 du code civil l&rsquo;installeur de panneaux photovolta&iuml;que, (qui &eacute;taient &agrave; l&rsquo;origine de l&rsquo;incendie) et son assureur d&eacute;cennal &agrave; indemniser en totalit&eacute; de leurs pr&eacute;judices les propri&eacute;taires de la maison incendi&eacute;e.<br />  <br />  Ces propri&eacute;taires qui avaient pu faire reconstruire leur maison aux frais avanc&eacute;s de leur assureur multirisque habitation ont ainsi pu &ecirc;tre <strong>indemnis&eacute;s des pr&eacute;judices qui n&rsquo;&eacute;taient pas couverts par leur contrat d&rsquo;assurance et notamment leurs frais de relogement au-del&agrave; de la p&eacute;riode couverte par leur contrat, les pertes financi&egrave;res cons&eacute;cutives aux pr&ecirc;ts en cours sur l&rsquo;immeuble d&eacute;truit par l&rsquo;incendie et le pr&eacute;judice moral d&rsquo;avoir perdu tous leurs souvenirs.</strong><br />  <br />  &nbsp;<br />  &nbsp;<br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Wed, 02 Sep 2026 07:32:04 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Assurances]]></category>
                        <azkocmscategoryid>5300</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[MICHELOT Nicolas]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[MICHELOT Nicolas]]></nom>
                <epuserid>126</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[ALQUIE - membre du GIE AVA]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[BAYONNE]]></barreau>
                                <anficheid>391</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>594</anorgid>
                    <orgaid>233</orgaid>
                </structure>
                                <structure>
                    <anorgid>37257</anorgid>
                    <orgaid>0</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Maison détruite par un incendie : quelle indemnisation ?]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Etre bien assuré pour son domicile avec une assurance multirisque habitation, avec notamment la vérification que toute la propriété est assurée, pas seulement la maison, mais aussi les dépendances...]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/assurance-maison-incendie.jpg">
                <media:title>Votre maison a été détruite par un incendie : l’intervention de votre assureur et l’indemnisation de votre sinistre</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Assurance maison incendie]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Assurance maison incendie]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[SAS : une cession d’action qui contourne les statuts peut être annulée sans preuve de fraude]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/sas-cession-action-qui-contourne-statuts-peut-etre-annulee-sans-preuve-fraude-43773.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">9e5523333afdebe2911f20c3e5b452df-43773</guid>
            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Par un arr&ecirc;t du 8 juillet 2026, la chambre commerciale de la Cour de cassation apporte une pr&eacute;cision particuli&egrave;rement utile sur l&rsquo;efficacit&eacute; des clauses statutaires organisant la circulation des actions d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; par actions simplifi&eacute;e.</strong></pre>  L&rsquo;arr&ecirc;t, rendu, est une cassation partielle, mais la solution relative &agrave; la <strong>violation d&rsquo;un droit de pr&eacute;emption statutaire</strong> est express&eacute;ment valid&eacute;e par la Cour de cassation.&nbsp;<br />  <br />  L&rsquo;affaire concernait la SAS Ora e-car. Son capital &eacute;tait d&eacute;tenu notamment par la soci&eacute;t&eacute; BDG Finance, Mme R. et la soci&eacute;t&eacute; Michel Nore, devenue ensuite Tikayan. Le 2 d&eacute;cembre 2020, BDG Finance a c&eacute;d&eacute; la totalit&eacute; de ses actions &agrave; une autre soci&eacute;t&eacute; luxembourgeoise, DG Finances. La soci&eacute;t&eacute; Michel Nore a soutenu que cette op&eacute;ration avait &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;e en m&eacute;connaissance de la clause de pr&eacute;emption pr&eacute;vue par les statuts et a demand&eacute; l&rsquo;annulation de la cession ainsi que celle de plusieurs assembl&eacute;es g&eacute;n&eacute;rales post&eacute;rieures.&nbsp;<br />  <br />  La cour d&rsquo;appel de Versailles avait retenu la nullit&eacute; de la cession. Devant la Cour de cassation, les demanderesses au pourvoi soutenaient que cette sanction ne pouvait intervenir qu&rsquo;&agrave; la condition de d&eacute;montrer une collusion frauduleuse entre le c&eacute;dant et le tiers acqu&eacute;reur. Autrement dit, selon leur argumentation, la seule m&eacute;connaissance du m&eacute;canisme statutaire de pr&eacute;emption n&rsquo;aurait pas suffi.<br />  <br />  La Cour de cassation rejette clairement cette analyse. Elle &eacute;nonce qu&rsquo;il r&eacute;sulte de l&rsquo;article L. 227-15 du Code de commerce que l&rsquo;annulation d&rsquo;une cession d&rsquo;actions de SAS contraire &agrave; une clause statutaire &laquo; n&rsquo;est pas soumise &agrave; la d&eacute;monstration d&rsquo;une collusion frauduleuse &raquo; entre le c&eacute;dant et le cessionnaire. Le texte est particuli&egrave;rement ferme puisqu&rsquo;il dispose que : &laquo; Toute cession effectu&eacute;e en violation des clauses statutaires est nulle. &raquo;&nbsp;<br />  <br />  Dans l&rsquo;esp&egrave;ce jug&eacute;e, les statuts pr&eacute;voyaient, &agrave; leur article 16, un <strong>droit de pr&eacute;emption au profit des associ&eacute;s</strong>. La Cour rel&egrave;ve &eacute;galement que l&rsquo;article 23 des statuts sanctionnait par la<strong> nullit&eacute;</strong> les cessions r&eacute;alis&eacute;es en violation de ce droit. Surtout, les juges du fond avaient constat&eacute; que les associ&eacute;s n&rsquo;avaient pas &eacute;t&eacute; mis en mesure d&rsquo;exercer leur pr&eacute;emption. La Cour de cassation en d&eacute;duit que<strong> la nullit&eacute; de la cession avait &eacute;t&eacute; exactement prononc&eacute;e</strong>.&nbsp;<br />  <br />  La port&eacute;e de l&rsquo;arr&ecirc;t est importante pour la pratique des <strong>SAS</strong>. La sanction trouve son fondement dans la loi elle-m&ecirc;me : l&rsquo;article L. 227-15 attache directement la nullit&eacute; &agrave; la violation des clauses statutaires. Le fait que les statuts d&rsquo;Ora e-car aient eux-m&ecirc;mes rappel&eacute; cette sanction n&rsquo;est donc pas ce qui cr&eacute;e la nullit&eacute;. L&rsquo;arr&ecirc;t confirme ainsi la<strong> force particuli&egrave;re que le droit des SAS reconna&icirc;t aux r&egrave;gles statutaires encadrant la transmission des actions</strong>.<br />  <br />  Cette solution doit cependant &ecirc;tre distingu&eacute;e de l&rsquo;hypoth&egrave;se dans laquelle la restriction &agrave; la cession figure uniquement dans un pacte extrastatutaire. Dans ce cas, l&rsquo;article L. 227-15 n&rsquo;est pas applicable puisqu&rsquo;il vise express&eacute;ment les clauses statutaires. Pour un pacte de pr&eacute;f&eacute;rence, l&rsquo;article 1123 du Code civil subordonne notamment l&rsquo;action en nullit&eacute; &agrave; la connaissance, par le tiers, de l&rsquo;existence du pacte et de l&rsquo;intention de son b&eacute;n&eacute;ficiaire de s&rsquo;en pr&eacute;valoir. La diff&eacute;rence de r&eacute;gime est donc substantielle : dans une SAS, la localisation de la clause dans les statuts peut avoir une incidence directe sur l&rsquo;efficacit&eacute; de la sanction.&nbsp;<br />  <br />  Il faut enfin relever que la Cour de cassation prononce malgr&eacute; tout une cassation partielle. Celle-ci ne remet pas en cause la nullit&eacute; de la cession. Elle concerne l&rsquo;annulation d&rsquo;une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale du 22 ao&ucirc;t 2022 : la cour d&rsquo;appel avait retenu que DG Finances y avait particip&eacute;, alors que le proc&egrave;s-verbal &eacute;tablissait le contraire. La cassation intervient donc pour d&eacute;naturation de cet &eacute;crit.&nbsp;  <pre>  Cet arr&ecirc;t du 8 juillet 2026 constitue ainsi un rappel tr&egrave;s concret pour les associ&eacute;s et les r&eacute;dacteurs de statuts de SAS : lorsqu&rsquo;un droit de pr&eacute;emption est statutaire, son non-respect peut suffire &agrave; entra&icirc;ner la nullit&eacute; de la cession, sans qu&rsquo;il soit n&eacute;cessaire de d&eacute;montrer une entente frauduleuse entre le vendeur et l&rsquo;acqu&eacute;reur.</pre>  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Mon, 31 Aug 2026 13:07:09 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Gestion des risques et sécurité]]></category>
                        <azkocmscategoryid>8700</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[Delahousse Christophe]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[Delahousse Christophe]]></nom>
                <epuserid>957</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[Cabinet Chuffart Delahousse]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[ARRAS]]></barreau>
                                <anficheid>2802</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>37023</anorgid>
                    <orgaid>0</orgaid>
                </structure>
                                <structure>
                    <anorgid>37261</anorgid>
                    <orgaid>0</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[SAS : une cession d’action qui contourne les statuts peut être annulée sans preuve de fraude]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Par un arrêt du 8 juillet 2026, la chambre commerciale de la Cour de cassation apporte une précision particulièrement utile sur l’efficacité des clauses statutaires organisant la circulation des actions d’une société par actions simplifiée.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/sas-et-cession-d-action.jpg">
                <media:title>SAS : une cession d’action qui contourne les statuts peut être annulée sans preuve de fraude</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[SAS et cession d'action]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[SAS et cession d'action]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Rupture anticipée d'un CDD : dans quels cas est-elle abusive ?]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/rupture-anticipee-cdd-cas-abusifs-43771.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">3e9702e1570af46ccd4551b7f4909f6f-43771</guid>
            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Un CDD ne se rompt pas comme un CDI. Une fois la p&eacute;riode d&#39;essai termin&eacute;e, employeur et salari&eacute; sont en principe engag&eacute;s jusqu&#39;au terme pr&eacute;vu au contrat.</strong></pre>  La Cour de cassation vient de le rappeler dans un arr&ecirc;t du 9 avril 2026 (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000053915733?isAdvancedResult=false&amp;page=1&amp;pageSize=25&amp;query=25-13.589&amp;searchField=ALL&amp;searchProximity=&amp;searchType=ALL&amp;typePagination=DEFAUT&amp;typeRecherche=date"  target="_blank">Cour de cassation, chambre sociale, 9 avril 2026, n&deg; 25-13.589</a>)    <h2><strong>Dans quels cas peut-on rompre un CDD avant son terme ?</strong></h2>  L&#39;article L. 1243-1 du Code du travail est strict : sauf accord des parties, le CDD ne peut &ecirc;tre rompu avant son terme qu&#39;en cas de faute grave, de force majeure ou d&#39;inaptitude constat&eacute;e par le m&eacute;decin du travail.<br />  Le salari&eacute; dispose d&#39;une possibilit&eacute; suppl&eacute;mentaire : il peut rompre son CDD s&#39;il justifie de la conclusion d&#39;un CDI, sous r&eacute;serve de respecter le pr&eacute;avis pr&eacute;vu par l&#39;article L. 1243-2 du Code du travail.<br />  En dehors de ces hypoth&egrave;ses, la rupture anticip&eacute;e est irr&eacute;guli&egrave;re.  <h2><strong>Quelle indemnisation pour le salari&eacute; ?</strong></h2>  En cas de<strong> rupture anticip&eacute;e abusive</strong> par l&#39;employeur, le salari&eacute; peut r&eacute;clamer les r&eacute;mun&eacute;rations qu&#39;il aurait per&ccedil;ues jusqu&#39;au terme pr&eacute;vu du CDD. Ce montant constitue un minimum que le juge ne peut pas r&eacute;duire, m&ecirc;me si le salari&eacute; retrouve rapidement un emploi (Cass. soc., 31 mars 1993, n&deg; 89-43.708 ; <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007192183?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=90-44.675&amp;searchField=ALL"  target="_blank">Cass. soc., 23 nov. 1993, n&deg; 90-44.675</a>).<br />  L&#39;indemnit&eacute; de fin de contrat peut &eacute;galement &ecirc;tre due, selon la nature du CDD. Elle ne l&#39;est notamment pas pour les contrats saisonniers, sauf dispositions conventionnelles plus favorables.<br />  <br />  &Agrave; l&#39;inverse, si le salari&eacute; rompt irr&eacute;guli&egrave;rement son CDD, l&#39;employeur peut r&eacute;clamer des dommages-int&eacute;r&ecirc;ts, mais il doit d&eacute;montrer le pr&eacute;judice effectivement subi (article L. 1243-3 du Code du travail).  <h2><strong>L&#39;affaire jug&eacute;e le 9 avril 2026</strong></h2>  Un chef de partie cuisine avait &eacute;t&eacute; embauch&eacute; en CDD saisonnier du 11 f&eacute;vrier au 12 novembre 2020. Sa p&eacute;riode d&#39;essai avait pris fin le 11 mars.<br />  Le 5 juin, son employeur lui notifie pourtant la rupture du contrat, sans indiquer aucun motif.<br />  <br />  La cour d&#39;appel de N&icirc;mes avait consid&eacute;r&eacute; qu&#39;il s&#39;agissait d&#39;un licenciement sans cause r&eacute;elle et s&eacute;rieuse. Elle avait accord&eacute; au salari&eacute; 1.000 euros de dommages-int&eacute;r&ecirc;ts en appliquant le bar&egrave;me pr&eacute;vu en mati&egrave;re de licenciement.<br />  <br />  La Cour de cassation censure ce raisonnement : apr&egrave;s la p&eacute;riode d&#39;essai, le contrat reste un CDD. Sa rupture avant le terme demeure donc une <strong>rupture anticip&eacute;e de CDD et non un licenciement</strong>.<br />  <br />  Lorsque cette rupture intervient en dehors des cas autoris&eacute;s par la loi, l&#39;article L. 1243-4 du Code du travail s&#39;applique :<strong> le salari&eacute; a droit &agrave; des dommages-int&eacute;r&ecirc;ts au moins &eacute;gaux aux r&eacute;mun&eacute;rations qu&#39;il aurait per&ccedil;ues jusqu&#39;au terme du contrat</strong>.<br />  <br />  Dans cette affaire, l&#39;enjeu n&#39;&eacute;tait donc plus une indemnit&eacute; de 1.000 euros, mais au minimum les r&eacute;mun&eacute;rations correspondant &agrave; plus de cinq mois de contrat restant &agrave; courir.  <pre>  <strong>&Agrave; retenir : Le CDD r&eacute;pond &agrave; un r&eacute;gime juridique sp&eacute;cifique. Ainsi, m&ecirc;me apr&egrave;s la p&eacute;riode d&#39;essai, un CDD ne peut pas &ecirc;tre rompu librement mais doit correspondre aux cas strictement pr&eacute;vus par le code du travail</strong>. </pre>  <br />  <strong>Votre CDD a &eacute;t&eacute; rompu avant son terme, ou vous envisagez de rompre celui d&#39;un de vos salari&eacute;s ? Les dates, le motif invoqu&eacute; et le contenu de la lettre de rupture sont d&eacute;terminants. N&#39;h&eacute;sitez pas &agrave; contacter un avocat pour faire le point sur votre situation.</strong><br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Mon, 31 Aug 2026 07:09:21 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Licenciements / Démission]]></category>
                        <category><![CDATA[Discipline et licenciement]]></category>
                        <azkocmscategoryid>5700</azkocmscategoryid>
                        <azkocmscategoryid>7900</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[HORNY Caroline]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[HORNY Caroline]]></nom>
                <epuserid>1337</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[HORNY Avocat]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[TOULOUSE]]></barreau>
                                <anficheid>5137</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>37361</anorgid>
                    <orgaid>0</orgaid>
                </structure>
                                <structure>
                    <anorgid>37371</anorgid>
                    <orgaid>0</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Rupture anticipée d'un CDD : dans quels cas est-elle abusive ?]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Un CDD ne se rompt pas comme un CDI. Une fois la période d'essai terminée, employeur et salarié sont en principe engagés jusqu'au terme prévu au contrat.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/rupture-anticipee-cdd.jpg">
                <media:title>Rupture anticipée d'un CDD : dans quels cas est-elle abusive ?</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Rupture anticipée CDD]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Rupture anticipée CDD]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Témoignage de Philippe BARBIER, 4ème Président d'Eurojuris France]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/temoignage-philippe-barbier-4eme-president-eurojuris-france-43772.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">415c6b765a8624853b9717c027119461-43772</guid>
            <description><![CDATA[<pre style="text-align:center">  <strong>&quot;INTERJURIS, puis EUROJURIS, ou comment s&#39;assurer la joie de lever la t&ecirc;te du guidon pour s&#39;apercevoir qu&#39;on est dans l&#39;&eacute;chapp&eacute;e&quot;.  </strong></pre>  <br />  &quot;PR&Eacute;SIDENT&quot; ! 10 ans apr&egrave;s Christian GERIGNY ! Ou &agrave; peu pr&egrave;s&hellip;L&rsquo;&acirc;ge venant, la datation flanche mais les souvenirs demeurent.&nbsp;<br />  Celui du vertige qui me saisit lorsque mon bien aim&eacute; et tr&egrave;s &eacute;veill&eacute; Patrick BEUCHER m&rsquo;apprit sur un trottoir parisien qu&rsquo;il me trouvait digne de lui succ&eacute;der est le plus vivace.&nbsp;<br />  Bravant le lancinant syndrome de l&rsquo;imposteur qu&rsquo;il m&rsquo;inoculait ainsi et qui ne me quitta pas durant mes mandats, je ne l&rsquo;ai pas contredit, comme pour rendre hommage &agrave; l&rsquo;objectivit&eacute; dont il faisait preuve.&nbsp;<br />  <br />  Lorsque j&rsquo;en instruisis mes associ&eacute;s, ils m&rsquo;offrirent un palm en gage appropri&eacute; de r&eacute;signation &agrave; l&rsquo;intensification des escapades parisiennes ou r&eacute;gionales dont je me d&eacute;lectais depuis les premiers jours du r&eacute;seau.&nbsp;<br />  Formations ou agapes &eacute;taient un bonheur. Nous nous aimions tous et ne doutions de rien, notamment pas d&rsquo;appartenir au <strong>premier r&eacute;seau interprofessionnel fran&ccedil;ai</strong>s et, bient&ocirc;t, international.&nbsp;<br />  <br />  Globalement, gr&acirc;ce &agrave; un staff bienveillant et efficace, dont une &laquo; permanente &raquo; attentionn&eacute;e et un secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral infatigable, j&#39;ai v&eacute;cu pr&egrave;s de 4 ans de b&eacute;atitude et n&eacute;anmoins de suractivit&eacute;.&nbsp;<br />  <br />  La m&eacute;moire que j&#39;en garde n&#39;est ternie que par le remord d&#39;avoir d&ucirc;, au nom de la n&eacute;cessaire homog&eacute;n&eacute;isation de nos m&eacute;thodes par le biais de la certification ISO, &eacute;vincer des cabinets de valeur qui ne se r&eacute;solvaient pas &agrave; en accepter l&#39;ardente obligation, et le regret de n&#39;avoir pas su concr&eacute;tiser le r&ecirc;ve qui ne m&#39;a pas quitt&eacute;, d&#39;une holding f&eacute;d&eacute;ratrice, dont les cabinets membres du r&eacute;seau auraient port&eacute; le capital et qui aurait de fa&ccedil;on crois&eacute;e &eacute;t&eacute; associ&eacute;e en chacun d&rsquo;entre eux.&nbsp;<br />  <br />  Je n&rsquo;&eacute;prouve que gratitude pour ceux qui m&rsquo;ont accompagn&eacute; et permis ensuite de go&ucirc;ter aux joies enrichissantes qu&rsquo;offrait la position de d&eacute;l&eacute;gu&eacute; aupr&egrave;s d&rsquo;EUROJURIS INTERNATIONAL avant de retrouver les cigales de mon exercice proven&ccedil;al et la fen&ecirc;tre ouverte de nos &eacute;changes virtuels qui concurrencent regrettablement mais in&eacute;vitablement nos manifestations pr&eacute;sentielles.&nbsp;<br />  <br />  J&rsquo;admire par avance ceux d&rsquo;entre nous qui s&rsquo;attellent aux deux nouveaux chantiers qu&rsquo;impose notre nouvelle r&eacute;volution culturelle : <strong>la facturation &eacute;lectronique et l&rsquo;intelligence artificielle</strong>.&nbsp;<br />  <br />  Le r&eacute;seau se doit, pour demeurer attractif et efficace, de guider et assister ses membres dans la mise en oeuvre de l&rsquo;une et l&rsquo;exploitation raisonn&eacute;e de l&rsquo;autre, avec l&rsquo;intelligence dont 40 ans d&rsquo;existence ont prouv&eacute; qu&rsquo;elle lui &eacute;tait naturelle.<br />  <br />  <br />  <br />  <em><strong>Philippe BARBIER</strong></em>]]></description>
            <pubDate>Mon, 31 Aug 2026 06:30:43 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Actualités EUROJURIS]]></category>
                        <category><![CDATA[Application]]></category>
                        <azkocmscategoryid>2200</azkocmscategoryid>
                        <azkocmscategoryid>17442</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[BARBIER Philippe]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[BARBIER Philippe]]></nom>
                <epuserid>86</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[BARBIER]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[TOULON]]></barreau>
                                <anficheid>193</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>611</anorgid>
                    <orgaid>82</orgaid>
                </structure>
                                <structure>
                    <anorgid>37269</anorgid>
                    <orgaid>0</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Témoignage de Philippe BARBIER, 4ème Président d'Eurojuris France]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[INTERJURIS, puis EUROJURIS, ou comment s'assurer la joie de lever la tête du guidon pour s'apercevoir qu'on est dans l'échappée.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/temoignage-p-barbier.jpg">
                <media:title>Témoignage de Philippe BARBIER, 4ème Président d'Eurojuris France</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Témoignage de Philippe BARBIER]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Témoignage de Philippe BARBIER]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Bail d'habitation et préavis du locataire : la remise des clés met-elle fin au paiement du loyer ? ]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/bail-habitation-preavis-locataire-remise-cles-fin-paiement-loyer-43770.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">75d08d5f3498e7bd52c3c4f50672f121-43770</guid>
            <description><![CDATA[En droit romain, la traditio c&rsquo;est-&agrave;-dire la remise mat&eacute;rielle symbolisait le transfert de la propri&eacute;t&eacute; de l&rsquo;objet du contrat.<br />  <br />  En mati&egrave;re civile, notamment dans le cadre de la vente en l&rsquo;&eacute;tat futur d&rsquo;ach&egrave;vement dite VEFA, c&rsquo;est la remise des cl&eacute;s de l&rsquo;immeuble &agrave; l&rsquo;acqu&eacute;reur par le vendeur qui caract&eacute;rise le respect de &nbsp;l&rsquo;obligation de d&eacute;livrance de ce dernier (article 1605 du code civil).&nbsp;<br />  <br />  Pour ce qui est du <strong>bail d&rsquo;habitation</strong>, il y a donc lieu de savoir si lorsque le cong&eacute; &eacute;mane du locataire, la remise des cl&eacute;s pendant le d&eacute;lai de pr&eacute;avis met fin au paiement du loyer.&nbsp;<br />  <br />  L&rsquo;article 15 I de la loi n&deg; 89-462 du 6 juillet 1989 dispose concernant le locataire que :<br />  <br />  &laquo; Il est redevable du loyer et des charges concernant tout le d&eacute;lai de pr&eacute;avis si c&#39;est lui qui a notifi&eacute; le cong&eacute;, sauf si le logement se trouve occup&eacute; avant la fin du pr&eacute;avis par un autre locataire en accord avec le bailleur &raquo;.<br />  <br />  Par application de la disposition l&eacute;gale, la Cour de cassation a pr&eacute;cis&eacute; par un arr&ecirc;t en date du 04 juin 2026 (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000054256211?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=25-13.387&amp;searchField=ALL"  target="_blank">Cour de cassation, 3e chambre civile, 4 juin 2026, n&deg; 25-13.387</a>) que :&nbsp;<br />  <br />  &laquo; l&#39;acceptation de la remise des cl&eacute;s et la r&eacute;daction d&#39;un &eacute;tat des lieux de sortie, qui n&#39;&eacute;tablissent que la lib&eacute;ration des lieux, ne suffisant pas &agrave; caract&eacute;riser la renonciation non &eacute;quivoque du bailleur au paiement de l&#39;int&eacute;gralit&eacute; des loyers &eacute;chus pendant le pr&eacute;avis &raquo;.<br />  <br />  C&rsquo;est dans ces conditions que la Cour supr&ecirc;me a jug&eacute; que : &laquo; le tribunal, qui n&#39;a pas constat&eacute; que le bailleur avait renonc&eacute; au paiement des loyers qui lui &eacute;taient dus jusqu&#39;&agrave; la fin du pr&eacute;avis, a viol&eacute; le texte susvis&eacute; &raquo;.  <pre>  <strong>Par cons&eacute;quent, le d&eacute;part anticip&eacute; du locataire mat&eacute;rialis&eacute; par la remise des cl&eacute;s n&rsquo;emporte pas renonciation non &eacute;quivoque du bailleur au paiement du loyer et des charges jusqu&rsquo;&agrave; la fin du d&eacute;lai de pr&eacute;avis. Cette renonciation doit r&eacute;sulter de l&rsquo;occupation du logement par un autre locataire avant l&rsquo;expiration dudit d&eacute;lai et en accord avec le bailleur. </strong></pre>  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Mon, 24 Aug 2026 07:43:57 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Immobilier / Logement]]></category>
                        <azkocmscategoryid>4900</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[KABORI Jessica]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[KABORI Jessica]]></nom>
                <epuserid>1294</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[MèTIS AVOCATS - TOULOUSE]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[TOULOUSE]]></barreau>
                                <anficheid>4724</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>37313</anorgid>
                    <orgaid>0</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Bail d'habitation et préavis du locataire : la remise des clés met-elle fin au paiement du loyer ? ]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[le départ anticipé du locataire matérialisé par la remise des clés n’emporte pas renonciation non équivoque du bailleur au paiement du loyer et des charges jusqu’à la fin du délai de préavis.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/bail-habitation-paiement-loyer-et-remise-cles.jpg">
                <media:title>Bail d'habitation et préavis du locataire : la remise des clés met-elle fin au paiement du loyer ? </media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Bail habitation paiement loyer et remise clés]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Bail habitation paiement loyer et remise clés]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Avocat droit immobilier - Nantes]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/recrutement-avocat-droit-immobilier-nantes-43769.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">2b35567523c67c1a9c32ef101ae7bc73-43769</guid>
            <description><![CDATA[<h2><strong>Le cabinet :</strong></h2>  <a href="https://www.cvs-avocats.com/fr/"  target="_blank">Cornet Vincent S&eacute;gurel</a> est l&rsquo;un des premiers cabinets d&rsquo;avocats ind&eacute;pendants fran&ccedil;ais, reconnu parmi les meilleurs en droit des affaires par de nombreux classements et r&eacute;compenses (Legal 500, Chambers, D&eacute;cideurs, etc.). Il regroupe plus de 240 avocats et juristes implant&eacute;s dans 6 des m&eacute;tropoles les plus dynamiques du territoire. Notre cabinet vous offre l&rsquo;opportunit&eacute; de d&eacute;velopper votre expertise dans un environnement d&rsquo;excellence, tout en prenant un soin attentif &agrave; pr&eacute;server votre &eacute;quilibre vie personnelle/professionnelle.    <h2><strong>Description de la collaboration :</strong></h2>  Le <a href="https://www.eurojuris.fr/page/annuaire/cabinets/cornet-vincent-segurel-nantes-628.htm"  target="_blank"><strong>bureau nantais</strong> de Cornet Vincent S&eacute;gurel</a>, situ&eacute; &agrave; deux pas de l&#39;hyper centre, est constitu&eacute; d&rsquo;une soixantaine d&rsquo;avocats r&eacute;partis dans diff&eacute;rents p&ocirc;les de comp&eacute;tences (droit immobilier, droit des soci&eacute;t&eacute;s, fiscalit&eacute;, concurrence-distribution-contrats, droit public, droit social, etc.) ainsi que d&#39;une cinquantaine de personnes composant nos services supports.&nbsp;<br />  <br />  Au sein du p&ocirc;le <strong>Droit Immobilier</strong>, vous rejoignez une &eacute;quipe anim&eacute;e par <a href="https://www.cvs-avocats.com/fr/avocats/laurence-cadenat/"  target="_blank">Laurence Cadenat</a>, avocate associ&eacute;e, intervenant principalement en mati&egrave;re de baux commerciaux, ainsi qu&#39;en droit de la copropri&eacute;t&eacute; et contentieux de la vente immobili&egrave;re, aupr&egrave;s d&#39;une client&egrave;le de professionnels et de particuliers.&nbsp;<br />  <br />  &nbsp;Tant en conseil qu&#39;en contentieux, notre objectif est de vous accompagner dans votre mont&eacute;e en comp&eacute;tences et votre autonomie sur les responsabilit&eacute;s suivantes :<br />  <br />  <strong>Suivi complet des dossiers contentieux et pr&eacute;-contentieux : association &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration de la strat&eacute;gie, r&eacute;daction des actes, conclusions et consultations, participation aux expertises. Vous conseillez et accompagnez les clients tout au long de la proc&eacute;dure;<br />  <br />  Importante activit&eacute; de r&eacute;daction et de n&eacute;gociation des baux;<br />  <br />  Vous intervenez directement dans les &eacute;changes avec les clients, experts, confr&egrave;res et juridictions.&nbsp;</strong><br />  <br />  <br />  Vous int&eacute;grez une &eacute;quipe &agrave; taille humaine, dans un environnement fond&eacute; sur la confiance, la convivialit&eacute; et la qualit&eacute; du travail. Vous d&eacute;couvrez des dossiers vari&eacute;s et b&eacute;n&eacute;ficiez d&rsquo;un accompagnement attentif dans votre formation ainsi que de la force d&rsquo;un cabinet structur&eacute;, de ses expertises pluridisciplinaires ainsi que de l&#39;appui de ses fonctions supports.  <h2><strong>Profil recherch&eacute; :</strong></h2>  Nous sommes attentifs aux parcours d&eacute;butants comme exp&eacute;riment&eacute;s et attacherons une importance particuli&egrave;re &agrave; vos qualit&eacute;s humaines et relationnelles ainsi qu&#39;&agrave; vos capacit&eacute;s de r&eacute;flexion et d&#39;adaptation.&nbsp;<br />  <br />  Titulaire du CAPA, vous justifiez d&#39;un Master II en droit immobilier, droit priv&eacute; ou droit des affaires et souhaitez vous engager dans un environnement stimulant.<br />  <br />  &nbsp;<br />  Qualit&eacute;s requises : solides bases juridiques et app&eacute;tence du travail en mode projets. Ma&icirc;trise des outils informatiques. Rigueur, r&eacute;activit&eacute;, capacit&eacute; d&rsquo;adaptation, sens du collectif et de l&rsquo;initiative.<br />  <br />  Votre candidature sera examin&eacute;e dans la plus stricte confidentialit&eacute;.  <h2><strong>Informations compl&eacute;mentaires</strong></h2>  Contrat de collaboration. Date de d&eacute;marrage &agrave; d&eacute;finir.<br />  <br />  <strong>Vos conditions de collaboration :</strong><br />  <br />  R&eacute;trocession selon profil.<br />  Ordinateur portable et double &eacute;cran.<br />  Acc&egrave;s &agrave; de nombreuses bases de donn&eacute;es juridiques et mod&egrave;les d&#39;actes.&nbsp;<br />  Flexibilit&eacute; horaire et t&eacute;l&eacute;travail possible.<br />  <br />  Le cabinet offre un environnement de travail dynamique, attach&eacute; &agrave; la coh&eacute;sion des &eacute;quipes. Des temps de convivialit&eacute; sont r&eacute;guli&egrave;rement organis&eacute;s (repas de fin d&rsquo;ann&eacute;e, repas d&rsquo;&eacute;t&eacute;, journ&eacute;es &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur, rencontres nationales r&eacute;unissant l&#39;ensemble des collaborateurs, etc), afin de favoriser l&rsquo;esprit d&rsquo;&eacute;quipe et la qualit&eacute; des &eacute;changes au sein des bureaux.<br />  <br />  &nbsp;<br />  <strong>Process de recrutement :</strong><br />  <br />  - Echange t&eacute;l&eacute;phonique.<br />  - Rencontre avec Laurence Cadenat.<br />  <br />  <strong>Pour postuler :</strong>&nbsp;<a href="https://careers.werecruit.io/fr/cvs-avocats/offres/avocat-collaborateur-en-droit-immobilier-f852ee"  target="_blank">https://careers.werecruit.io/fr/cvs-avocats/offres/avocat-collaborateur-en-droit-immobilier-f852ee</a>]]></description>
            <pubDate>Fri, 21 Aug 2026 12:04:42 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Offres d'emploi EUROJURIS]]></category>
                        <azkocmscategoryid>11082</azkocmscategoryid>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Recrutement avocat en droit immobilier à Nantes]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Le cabinet Cornet Vincent Ségurel recrute un avocat en droit immobilier pour son bureau de Nantes.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/recrutement-cvs-nantes.jpg">
                <media:title>Avocat droit immobilier - Nantes</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Recrutement avocat CVS Nantes]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Recrutement avocat CVS Nantes]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Bienvenue à BERT AVOCAT au sein d'EUROJURIS France !]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/adhesion-bert-avocat-agen-eurojuris-france-43768.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">5d156163616be03a50d2a546fa2068b2-43768</guid>
            <description><![CDATA[<strong>Nous sommes heureux d&#39;accueillir au sein du r&eacute;seau le cabinet <a href="https://bertavocat.fr/"  target="_blank">BERT AVOCAT</a>, situ&eacute; &agrave; Agen.</strong><br />  <br />  Avocat depuis 2012, <a href="https://www.eurojuris.fr/page/annuaire/maitre-guillaume-bert-5139.htm" target="_blank">Guillaume BERT</a> a exerc&eacute; durant de nombreuses ann&eacute;es en qualit&eacute; d&#39;associ&eacute; du cabinet DEVARENNE ASSOCI&Eacute;S GRAND EST (Reims, Nancy, Strasbourg et Paris), o&ugrave; il &eacute;tait en charge du contentieux du travail et de la d&eacute;fense p&eacute;nale, avant de fonder son propre cabinet.<br />  <br />  Son activit&eacute; est principalement consacr&eacute;e au<strong> droit du travail et au droit social</strong>. Il conseille et assiste <strong>tant les chefs d&#39;entreprise que les salari&eacute;s</strong>. Il intervient &eacute;galement en<strong> droit commercial et en droit p&eacute;nal</strong>, notamment en <strong>droit p&eacute;nal du travail</strong> (accidents du travail, harc&egrave;lement, travail dissimul&eacute;&hellip;).<br />  <br />  Nous lui souhaitons la bienvenue au sein d&#39;EUROJURIS France et beaucoup de r&eacute;ussite dans cette nouvelle &eacute;tape au sein du r&eacute;seau.<br />  &nbsp;  <ul>  	<li><a href="https://www.eurojuris.fr/page/annuaire/cabinets/bert-avocat-37373.htm" target="_blank"><strong>En savoir plus sur le cabinet BERT AVOCAT &agrave; Agen</strong></a></li>  </ul>  ]]></description>
            <pubDate>Fri, 21 Aug 2026 07:42:07 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Actualités EUROJURIS]]></category>
                        <category><![CDATA[Application]]></category>
                        <azkocmscategoryid>2200</azkocmscategoryid>
                        <azkocmscategoryid>17442</azkocmscategoryid>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Bienvenue à BERT AVOCAT au sein d'EUROJURIS France !]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Nous sommes heureux d'accueillir au sein du réseau le cabinet BERT AVOCAT, situé à Agen.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/adhesion-bert-avocat.png">
                <media:title>Bienvenue à BERT AVOCAT au sein d'EUROJURIS France !</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Adhésion Bert Avocat Agen]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Adhésion Bert Avocat Agen]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[L’apprentissage de la culture patrimoniale - Ou comment appréhender l’insuffisant rendement de la redevance domaniale ]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/culture-patrimoniale-rendement-redevance-domaniale-43767.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">29b9a3c3866896d0f59400dd232a30f2-43767</guid>
            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Longtemps pens&eacute; comme un patrimoine &agrave; prot&eacute;ger, le domaine public est devenu une ressource &agrave; faire fructifier. En admettant que la recherche d&#39;un meilleur rendement de la redevance puisse justifier la r&eacute;siliation d&#39;une convention d&#39;occupation pour motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, le juge administratif consacre l&#39;&eacute;mergence d&#39;un v&eacute;ritable principe de rentabilit&eacute; du domaine. Des fondements de ce principe &agrave; ses limites, puis au r&eacute;gime de la rupture &mdash; de la qualification du motif &agrave; l&#39;indemnisation de l&#39;occupant &eacute;vinc&eacute; &mdash;, cette &eacute;tude invite les collectivit&eacute;s &agrave; penser et construire l&#39;occupation domaniale comme la valorisation d&#39;un actif.</strong></pre>    <h2><strong>Introduction</strong></h2>  De longue date saisi sous le seul angle de sa protection, le <strong>domaine public</strong> s&#39;est progressivement impos&eacute; comme une <strong>ressource &eacute;conomique</strong> que la personne publique a le devoir de faire fructifier. Une id&eacute;e neuve s&#39;impose alors, qui commande toute la mati&egrave;re : le domaine public peut et doit &ecirc;tre rentable.<br />  <br />  La valorisation des propri&eacute;t&eacute;s publiques est devenue un objectif de bonne administration &agrave; part enti&egrave;re (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">1</a>), et la redevance d&#39;occupation en constitue l&#39;instrument privil&eacute;gi&eacute; : loin d&#39;&ecirc;tre une simple contrepartie de mise &agrave; disposition, elle doit, aux termes de l&#39;article L. 2125-3 du code g&eacute;n&eacute;ral de la propri&eacute;t&eacute; des personnes publiques (CG3P), tenir compte &laquo; des avantages de toute nature &raquo; que l&#39;occupant retire de l&#39;occupation. De cette exigence na&icirc;t une difficult&eacute; pratique r&eacute;currente : que peut faire le gestionnaire lorsqu&#39;une occupation, souvent h&eacute;rit&eacute;e et consentie de longue date, rapporte tr&egrave;s peu, voire rien ?<br />  <br />  La question n&#39;a rien de th&eacute;orique. Des conventions conclues pour plusieurs d&eacute;cennies fixent parfois des redevances devenues d&eacute;risoires au regard de l&#39;exploitation r&eacute;elle, quand elles ne pr&eacute;voient pas purement et simplement la gratuit&eacute; de l&#39;occupation. Face &agrave; ces situations, la personne publique dispose d&#39;une arme : <strong>le caract&egrave;re pr&eacute;caire et r&eacute;vocable de toute autorisation d&#39;occupation </strong><a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">(2)</a> , qui l&#39;autorise, comme pour tout contrat administratif, &agrave; r&eacute;silier unilat&eacute;ralement le titre avant son terme pour un motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, sous r&eacute;serve d&#39;indemniser l&#39;occupant &eacute;vinc&eacute;.<br />  <br />  Encore faut-il que la recherche d&#39;un meilleur rendement de la redevance puisse &ecirc;tre regard&eacute;e comme un tel motif &mdash; et non comme la poursuite d&eacute;guis&eacute;e d&#39;un int&eacute;r&ecirc;t purement financier, &eacute;tranger &agrave; l&#39;int&eacute;r&ecirc;t du domaine, que le juge administratif refuse de valider, th&eacute;orie qui doit au demeurant &ecirc;tre interrog&eacute;e.<br />  <br />  Le Conseil d&#39;&Eacute;tat apporte une r&eacute;ponse de principe demeur&eacute;e c&eacute;l&egrave;bre : &laquo; la volont&eacute; d&#39;assurer une meilleure exploitation du domaine public, notamment par l&#39;instauration d&#39;une redevance tenant compte des avantages de toute nature qu&#39;un permissionnaire est susceptible de retirer de l&#39;occupation de ce domaine, fait partie des motifs d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral pouvant justifier qu&#39;il soit mis fin &agrave; un contrat d&#39;occupation du domaine public avant son terme &raquo; (<a href="https://eurojuris.fr/#Index"  target="_blank">3</a>).&nbsp;<br />  <br />  La <strong>valorisation &eacute;conomique du domaine</strong> est ainsi consacr&eacute;e comme motif l&eacute;gitime de r&eacute;siliation, le m&ecirc;me arr&ecirc;t reconnaissant &agrave; l&#39;occupant la facult&eacute; de contester la mesure par un recours de plein contentieux tendant &agrave; la reprise des relations contractuelles.<br />  <br />  Ce principe ne dissipe pourtant pas toute incertitude. D&#39;une part, il convient de tracer la fronti&egrave;re, parfois t&eacute;nue, qui s&eacute;pare la l&eacute;gitime valorisation du domaine de l&#39;arbitraire budg&eacute;taire que le juge censure.<br />  <br />  D&#39;autre part, la r&eacute;siliation pour motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral doit &ecirc;tre soigneusement distingu&eacute;e de la r&eacute;siliation-sanction, prononc&eacute;e pour manquement de l&#39;occupant &mdash; singuli&egrave;rement le non-paiement des redevances &mdash;, dont le r&eacute;gime proc&eacute;dural et indemnitaire diff&egrave;re.<br />  <br />  Enfin, la rupture ouvre au profit de l&#39;occupant un droit &agrave; indemnisation dont l&#39;&eacute;tendue vient d&#39;&ecirc;tre pr&eacute;cis&eacute;e par une d&eacute;cision r&eacute;cente (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">4)</a>, et qui rouvre, en creux, la question sensible de la valeur du fonds de commerce exploit&eacute; sur le domaine public.<br />  <br />  Par-del&agrave; ces questions techniques, une mutation plus profonde se donne &agrave; lire : en admettant que le rendement de la redevance puisse fonder la rupture du lien domanial, le juge consacre l&#39;&eacute;mergence d&#39;un v&eacute;ritable &laquo;<strong> principe de rentabilit&eacute; &raquo; du domaine public</strong>, qui &eacute;rige la valeur &eacute;conomique de la d&eacute;pendance en objectif juridiquement prot&eacute;g&eacute;. C&#39;est la th&egrave;se que d&eacute;fend la pr&eacute;sente &eacute;tude : la r&eacute;siliation fond&eacute;e sur l&#39;insuffisant rendement de la redevance n&#39;en est que la manifestation la plus aboutie.<br />  <br />  Nous soutiendrons, plus avant, que cette rentabilit&eacute; n&#39;est pas seulement compatible avec l&#39;occupation du domaine public : elle lui est consubstantielle. On se propose ainsi de montrer que la valorisation &eacute;conomique du domaine constitue un motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral d&eacute;sormais fermement &eacute;tabli, mais dont le juge surveille &eacute;troitement les limites (I), avant d&#39;examiner le r&eacute;gime de la rupture, entre qualification du motif et indemnisation de l&#39;occupant &eacute;vinc&eacute; (II).  <h2><strong>I. La valorisation &eacute;conomique du domaine, un motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral l&eacute;gitime ?</strong></h2>  Le principe selon lequel la meilleure exploitation &eacute;conomique du domaine peut fonder la r&eacute;siliation d&#39;une occupation est aujourd&#39;hui solidement affirm&eacute;, et ses d&eacute;clinaisons concr&egrave;tes touchent au plus pr&egrave;s la question du rendement de la redevance (A). Ce motif n&#39;est toutefois pas un blanc-seing : le juge en contr&ocirc;le la r&eacute;alit&eacute; et le rattachement effectif &agrave; l&#39;int&eacute;r&ecirc;t du domaine, &eacute;cartant le mobile purement budg&eacute;taire (B).    <h3><strong>A. L&#39;affirmation d&#39;un motif tir&eacute; de la meilleure exploitation du domaine</strong></h3>    <h4><strong>1. La cons&eacute;cration du principe</strong></h4>  L&#39;arr&ecirc;t EPAD du 23 mai 2011 (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">5</a>) fonde l&rsquo;approche actuelle du Conseil d&rsquo;&Eacute;tat. L&#39;&eacute;tablissement public pour l&#39;am&eacute;nagement de la r&eacute;gion de la D&eacute;fense avait consenti &agrave; la Compagnie g&eacute;n&eacute;rale des eaux, par des conventions de 1970 et 1980, une occupation gratuite de son domaine pour l&#39;implantation d&#39;un r&eacute;seau de distribution d&#39;eau. Ayant ult&eacute;rieurement d&eacute;cid&eacute; d&#39;assujettir cette occupation au paiement d&#39;une redevance, l&#39;&eacute;tablissement a r&eacute;sili&eacute; les conventions initiales devant le refus de l&#39;occupant. Le Conseil d&#39;&Eacute;tat y voit un motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, en soulignant que l&#39;&eacute;tablissement entendait valoriser son domaine &laquo; compte tenu de l&#39;&eacute;volution de sa mission principale, depuis la cr&eacute;ation de l&#39;&eacute;tablissement, du r&ocirc;le d&#39;am&eacute;nageur &agrave; celui de gestionnaire de son domaine &raquo;.<br />  <br />  La motivation est doublement remarquable : elle rattache la valorisation &agrave; la fonction m&ecirc;me de gestionnaire domanial, et elle &eacute;rige l&#39;instauration d&#39;une redevance au rang de finalit&eacute; d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral. On y verra l&#39;amorce du &laquo; principe de rentabilit&eacute; &raquo; du domaine public qui forme le fil de la pr&eacute;sente &eacute;tude (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">6</a>).<br />  <br />  Le fondement textuel n&#39;est pas absent de ce raisonnement. En imposant que la redevance tienne compte des avantages de toute nature procur&eacute;s &agrave; l&#39;occupant (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">7</a>), le l&eacute;gislateur a lui-m&ecirc;me fait de l&#39;ajustement de la redevance &agrave; la valeur r&eacute;elle de l&#39;exploitation &eacute;conomique une exigence de bonne gestion. La r&eacute;siliation destin&eacute;e &agrave; corriger une redevance sous-&eacute;valu&eacute;e semble donc n&rsquo;&ecirc;tre que son prolongement logique.    <h4><strong>2. Les d&eacute;clinaisons concr&egrave;tes : instaurer, relever, r&eacute;affecter</strong></h4>  La jurisprudence des juridictions du fond d&eacute;cline ce principe au plus pr&egrave;s de la question du rendement. L&#39;hypoth&egrave;se la plus caract&eacute;ristique est celle de l&#39;occupation gratuite que la personne publique entend rendre on&eacute;reuse : ainsi, une commune a pu r&eacute;silier la convention la liant &agrave; un op&eacute;rateur de r&eacute;seau c&acirc;bl&eacute; au motif qu&#39;elle ne pr&eacute;voyait &laquo; aucune redevance &raquo; pour l&#39;occupation du domaine, alors que la loi l&#39;autorisait &agrave; la soumettre au paiement d&#39;une telle redevance (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">8</a>).<br />  <br />  On rel&egrave;vera toutefois que ce raisonnement a &eacute;t&eacute; infirm&eacute; en appel, la cour ayant observ&eacute; que la convention litigieuse pr&eacute;voyait en r&eacute;alit&eacute; une redevance assise sur le chiffre d&#39;affaires (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">9</a>), preuve que le motif tir&eacute; de l&#39;absence de rendement doit reposer sur une exacte appr&eacute;ciation des stipulations en cause.<br />  La deuxi&egrave;me hypoth&egrave;se est celle du rel&egrave;vement d&#39;une redevance devenue trop faible. Un syndicat mixte a ainsi pu modifier, puis r&eacute;silier, une convention ancienne afin de porter la redevance &agrave; un niveau conforme &agrave; la valeur de l&#39;exploitation (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">10</a>) ; de m&ecirc;me, le refus de l&#39;occupant d&#39;accepter une hausse de la redevance a pu l&eacute;gitimement conduire &agrave; la r&eacute;siliation (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">11</a>).<br />  <br />  La troisi&egrave;me hypoth&egrave;se, enfin, m&ecirc;le valorisation et r&eacute;affectation : la cr&eacute;ation d&#39;une voie verte sur l&#39;ancien trac&eacute; d&#39;une voie ferr&eacute;e, assortie d&#39;une revalorisation de la redevance annuelle port&eacute;e de 1 912 &agrave; 5 400 euros, a &eacute;t&eacute; jug&eacute;e constitutive d&#39;un motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">12</a>).    <h3><strong>B. Les fronti&egrave;res du motif : du rendement l&eacute;gitime &agrave; l&#39;arbitraire budg&eacute;taire</strong></h3>    <h4><strong>1. La prohibition du motif purement budg&eacute;taire</strong></h4>  La l&eacute;gitimit&eacute; du motif tir&eacute; de la valorisation ne saurait d&eacute;g&eacute;n&eacute;rer en un pouvoir discr&eacute;tionnaire de rompre pour de simples raisons de tr&eacute;sorerie. La ligne de partage est pr&eacute;cis&eacute;ment celle qu&#39;avait trac&eacute;e, &agrave; front renvers&eacute;, la cour administrative d&#39;appel dans l&#39;affaire EPAD : jugeant que le motif retenu &eacute;tait &laquo; purement budg&eacute;taire, &eacute;tranger &agrave; l&#39;int&eacute;r&ecirc;t du domaine &raquo;, elle avait annul&eacute; la r&eacute;siliation (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">13</a>).<br />  <br />  Si le Conseil d&#39;&Eacute;tat a censur&eacute; cette analyse, ce n&#39;est pas en abandonnant la distinction, mais en jugeant que la cour avait inexactement qualifi&eacute; les faits : l&#39;&eacute;tablissement ne cherchait pas &agrave; &eacute;quilibrer un budget d&eacute;ficitaire, mais bien &agrave; mieux exploiter son domaine. La fronti&egrave;re demeure donc enti&egrave;re : la valorisation du domaine autorise la r&eacute;siliation ; le comblement d&#39;un d&eacute;ficit g&eacute;n&eacute;ral, sans lien avec l&#39;exploitation domaniale, ne le permet pas.  <h4><strong>2. Le contr&ocirc;le de la r&eacute;alit&eacute; du motif et l&#39;&eacute;galit&eacute; des usagers</strong></h4>  Ce d&eacute;part appelle un contr&ocirc;le exigeant du juge sur la r&eacute;alit&eacute; du motif invoqu&eacute;. Le juge v&eacute;rifie ainsi que la personne publique &laquo; justifie de ses difficult&eacute;s financi&egrave;res &raquo; et que le motif se rattache effectivement &agrave; l&#39;int&eacute;r&ecirc;t du domaine (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">14</a>). Surtout, il n&#39;h&eacute;site pas &agrave; censurer les r&eacute;siliations insuffisamment fond&eacute;es : jugeant que la r&eacute;alisation de travaux ne n&eacute;cessitait pas la r&eacute;siliation, que le renouvellement de l&#39;offre ne reposait pas sur des crit&egrave;res objectifs et que le syst&egrave;me de redevance retenu, discriminatoire, m&eacute;connaissait l&#39;&eacute;galit&eacute; des usagers du domaine public, le tribunal administratif de Poitiers a annul&eacute; une s&eacute;rie de r&eacute;siliations d&eacute;cid&eacute;es par une commune (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">15</a>).<br />  <br />  Ces d&eacute;cisions donnent corps &agrave; l&#39;appel, formul&eacute; par une part de la doctrine, &agrave; un renforcement du contr&ocirc;le juridictionnel sur le motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral fondant la r&eacute;siliation des occupations domaniales (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">16</a>).    <h4><strong>3. Vers une valorisation par la s&eacute;lection pr&eacute;alable : ne pas porter atteinte &agrave; la libre concurrence</strong></h4>  La valorisation &eacute;conomique du domaine ne se r&eacute;duit enfin pas &agrave; l&#39;ajustement de la redevance : elle emprunte aussi la voie de la remise en concurrence. Depuis l&#39;ordonnance du 19 avril 2017, prise dans le sillage de la jurisprudence de la Cour de justice (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">17</a>), la d&eacute;livrance d&#39;un titre d&#39;occupation permettant l&#39;exercice d&#39;une activit&eacute; &eacute;conomique est d&eacute;sormais syst&eacute;matiquement pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e d&#39;une proc&eacute;dure de s&eacute;lection pr&eacute;alable, assortie de mesures de publicit&eacute;, le principe ne souffrant que des exceptions limitativement &eacute;num&eacute;r&eacute;es par la loi. R&eacute;silier une occupation sous-valoris&eacute;e peut alors pr&eacute;parer sa r&eacute;attribution dans un cadre concurrentiel, plus favorable au rendement domanial &mdash; ce qui n&#39;est pas sans rappeler la distinction, trac&eacute;e par ailleurs, entre la simple autorisation domaniale et la d&eacute;l&eacute;gation de service public (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">18</a>). La question du rendement s&#39;inscrit ainsi dans le mouvement plus large de &laquo; mise sur le march&eacute; &raquo; des d&eacute;pendances domaniales.<br />  <br />  C&rsquo;est l&rsquo;approche &laquo; &eacute;conomique &raquo; de la domanialit&eacute;, dont les gestionnaires publics doivent totalement s&rsquo;emparer, au moyen de formations d&eacute;di&eacute;es, et de l&rsquo;acquisition d&rsquo;une v&eacute;ritable &laquo; culture patrimoniale &raquo;.<br />  &emsp;  <h2><strong>II. Le r&eacute;gime de la rupture : entre qualification du motif et indemnisation de l&#39;occupant</strong></h2>  La souplesse reconnue au gestionnaire a pour contrepartie un r&eacute;gime exigeant. Encore faut-il, d&#39;abord, qualifier exactement la mesure : la r&eacute;siliation pour motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, sans faute, ob&eacute;it &agrave; des r&egrave;gles distinctes de celles de la r&eacute;siliation-sanction, souvent motiv&eacute;e par le non-paiement des redevances (A). La rupture ouvre ensuite, au profit de l&#39;occupant &eacute;vinc&eacute; sans faute, un droit &agrave; indemnisation dont l&#39;assiette vient d&#39;&ecirc;tre pr&eacute;cis&eacute;e (B).    <h3><strong>A. Qualifier : motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral ou sanction ?</strong></h3>    <h4><strong>1. Une distinction structurante</strong></h4>  Toute r&eacute;siliation d&#39;une occupation domaniale ne proc&egrave;de pas d&#39;un motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral. La personne publique peut aussi rompre pour sanctionner un manquement de l&#39;occupant, au premier rang duquel figure le d&eacute;faut de paiement des redevances &eacute;chues. Or les deux fondements n&#39;emportent pas les m&ecirc;mes cons&eacute;quences : la r&eacute;siliation-sanction suppose le respect d&#39;une proc&eacute;dure contradictoire pr&eacute;alable, quand la r&eacute;siliation pour motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral en est en principe dispens&eacute;e, mais ouvre en revanche droit &agrave; indemnisation. Le juge veille &agrave; cette ligne de partage : il a ainsi rappel&eacute; que la r&eacute;siliation prononc&eacute;e pour sanctionner un non-paiement des redevances, et non pour un motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, devait &ecirc;tre pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e d&#39;une proc&eacute;dure contradictoire (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">19</a>).<br />  <br />  La fronti&egrave;re est d&#39;autant plus d&eacute;licate que les redevances impay&eacute;es se trouvent fr&eacute;quemment au c&oelig;ur du litige, tant&ocirc;t comme faute justifiant une r&eacute;siliation-sanction, tant&ocirc;t comme sympt&ocirc;me d&#39;une occupation &agrave; corriger. Aussi n&#39;est-il pas rare que la personne publique invoque, &agrave; titre principal, la faute de l&#39;occupant et, &agrave; titre subsidiaire, le motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">20</a>), ou que le contentieux se noue autour de redevances demeur&eacute;es int&eacute;gralement impay&eacute;es (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">21</a>).<br />  <br />  La question de savoir si le seul d&eacute;faut de paiement des redevances peut, &agrave; lui seul, fonder une r&eacute;siliation pour motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral a d&#39;ailleurs &eacute;t&eacute; soumise au Conseil d&#39;&Eacute;tat, sans toutefois &ecirc;tre tranch&eacute;e, le pourvoi n&#39;ayant pas &eacute;t&eacute; admis (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">22</a>), ce qui invite &agrave; manier avec prudence la qualification retenue dans l&#39;acte de r&eacute;siliation : de son exactitude d&eacute;pendent la r&eacute;gularit&eacute; de la proc&eacute;dure et l&#39;&eacute;tendue de l&#39;indemnisation.    <h4><strong>2. Les voies de recours de l&#39;occupant</strong></h4>  La qualification de la mesure commande &eacute;galement l&#39;office du juge saisi par l&#39;occupant. L&#39;un des apports majeurs de l&#39;arr&ecirc;t EPAD est pr&eacute;cis&eacute;ment d&#39;avoir &eacute;tendu &agrave; la r&eacute;siliation des conventions d&#39;occupation domaniale le recours de plein contentieux, forg&eacute; pour les contrats administratifs, par lequel le cocontractant conteste la validit&eacute; de la r&eacute;siliation et tend &agrave; la reprise des relations contractuelles (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">23</a>).<br />  <br />  Saisi d&#39;un tel recours, le juge, s&#39;il constate un vice, d&eacute;termine s&#39;il y a lieu d&#39;ordonner la reprise des relations contractuelles ou de rejeter la demande en jugeant que les vices constat&eacute;s ouvrent seulement, au profit du requ&eacute;rant, un droit &agrave; indemnit&eacute; &mdash; la reprise &eacute;tant &eacute;cart&eacute;e lorsqu&#39;un motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral s&#39;y oppose.<br />  <br />  Ce contr&ocirc;le englobe la l&eacute;galit&eacute; externe de la mesure. La r&eacute;siliation, m&ecirc;me justifi&eacute;e au fond par un motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, peut &ecirc;tre censur&eacute;e pour un vice tenant, par exemple, &agrave; l&#39;incomp&eacute;tence de son auteur (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">24</a>). L&#39;occupant dispose ainsi d&#39;un double angle d&#39;attaque : contester la r&eacute;alit&eacute; ou le bien-fond&eacute; du motif, d&#39;une part ; d&eacute;busquer l&#39;irr&eacute;gularit&eacute; formelle ou proc&eacute;durale, d&#39;autre part.    <h3><strong>B. Indemniser l&#39;occupant &eacute;vinc&eacute; sans faute</strong></h3>    <h4><strong>1. Le principe et l&#39;assiette du pr&eacute;judice</strong></h4>  Lorsqu&#39;elle repose sur un motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral et non sur une faute, la r&eacute;siliation ouvre &agrave; l&#39;occupant un droit &agrave; la r&eacute;paration du &laquo; pr&eacute;judice direct, mat&eacute;riel et certain n&eacute; de l&#39;&eacute;viction anticip&eacute;e &raquo; (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">25</a>). L&#39;arr&ecirc;t VNF c/ M&eacute;di&eacute;val-AFDP du 16 f&eacute;vrier 2026 en pr&eacute;cise utilement l&#39;assiette. Sont ainsi jug&eacute;s indemnisables la part non amortie des travaux d&#39;am&eacute;nagement, regard&eacute;e comme une d&eacute;pense d&#39;investissement ; les honoraires d&#39;avocat expos&eacute;s pour l&#39;&eacute;laboration de la demande pr&eacute;alable d&#39;indemnisation ; et surtout le surco&ucirc;t de loyer support&eacute; par l&#39;occupant, jusqu&#39;au terme normal de la convention, pour la location de locaux de remplacement &mdash; pr&eacute;judice &eacute;valu&eacute; &agrave; la diff&eacute;rence entre ces loyers et le montant des redevances qui auraient &eacute;t&eacute; acquitt&eacute;es jusqu&#39;au terme (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">26</a>). &Agrave; l&#39;inverse, ne pr&eacute;sentent pas de lien direct avec la r&eacute;siliation les frais qui auraient de toute fa&ccedil;on &eacute;t&eacute; expos&eacute;s au terme de l&#39;occupation, tels les frais de d&eacute;m&eacute;nagement.<br />  <br />  Cette solution s&#39;inscrit dans une ligne jurisprudentielle constante, qui subordonne l&#39;indemnisation au caract&egrave;re direct et certain du pr&eacute;judice et exclut la r&eacute;paration des pertes purement &eacute;ventuelles (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">27</a>).    <h4><strong>2. Les variables du droit &agrave; indemnit&eacute;</strong></h4>  L&#39;&eacute;tendue de l&#39;indemnisation d&eacute;pend d&#39;abord de la nature du titre. Lorsque la convention est constitutive de droits r&eacute;els (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">28</a>), comme dans l&#39;affaire VNF, l&#39;occupant peut pr&eacute;tendre &agrave; la r&eacute;paration de la valeur non amortie des investissements immobiliers qu&#39;il a r&eacute;alis&eacute;s. Elle d&eacute;pend ensuite des circonstances de l&#39;exploitation : le juge tient compte, par exemple, de ce que le terrain &eacute;tait nu et que l&#39;occupant en avait support&eacute; l&#39;int&eacute;gralit&eacute; des am&eacute;nagements (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">29</a>).<br />  <br />  Elle d&eacute;pend enfin des stipulations du titre lui-m&ecirc;me. L&#39;article L. 2122-9 du CG3P r&eacute;serve en effet la possibilit&eacute; de pr&eacute;ciser, dans le titre d&#39;occupation, les r&egrave;gles de d&eacute;termination de l&#39;indemnit&eacute; : la personne publique et l&#39;occupant peuvent ainsi am&eacute;nager par avance les cons&eacute;quences financi&egrave;res d&#39;une &eacute;viction anticip&eacute;e. Cette libert&eacute; contractuelle, si elle s&eacute;curise les pr&eacute;visions des parties, ne saurait toutefois priver l&#39;occupant &eacute;vinc&eacute; sans faute de toute r&eacute;paration de son pr&eacute;judice direct, mat&eacute;riel et certain &mdash; &eacute;quilibre que la jurisprudence la plus r&eacute;cente s&#39;attache &agrave; pr&eacute;server.  <h2><strong>Conclusion</strong></h2>  La<strong> r&eacute;siliation pour motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral </strong>appara&icirc;t comme l&#39;instrument d&#39;un domaine public devenu ressource : la <strong>recherche d&#39;un meilleur rendement de la redevance</strong> en constitue un fondement l&eacute;gitime, pourvu qu&#39;elle demeure rattach&eacute;e &agrave; l&#39;int&eacute;r&ecirc;t du domaine et n&#39;emprunte pas les habits d&#39;un simple ajustement budg&eacute;taire.<br />  <br />  Par-del&agrave; la technique contentieuse, c&#39;est une m&ecirc;me conviction qui traverse cette jurisprudence et en forme le fil rouge : <strong>le domaine public peut et doit &ecirc;tre rentable</strong>, sa valeur &eacute;conomique n&#39;&eacute;tant plus un accident tol&eacute;r&eacute; mais une exigence de bonne gestion que le juge prot&egrave;ge d&eacute;sormais activement, comme une dimension consubstantielle de l&#39;occupation domaniale. Le prix de cette souplesse est l&#39;indemnisation de l&#39;occupant &eacute;vinc&eacute;, dont le Conseil d&#39;&Eacute;tat vient de pr&eacute;ciser l&#39;&eacute;tendue en r&eacute;parant le pr&eacute;judice direct, mat&eacute;riel et certain n&eacute; de l&#39;&eacute;viction anticip&eacute;e.<br />  <br />  Reste une question que la valorisation du domaine porte en germe et que la jurisprudence n&#39;a jamais compl&egrave;tement apais&eacute;e : celle du <strong>fonds de commerce exploit&eacute; sur le domaine public</strong>. Longtemps, le juge administratif a exclu qu&#39;une occupation domaniale, pr&eacute;caire et r&eacute;vocable, p&ucirc;t donner lieu &agrave; la constitution d&#39;un fonds de commerce dont l&#39;occupant serait propri&eacute;taire (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">30</a>).<br />  <br />  La loi du 18 juin 2014, dite &laquo; Pinel &raquo;, a renvers&eacute; cette solution en admettant qu&#39;&laquo; un fonds de commerce peut &ecirc;tre exploit&eacute; sur le domaine public sous r&eacute;serve de l&#39;existence d&#39;une client&egrave;le propre &raquo; (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">31</a>). Le Conseil d&#39;&Eacute;tat a depuis jug&eacute; cette disposition imp&eacute;rative, la personne publique ne pouvant l&#39;&eacute;carter par une stipulation contraire (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">32</a>).<br />  <br />  Pour autant, la reconnaissance l&eacute;gale du fonds de commerce n&#39;a pas dissip&eacute; l&#39;inconfort th&eacute;orique qu&#39;elle suscite : comment concilier la valeur patrimoniale et cessible d&#39;un fonds avec la pr&eacute;carit&eacute; consubstantielle de l&#39;occupation domaniale et la facult&eacute; de r&eacute;siliation pour motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral ?<br />  <br />  La notion de &laquo; client&egrave;le propre &raquo;, cens&eacute;e conditionner l&#39;existence du fonds, demeure incertaine dans sa d&eacute;finition comme dans sa preuve &mdash; la client&egrave;le attach&eacute;e &agrave; l&#39;activit&eacute; se distinguant malais&eacute;ment de celle qui tient &agrave; la seule localisation privil&eacute;gi&eacute;e sur le domaine. Une part de la doctrine y voit m&ecirc;me un &laquo; faux d&eacute;bat &raquo;, le fonds de commerce n&#39;ayant jamais suppos&eacute; l&#39;existence d&#39;un bail commercial, et d&eacute;place le v&eacute;ritable enjeu vers les modalit&eacute;s d&#39;indemnisation de l&#39;occupant (<a href="https://eurojuris.fr/#Index" target="_blank">33</a>). Les incertitudes se cristallisent d&#39;ailleurs &agrave; ce point de rencontre : la valeur du fonds doit-elle &ecirc;tre prise en compte dans l&#39;assiette de la redevance ? Doit-elle l&#39;&ecirc;tre dans l&#39;indemnit&eacute; de r&eacute;siliation ? Et selon quelles modalit&eacute;s le fonds peut-il &ecirc;tre c&eacute;d&eacute; lorsque le titre demeure, par nature, r&eacute;vocable ?<br />  <br />  Ces interrogations, que la r&eacute;siliation pour motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral met cr&ucirc;ment en lumi&egrave;re lorsqu&#39;elle est justifi&eacute;e par le rendement, ne trouvent aujourd&#39;hui de r&eacute;ponse ni pleinement coh&eacute;rente ni pleinement lisible. C&#39;est pourquoi une intervention l&eacute;gislative semble n&eacute;cessaire, qui articule enfin, de mani&egrave;re expresse, la valeur du fonds, la pr&eacute;carit&eacute; de l&#39;occupation, l&#39;assiette de la redevance et l&#39;indemnisation de l&#39;occupant &eacute;vinc&eacute;. &Agrave; d&eacute;faut, la valorisation &eacute;conomique du domaine continuera de se payer d&#39;une ins&eacute;curit&eacute; juridique que ni le juge, ni les parties, ne sont en mesure de r&eacute;sorber seuls.<br />  <br />  Il appartient enfin aux collectivit&eacute;s propri&eacute;taires de leur domaine public d&#39;en tirer toutes les cons&eacute;quences : penser et construire l&#39;occupation domaniale non plus comme une simple tol&eacute;rance accord&eacute;e &agrave; un tiers, mais comme un actif &agrave; faire fructifier. C&#39;est &agrave; ce prix &mdash; celui de l&#39;apprentissage d&#39;une v&eacute;ritable &laquo; culture patrimoniale &raquo; &mdash; que le domaine public tiendra la promesse de rentabilit&eacute; qui, d&eacute;sormais, lui est naturelle.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.<br />  <br />  <br />  <u><a id="Index" name="Index" target="_blank"></a><strong>Index :</strong></u><br />  <br />  (1) Sur ce mouvement, v. le rapport du Conseil d&#39;&Eacute;tat, La valorisation &eacute;conomique des propri&eacute;t&eacute;s des personnes publiques, La Documentation fran&ccedil;aise.<br />  (2)&nbsp; Art. L. 2122-2 et L. 2122-3 du CG3P.<br />  (3) CE, 7e et 2e ss-sect. r&eacute;unies, 23 mai 2011, EPAD c/ st&eacute; Veolia Eau, n&deg; 328525, mentionn&eacute; aux tables du recueil Lebon ; concl. N. Boulouis, rapporteur public ;<br />  ECLI:FR:CESSR:2011:328525.20110523.<br />  (4)&nbsp; CE, 8e et 3e ch. r&eacute;unies, 16 f&eacute;vr. 2026, VNF c/ st&eacute; M&eacute;di&eacute;val-AFDP, n&deg; 493569, mentionn&eacute; aux tables du recueil Lebon ; concl. Ch.-E. Airy, rapporteur public ;<br />  &nbsp;ECLI:FR:CECHR:2026:493569.20260216.<br />  (5) CE, 23 mai 2011, EPAD, pr&eacute;c. (note 3).<br />  (6) &Agrave; titre d&#39;illustration, v. &laquo; Domanialit&eacute; publique &mdash; Vers une reconnaissance du principe de rentabilit&eacute; du domaine public ? &raquo;, Le Moniteur, 15 juin 2015.<br />  (7) Art. L. 2125-3 du CG3P ; v. &eacute;gal. art. L. 2125-1 du m&ecirc;me code.<br />  (8) TA Melun, 8 oct. 2015, cne de Champs-sur-Marne c/ st&eacute; NC Num&eacute;ric&acirc;ble, n&deg; 1309924 (&agrave; propos de l&#39;art. L. 47 du code des postes et des communications &eacute;lectroniques).<br />  (9) CAA Paris, 1re ch., 16 nov. 2017, n&deg; 15PA04448, in&eacute;dit au recueil Lebon.<br />  (10) TA Limoges, 5 f&eacute;vr. 2015, n&deg; 1201501 (a&eacute;rodrome de Montlu&ccedil;on-Gu&eacute;ret).<br />  (11) TA Montpellier, 4 juill. 2014, cne de Plan&egrave;s, n&deg; 1203973.<br />  (12) TA Montpellier, 6 mars 2015, n&deg; 1303884 (reprenant la formule de l&#39;arr&ecirc;t EPAD, pr&eacute;c.).<br />  (13) CAA Paris, 2 avr. 2009, st&eacute; Veolia Eau, n&deg; 07PA01778 &mdash; arr&ecirc;t annul&eacute; par CE, EPAD, pr&eacute;c.<br />  (14) TA Pau, 20 d&eacute;c. 2022, n&deg; 2202595.<br />  (15) TA Poitiers, 18 d&eacute;c. 2014, nos 1200130, 1200519 et 1200523 (cne de Niort).<br />  (16) V. &laquo; Pour un renforcement de l&#39;appr&eacute;ciation du juge sur le motif d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral fondant la r&eacute;siliation des occupations domaniales &raquo;, Actu-Juridique.<br />  (17) Ord. n&deg; 2017-562 du 19 avr. 2017 relative &agrave; la propri&eacute;t&eacute; des personnes publiques (art. L. 2122-1-1 du CG3P ; exceptions aux art. L. 2122-1-2 et L. 2122-1-3) ; dans le sillage de CJUE, 14 juill. 2016, Promoimpresa Srl, aff. jointes C-458/14 et C-67/15.<br />  (18) CE, Sect., 3 d&eacute;c. 2010, Ville de Paris et Assoc. Paris Jean Bouin, n&deg; 338272, publi&eacute; au recueil Lebon.<br />  (19) TA Rennes, 5e ch., 19 f&eacute;vr. 2024, n&deg; 2003282 (sur le fondement de l&#39;art. L. 121-2 du code des relations entre le public et l&#39;administration).<br />  (20) CAA Bordeaux, 3e ch., 18 juin 2024, st&eacute; ARRG c/ st&eacute; Luminance, n&deg; 22BX01512, in&eacute;dit au recueil Lebon.<br />  (21) TA Grenoble, 24 mai 2016, n&deg; 1304883 (a&eacute;roport de Grenoble-Is&egrave;re c/ st&eacute; Restofly 38) ; CAA Paris, 1re ch., 6 juill. 2012, cne de Paea, n&deg; 11PA01242, in&eacute;dit au recueil Lebon.<br />  (22)&nbsp; CE, 8e ch. jugeant seule, 20 juill. 2022, St&eacute; d&#39;exploitation des Garden Resorts c/ cne d&#39;Avrill&eacute;, n&deg; 461136, in&eacute;dit au recueil Lebon &mdash; d&eacute;cision de non-admission du pourvoi (art. L. 822-1 du CJA), concl. R. Victor : la question du fondement de la r&eacute;siliation n&#39;y est soulev&eacute;e qu&#39;au stade des moyens de cassation, sans &ecirc;tre tranch&eacute;e.<br />  (23) Transposant CE, Sect., 21 mars 2011, cne de B&eacute;ziers, n&deg; 304806, publi&eacute; au recueil Lebon (dit &laquo; B&eacute;ziers II &raquo;).<br />  (24) CAA Bordeaux, 1re ch., 17 f&eacute;vr. 2011, st&eacute; Les Boutiques de l&#39;A&eacute;roport, n&deg; 10BX00892, in&eacute;dit au recueil Lebon.<br />  (25) Art. L. 2122-9 du CG3P, reprenant l&#39;anc. art. L. 34-3 du code du domaine de l&#39;&Eacute;tat.<br />  (26) CE, 16 f&eacute;vr. 2026, VNF c/ st&eacute; M&eacute;di&eacute;val-AFDP, pr&eacute;c. (note 4).<br />  (27) D&eacute;j&agrave; CE, 31 juill. 2009, st&eacute; Jonathan Loisirs, n&deg; 316534, mentionn&eacute; aux tables du recueil Lebon (T. p. 739).<br />  (28) Art. L. 2122-6 et s. du CG3P.<br />  (29) TA Pau, 20 d&eacute;c. 2022, pr&eacute;c. (note 12).<br />  (30) CE, 19 janv. 2011, cne de Limoges, n&deg; 323924, mentionn&eacute; aux tables du recueil Lebon ; concl. B. Dacosta, rapporteur public ; d&eacute;j&agrave; CE, 31 juill. 2009, st&eacute; Jonathan Loisirs, pr&eacute;c.<br />  (31) L. n&deg; 2014-626 du 18 juin 2014 relative &agrave; l&#39;artisanat, au commerce et aux tr&egrave;s petites entreprises ; art. L. 2124-32-1 du CG3P.<br />  (32) CE, 11 mars 2022, n&deg; 453440.<br />  (33) A. Trivero, &laquo; Fonds de commerce sur le domaine public : histoire d&#39;un faux d&eacute;bat qui se r&egrave;gle par un vrai probl&egrave;me &raquo;, Actu-Juridique.</em>]]></description>
            <pubDate>Thu, 20 Aug 2026 06:56:37 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Droit public économique]]></category>
                        <azkocmscategoryid>10200</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></nom>
                <epuserid>94</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[1927 AVOCATS - Poitiers]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[POITIERS]]></barreau>
                                <anficheid>201</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>640</anorgid>
                    <orgaid>227</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[L’apprentissage de la culture patrimoniale - Ou comment appréhender l’insuffisant rendement de la redevance domaniale ]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Longtemps pensé comme un patrimoine à protéger, le domaine public est devenu une ressource à faire fructifier.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/rendement-redevance-domaniale.png">
                <media:title>L’apprentissage de la culture patrimoniale - Ou comment appréhender l’insuffisant rendement de la redevance domaniale </media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Résiliation domaniale pour motif d'intérêt général et rendement de la redevance]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Résiliation domaniale pour motif d'intérêt général et rendement de la redevance]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Photovoltaïque en SCI : quand le soleil fait basculer toute la société à l’impôt sur les sociétés]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/photovoltaique-sci-basculement-impot-societes-43766.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">a3d95233ab20928f0a5afe5e8b781bb7-43766</guid>
            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Par un arr&ecirc;t du 4 d&eacute;cembre 2025, la cour administrative d&rsquo;appel de Toulouse s&rsquo;est prononc&eacute;e sur les cons&eacute;quences fiscales de l&rsquo;exploitation d&rsquo;une centrale photovolta&iuml;que par une soci&eacute;t&eacute; civile immobili&egrave;re.</strong></pre>  L&rsquo;affaire concernait la SCI Almarem, dont l&rsquo;objet social portait notamment sur l&rsquo;acquisition, la propri&eacute;t&eacute;, l&rsquo;administration et la location de biens immobiliers. La soci&eacute;t&eacute; sous-louait toutefois une centrale photovolta&iuml;que install&eacute;e sur le toit d&rsquo;un hangar ainsi que son local technique. Elle assurait &eacute;galement la vente de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; produite par cette installation.    <h2><strong>Des rectifications fiscales fond&eacute;es sur le caract&egrave;re commercial de l&rsquo;activit&eacute;</strong></h2>  &Agrave; la suite d&rsquo;une v&eacute;rification de comptabilit&eacute;, l&rsquo;administration fiscale a consid&eacute;r&eacute; que<strong> l&rsquo;activit&eacute; de production et de vente d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; pr&eacute;sentait un caract&egrave;re industriel et commercial</strong>.<br />  <br />  La SCI a ainsi &eacute;t&eacute; assujettie &agrave; des rappels de taxe sur la valeur ajout&eacute;e ainsi qu&rsquo;&agrave; des cotisations suppl&eacute;mentaires d&rsquo;imp&ocirc;t sur les soci&eacute;t&eacute;s au titre des exercices clos en 2014 et 2015. Une p&eacute;nalit&eacute; fond&eacute;e sur l&rsquo;article 1759 du code g&eacute;n&eacute;ral des imp&ocirc;ts a &eacute;galement &eacute;t&eacute; appliqu&eacute;e.  <h2><strong>L&rsquo;absence d&rsquo;option pour l&rsquo;imp&ocirc;t sur les soci&eacute;t&eacute;s est sans incidence</strong></h2>  La SCI soutenait qu&rsquo;elle n&rsquo;avait jamais opt&eacute; pour l&rsquo;imp&ocirc;t sur les soci&eacute;t&eacute;s et qu&rsquo;elle devait, en cons&eacute;quence, demeurer soumise au r&eacute;gime fiscal des soci&eacute;t&eacute;s de personnes.<br />  <br />  La cour &eacute;carte cet argument. Elle rappelle qu&rsquo;en application des articles 8, 34 et 206 du code g&eacute;n&eacute;ral des imp&ocirc;ts, les soci&eacute;t&eacute;s civiles qui se livrent &agrave; une exploitation ou &agrave; des op&eacute;rations de nature commerciale deviennent passibles de l&rsquo;imp&ocirc;t sur les soci&eacute;t&eacute;s.<br />  <br />  Or, la vente d&rsquo;&eacute;nergie constitue un acte de commerce au sens du code de commerce. L&rsquo;activit&eacute; de production et de vente d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; photovolta&iuml;que relevait donc de la cat&eacute;gorie des b&eacute;n&eacute;fices industriels et commerciaux.  <h2><strong>La tol&eacute;rance administrative limit&eacute;e &agrave; 10 % des recettes</strong></h2>  La cour rappelle &eacute;galement l&rsquo;existence d&rsquo;une tol&eacute;rance pr&eacute;vue par la doctrine administrative.<br />  <br />  Afin d&rsquo;&eacute;viter les cons&eacute;quences excessives d&rsquo;un assujettissement &agrave;<strong> l&rsquo;imp&ocirc;t sur les soci&eacute;t&eacute;s</strong>, l&rsquo;administration admet qu&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; civile conserve son r&eacute;gime fiscal lorsque ses recettes commerciales hors taxes n&rsquo;exc&egrave;dent pas 10 % de ses recettes totales hors taxes.<br />  <br />  En cas de d&eacute;passement occasionnel, la soci&eacute;t&eacute; peut encore &eacute;chapper &agrave; l&rsquo;imp&ocirc;t sur les soci&eacute;t&eacute;s lorsque la moyenne de ses recettes commerciales, appr&eacute;ci&eacute;e sur l&rsquo;ann&eacute;e concern&eacute;e et les trois ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dentes, reste inf&eacute;rieure &agrave; ce seuil.  <h2><strong>Pr&egrave;s de 95 % du chiffre d&rsquo;affaires issu de la vente d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;</strong></h2>  En l&rsquo;esp&egrave;ce, la tol&eacute;rance administrative ne pouvait manifestement pas s&rsquo;appliquer.<br />  Au titre de l&rsquo;exercice clos en 2014, la SCI avait r&eacute;alis&eacute; un chiffre d&rsquo;affaires hors taxes de 157 274 euros, dont 148 999 euros provenant de la vente d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;.<br />  <br />  En 2015, son chiffre d&rsquo;affaires atteignait 158 778 euros, dont 150 656 euros issus de cette m&ecirc;me activit&eacute;.<br />  <strong>La production et la vente d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; repr&eacute;sentaient ainsi pr&egrave;s de 95 % du chiffre d&rsquo;affaires total de la SCI</strong>. Celle-ci ne produisait, en outre, aucun &eacute;l&eacute;ment relatif aux chiffres d&rsquo;affaires r&eacute;alis&eacute;s en 2012 et 2013 permettant d&rsquo;&eacute;tablir qu&rsquo;elle pouvait b&eacute;n&eacute;ficier du temp&eacute;rament doctrinal.<br />  <br />  La cour administrative d&rsquo;appel confirme donc que la SCI devait &ecirc;tre soumise &agrave; l&rsquo;imp&ocirc;t sur les soci&eacute;t&eacute;s pour l&rsquo;ensemble de ses recettes au titre des exercices 2014 et 2015.<br />  <br />  Elle valide &eacute;galement le rattachement &agrave; l&rsquo;exercice clos le 31 d&eacute;cembre 2014 des premi&egrave;res recettes tir&eacute;es de l&rsquo;activit&eacute; photovolta&iuml;que, celle-ci ayant d&eacute;but&eacute; en septembre 2013 sans qu&rsquo;un bilan ait &eacute;t&eacute; &eacute;tabli au titre de cette ann&eacute;e.  <h2><strong>Une annulation partielle du jugement sans d&eacute;charge des impositions</strong></h2>  Sur le plan proc&eacute;dural, la cour annule toutefois l&rsquo;article 1er du jugement du tribunal administratif de Montpellier. Les premiers juges avaient commis une erreur concernant le montant des d&eacute;gr&egrave;vements d&eacute;j&agrave; accord&eacute;s par l&rsquo;administration.<br />  <br />  La cour prononce un non-lieu &agrave; statuer &agrave; hauteur des d&eacute;gr&egrave;vements effectivement intervenus, mais rejette le surplus de la requ&ecirc;te de la SCI. L&rsquo;essentiel des impositions et p&eacute;nalit&eacute;s contest&eacute;es demeure donc confirm&eacute;.  <h2><strong>Conclusion</strong></h2>    <pre>  <strong>Cet arr&ecirc;t illustre le</strong> <strong>risque fiscal attach&eacute; au d&eacute;veloppement d&rsquo;une activit&eacute; photovolta&iuml;que au sein d&rsquo;une SCI relevant de l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu</strong>.  <strong>Lorsque la vente d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; devient l&rsquo;activit&eacute; &eacute;conomique dominante de la soci&eacute;t&eacute;, elle ne peut plus &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme simplement accessoire &agrave; la gestion immobili&egrave;re. La SCI entre alors dans le champ de l&rsquo;imp&ocirc;t sur les soci&eacute;t&eacute;s, avec des cons&eacute;quences fiscales susceptibles de concerner l&rsquo;ensemble de ses r&eacute;sultats.</strong></pre>  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Wed, 19 Aug 2026 06:38:10 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
                        <azkocmscategoryid>7500</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[Delahousse Christophe]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[Delahousse Christophe]]></nom>
                <epuserid>957</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[Cabinet Chuffart Delahousse]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[ARRAS]]></barreau>
                                <anficheid>2802</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>37023</anorgid>
                    <orgaid>0</orgaid>
                </structure>
                                <structure>
                    <anorgid>37261</anorgid>
                    <orgaid>0</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Photovoltaïque en SCI : quand le soleil fait basculer toute la société à l’impôt sur les sociétés]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Par un arrêt du 4 décembre 2025, la cour administrative d’appel de Toulouse s’est prononcée sur les conséquences fiscales de l’exploitation d’une centrale photovoltaïque par une société civile immobilière.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/sci-photovoltaique-et-is.png">
                <media:title>Photovoltaïque en SCI : quand le soleil fait basculer toute la société à l’impôt sur les sociétés</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[SCI, Photovoltaique et IS]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[SCI, Photovoltaique et IS]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Témoignage de Patrick BEUCHER, 3ème Président d'Eurojuris France]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/temoignage-patrick-beucher-3eme-president-eurojuris-france-43765.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">7d3127564701596547e48748c4810e13-43765</guid>
            <description><![CDATA[<div style="text-align:center"><em><strong>&quot;Notre r&eacute;seau au-del&agrave; des comp&eacute;tences professionnelles est fond&eacute; sur des relations humaines pleines de richesses et de respect&quot;</strong></em></div>  <br />  Au congr&egrave;s d&rsquo;Opio les membres de ce qui s&rsquo;appelait &agrave; l&rsquo;&eacute;poque Interjuris m&rsquo;ont demand&eacute; de prendre la pr&eacute;sidence de notre association ensuite du &laquo; roi &raquo; <strong>Jean du Parc</strong> qui ne souhaitait pas &ecirc;tre Pr&eacute;sident &agrave; vie !<br />  <br />  J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; tr&egrave;s flatt&eacute; de la confiance qui m&rsquo;&eacute;tait ainsi faite et avec le soutien de tous les membres de mon cabinet je me suis lanc&eacute; dans cette aventure avec enthousiasme.&nbsp;<br />  <br />  Cette aventure a commenc&eacute; par une amiti&eacute;, celle que nous avons construite avec celui qui allait devenir mon complice <strong>Frank Broquet</strong> secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral, fid&egrave;le des fid&egrave;les, et pr&eacute;cieux conseiller.<br />  <br />  Je dois dire que n&rsquo;ayant alors jamais accept&eacute; aucune responsabilit&eacute; ordinale, cette exp&eacute;rience, la confiance de tous, m&rsquo;ont donn&eacute; &eacute;norm&eacute;ment de confiance en moi et m&rsquo;ont r&eacute;v&eacute;l&eacute; des capacit&eacute;s de &laquo; meneur &raquo; que je ne connaissais pas. Cette mission a donc d&rsquo;abord &eacute;t&eacute; une formidable chance d&rsquo;acqu&eacute;rir plus de confiance en moi.<br />  <br />  Eurojuris m&rsquo;a permis de rencontrer plus concr&egrave;tement les nombreux cabinets de notre r&eacute;seau, de d&eacute;couvrir des organisations, des modes de fonctionnement diff&eacute;rents ce qui a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s enrichissant. Mais surtout lors de nos d&eacute;placements aux quatre coins de la France avec Frank, j&rsquo;ai mesur&eacute; combien <strong>notre r&eacute;seau au-del&agrave; des comp&eacute;tences professionnelles est fond&eacute; sur des relations humaines pleines de richesses et de respect</strong>.<br />  <br />  Certes nous avons pass&eacute; beaucoup de temps en transports, mais le r&eacute;seau n&rsquo;existe que si les membres se connaissent, partagent et s&rsquo;enrichissent mutuellement des exp&eacute;riences ce chacun.<br />  <br />  Il n&rsquo;y avait alors que les courriels, mais pas de visio ni d&rsquo;IA et nous avons pu mesurer &agrave; quel point notre exercice professionnel qui est tr&egrave;s solitaire ; individualiste, plein de doutes et inqui&eacute;tudes, rend n&eacute;cessaire des relations humaines aussi simples que riches.<br />  <br />  Etre accueilli chaleureusement par des confr&egrave;res sur toute la France et m&ecirc;me l&rsquo;Europe, avec un service de qualit&eacute; garanti et efficace est pour moi une &eacute;norme richesse d&rsquo;autant plus efficace que la relation humaine se construit &agrave; l&rsquo;occasion de diff&eacute;rentes rencontres.<br />  <br />  Ce qui m&rsquo;a &eacute;norm&eacute;ment enrichi ce sont aussi<strong> les formations, ces partages d&rsquo;id&eacute;es, de connaissances, d&rsquo;analyses, de pratiques</strong>.<br />  <br />  A l&rsquo;heure de la d&eacute;mat&eacute;rialisation il me parait plus essentiel que jamais que les relations humaines soient prioritaires et permettent seules de maintenir un &eacute;quilibre personnel dans l&rsquo;exercice de ce m&eacute;tier qui est plus que jamais boulevers&eacute; et remis en cause.<br />  <br />  <br />  <em><strong>Patrick BEUCHER</strong></em>]]></description>
            <pubDate>Tue, 18 Aug 2026 09:36:30 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Actualités EUROJURIS]]></category>
                        <category><![CDATA[Application]]></category>
                        <azkocmscategoryid>2200</azkocmscategoryid>
                        <azkocmscategoryid>17442</azkocmscategoryid>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Témoignage de Patrick BEUCHER, ancien Président d'Eurojuris France]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Notre réseau au-delà des compétences professionnelles est fondé sur des relations humaines pleines de richesses et de respect]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/temoignage-patrick-beucher.jpg">
                <media:title>Témoignage de Patrick BEUCHER, 3ème Président d'Eurojuris France</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Témoignage Patrick BEUCHER]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Témoignage Patrick BEUCHER]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Servitude de résidence principale : Un nouvel outil inédit au service de l’habitat permanent]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/servitude-residence-principale-outil-inedit-service-habitat-permanent-43763.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">bb36fd8f142e7fea7041c49f61f75f37-43763</guid>
            <description><![CDATA[<p>La <strong>crise du logement</strong> dans les territoires touristiques n&#39;est pas un ph&eacute;nom&egrave;ne nouveau. Depuis plusieurs d&eacute;cennies, les communes du littoral, de la montagne et les centres-villes historiques subissent une pression croissante li&eacute;e &agrave; la conversion massive de <strong>logements en r&eacute;sidences secondaires ou en meubl&eacute;s de tourisme</strong>, ph&eacute;nom&egrave;ne consid&eacute;rablement acc&eacute;l&eacute;r&eacute; par le <strong>d&eacute;veloppement des plateformes num&eacute;riques de location de courte dur&eacute;e</strong>.</p>  Il en r&eacute;sulte une rar&eacute;faction de l&#39;habitat permanent, une d&eacute;vitalisation des centres urbains et une d&eacute;sertification des services publics locaux en dehors de la saison estivale.<br />  <br />  Face &agrave; ce constat, le l&eacute;gislateur a adopt&eacute;, le 19 novembre 2024, la <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000050612711"  target="_blank">loi n&deg; 2024-1039 dite &laquo; loi Le Meur &raquo;</a>.<br />  <br />  Publi&eacute;e au Journal officiel le 20 novembre et applicable d&egrave;s le lendemain, elle introduit notamment, en son article 5, II, la cr&eacute;ation d&#39;une servitude de r&eacute;sidence principale, nouvelle cat&eacute;gorie de servitude d&#39;urbanisme inscriptible dans le plan local d&#39;urbanisme. Cette innovation constitue la pi&egrave;ce ma&icirc;tresse de la loi en ce qu&#39;elle agit en amont, d&egrave;s la construction des logements, et non en aval lors de leur mise sur le march&eacute;.<br />  <br />  Codifi&eacute;e &agrave; l&#39;article L. 151-14-1 du Code de l&#39;urbanisme, la servitude de r&eacute;sidence principale est qualifi&eacute;e par le l&eacute;gislateur de &laquo;<strong> servitude d&#39;urbanisme </strong>&raquo;.<br />  <br />  Elle se distingue fondamentalement des servitudes de droit priv&eacute; r&eacute;gies par les articles 637 et suivants du Code civil : elle ne na&icirc;t pas d&#39;un rapport entre fonds dominant et fonds servant, mais est impos&eacute;e directement par le r&egrave;glement du PLU en vertu d&#39;une habilitation l&eacute;gislative.&nbsp;<br />  <br />  Elle s&#39;apparente, par sa structure, aux servitudes l&eacute;gales d&#39;urbanisme existantes, pr&eacute;emption, emplacements r&eacute;serv&eacute;s, mais innove en ce qu&#39;elle porte non sur l&#39;implantation ou la forme du b&acirc;ti, mais sur son affectation fonctionnelle.<br />  <br />  La servitude ne peut &ecirc;tre institu&eacute;e que dans les communes disposant d&#39;un PLU, ou d&#39;un document d&#39;urbanisme en tenant lieu, et remplissant l&#39;une des deux conditions alternatives suivantes :<br />  <br />  - un taux de r&eacute;sidences secondaires sup&eacute;rieur &agrave; 20 % du nombre total d&#39;immeubles &agrave; usage d&#39;habitation ;&nbsp;<br />  ou&nbsp;<br />  - une situation dans le p&eacute;rim&egrave;tre d&#39;application de la taxe annuelle sur les logements vacants pr&eacute;vue &agrave; l&#39;article 232 du Code g&eacute;n&eacute;ral des imp&ocirc;ts, c&#39;est-&agrave;-dire dans une zone tendue correspondant aux agglom&eacute;rations de plus de 50 000 habitants.<br />  &nbsp;<br />  Le premier crit&egrave;re vise les communes touristiques de petite ou moyenne taille ; le second couvre les grandes agglom&eacute;rations sous tension locative. Le champ d&#39;application territorial est ainsi particuli&egrave;rement large.<br />  <br />  La servitude ne s&#39;applique qu&#39;aux constructions nouvelles de logements, dans les zones urbaines et &agrave; urbaniser du PLU. Les b&acirc;timents existants, r&eacute;sidences secondaires d&eacute;j&agrave; constitu&eacute;es ou logements transform&eacute;s en meubl&eacute;s de tourisme, ne sont pas concern&eacute;s.&nbsp;<br />  <br />  Le dispositif est sans effet r&eacute;troactif : il ne s&#39;applique ni aux demandes de permis de construire d&eacute;pos&eacute;es avant l&#39;entr&eacute;e en vigueur de la modification du PLU, ni aux constructions dont le permis a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; d&eacute;livr&eacute;.&nbsp;<br />  <br />  Les &eacute;lus souhaitant r&eacute;guler le stock existant de logements doivent donc se tourner vers d&#39;autres outils.<br />  <br />  L&#39;article 5 de la loi pr&eacute;voit express&eacute;ment que la servitude peut &ecirc;tre institu&eacute;e par voie de modification simplifi&eacute;e du PLU, conform&eacute;ment &agrave; l&#39;article L. 153-31 du Code de l&#39;urbanisme.&nbsp;<br />  <br />  Cette proc&eacute;dure all&eacute;g&eacute;e, qui &eacute;vite la lourde r&eacute;vision du PLU, requiert une d&eacute;lib&eacute;ration du conseil municipal ou de l&#39;organe d&eacute;lib&eacute;rant de l&#39;EPCI, une mise &agrave; disposition du public, et une d&eacute;cision d&#39;approbation.&nbsp;<br />  <br />  La d&eacute;limitation des secteurs concern&eacute;s est laiss&eacute;e &agrave; la discr&eacute;tion de l&#39;autorit&eacute; comp&eacute;tente, mais doit reposer sur un objectif l&eacute;gitime et &ecirc;tre proportionn&eacute;e, sous peine d&#39;annulation pour exc&egrave;s de pouvoir.<br />  <br />  <u>La servitude cr&eacute;e trois cat&eacute;gories d&#39;obligations :&nbsp;</u><br />  <br />  <strong>- En premier lieu</strong>, une obligation d&#39;usage en r&eacute;sidence principale : le logement doit &ecirc;tre occup&eacute; ou lou&eacute; &agrave; titre de r&eacute;sidence principale, entendue comme le logement occup&eacute; au moins huit mois par an. Cette obligation p&egrave;se sur le propri&eacute;taire, qui doit s&#39;assurer que son locataire la respecte ; le non-respect par ce dernier entra&icirc;ne de plein droit la r&eacute;siliation du bail, par modification de la loi du 6 juillet 1989.<br />  <br />  <strong>- En deuxi&egrave;me lieu</strong>, une interdiction de la location en meubl&eacute; de tourisme. Une nuance m&eacute;rite attention : la loi admet que le propri&eacute;taire-r&eacute;sident puisse louer son logement en meubl&eacute; de tourisme dans la limite de 120 jours par an lors de ses absences temporaires, pr&eacute;servant un compl&eacute;ment de revenus occasionnel sans d&eacute;naturer la vocation r&eacute;sidentielle du bien.<br />  <br />  <strong>- En troisi&egrave;me lieu</strong>, une obligation de mention dans les actes juridiques : la servitude doit &ecirc;tre express&eacute;ment mentionn&eacute;e dans tout acte relatif au logement qu&#39;elle gr&egrave;ve, promesse de vente, acte authentique, bail, acte constitutif de droits r&eacute;els. Le d&eacute;faut de mention est sanctionn&eacute; par la nullit&eacute; de l&#39;acte, ce qui place les notaires, agents immobiliers et bailleurs dans une position de vigilance renforc&eacute;e.<br />  &nbsp; &nbsp;<br />  La loi confie au maire un r&ocirc;le d&#39;op&eacute;rateur central : il constate les infractions, conduit la proc&eacute;dure contradictoire et prononce les sanctions. Apr&egrave;s constat et recueil des observations du propri&eacute;taire, le maire fixe un d&eacute;lai de r&eacute;gularisation. En l&#39;absence de r&eacute;gularisation, il peut prononcer une astreinte journali&egrave;re pouvant atteindre 1.000 &euro; par jour, dans la limite d&#39;un plafond total de 100.000 &euro;, seuils nettement sup&eacute;rieurs aux astreintes classiques d&#39;urbanisme, t&eacute;moignant d&#39;une volont&eacute; dissuasive explicite du l&eacute;gislateur.<br />  <br />  La loi r&eacute;serve un traitement sp&eacute;cifique &agrave; la Corse, o&ugrave; la part des r&eacute;sidences secondaires atteint des niveaux particuli&egrave;rement &eacute;lev&eacute;s. Une disposition ad hoc permet d&#39;y instaurer la servitude m&ecirc;me en l&#39;absence de PLU, via le Plan d&#39;am&eacute;nagement et de d&eacute;veloppement durable de Corse (PADDUC), d&egrave;s lors que les r&eacute;sidences secondaires repr&eacute;sentent plus de 20 % du parc.&nbsp;<br />  <br />  Cette d&eacute;rogation, justifi&eacute;e par les sp&eacute;cificit&eacute;s insulaires constitutionnellement reconnues, illustre la souplesse du dispositif.<br />  <br />  Les collectivit&eacute;s souhaitant se saisir de ce dispositif devront, dans un premier temps, v&eacute;rifier leur &eacute;ligibilit&eacute;, puis le cas &eacute;ch&eacute;ant d&eacute;lib&eacute;rer sur la d&eacute;limitation des secteurs assujettis en fondant ce choix sur une analyse objective du march&eacute; local, afin de s&eacute;curiser la mesure face au contr&ocirc;le de proportionnalit&eacute;.<br />  La proc&eacute;dure de modification simplifi&eacute;e du PLU devra &ecirc;tre engag&eacute;e sans d&eacute;lai, son traitement n&eacute;cessitant g&eacute;n&eacute;ralement de six &agrave; douze mois.&nbsp;<br />  &nbsp;  <pre>  <strong>La servitude de r&eacute;sidence principale institu&eacute;e par la loi Le Meur comble une lacune r&eacute;elle dans la capacit&eacute; des collectivit&eacute;s &agrave; ma&icirc;triser leur politique de l&#39;habitat en amont de la construction. Instrument puissant, il n&#39;est pas universel et son d&eacute;ploiement suppose une parfaite ma&icirc;trise des conditions d&#39;&eacute;ligibilit&eacute;, des modalit&eacute;s proc&eacute;durales et du r&eacute;gime des sanctions. </strong></pre>  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Tue, 18 Aug 2026 08:30:57 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Immobilier / Logement]]></category>
                        <category><![CDATA[Permis de construire/ Documents d'urbanisme]]></category>
                        <azkocmscategoryid>4900</azkocmscategoryid>
                        <azkocmscategoryid>9500</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[TROUV&Eacute; Ludivine]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[TROUV&Eacute; Ludivine]]></nom>
                <epuserid>1011</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[1927 AVOCATS - Poitiers]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[POITIERS]]></barreau>
                                <anficheid>3114</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>640</anorgid>
                    <orgaid>227</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Servitude de résidence principale : Un nouvel outil inédit au service de l’habitat permanent]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Il en résulte une raréfaction de l'habitat permanent, une dévitalisation des centres urbains et une désertification des services publics locaux en dehors de la saison estivale.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/servitude-de-residence-principale.jpg">
                <media:title>Servitude de résidence principale : Un nouvel outil inédit au service de l’habitat permanent</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Servitude de résidence principale]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Servitude de résidence principale]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Bienvenue à LEXYMORE au sein d'EUROJURIS France !]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/adhesion-lexymore-eurojuris-france-43762.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">9b6e0fb52eba76006d3d11ead82fad4d-43762</guid>
            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Nous sommes heureux d&#39;accueillir LEXYMORE, soci&eacute;t&eacute; d&#39;avocats d&#39;affaires bas&eacute;e &agrave; Bordeaux, parmi les membres de notre r&eacute;seau.</strong></pre>  <a href="https://www.lexymore.fr/"  target="_blank">LEXYMORE</a> accompagne les<strong> dirigeants et les entreprises</strong> avec une approche globale du<strong> droit des affaires</strong>, fond&eacute;e sur la gestion du risque, l&#39;anticipation et une relation de confiance avec ses clients. Ses &eacute;quipes interviennent aussi bien en conseil qu&#39;en contentieux des affaires et partagent une vision entrepreneuriale de leur m&eacute;tier.<br />  <br />  Nous leur souhaitons la bienvenue et sommes ravis de pouvoir compter sur leurs comp&eacute;tences pour enrichir la dynamique et les &eacute;changes au sein d&#39;EUROJURIS France.<br />  &nbsp;  <ul>  	<li><a href="https://www.eurojuris.fr/page/annuaire/cabinets/lexymore-37374.htm"  target="_blank">Consulter la fiche du cabinet d&#39;avocats Lexymore</a></li>  </ul>  ]]></description>
            <pubDate>Mon, 17 Aug 2026 07:54:16 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Actualités EUROJURIS]]></category>
                        <azkocmscategoryid>2200</azkocmscategoryid>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Bienvenue à LEXYMORE au sein d'EUROJURIS France !]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Nous sommes heureux d'accueillir LEXYMORE, société d'avocats d'affaires basée à Bordeaux, parmi les membres de notre réseau.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/cabinet-lexymore-integre-eurojuris-france.jpg">
                <media:title>Bienvenue à LEXYMORE au sein d'EUROJURIS France !</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Cabinet Lexymore intègre Eurojuris France]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Cabinet Lexymore intègre Eurojuris France]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[L'affouage, ou le Moyen Âge qui se chauffe encore au bois]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/affouage-droit-prelevement-bois-foret-communale-pour-se-chauffer-43761.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">f7a802ee25984dd83b82fc3c5bc70d8d-43761</guid>
            <description><![CDATA[Il y a des recoins du droit o&ugrave; l&#39;on croise, sans pr&eacute;venir, un fant&ocirc;me de l&#39;Ancien R&eacute;gime. L&#39;affouage en fait partie.<br />  <br />  Derri&egrave;re ce mot un peu r&ecirc;che se cache une id&eacute;e tr&egrave;s simple et tr&egrave;s ancienne : <strong>le droit, pour les habitants d&#39;une commune, de pr&eacute;lever du bois dans la for&ecirc;t communale &mdash; pour se chauffer, cuire son pain, passer l&#39;hiver. </strong>Le terme vient du bas latin affocare, &laquo; allumer le feu &raquo; : exactement la racine de notre &laquo; foyer &raquo;. L&#39;affouage, c&#39;est donc, litt&eacute;ralement, le droit au feu.<br />  <br />  Le plus savoureux, c&#39;est que ce droit m&eacute;di&eacute;val a travers&eacute; la R&eacute;volution, l&#39;Empire, la R&eacute;publique et deux si&egrave;cles de codifications sans presque bouger. On le retrouve aujourd&#39;hui, presque mot pour mot, dans le <strong>Code forestier</strong> &mdash; celui-l&agrave; m&ecirc;me que l&#39;on a recodifi&eacute; en 2012, entre deux r&eacute;formes sur le RGPD et le t&eacute;l&eacute;recours.<br />  <br />  Et il a conserv&eacute; tout son parfum d&#39;autrefois. Le partage se fait encore &laquo; par feu &raquo; &mdash; comprenez : par foyer, par chemin&eacute;e. La commune doit d&eacute;signer trois garants solidaires, choisis parmi les affouagistes solvables, qui r&eacute;pondent ensemble des d&eacute;g&acirc;ts caus&eacute;s &agrave; la coupe : une caution collective tout droit sortie de l&#39;esprit de la grande ordonnance de Colbert sur les Eaux et For&ecirc;ts de 1669. Et surtout, r&egrave;gle d&#39;or : <strong>interdiction absolue de revendre son bois</strong>. L&#39;affouage nourrit le foyer, pas le commerce.<br />  <br />  On pourrait n&#39;y voir qu&#39;une curiosit&eacute; folklorique. Elle est pourtant bien vivante. Chaque automne, dans quantit&eacute; de communes rurales, le conseil municipal d&eacute;lib&egrave;re, l&#39;Office national des for&ecirc;ts mart&egrave;le les coupes, le r&ocirc;le d&#39;affouage s&#39;affiche en mairie. Et, comme tout ce qui vit, cela produit du contentieux : un habitant radi&eacute; du r&ocirc;le, un affouagiste qui revend discr&egrave;tement son bois de chauffage sur internet, une commune qui d&eacute;signe mal ses garants&hellip; Le tribunal administratif tranche, en 2026 comme on tranchait jadis devant le juge des Eaux et For&ecirc;ts.<br />  <br />  Il y a quelque chose de r&eacute;confortant dans cette survivance. &Agrave; l&#39;heure des plateformes et des algorithmes, une part de notre droit continue de parler de feux, de for&ecirc;ts communales et de solidarit&eacute; villageoise. Le bois de la jeune R&eacute;publique chauffe encore dans les m&acirc;nes de l&#39;Ancien R&eacute;gime &mdash; et le juge veille toujours &agrave; ce qu&#39;il chauffe le bon foyer.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Mon, 17 Aug 2026 07:07:02 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Principes généraux]]></category>
                        <azkocmscategoryid>10400</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></nom>
                <epuserid>94</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[1927 AVOCATS - Poitiers]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[POITIERS]]></barreau>
                                <anficheid>201</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>640</anorgid>
                    <orgaid>227</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[L'affouage, ou le Moyen Âge qui se chauffe encore au bois]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Il y a des recoins du droit où l'on croise, sans prévenir, un fantôme de l'Ancien Régime. L'affouage en fait partie.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/affouage.jpg">
                <media:title>L'affouage, ou le Moyen Âge qui se chauffe encore au bois</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Affouage]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Affouage]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Le joug léger des monuments historiques]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/gestion-patrimoniale-monuments-historiques-service-developpement-economique-touristique-collectivites-43760.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">fb3fda882b7b7a67a2aeea29a065b9ac-43760</guid>
            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Pour une gestion patrimoniale des monuments historiques au service du d&eacute;veloppement &eacute;conomique et touristique des collectivit&eacute;s</strong></pre>  Le <strong>monument historique </strong>a longtemps &eacute;t&eacute; regard&eacute; comme une charge. Le rapport que la commission de la culture du S&eacute;nat a consacr&eacute;, en juillet 2026, &agrave; la gestion des monuments historiques invite &agrave; y voir aussi une ressource. Pour les collectivit&eacute;s, qui poss&egrave;dent une large part du parc, ce changement de regard n&rsquo;est pas une figure de style : c&rsquo;est une strat&eacute;gie.    <h2><strong>I. Un patrimoine en p&eacute;ril, les collectivit&eacute;s en premi&egrave;re ligne</strong></h2>  Le tableau que dresse le rapport s&eacute;natorial est s&eacute;v&egrave;re. La France compte quelque 45 446 monuments historiques class&eacute;s ou inscrits, dont 58 % sont situ&eacute;s en zone rurale et 43 % appartiennent &agrave; des communes &mdash; souvent petites, et dot&eacute;es de peu de moyens. Or ces monuments vieillissent : 18 % d&rsquo;entre eux sont en mauvais &eacute;tat et appellent des travaux lourds, 5 % sont jug&eacute;s en p&eacute;ril, au point de pr&eacute;senter un danger. C&rsquo;est ce que la mission nomme, d&rsquo;une formule juste, &laquo; le mur d&rsquo;investissement qui vient &raquo;.<br />  <br />  Le moment est mal choisi pour reculer, et c&rsquo;est pourtant ce qui s&rsquo;annonce. Apr&egrave;s le point haut de 2025, la loi de finances pour 2026 r&eacute;duit les autorisations d&rsquo;engagement et les cr&eacute;dits de paiement consacr&eacute;s aux monuments de 34 % et de 21 %, et le rapport redoute que ce coup de frein n&rsquo;inaugure une contraction durable du soutien de l&rsquo;&Eacute;tat. Dans le m&ecirc;me temps, les collectivit&eacute;s se d&eacute;clarent &laquo; de moins en moins en mesure de participer au tour de table financier &raquo; des restaurations. L&rsquo;&eacute;quation, ainsi pos&eacute;e, para&icirc;t insoluble.<br />  <br />  Le mal, du reste, n&rsquo;est pas seulement budg&eacute;taire. Le rapport pointe les &laquo; lacunes du pilotage de la strat&eacute;gie monumentale &raquo; : l&rsquo;&Eacute;tat n&rsquo;a qu&rsquo;une vision lacunaire de son parc et des cr&eacute;dits mobilis&eacute;s, et l&rsquo;accompagnement technique et juridique des gestionnaires fait cruellement d&eacute;faut, singuli&egrave;rement pour les communes rurales d&eacute;pourvues de services d&rsquo;ing&eacute;nierie. Un patrimoine riche, mais orphelin de m&eacute;thode.  <h2><strong>II. Le renversement : de la conservation-charge &agrave; l&rsquo;usage-ressource</strong></h2>  Face &agrave; cette impasse, le rapport a le m&eacute;rite de ne pas se borner &agrave; r&eacute;clamer davantage de cr&eacute;dits. Il propose de &laquo; d&eacute;finir un nouvel horizon &raquo; et de refonder le mod&egrave;le de conservation autour de l&rsquo;usage. Car si la conservation est une charge, elle est aussi, selon ses propres mots, &laquo; un gisement de d&eacute;veloppement &eacute;conomique et social &raquo; : le tourisme patrimonial repr&eacute;sente d&eacute;j&agrave; quinze milliards d&rsquo;euros de retomb&eacute;es annuelles et cent mille emplois non d&eacute;localisables.<br />  <br />  L&rsquo;id&eacute;e ma&icirc;tresse est l&agrave;, et elle est f&eacute;conde : l&rsquo;usage doit devenir &laquo; le param&egrave;tre fondamental de la protection &raquo;. Un monument habit&eacute;, visit&eacute;, exploit&eacute; se d&eacute;grade moins ; il emporte l&rsquo;adh&eacute;sion de la population aux moyens qu&rsquo;on lui consacre ; et il d&eacute;gage les ressources de son propre entretien. Mise en tourisme, transformation en logements, en salles communales, en &eacute;coles de musique ou en tiers-lieux &mdash; y compris pour les &eacute;difices cultuels, qui forment plus du tiers du parc : toutes les voies sont bonnes qui rendent au monument une fonction. Et par-dessus tout, le rapport r&eacute;habilite la &laquo; culture de l&rsquo;entretien &raquo;, qu&rsquo;il tient &agrave; juste titre pour le levier de protection le plus efficace et le moins co&ucirc;teux. C&rsquo;est un renversement presque copernicien : on ne conserve plus pour conserver, on conserve par l&rsquo;usage.  <h2><strong>III. L&rsquo;exemple des Paradores : le patrimoine fait moteur</strong></h2>  Ce renversement, un pays voisin en a fait une politique publique il y a pr&egrave;s d&rsquo;un si&egrave;cle. Depuis 1928 &mdash; le premier &eacute;tablissement ouvrit ses portes &agrave; Navarredonda de Gredos &mdash;, l&rsquo;Espagne a patiemment b&acirc;ti le r&eacute;seau des Paradores : quatre-vingt-dix-huit &eacute;tablissements aujourd&rsquo;hui, plus de dix mille lits, install&eacute;s dans des ch&acirc;teaux, des monast&egrave;res, des couvents et des palais restaur&eacute;s. Soci&eacute;t&eacute; publique dont l&rsquo;actionnaire unique est la Direction g&eacute;n&eacute;rale du Patrimoine de l&rsquo;&Eacute;tat, le r&eacute;seau s&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; franchir, en 2026, le cap symbolique de la centi&egrave;me maison.<br />  <br />  Le g&eacute;nie du mod&egrave;le tient en trois id&eacute;es simples. Il s&rsquo;agit d&rsquo;abord d&rsquo;implanter l&agrave; o&ugrave; l&rsquo;initiative priv&eacute;e ne se risque pas &mdash; les territoires ruraux, les villes moyennes d&eacute;laiss&eacute;es &mdash; et d&rsquo;en faire des moteurs &eacute;conomiques, pourvoyeurs d&rsquo;emplois, de visiteurs et de commandes pour l&rsquo;artisanat local. Il s&rsquo;agit ensuite de sauver par l&rsquo;usage des monuments &agrave; l&rsquo;abandon : le parador restaure la forteresse et la fait vivre, plut&ocirc;t que de la laisser se d&eacute;faire. Il s&rsquo;agit enfin d&rsquo;autofinancer, l&rsquo;exploitation h&ocirc;teli&egrave;re portant une part de la conservation. Le patrimoine cesse alors d&rsquo;&ecirc;tre un gouffre : il devient un actif qui travaille.<br />  <br />  La le&ccedil;on, pour la France, n&rsquo;est pas d&rsquo;importer tel quel un op&eacute;rateur national d&rsquo;h&ocirc;tellerie &mdash; l&rsquo;Etat n&rsquo;ayant ni les moyens ni l&rsquo;ing&eacute;nierie d&rsquo;un tel d&eacute;veloppement. Elle est d&rsquo;en retenir la philosophie : le monument comme point d&rsquo;appui d&rsquo;une strat&eacute;gie territoriale, et l&rsquo;usage comme condition de sa survie. Ce que l&rsquo;Espagne a fait &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle d&rsquo;une nation, les collectivit&eacute;s fran&ccedil;aises peuvent l&rsquo;entreprendre &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle de leurs ch&acirc;teaux, de leurs abbayes et de leurs halles.  <h2><strong>IV. Les instruments d&rsquo;une gestion patrimoniale tourn&eacute;e vers le d&eacute;veloppement</strong></h2>  C&rsquo;est ici que le juriste rejoint le strat&egrave;ge, car les collectivit&eacute;s disposent d&eacute;j&agrave; des outils. La vraie difficult&eacute; n&rsquo;est pas tant de trouver l&rsquo;argent de la restauration que de mobiliser un partenaire qui la porte en &eacute;change du droit d&rsquo;exploiter &mdash; sans que la collectivit&eacute; n&rsquo;ali&egrave;ne pour autant son monument. On retrouve la logique de dissociation que nous connaissons bien : conserver la propri&eacute;t&eacute;, conf&eacute;rer un droit r&eacute;el.<br />  <br />  Le<strong> bail emphyt&eacute;otique administratif</strong> (art. L. 1311-2 du CGCT) en est l&rsquo;instrument de pr&eacute;dilection : consenti pour dix-huit &agrave; quatre-vingt-dix-neuf ans en vue d&rsquo;une op&eacute;ration d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, il permet &agrave; un op&eacute;rateur de restaurer et d&rsquo;exploiter le monument &mdash; h&ocirc;tel, tiers-lieu, &eacute;quipement culturel &mdash;, de financer les travaux sur son droit r&eacute;el, la collectivit&eacute; recouvrant &agrave; terme un bien remis en &eacute;tat. Le bail &agrave; construction ou le bail &agrave; r&eacute;habilitation, l&rsquo;autorisation d&rsquo;occupation temporaire constitutive de droits r&eacute;els viennent compl&eacute;ter la palette, selon que le monument rel&egrave;ve du domaine public ou du domaine priv&eacute; et selon l&rsquo;usage projet&eacute;.<br />  <br />  &Agrave; ces instruments s&rsquo;ajoutent les leviers de financement, dont le rapport dessine lui-m&ecirc;me les contours : le <strong>m&eacute;c&eacute;nat</strong>, qu&rsquo;il propose d&rsquo;amplifier par un dispositif fiscal cibl&eacute; sur les monuments majeurs ; des pr&ecirc;ts d&eacute;di&eacute;s &agrave; la r&eacute;habilitation des &eacute;difices susceptibles d&rsquo;une exploitation &eacute;conomique ; la billetterie d&rsquo;&eacute;difices remarquables aujourd&rsquo;hui ouverts gratuitement ; voire le fl&eacute;chage d&rsquo;une part de l&rsquo;&eacute;pargne r&eacute;glement&eacute;e. Et, pour piloter l&rsquo;ensemble, la soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;&eacute;conomie mixte ou la soci&eacute;t&eacute; publique locale &agrave; vocation patrimoniale, qui permet de porter, de restaurer et d&rsquo;exploiter &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle d&rsquo;un territoire &mdash; un parador intercommunal, en somme.<br />  <br />  Le fil conducteur, que le rapport &eacute;rige en principe et que le droit permet de mettre en &oelig;uvre, est la conditionnalit&eacute; par l&rsquo;usage : n&rsquo;engager les deniers publics qu&rsquo;au regard de l&rsquo;impact &eacute;conomique, touristique et social du projet, de l&rsquo;utilisation effective du bien, de son &eacute;tat sanitaire et d&rsquo;un sch&eacute;ma pluriannuel d&rsquo;entretien. Ainsi comprise, la subvention cesse d&rsquo;&ecirc;tre un guichet ; elle devient un investissement.  <h2><strong>V. Ce que les collectivit&eacute;s peuvent entreprendre, d&egrave;s &agrave; pr&eacute;sent</strong></h2>  Les grandes r&eacute;formes de structure que le rapport appelle de ses v&oelig;ux &mdash; l&rsquo;inscription de la protection du patrimoine parmi les principes de valeur constitutionnelle, la cr&eacute;ation d&rsquo;un minist&egrave;re de plein exercice du Patrimoine et du Tourisme, un guichet unique de subvention, le renforcement de la formation des &eacute;lus &mdash; rel&egrave;vent du l&eacute;gislateur et du temps long. On ne peut qu&rsquo;en approuver l&rsquo;intention, tant la dispersion des dispositifs et la faiblesse de l&rsquo;ing&eacute;nierie locale la justifient.<br />  <br />  Mais l&rsquo;essentiel se joue &agrave; droit constant, et sans attendre. Une commune ou une intercommunalit&eacute; peut, d&egrave;s aujourd&rsquo;hui, se doter d&rsquo;une v&eacute;ritable <strong>strat&eacute;gie patrimoniale</strong> : recenser ses monuments et leur potentiel d&rsquo;exploitation, retenir pour chacun l&rsquo;outil contractuel adapt&eacute;, rechercher l&rsquo;op&eacute;rateur, et adosser le tout &agrave; un sch&eacute;ma d&rsquo;entretien pluriannuel. C&rsquo;est un travail d&rsquo;ing&eacute;nierie juridique et financi&egrave;re que les petites collectivit&eacute;s ne sauraient mener seules &mdash; d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t d&eacute;cisif d&rsquo;un accompagnement d&eacute;di&eacute;. La question n&rsquo;est plus de savoir si l&rsquo;on a les moyens de conserver ; elle est de savoir comment faire de la conservation un projet qui, en partie, se paie lui-m&ecirc;me.    <h2><strong>Conclusion</strong></h2>  Le monument historique n&rsquo;est pas un passif que l&rsquo;on porte &agrave; bout de bras jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;puisement des finances publiques. C&rsquo;est, pour peu qu&rsquo;on lui rende un usage, un<strong> investissement d&rsquo;avenir</strong> : pour l&rsquo;emploi local, qui ne se d&eacute;localise pas ; pour l&rsquo;attractivit&eacute; touristique, qui irrigue tout un territoire ; pour l&rsquo;identit&eacute; des lieux et l&rsquo;histoire de la France, enfin, qui n&rsquo;a pas de prix mais qui a une valeur.&nbsp;<br />  <br />  Les Paradores l&rsquo;ont d&eacute;montr&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle d&rsquo;une nation. Il appartient d&eacute;sormais aux collectivit&eacute;s fran&ccedil;aises de l&rsquo;entreprendre &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle de leur patrimoine. Car la pierre, lorsqu&rsquo;on la fait vivre, est un t&eacute;moignage d&rsquo;avenir.<br />  <br />  <em>Source : rapport d&rsquo;information de la commission de la culture du S&eacute;nat sur la gestion des monuments historiques (juillet 2026). Instruments cit&eacute;s : art. L. 1311-2 et s. du CGCT (bail emphyt&eacute;otique administratif) ; art. L. 251-1 et s. et L. 252-1 et s. du CCH (baux &agrave; construction et &agrave; r&eacute;habilitation) ; art. L. 2122-1 et s. du CG3P (autorisations d&rsquo;occupation, le cas &eacute;ch&eacute;ant constitutives de droits r&eacute;els).</em><br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Fri, 24 Jul 2026 12:27:42 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Droit public économique]]></category>
                        <azkocmscategoryid>10200</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></nom>
                <epuserid>94</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[1927 AVOCATS - Poitiers]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[POITIERS]]></barreau>
                                <anficheid>201</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>640</anorgid>
                    <orgaid>227</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Pour une gestion patrimoniale des monuments historiques au service du développement économique et touristique des collectivités]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Le monument historique a longtemps été regardé comme une charge. Le rapport que la commission de la culture du Sénat a consacré, en juillet 2026, à la gestion des monuments historiques invite à y voir aussi une ressource.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/gestion-patrimoniale-monuments-historiques.jpg">
                <media:title>Le joug léger des monuments historiques</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Gestion patrimoniale monuments historiques]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Gestion patrimoniale monuments historiques]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[La plage, le port et l’aubaine : le littoral c’est du patrimoine !]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/plage-port-affectation-domaine-public-43759.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">50c1a8f6d7e3f4e33515a9d2c1320315-43759</guid>
            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Longtemps, les communes du littoral ont perdu. Trop de monde, trop d&rsquo;arr&ecirc;t&eacute;s annul&eacute;s, trop peu de leviers. Une d&eacute;cision de fin 2025 sur le port de La Rochelle confirme un basculement discret mais d&eacute;cisif : la cl&eacute; n&rsquo;est pas dans la police &mdash; elle est dans le patrimoine !</strong></pre>  L&rsquo;&eacute;t&eacute;, sur le littoral, tout le monde veut sa place. Le baigneur, le plaisancier, le moniteur de surf, le vendeur de beignets &mdash; et, d&eacute;sormais, le touriste qui loue une nuit &agrave; bord d&rsquo;un bateau amarr&eacute;. La ressource, le sable et le plan d&rsquo;eau, est la m&ecirc;me, et elle est rare. Le maire, lui, est en premi&egrave;re ligne : on lui demande de concilier l&rsquo;inconciliable, et quand il tranche, on l&rsquo;attaque.    <h2><br />  <strong>Une d&eacute;cennie de reculs</strong></h2>  Pendant des ann&eacute;es, il a surtout perdu. Les arr&ecirc;t&eacute;s interdisant la vente &agrave; la sauvette sur les plages ont &eacute;t&eacute; suspendus les uns apr&egrave;s les autres &mdash; de Capbreton &agrave; Fleury-d&rsquo;Aude &mdash;, faute de trouble &agrave; l&rsquo;ordre public d&eacute;montr&eacute;. Le message des juges &eacute;tait constant : la fr&eacute;quentation qui monte, le &laquo; conflit d&rsquo;usage &raquo; invoqu&eacute; en g&eacute;n&eacute;ral, ne suffisent pas. Il faut <strong>prouver</strong>. Et sur le terrain de la police, la preuve est un mur.    <h2><strong>Le vent tourne : La Rochelle</strong></h2>  Mais la police n&rsquo;est pas le seul levier. Derri&egrave;re elle, il y a autre chose, de plus solide et de plus ancien : le domaine. La plage, le port, appartiennent au <strong>domaine public</strong>, et ce domaine a une <strong>affectation</strong> &mdash; une destination &agrave; laquelle il est d&eacute;volu. Ce qui contrarie cette affectation n&rsquo;a pas &agrave; y &ecirc;tre tol&eacute;r&eacute;.<br />  <br />  Le port de plaisance de La Rochelle vient d&rsquo;en administrer la d&eacute;monstration. Exc&eacute;d&eacute; par l&rsquo;essor de l&rsquo;&laquo; h&eacute;bergement &agrave; flot &raquo; &mdash; la location de nuit&eacute;es &agrave; bord, fa&ccedil;on plateforme &mdash;, il l&rsquo;a purement et simplement interdit. Les loueurs ont cri&eacute; &agrave; l&rsquo;atteinte &agrave; la libert&eacute; du commerce.<br />  <br />  Le 23 d&eacute;cembre 2025, le Conseil d&rsquo;&Eacute;tat a refus&eacute; de suspendre l&rsquo;interdiction.<br />  Motif : les conflits d&rsquo;usage entre plaisanciers et occupants touristiques, l&rsquo;usure acc&eacute;l&eacute;r&eacute;e des infrastructures, et surtout l&rsquo;affectation portuaire du plan d&rsquo;eau, que l&rsquo;h&eacute;bergement marchand d&eacute;voie. <strong>La libert&eacute; du commerce n&rsquo;est pas ni&eacute;e ; elle c&egrave;de devant le domaine</strong>.    <h2><strong>La m&ecirc;me grille sur la plage</strong></h2>  La le&ccedil;on d&eacute;passe le port. C&rsquo;est la m&ecirc;me grille qui vaut sur le sable. Le professionnel qui &laquo; &eacute;cume &raquo; la plage pour y d&eacute;ployer un commerce n&rsquo;en fait pas l&rsquo;usage commun &mdash; r&eacute;cr&eacute;atif et gratuit &mdash; r&eacute;serv&eacute; au public : il l&rsquo;exploite. Fonder l&rsquo;encadrement sur l&rsquo;affectation du domaine et sur des conflits d&rsquo;usage document&eacute;s, plut&ocirc;t que sur la seule police, change la donne. Le maire n&rsquo;agit plus en gardien de la tranquillit&eacute;, &eacute;puis&eacute; &agrave; d&eacute;montrer un trouble ; il agit en <strong>gestionnaire du patrimoine public</strong>.    <h2><strong>Trois r&eacute;flexes</strong></h2>  Encore faut-il s&rsquo;y prendre correctement. Un : <strong>choisir le bon terrain</strong>, et le tenir &mdash; <strong>le domaine</strong>, pas la police, et surtout pas les deux m&eacute;lang&eacute;s, ce qui a fait tomber tant d&rsquo;arr&ecirc;t&eacute;s. Deux : <strong>cumuler les instruments quand c&rsquo;est possible</strong> &mdash; &agrave; La Rochelle, un r&egrave;glement d&rsquo;exploitation du gestionnaire et un arr&ecirc;t&eacute; de police du maire. Trois : <strong>documenter</strong>, toujours &mdash;<strong> les nuisances, les conflits, l&rsquo;usure</strong>, par des pi&egrave;ces, jamais par une p&eacute;tition de principe.    <h2><strong>Les limites actuelles :</strong></h2>  La d&eacute;cision de La Rochelle est rendue en r&eacute;f&eacute;r&eacute; : elle repousse la suspension, elle ne juge pas encore le fond.<br />  <br />  Et sur les plages, la piste domaniale n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; consacr&eacute;e par le Conseil d&rsquo;&Eacute;tat ; les juridictions du fond continuent, pour l&rsquo;heure, de consid&eacute;rer que le vendeur qui ne fait qu&rsquo;un &laquo; arr&ecirc;t momentan&eacute; &raquo; n&rsquo;exc&egrave;de pas l&rsquo;usage commun. Le combat est donc un combat de crit&egrave;re : substituer, pour appr&eacute;cier l&rsquo;usage, la finalit&eacute; &eacute;conomique &agrave; la dur&eacute;e d&rsquo;occupation.<br />  <br />  Mais la direction est prise. Apr&egrave;s une d&eacute;cennie de reculs, le littoral r&eacute;apprend &agrave; dire non &mdash; non pas au nom de l&rsquo;ordre public, trop gourmand en preuves, mais au nom de ce qui fonde son domaine : son affectation et la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;une rentabilit&eacute; du domaine public. C&rsquo;est, peut-&ecirc;tre, le vrai tournant.<br />  <br />  R&eacute;f. : <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000053163225?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=503613&amp;searchField=ALL"  target="_blank">CE, 8e-3e ch. r&eacute;unies, 23 d&eacute;cembre 2025, n&deg; 503613, Association Cap Nautique La Rochelle et autres.</a><br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Thu, 23 Jul 2026 12:24:22 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Droit du littoral]]></category>
                        <azkocmscategoryid>18277</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></nom>
                <epuserid>94</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[1927 AVOCATS - Poitiers]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[POITIERS]]></barreau>
                                <anficheid>201</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>640</anorgid>
                    <orgaid>227</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[La plage, le port appartiennent au domaine public, et ce domaine a une affectation]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Longtemps, les communes du littoral ont perdu. Trop de monde, trop d’arrêtés annulés, trop peu de leviers. Une décision de fin 2025 sur le port de La Rochelle confirme un basculement discret mais décisif.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/plage-port-et-droit-littoral.jpg">
                <media:title>La plage, le port et l’aubaine : le littoral c’est du patrimoine !</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Plage, port, droit du littoral]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Plage, port, droit du littoral]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Cabines de plage : le juge admet des redevances revalorisées, à condition de les asseoir sur les « avantages procurés »]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/cabines-plage-revalorisation-redevance-43758.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">463305739b212edcd50d4df28ea21663-43758</guid>
            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Evocatrices des bains de mer, les cabanes de plage sont &eacute;galement un beau sujet domanial.  Install&eacute;es sur le domaine public, elles donnent lieu au paiement d&rsquo;une redevance d&rsquo;occupation. </strong></pre>  Saisies par des occupants contestant de fortes hausses, les juridictions administratives ont clarifi&eacute; les r&egrave;gles applicables : elles reconnaissent aux gestionnaires &mdash; &Eacute;tat comme communes concessionnaires &mdash; une r&eacute;elle <strong>marge pour revaloriser ces redevances</strong>, mais exigent qu&rsquo;elles <strong>refl&egrave;tent les avantages tir&eacute;s de l&rsquo;occupation</strong>.    <h2><strong>Une occupation privative, pr&eacute;caire par nature</strong></h2>  La <strong>cabine de plage</strong>, quoique propri&eacute;t&eacute; de son occupant, n&rsquo;&eacute;chappe pas au <strong>droit domanial</strong>.&nbsp;<br />  <br />  Implant&eacute;e sur le <strong>domaine public maritime</strong> &mdash; qu&rsquo;il rel&egrave;ve directement de l&rsquo;&Eacute;tat ou d&rsquo;une plage conc&eacute;d&eacute;e &agrave; une commune &mdash;, elle constitue une occupation privative qui suppose une autorisation.&nbsp;<br />  <br />  Celle-ci, rappelle le code g&eacute;n&eacute;ral de la propri&eacute;t&eacute; des personnes publiques, ne peut &ecirc;tre que temporaire et rev&ecirc;t un caract&egrave;re pr&eacute;caire, r&eacute;vocable et personnel. (art. L. 2122-2 et L. 2122-3).&nbsp;<br />  Son titulaire ne dispose d&rsquo;aucun droit acquis &agrave; son renouvellement, quelle que soit l&rsquo;anciennet&eacute; de son installation.<br />  <br />  La distinction est essentielle :<strong> la propri&eacute;t&eacute; de la cabine, bien meuble d&eacute;montable, ne se confond pas avec le droit d&rsquo;occuper l&rsquo;emplacement, purement domanial</strong>.<br />  &nbsp;<br />  On peut poss&eacute;der sa cabine sans d&eacute;tenir le moindre droit au maintien sur le sol qui la supporte.  <h2><strong>Une redevance qui doit refl&eacute;ter les avantages procur&eacute;s</strong></h2>  Cette occupation a un prix. Toute occupation privative du domaine public &laquo; donne lieu au <strong>paiement d&rsquo;une redevance</strong> &raquo; (art. L. 2125-1), dont le montant &laquo; tient compte des avantages de toute nature procur&eacute;s au titulaire de l&rsquo;autorisation &raquo; (art. L. 2125-3).&nbsp;<br />  <br />  La jurisprudence en d&eacute;duit un double crit&egrave;re : la redevance se calcule par r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la <strong>valeur locative d&rsquo;un bien priv&eacute; comparable</strong>, mais aussi en fonction de <strong>l&rsquo;avantage sp&eacute;cifique que procure la jouissance privative du domaine</strong>.<br />  <br />  C&rsquo;est &agrave; propos des <strong>cabines de Noirmoutier </strong>que la cour administrative d&rsquo;appel de Nantes a livr&eacute; l&rsquo;illustration la plus nette de ces principes (1er octobre 2018, n&deg; 16NT04008).    <h2><strong>Un minimum de perception licite.&nbsp;</strong></h2>  Confront&eacute;e &agrave; une redevance dont le minimum avait &eacute;t&eacute; port&eacute;, en cinq ans, de 140 &agrave; 300 euros, la cour a valid&eacute; le dispositif.&nbsp;<br />  <br />  La fixation d&rsquo;un minimum de perception en valeur absolue, applicable &agrave; tous les occupants plac&eacute;s dans la m&ecirc;me situation, est licite ; la faible surface de la cabine &mdash; trois m&egrave;tres carr&eacute;s en l&rsquo;esp&egrave;ce &mdash; est &laquo; sans incidence &raquo;.  <h2><strong>Une hausse justifi&eacute;e par la raret&eacute;.&nbsp;</strong></h2>  La revalorisation a &eacute;t&eacute; jug&eacute;e fond&eacute;e sur <strong>la raret&eacute; de l&rsquo;autorisation </strong>&mdash; le nombre de cabines &eacute;tant strictement plafonn&eacute; sur l&rsquo;&icirc;le &mdash;, sur la possibilit&eacute; de les conserver toute l&rsquo;ann&eacute;e, et sur le fait que les propri&eacute;taires en supportent l&rsquo;achat et l&rsquo;entretien &laquo; sans en tirer aucun revenu &raquo;.&nbsp;<br />  <br />  L&rsquo;administration pouvait, de surcro&icirc;t, se r&eacute;f&eacute;rer aux tarifs des d&eacute;partements voisins pour corriger des redevances devenues anormalement basses.  <h2><strong>Une redevance domaniale, fix&eacute;e forfaitairement.&nbsp;</strong></h2>  Le Conseil d&rsquo;&Eacute;tat a retenu une approche voisine &agrave; propos des mouillages de plaisance (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000047464385?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=462797&amp;searchField=ALL"  target="_blank">14 avril 2023, n&deg; 462797</a>) : une redevance d&eacute;termin&eacute;e &laquo; de mani&egrave;re globale et forfaitaire &raquo; selon les seules caract&eacute;ristiques de l&rsquo;occupation est une redevance domaniale, dont la fixation peut se fonder sur &laquo; la raret&eacute; des emplacements &raquo; et diff&eacute;rencier les tarifs selon la taille sans m&eacute;conna&icirc;tre le principe d&rsquo;&eacute;galit&eacute;.    <h2><strong>Conc&eacute;d&eacute;e ou non : deux circuits de d&eacute;cision</strong></h2>  Le circuit varie selon le <strong>statut de la plage</strong>. Sur les <strong>plages non conc&eacute;d&eacute;es</strong>, le directeur d&eacute;partemental des finances publiques fixe les conditions financi&egrave;res et le pr&eacute;fet d&eacute;livre l&rsquo;autorisation (art. R. 2122-4 et R. 2125-1). Sur les <strong>plages conc&eacute;d&eacute;es</strong>, c&rsquo;est la commune concessionnaire qui, dans le cadre du cahier des charges, arr&ecirc;te la redevance et d&eacute;livre le titre.&nbsp;<br />  <br />  La r&egrave;gle de fond &mdash; une redevance assise sur les avantages procur&eacute;s &mdash; reste, elle, identique.  <h2><strong>Points de vigilance pour les collectivit&eacute;s</strong></h2>    <h3><strong>Une base tarifaire r&eacute;guli&egrave;rement fix&eacute;e.</strong></h3>  Le tarif doit &ecirc;tre arr&ecirc;t&eacute; par l&rsquo;organe comp&eacute;tent ; &agrave; d&eacute;faut, la redevance r&eacute;clam&eacute;e &agrave; l&rsquo;occupant repose sur un fondement fragile.    <h3><strong>Une motivation explicite.</strong></h3>  Toute revalorisation gagne &agrave; &ecirc;tre fond&eacute;e noir sur blanc sur la raret&eacute; et les avantages procur&eacute;s, quitte &agrave; &ecirc;tre &eacute;chelonn&eacute;e dans le temps.    <h3><strong>L&rsquo;anciennet&eacute;, sans droit acquis.</strong></h3>  Si fr&eacute;quente s&rsquo;agissant des cabines, l&rsquo;anciennet&eacute; ne consolide aucun droit au maintien ; elle peut tout au plus figurer parmi les crit&egrave;res objectifs d&rsquo;un r&egrave;glement d&rsquo;attribution transparent.    <h3><strong>L&rsquo;ombre de la mise en concurrence.</strong></h3>  R&eacute;serv&eacute;e &agrave; un usage personnel, la cabine &eacute;chappe &agrave; l&rsquo;obligation de publicit&eacute; et de s&eacute;lection pr&eacute;alable (art. L. 2122-1-1) ; donn&eacute;e en location, elle y bascule.<br />  <br />  Le message des juges est en d&eacute;finitive &eacute;quilibr&eacute; : les collectivit&eacute;s peuvent corriger des tarifs devenus anormalement bas et faire payer la raret&eacute; d&rsquo;un avantage consenti sur un bien commun, &agrave; la condition d&rsquo;en justifier le montant.&nbsp;<br />  <br />  Faute de motivation suffisante, la redevance s&rsquo;expose &agrave; la censure.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Wed, 22 Jul 2026 06:46:01 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Droit public économique]]></category>
                        <azkocmscategoryid>10200</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></nom>
                <epuserid>94</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[1927 AVOCATS - Poitiers]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[POITIERS]]></barreau>
                                <anficheid>201</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>640</anorgid>
                    <orgaid>227</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Cabines de plage : le juge admet des redevances revalorisées, à condition de les asseoir sur les « avantages procurés »]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Evocatrices des bains de mer, les cabanes de plage sont également un beau sujet domanial. Installées sur le domaine public, elles donnent lieu au paiement d’une redevance d’occupation. ]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/redevance-cabines-de-plage.png">
                <media:title>Cabines de plage : le juge admet des redevances revalorisées, à condition de les asseoir sur les « avantages procurés »</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Redevance cabines de plage]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Redevance cabines de plage]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Terrasses commerciales sur le domaine public : jusqu’où peut-on se passer de mise en concurrence ?]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/terrasses-commerciales-domaine-public-mise-en-concurrence-43757.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">96a17fa8fecf60ce60cddfd6be1d2c57-43757</guid>
            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Depuis 2017, l&rsquo;installation d&rsquo;une terrasse de caf&eacute; ou de restaurant sur le domaine public rel&egrave;ve, en principe, d&rsquo;une proc&eacute;dure de s&eacute;lection pr&eacute;alable. Les communes cherchent souvent &agrave; s&rsquo;en affranchir en invoquant l&rsquo;existence d&rsquo;un op&eacute;rateur unique &mdash; le commerce riverain. Une affaire r&eacute;cente, jug&eacute;e &agrave; Nice puis &agrave; Marseille, montre que cette dispense est d&rsquo;un maniement plus d&eacute;licat qu&rsquo;il n&rsquo;y para&icirc;t.</strong></pre>  L&rsquo;id&eacute;e para&icirc;t de bon sens : la terrasse accol&eacute;e &agrave; la devanture d&rsquo;un restaurant ne peut, en pratique, &ecirc;tre exploit&eacute;e que par ce restaurant. Pourquoi, d&egrave;s lors, organiser une mise en concurrence dont l&rsquo;issue serait connue d&rsquo;avance ? De nombreuses collectivit&eacute;s raisonnent ainsi et d&eacute;livrent l&rsquo;autorisation &agrave; l&rsquo;amiable au commer&ccedil;ant riverain. Le raisonnement n&rsquo;est pas d&eacute;nu&eacute; de fondement, mais il se heurte &agrave; un cadre juridique exigeant et &agrave; une jurisprudence qui en tient les contours serr&eacute;s.    <h2><strong>Un principe : la s&eacute;lection pr&eacute;alable</strong></h2>  Tout est parti du droit de l&rsquo;Union. Par son <strong>arr&ecirc;t Promoimpresa</strong> du 14 juillet 2016, la Cour de justice a jug&eacute; que l&rsquo;attribution d&rsquo;autorisations d&rsquo;occupation du domaine public en vue d&rsquo;une activit&eacute; &eacute;conomique, lorsque ces autorisations sont en nombre limit&eacute;, doit &ecirc;tre pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e d&rsquo;une <strong>proc&eacute;dure de s&eacute;lection impartiale et transparente</strong>.<br />  <br />  L&rsquo;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000034443238"  target="_blank">ordonnance n&deg; 2017‑562 du 19 avril 2017</a> en a tir&eacute; les cons&eacute;quences en ins&eacute;rant dans le Code g&eacute;n&eacute;ral de la propri&eacute;t&eacute; des personnes publiques l&rsquo;article L. 2122‑1‑1 : lorsqu&rsquo;un titre permet &agrave; son b&eacute;n&eacute;ficiaire d&rsquo;occuper le domaine public &laquo; en vue d&rsquo;une exploitation &eacute;conomique &raquo;, l&rsquo;autorit&eacute; comp&eacute;tente doit organiser une proc&eacute;dure de s&eacute;lection pr&eacute;alable pr&eacute;sentant toutes les garanties d&rsquo;impartialit&eacute; et de transparence, avec publicit&eacute; permettant aux candidats de se manifester.<br />  <br />  Une terrasse commerciale constitue, &agrave; l&rsquo;&eacute;vidence, une exploitation &eacute;conomique. Elle entre donc, par principe, dans le champ de cette obligation. C&rsquo;est le point de d&eacute;part oblig&eacute; de toute analyse.  <h2><strong>Une exception : la d&eacute;livrance de gr&eacute; &agrave; gr&eacute;.</strong></h2>  L&rsquo;article L. 2122‑1‑3 &eacute;carte l&rsquo;obligation de s&eacute;lection &laquo; lorsque l&rsquo;organisation de la proc&eacute;dure s&rsquo;av&egrave;re impossible ou non justifi&eacute;e &raquo;, et permet alors de d&eacute;livrer le titre &agrave; l&rsquo;amiable. Il &eacute;num&egrave;re cinq illustrations, dont deux int&eacute;ressent directement les terrasses : le 1&deg;, lorsqu&rsquo;&laquo; une seule personne est en droit d&rsquo;occuper la d&eacute;pendance &raquo;, et surtout le 4&deg;, <strong>lorsque &laquo; les caract&eacute;ristiques particuli&egrave;res de la d&eacute;pendance, notamment g&eacute;ographiques, physiques, techniques ou fonctionnelles &raquo; le justifient au regard de l&rsquo;activit&eacute; projet&eacute;e</strong>.<br />  <br />  C&rsquo;est ce 4&deg; qui est le plus sollicit&eacute; pour les <strong>terrasses accol&eacute;es</strong> : la configuration des lieux &mdash; un espace qui prolonge la devanture, accessible et exploitable depuis le seul fonds riverain &mdash; justifierait de s&rsquo;adresser &agrave; cet unique op&eacute;rateur. La doctrine retient d&rsquo;ailleurs volontiers la terrasse &laquo; accol&eacute;e au bar ou au restaurant &raquo; comme l&rsquo;exemple type de la d&eacute;rogation.<br />  <br />  Encore faut-il mesurer deux limites que le texte lui-m&ecirc;me pose. D&rsquo;abord, le 1&deg; vise une exclusivit&eacute; de droit, et non la simple exclusivit&eacute; de fait n&eacute;e de la configuration des lieux : le fondement le plus solide reste donc le 4&deg;. Ensuite &mdash; et l&rsquo;on l&rsquo;oublie souvent &mdash;, le dernier alin&eacute;a de l&rsquo;article impose, chaque fois que la collectivit&eacute; recourt &agrave; la d&eacute;livrance amiable, de &laquo; <strong>rendre publiques les consid&eacute;rations de droit et de fait &raquo; l&rsquo;ayant conduite &agrave; &eacute;carter la proc&eacute;dure</strong>. Cette transparence n&rsquo;est pas facultative : son omission fragilise le titre.    <h2><strong>Le rappel &agrave; l&rsquo;ordre du juge : l&rsquo;affaire de Saint-Paul-de-Vence</strong></h2>  L&rsquo;illustration la plus nette est venue de <strong>Saint-Paul-de-Vence</strong>. La commune avait attribu&eacute;, sans publicit&eacute; ni mise en concurrence, une terrasse de 25 m&sup2; sur le bastion Saint-R&eacute;my de ses remparts.&nbsp;<br />  Un restaurateur voisin, &eacute;vinc&eacute;, a contest&eacute; la convention.<br />  <br />  Le tribunal administratif de Nice lui a donn&eacute; raison et a annul&eacute; le titre (TA Nice, 5ᵉ ch., 23 juillet 2024, n&deg; 2104897). Surtout, il a &eacute;cart&eacute; sans m&eacute;nagement l&rsquo;argument tir&eacute; du 4&deg; : l&rsquo;emplacement, sur un rempart pris&eacute;, &eacute;tait &laquo; disponible en nombre limit&eacute; &raquo; et &laquo; faiblement substituable &raquo; ; la terrasse n&rsquo;&eacute;tait pas r&eacute;ellement situ&eacute;e au droit de l&rsquo;&eacute;tablissement b&eacute;n&eacute;ficiaire, dont elle &eacute;tait s&eacute;par&eacute;e par une route ; et cinq restaurants voisins pouvaient pr&eacute;tendre &agrave; cet emplacement.&nbsp;<br />  <br />  Autrement dit, le titulaire n&rsquo;&eacute;tait nullement le &laquo; seul attributaire possible &raquo;, et aucune caract&eacute;ristique particuli&egrave;re ne justifiait de se dispenser d&rsquo;une s&eacute;lection.<br />  <br />  La cour administrative d&rsquo;appel de Marseille a certes infirm&eacute; ce jugement et valid&eacute; la convention (CAA Marseille, 5ᵉ ch., 4 juillet 2025, n&deg; 24MA02492).&nbsp;<br />  <br />  Mais le fondement du sauvetage m&eacute;rite l&rsquo;attention : la cour s&rsquo;est plac&eacute;e sur le terrain de <strong>l&rsquo;urgence sanitaire</strong> li&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;pid&eacute;mie de Covid-19 &mdash; le 3&deg; de l&rsquo;article L. 2122‑1‑2, que la convention visait express&eacute;ment &mdash;, en relevant que la commune avait retenu un crit&egrave;re objectif (r&eacute;server les emplacements aux restaurants d&eacute;pourvus d&rsquo;espace ext&eacute;rieur) sans intention de favoritisme.&nbsp;<br />  &Agrave; aucun moment elle n&rsquo;a valid&eacute; la logique de l&rsquo;op&eacute;rateur unique tir&eacute;e du 4&deg;.&nbsp;<br />  <br />  Le message est double : la dispense fond&eacute;e sur les caract&eacute;ristiques de la d&eacute;pendance n&rsquo;a pas prosp&eacute;r&eacute;, et l&rsquo;urgence qui a sauv&eacute; la commune est un fondement temporaire &mdash; le titre ne peut alors exc&eacute;der un an &mdash; et non reproductible en temps ordinaire.<br />  <br />  Cette lecture stricte n&rsquo;est pas isol&eacute;e. Interrog&eacute;e sur l&rsquo;application du 4&deg; aux commer&ccedil;ants des halles et march&eacute;s, l&rsquo;administration a r&eacute;pondu que <strong>la seule pr&eacute;sence d&rsquo;un op&eacute;rateur &eacute;tabli ne saurait justifier une telle d&eacute;rogation et que l&rsquo;attribution doit &ecirc;tre pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e d&rsquo;une publicit&eacute; et d&rsquo;une s&eacute;lection</strong> (r&eacute;ponse &agrave; la question &eacute;crite n&deg; 02634, JO S&eacute;nat du 5 juin 2025).    <h2><strong>Ce qu&rsquo;il faut en retenir</strong></h2>  <strong>La dispense de mise en concurrence des terrasses n&rsquo;est ni g&eacute;n&eacute;rale ni automatique.</strong> Elle suppose une appr&eacute;ciation emplacement par emplacement, et ne vaut que pour la portion d&rsquo;emprise r&eacute;ellement accol&eacute;e &agrave; la devanture, non d&eacute;tachable et non convoit&eacute;e.&nbsp;<br />  <br />  D&egrave;s que la terrasse d&eacute;borde sur un espace pris&eacute; &mdash; une place, un quai, un front de mer, un rempart &mdash; que plusieurs commerces pourraient exploiter, le monopole de fait s&rsquo;&eacute;vanouit et la s&eacute;lection redevient obligatoire. La commodit&eacute; ou la proximit&eacute; ne suffisent pas.<br />  <br />  Pour les collectivit&eacute;s, la voie s&ucirc;re consiste &agrave; r&eacute;server la d&eacute;livrance amiable aux seules terrasses v&eacute;ritablement mono-op&eacute;rateur, &agrave; motiver et rendre publiques les consid&eacute;rations de droit et de fait propres &agrave; chaque emplacement, et &agrave; organiser une mise en concurrence &mdash; m&ecirc;me all&eacute;g&eacute;e &mdash; pour les emprises d&eacute;tachables et attractives. &Agrave; d&eacute;faut, le titre s&rsquo;expose &agrave; l&rsquo;annulation, &agrave; la demande du premier concurrent &eacute;vinc&eacute;.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Tue, 21 Jul 2026 07:05:53 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Procédure de passation]]></category>
                        <azkocmscategoryid>9800</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></nom>
                <epuserid>94</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[1927 AVOCATS - Poitiers]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[POITIERS]]></barreau>
                                <anficheid>201</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>640</anorgid>
                    <orgaid>227</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Terrasses commerciales sur le domaine public : jusqu’où peut-on se passer de mise en concurrence ?]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Depuis 2017, l’installation d’une terrasse de café ou de restaurant sur le domaine public relève, en principe, d’une procédure de sélection préalable.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/terrasses-commerciales-domaine-public.png">
                <media:title>Terrasses commerciales sur le domaine public : jusqu’où peut-on se passer de mise en concurrence ?</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Terrasses commerciales domaine public]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Terrasses commerciales domaine public]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Algues vertes en Bretagne : la Cour des comptes salue des « avancées réelles » mais réclame un effort renforcé]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/algues-vertes-bretagne-avancees-mais-effort-renforce-43756.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">459bc85d62c7e83fbb52f033e06a8f75-43756</guid>
            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Cinq ans apr&egrave;s un premier rapport, la Cour des comptes a publi&eacute; le 10 juillet un bilan de la lutte contre la prolif&eacute;ration des algues vertes sur le littoral breton. Elle reconna&icirc;t des progr&egrave;s notables mais appelle &agrave; amplifier les actions pour obtenir des r&eacute;sultats durables.</strong></pre>  Men&eacute;e avec la chambre r&eacute;gionale des comptes de Bretagne, cette enqu&ecirc;te de suivi &eacute;value la mise en &oelig;uvre des recommandations formul&eacute;es en 2021.<br />  <br />  Le ph&eacute;nom&egrave;ne des <strong>mar&eacute;es vertes</strong>, d&ucirc; aux concentrations excessives de nitrates essentiellement d&#39;origine agricole, touche huit baies et treize vasi&egrave;res, de Saint-Brieuc au golfe du Morbihan. Il a, rappelle la Cour, &laquo; des cons&eacute;quences importantes en termes de s&eacute;curit&eacute;, de sant&eacute;, de co&ucirc;ts et d&#39;image &raquo;, ainsi qu&#39;un impact sur les &eacute;cosyst&egrave;mes.<br />  <br />  Le constat est nuanc&eacute;. Si la baisse des teneurs en nitrates dans les cours d&#39;eau est &laquo; significative &raquo; depuis quinze ans, la Cour note &laquo; un ralentissement notable depuis dix ans &raquo; et une prolif&eacute;ration qui &laquo; demeure pr&eacute;gnante &raquo;. Les &eacute;chouages ont recul&eacute; dans trois des huit baies concern&eacute;es par le plan de lutte &mdash; Lieue de Gr&egrave;ve, La For&ecirc;t-Fouesnant et Douarnenez &mdash; mais augment&eacute; dans une majorit&eacute; de secteurs vasiers. Les niveaux de concentration en nitrates restent &laquo; encore trop &eacute;lev&eacute;s pour endiguer durablement ce ph&eacute;nom&egrave;ne &raquo;.<br />  <br />  La juridiction financi&egrave;re salue toutefois &laquo; des avanc&eacute;es r&eacute;elles &raquo; depuis 2021 : renforcement du cadre r&eacute;glementaire avec le septi&egrave;me programme d&#39;action r&eacute;gional nitrates, cr&eacute;ation de huit zones sous contrainte environnementale, d&eacute;veloppement des dispositifs d&#39;accompagnement des agriculteurs et hausse significative des moyens financiers, chiffr&eacute;s en dizaines de millions d&#39;euros.<br />  <br />  La Cour &eacute;met ou r&eacute;it&egrave;re huit recommandations. Alors que plus de 80 % des surfaces d&#39;&eacute;chouage concernent d&eacute;sormais les secteurs vasiers, elle juge indispensable d&#39;y concentrer l&#39;effort, via une r&eacute;vision rapide des sch&eacute;mas d&#39;am&eacute;nagement et de gestion des eaux (Sage) et une meilleure coordination des acteurs locaux sous l&#39;autorit&eacute; des pr&eacute;fets. Elle plaide aussi pour des objectifs de qualit&eacute; de l&#39;eau plus clairs, un ciblage renforc&eacute; des contr&ocirc;les des exploitations et une conditionnalit&eacute; des aides publiques &agrave; des engagements concrets contre les fuites d&#39;azote.<br />  <br />  Le pr&eacute;sident de la r&eacute;gion Bretagne, Lo&iuml;g Chesnais-Girard, a salu&eacute; &laquo; des progr&egrave;s r&eacute;els &raquo; tout en regrettant que 20 % des agriculteurs concern&eacute;s &mdash; 460 sur 2 195 &mdash; ne soient pas encore engag&eacute;s et que les vasi&egrave;res restent &laquo; un angle mort &raquo;. Il appelle &agrave; une &eacute;tape &laquo; plus ambitieuse mais aussi plus d&eacute;centralis&eacute;e &raquo; : &laquo; Si nous voulons aller plus loin, il faudra donner aux territoires les responsabilit&eacute;s et les moyens d&#39;agir. &raquo;<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Mon, 20 Jul 2026 12:37:36 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Environnement]]></category>
                        <azkocmscategoryid>10300</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></nom>
                <epuserid>94</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[1927 AVOCATS - Poitiers]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[POITIERS]]></barreau>
                                <anficheid>201</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>640</anorgid>
                    <orgaid>227</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Algues vertes en Bretagne : la Cour des comptes salue des « avancées réelles » mais réclame un effort renforcé]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[La Cour des comptes a publié le 10 juillet un bilan de la lutte contre la prolifération des algues vertes sur le littoral breton. Elle reconnaît des progrès notables mais appelle à amplifier les actions pour obtenir des résultats durables.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/algues-vertes-bretagne.png">
                <media:title>Algues vertes en Bretagne : la Cour des comptes salue des « avancées réelles » mais réclame un effort renforcé</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Algues vertes en Bretagne]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Algues vertes en Bretagne]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Saint-Martin : la France et les Pays-Bas délimitent enfin leur frontière, 378 ans après]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/saint-martin-delimitation-frontiere-france-et-pays-bas-43755.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">5e3196bdf1782fa1b4485fdd167ce6f3-43755</guid>
            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Pr&egrave;s de quatre si&egrave;cles apr&egrave;s son trac&eacute; coutumier, l&#39;unique fronti&egrave;re terrestre entre la France et le Royaume des Pays-Bas va &ecirc;tre pr&eacute;cis&eacute;ment d&eacute;limit&eacute;e. L&#39;Assembl&eacute;e nationale a adopt&eacute;, jeudi 16 juillet, le projet de loi autorisant l&#39;approbation de l&#39;accord franco-n&eacute;erlandais sur l&#39;&icirc;le de Saint-Martin.</strong></pre>  Longue de seulement 16 kilom&egrave;tres, la <strong>fronti&egrave;re qui partage</strong> <strong>l&#39;&icirc;le de Saint-Martin</strong>, dans la mer des Cara&iuml;bes, n&#39;avait jamais &eacute;t&eacute; formellement act&eacute;e depuis le trait&eacute; de Concordia de 1648. &laquo; C&#39;est le droit coutumier qui a fix&eacute; cette fronti&egrave;re et le seul acte juridique qui existe est ce trait&eacute; &raquo;, rappelle le d&eacute;put&eacute; Bertrand Bouyx (Horizons, Calvados), rapporteur du texte, compos&eacute; d&#39;un unique article. &laquo; Depuis 378 ans, il n&#39;y avait pas eu de volont&eacute; de changer, malgr&eacute; les diff&eacute;rends entre la France et les Pays-Bas sur ce sujet. &raquo;<br />  <br />  Lorsque Fran&ccedil;ais et N&eacute;erlandais se sont partag&eacute; l&#39;&icirc;le en 1648,<strong> ils ont d&eacute;fini le principe du partage, mais jamais le trac&eacute; exact de la fronti&egrave;re</strong>. Pendant des si&egrave;cles, cette impr&eacute;cision n&#39;a pas pos&eacute; de difficult&eacute; : la fronti&egrave;re est rest&eacute;e ouverte et les habitants ont circul&eacute; librement. Les tensions sont apparues avec le d&eacute;veloppement urbain, portuaire et immobilier, puis surtout apr&egrave;s le passage de l&#39;ouragan Irma, en 2017, qui a contraint les deux &Eacute;tats &agrave; reconstruire des secteurs o&ugrave; la souverainet&eacute; restait incertaine.<br />  <br />  Sign&eacute; le 26 mai 2023 &agrave; Belle Plaine, l&#39;accord ne modifie que quelques secteurs litigieux, essentiellement dans les zones lagunaires. Le principal concerne la Baie aux Hu&icirc;tres (Oyster Pond), o&ugrave; se concentrait l&#39;essentiel des d&eacute;saccords. &laquo; Les Pays-Bas revendiquaient la totalit&eacute; de la baie, alors que la convention stipulait une forme d&#39;&eacute;quidistance entre les c&ocirc;tes. Finalement, ils se sont rang&eacute;s &agrave; la position fran&ccedil;aise &raquo;, pr&eacute;cise le rapporteur. <strong>La fronti&egrave;re suit d&eacute;sormais la ligne m&eacute;diane de l&#39;&eacute;tang, chaque &Eacute;tat exer&ccedil;ant clairement sa souverainet&eacute; sur sa moiti&eacute;.</strong><br />  <br />  Pour les 75 000 habitants de l&#39;&icirc;le, rien ne changera au quotidien : ni poste-fronti&egrave;re, ni contr&ocirc;le, ni remise en cause de la libre circulation garantie depuis 1648. Il s&#39;agit avant tout d&#39;une clarification juridique et administrative, appel&eacute;e &agrave; faciliter la gestion des permis de construire, de la fiscalit&eacute; et des interventions des forces de l&#39;ordre. Une commission mixte se r&eacute;unira au moins une fois par an pour assurer le suivi de la d&eacute;marcation.<br />  <br />  D&eacute;j&agrave; adopt&eacute; par le S&eacute;nat le 15 avril, le texte doit encore &ecirc;tre d&eacute;finitivement ratifi&eacute; par les deux &Eacute;tats. Il mettra alors un terme &agrave; pr&egrave;s de quatre si&egrave;cles d&#39;incertitude sur la seule fronti&egrave;re terrestre partag&eacute;e entre Paris et La Haye.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Mon, 20 Jul 2026 09:51:18 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Droit international public]]></category>
                        <azkocmscategoryid>9300</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></nom>
                <epuserid>94</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[1927 AVOCATS - Poitiers]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[POITIERS]]></barreau>
                                <anficheid>201</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>640</anorgid>
                    <orgaid>227</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Saint-Martin : la France et les Pays-Bas délimitent enfin leur frontière, 378 ans après]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Près de quatre siècles après son tracé coutumier, l'unique frontière terrestre entre la France et le Royaume des Pays-Bas va être précisément délimitée.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/delimitation-frontiere-saint-martin.jpg">
                <media:title>Saint-Martin : la France et les Pays-Bas délimitent enfin leur frontière, 378 ans après</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Délimitation frontière Saint-Martin]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Délimitation frontière Saint-Martin]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Tombe de famille à l’abandon : peut-on la « rendre » à la commune ?]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/tombe-famille-abandon-la-rendre-a-commune-43754.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">0ae56f8ea96a4ad55d383a942063b788-43754</guid>
            <description><![CDATA[<pre>  <strong>La situation est fr&eacute;quente. Une vieille tombe familiale, conc&eacute;d&eacute;e &laquo; &agrave; perp&eacute;tuit&eacute; &raquo; il y a un si&egrave;cle par un arri&egrave;re-grand-p&egrave;re, se d&eacute;grade. Les descendants, dispers&eacute;s ou &acirc;g&eacute;s, ne peuvent plus l&rsquo;entretenir. Vient alors une id&eacute;e de bon sens : la rendre &agrave; la commune. Mais le droit fun&eacute;raire ne fonctionne pas tout &agrave; fait comme on l&rsquo;imagine.</strong></pre>    <h2><strong>Une concession n&rsquo;est pas un bien comme un autre</strong></h2>  Contrairement &agrave; une maison ou &agrave; un terrain, une <strong>concession fun&eacute;raire</strong> n&rsquo;appartient pas r&eacute;ellement &agrave; la famille. Ce n&rsquo;est pas une propri&eacute;t&eacute;, mais un<strong> droit d&rsquo;usage accord&eacute; par la commune</strong>, avec une vocation pr&eacute;cise : accueillir la s&eacute;pulture d&rsquo;une famille. Lorsqu&rsquo;elle est &laquo; perp&eacute;tuelle &raquo;, elle n&rsquo;a pas de date de fin et se transmet aux h&eacute;ritiers, qui la d&eacute;tiennent ensemble, en indivision.<br />  <br />  &Agrave; la diff&eacute;rence d&rsquo;une concession accord&eacute;e pour quinze ou trente ans, qui s&rsquo;&eacute;teint &agrave; son terme si elle n&rsquo;est pas renouvel&eacute;e, la <strong>concession perp&eacute;tuelle</strong> ne dispara&icirc;t jamais d&rsquo;elle-m&ecirc;me.&nbsp;<br />  <br />  La commune ne peut donc pas se contenter d&rsquo;attendre une &eacute;ch&eacute;ance qui n&rsquo;existe pas : pour r&eacute;cup&eacute;rer l&rsquo;emplacement, il lui faut une v&eacute;ritable proc&eacute;dure.  <h2><strong>&laquo; Rendre &raquo; la concession : r&eacute;serv&eacute; au fondateur</strong></h2>  Rendre une concession &agrave; la commune porte un nom :<strong> la r&eacute;trocession</strong>. Mais une r&egrave;gle solidement &eacute;tablie la r&eacute;serve &agrave; une seule personne : celui qui a acquis la concession &agrave; l&rsquo;origine.&nbsp;<br />  <br />  <strong>Une fois ce fondateur d&eacute;c&eacute;d&eacute;, ses h&eacute;ritiers ne peuvent plus la r&eacute;troc&eacute;der</strong> &mdash; m&ecirc;me si la tombe est vide. L&rsquo;id&eacute;e est de respecter la volont&eacute; de celui qui a voulu cr&eacute;er l&agrave; le lieu de repos de sa famille.&nbsp;<br />  <br />  Interrog&eacute; sur ce point encore r&eacute;cemment, en juin 2026, le Gouvernement a confirm&eacute; cette r&egrave;gle et refus&eacute; de la modifier. &Agrave; cela s&rsquo;ajoute que la commune n&rsquo;est, de toute fa&ccedil;on, jamais oblig&eacute;e d&rsquo;accepter une telle restitution.<br />  Autrement dit, une famille qui souhaiterait &laquo; signer un papier &raquo; pour se d&eacute;faire de la concession de son a&iuml;eul se heurtera &agrave; un refus juridique. Ce n&rsquo;est pourtant pas une impasse.  <h2><strong>Ce qu&rsquo;une famille peut r&eacute;ellement faire</strong></h2>  Le point le plus important, et le plus m&eacute;connu, est le suivant :<strong> la famille n&rsquo;a pas &agrave; organiser &mdash; ni &agrave; payer &mdash; l&rsquo;exhumation de ses d&eacute;funts pour &ecirc;tre d&eacute;charg&eacute;e d&rsquo;une tombe qu&rsquo;elle ne peut plus entretenir</strong>.&nbsp;<br />  Si elle cesse simplement de s&rsquo;en occuper, la commune dispose de sa propre proc&eacute;dure.<br />  <br />  Lorsqu&rsquo;une concession de plus de trente ans est visiblement &agrave; l&rsquo;abandon, <strong>le maire peut engager une &laquo; reprise pour &eacute;tat d&rsquo;abandon &raquo;</strong>. Il constate l&rsquo;abandon par proc&egrave;s-verbal, en informe le public et la famille, puis attend.&nbsp;<br />  <br />  Une loi de 2022 a raccourci ce <strong>d&eacute;lai d&rsquo;attente de trois ans &agrave; un an</strong> : pass&eacute; ce d&eacute;lai, si rien n&rsquo;a chang&eacute;, le conseil municipal peut d&eacute;cider de reprendre l&rsquo;emplacement. C&rsquo;est alors la commune qui fait proc&eacute;der au transfert des restes vers l&rsquo;ossuaire communal &mdash; un espace d&eacute;di&eacute; du cimeti&egrave;re &mdash; avant de r&eacute;attribuer la concession. La famille ne supporte aucun frais.<br />  <br />  On s&rsquo;inqui&egrave;te parfois du sort r&eacute;serv&eacute; aux d&eacute;funts. La loi impose que <strong>les restes exhum&eacute;s soient trait&eacute;s avec respect et dignit&eacute; : ils sont r&eacute;unis &agrave; l&rsquo;ossuaire, le plus souvent apr&egrave;s r&eacute;duction, et la commune conserve la m&eacute;moire des personnes concern&eacute;es. Rien n&rsquo;est perdu ni effac&eacute; : il s&rsquo;agit d&rsquo;un d&eacute;placement encadr&eacute;, non d&rsquo;une disparition</strong>.    <h2><strong>Et si la famille veut agir elle-m&ecirc;me</strong></h2>  Certaines familles pr&eacute;f&egrave;rent d&eacute;placer leurs a&iuml;eux, par exemple vers une s&eacute;pulture plus modeste qu&rsquo;elles pourront entretenir. C&rsquo;est possible, mais encadr&eacute;. Chaque <strong>exhumation</strong> doit &ecirc;tre demand&eacute;e par le plus proche parent du d&eacute;funt concern&eacute;, avec <strong>l&rsquo;autorisation du maire</strong> ; et si des proches de m&ecirc;me rang s&rsquo;y opposent, le maire doit refuser, le d&eacute;saccord relevant alors du juge. Recueillir par &eacute;crit, en amont, l&rsquo;accord de tous les descendants connus &eacute;vite bien des conflits.    <h2><strong>En pratique</strong></h2>  Trois r&eacute;flexes utiles. D&rsquo;abord, parler &agrave; la mairie, qui conna&icirc;t l&rsquo;&eacute;tat du cimeti&egrave;re et les proc&eacute;dures.&nbsp;<br />  <br />  Ensuite, ne pas croire que l&rsquo;on doit forc&eacute;ment financer des exhumations : bien souvent, <strong>laisser la proc&eacute;dure d&rsquo;abandon suivre son cours est la voie la plus simple et la moins co&ucirc;teuse</strong>.&nbsp;<br />  <br />  Enfin, si l&rsquo;on tient &agrave; d&eacute;placer ses d&eacute;funts, s&rsquo;assurer de l&rsquo;accord de toute la famille avant d&rsquo;ouvrir le caveau.<br />  Faut-il, &agrave; l&rsquo;avenir, permettre aux h&eacute;ritiers de rendre une concession vide ? Le d&eacute;bat existe. Mais, aujourd&rsquo;hui, la r&eacute;ponse reste non &mdash; et c&rsquo;est le plus souvent la commune, non la famille, qui d&eacute;tient la cl&eacute; du d&eacute;nouement.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Mon, 20 Jul 2026 06:13:25 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Successions]]></category>
                        <category><![CDATA[Service public / Délégation de service public]]></category>
                        <azkocmscategoryid>4700</azkocmscategoryid>
                        <azkocmscategoryid>10500</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></nom>
                <epuserid>94</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[1927 AVOCATS - Poitiers]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[POITIERS]]></barreau>
                                <anficheid>201</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>640</anorgid>
                    <orgaid>227</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Tombe de famille à l’abandon : peut-on la « rendre » à la commune ?]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[La situation est fréquente. Une vieille tombe familiale, concédée « à perpétuité » il y a un siècle par un arrière-grand-père, se dégrade. Les descendants, dispersés ou âgés, ne peuvent plus l’entretenir. Vient alors une idée de bon sens : la rendre à la commune. ]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/tombe-de-famille-a-l-abandon.jpg">
                <media:title>Tombe de famille à l’abandon : peut-on la « rendre » à la commune ?</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Tombe de famille à l'abandon]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Tombe de famille à l'abandon]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Recul du trait de côte : un nouvel outil pour les collectivités littorales]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/recul-trait-cote-nouvel-outil-collectivites-littorales-43753.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">748d8ea92495f321412666e8b0944e54-43753</guid>
            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Le minist&egrave;re de la Transition &eacute;cologique a lanc&eacute;, le 18 juin 2026, l&#39;application &laquo; Le littoral de ma commune &raquo;. D&eacute;velopp&eacute;e par le Cerema, elle met &agrave; la disposition des collectivit&eacute;s une base de connaissances partag&eacute;e pour nourrir leurs r&eacute;flexions d&#39;am&eacute;nagement et d&#39;adaptation.</strong></pre>  Accessible via le portail G&eacute;oLittoral, l&#39;application avait &eacute;t&eacute; d&eacute;voil&eacute;e le 19 mai au Conseil de planification &eacute;cologique. Elle r&eacute;pond &agrave; un besoin r&eacute;current des territoires : disposer, &agrave; l&#39;&eacute;chelle communale, d&#39;une information fiable et lisible sur l&#39;&eacute;volution du trait de c&ocirc;te, sans avoir &agrave; reconstituer soi-m&ecirc;me des donn&eacute;es dispers&eacute;es entre observatoires, services de l&#39;&Eacute;tat et &eacute;tudes locales.    <h2><strong>Une entr&eacute;e par commune, pens&eacute;e pour l&#39;action publique locale</strong></h2>  L&#39;outil couvre 1 029 communes littorales, dans l&#39;Hexagone, en Corse et en outre-mer. Pour chacune, il r&eacute;unit chiffres-cl&eacute;s, cartes, graphiques et &eacute;l&eacute;ments d&#39;explication autour de quatre th&eacute;matiques directement utiles aux politiques locales : les dynamiques d&#39;&eacute;volution du trait de c&ocirc;te, les enjeux humains et environnementaux expos&eacute;s, les effets du changement climatique &mdash; &eacute;l&eacute;vation du niveau de la mer en t&ecirc;te &mdash; et les trajectoires et solutions d&#39;adaptation mobilisables.<br />  <br />  Pour les services urbanisme, environnement et am&eacute;nagement, c&#39;est un point d&#39;entr&eacute;e utile en amont des d&eacute;marches de planification : &eacute;laboration ou r&eacute;vision des documents d&#39;urbanisme, strat&eacute;gies locales de gestion de la bande c&ocirc;ti&egrave;re, projets d&#39;adaptation. L&#39;application est con&ccedil;ue pour un usage sur ordinateur et optimis&eacute;e pour Chrome.  <h2><strong>Un support de dialogue et de concertation</strong></h2>  Au-del&agrave; de la donn&eacute;e brute, l&#39;int&eacute;r&ecirc;t de l&#39;outil pour les collectivit&eacute;s tient &agrave; sa vocation p&eacute;dagogique. &Eacute;lus, conseils municipaux, partenaires et habitants peuvent s&#39;appuyer sur un m&ecirc;me socle d&#39;information pour objectiver les d&eacute;bats &mdash; un atout pour les phases de concertation, souvent sensibles lorsqu&#39;il s&#39;agit d&#39;anticiper le recul du trait de c&ocirc;te et ses cons&eacute;quences sur le b&acirc;ti.<br />  <br />  C&#39;est tout l&#39;enjeu affich&eacute; par le minist&egrave;re : &laquo; renforcer la culture du risque et favoriser l&#39;appropriation des enjeux d&#39;adaptation au changement climatique &raquo;. L&#39;application se veut &agrave; ce titre autant un outil de sensibilisation qu&#39;une aide &agrave; la d&eacute;cision.  <h2><strong>Un outil de premier niveau, &agrave; articuler avec les &eacute;tudes de r&eacute;f&eacute;rence</strong></h2>  Le minist&egrave;re le rappelle clairement : l&#39;application ne se substitue pas aux informations scientifiques de r&eacute;f&eacute;rence produites par les observatoires r&eacute;gionaux ou locaux. Pour les collectivit&eacute;s, elle constitue donc un point de d&eacute;part et un support de partage, &agrave; compl&eacute;ter par les &eacute;tudes techniques mobilis&eacute;es dans les proc&eacute;dures r&eacute;glementaires.    <h2><strong>Des enjeux qui justifient l&#39;anticipation</strong></h2>  Le contexte rend l&#39;outil d&#39;autant plus utile aux d&eacute;cideurs locaux : pr&egrave;s de 20 % des c&ocirc;tes fran&ccedil;aises sont aujourd&#39;hui en recul, et 30 km&sup2; de terres ont disparu en cinquante ans. Un Fran&ccedil;ais sur huit vit dans une commune littorale, qui rassemblent 5,5 millions de logements.<br />  <br />  Pour le minist&egrave;re, &laquo; l&#39;anticipation de leurs &eacute;volutions constitue un d&eacute;fi majeur pour l&#39;am&eacute;nagement durable et la r&eacute;silience des territoires &raquo;. En donnant aux collectivit&eacute;s un acc&egrave;s simplifi&eacute; &agrave; la connaissance, l&#39;application entend pr&eacute;cis&eacute;ment faciliter cette anticipation.  <h2><strong>L&#39;outil dans le cadre de la loi Climat et R&eacute;silience</strong></h2>  L&#39;application vient appuyer, sur le terrain de la connaissance, un dispositif juridique d&eacute;j&agrave; dense. Le volet &laquo; trait de c&ocirc;te &raquo; de la loi n&deg; 2021-1104 du 22 ao&ucirc;t 2021 dite Climat et R&eacute;silience (art. 236 et s.), compl&eacute;t&eacute; par <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045522631"  target="_blank">l&#39;ordonnance n&deg; 2022-489 du 6 avril 2022</a>, a en effet pos&eacute; un r&eacute;gime propre aux territoires expos&eacute;s.<br />  <br />  <strong>Communes concern&eacute;es.</strong> La liste des communes &laquo; dont l&#39;action en mati&egrave;re d&#39;urbanisme et la politique d&#39;am&eacute;nagement doivent &ecirc;tre adapt&eacute;es aux ph&eacute;nom&egrave;nes hydros&eacute;dimentaires entra&icirc;nant l&#39;&eacute;rosion du littoral &raquo; est fix&eacute;e par d&eacute;cret, en application de l&#39;article L. 321-15 du code de l&#39;environnement. &Eacute;tablie par le d&eacute;cret n&deg; 2022-750 du 29 avril 2022, elle a &eacute;t&eacute; &eacute;largie par les <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000047911613#:~:text=avant%20les%20suggestions-,D%C3%A9cret%20n%C2%B0%202023%2D698%20du%2031%20juillet%202023%20modifiant,entra%C3%AEnant%20l'%C3%A9rosion%20du%20littoral"  target="_blank">d&eacute;crets n&deg; 2023-698 du 31 juillet 2023</a> et n&deg; <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049690164"  target="_blank">2024-531 du 10 juin 2024</a>.<br />  <br />  <strong>Cartographie et r&eacute;gime de constructibilit&eacute;.</strong> Ces communes doivent &eacute;tablir une carte locale de projection du recul du trait de c&ocirc;te &agrave; deux horizons &mdash; 0-30 ans et 30-100 ans &mdash; int&eacute;gr&eacute;e &agrave; leur document d&#39;urbanisme (art. L. 121-22-1 et s. du code de l&#39;urbanisme). Il en r&eacute;sulte un principe d&#39;inconstructibilit&eacute; dans la zone &agrave; 30 ans et un r&eacute;gime de constructions admises sous conditions (d&eacute;montage ou d&eacute;molition &agrave; terme) dans la zone 30-100 ans.<br />  <br />  <strong>Outils fonciers mobilisables.</strong> Pour accompagner cette recomposition, les collectivit&eacute;s disposent notamment d&#39;un droit de pr&eacute;emption &laquo; pour l&#39;adaptation des territoires au recul du trait de c&ocirc;te &raquo; (art. L. 219-1 &agrave; L. 219-13 du code de l&#39;urbanisme), du bail r&eacute;el d&#39;adaptation &agrave; l&#39;&eacute;rosion c&ocirc;ti&egrave;re (BRAEC) &mdash; bail de 12 &agrave; 99 ans permettant une exploitation temporaire avant renaturation, r&eacute;gi par les art. L. 321-18 &agrave; L. 321-33 du code de l&#39;environnement &mdash; et, dans le cadre d&#39;un projet partenarial d&#39;am&eacute;nagement (PPA), de la d&eacute;limitation de secteurs de recomposition spatiale, avec possibilit&eacute; de d&eacute;roger sous conditions &agrave; certaines dispositions de la loi Littoral.<br />  <br />  <strong>Dernier maillon r&eacute;glementaire. </strong>Le <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053900965"  target="_blank">d&eacute;cret n&deg; 2026-275 du 15 avril 2026</a> (en vigueur le 16 avril) a pr&eacute;cis&eacute; les modalit&eacute;s de consignation financi&egrave;re impos&eacute;e aux constructions nouvelles admises en zone 30-100 ans : le porteur de projet consigne une somme aupr&egrave;s de la Caisse des d&eacute;p&ocirc;ts et consignations, afin de garantir la future d&eacute;molition du bien et la renaturation du terrain en cas de d&eacute;faillance du propri&eacute;taire.<br />  <br />  &Agrave; noter : ces obligations ne p&egrave;sent que sur les communes inscrites sur la liste de l&#39;article L. 321-15. L&#39;application &laquo; Le littoral de ma commune &raquo;, elle, couvre un p&eacute;rim&egrave;tre plus large (1 029 communes) et rel&egrave;ve de la sensibilisation, sans port&eacute;e r&eacute;glementaire.<br />  <br />  Pour acc&eacute;der &agrave; l&#39;application : portail G&eacute;oLittoral (geolittoral.developpement-durable.gouv.fr).<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Fri, 17 Jul 2026 09:17:33 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Droit du littoral]]></category>
                        <azkocmscategoryid>18277</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></nom>
                <epuserid>94</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[1927 AVOCATS - Poitiers]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[POITIERS]]></barreau>
                                <anficheid>201</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>640</anorgid>
                    <orgaid>227</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Recul du trait de côte : un nouvel outil pour les collectivités littorales]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Le ministère de la Transition écologique a lancé, le 18 juin 2026, l'application « Le littoral de ma commune ». Développée par le Cerema, elle met à la disposition des collectivités une base de connaissances partagée pour nourrir leurs réflexions d'aménagement et d'adaptation.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/recul-trait-de-cote.jpg">
                <media:title>Recul du trait de côte : un nouvel outil pour les collectivités littorales</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Recul trait de cote]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Recul trait de cote]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Noirmoutier sous cloche ? Le plan anti-submersion qui fait monter la colère]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/noirmoutier-sous-cloche-plan-anti-submersion-colere-43752.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">9b5977b4521e5e48a8ef03ae73c4112d-43752</guid>
            <description><![CDATA[<pre>  <strong>En relevant le niveau de r&eacute;f&eacute;rence de la submersion marine, la r&eacute;vision du plan de pr&eacute;vention des risques littoraux menace de figer une partie de l&rsquo;&icirc;le. Certains habitants et &eacute;lus y voient une menace pour son avenir et commandent une contre-expertise ; l&rsquo;&Eacute;tat, lui, invoque la m&eacute;moire de Xynthia et la mont&eacute;e des eaux.</strong></pre>  Il est des cartes qui p&egrave;sent plus lourd que des digues. Sur l&rsquo;&icirc;le de Noirmoutier, celle que l&rsquo;&Eacute;tat s&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; imposer &mdash; le plan de pr&eacute;vention des risques littoraux, le PPRL &mdash; a fait, ces derni&egrave;res semaines, l&rsquo;effet d&rsquo;une lame de fond. En cause, une poign&eacute;e de centim&egrave;tres sur une cote de r&eacute;f&eacute;rence, qui suffisent &agrave; faire basculer des quartiers entiers dans la zone du risque, et avec eux l&rsquo;avenir constructible d&rsquo;un territoire tout entier tourn&eacute; vers la mer.    <h2><strong>Les quelques centim&egrave;tres de la discorde.</strong></h2>  L&rsquo;&icirc;le est basse, gagn&eacute;e sur l&rsquo;eau, prot&eacute;g&eacute;e par des dizaines de kilom&egrave;tres de digues qu&rsquo;il faut entretenir sans rel&acirc;che.&nbsp;<br />  &nbsp;<br />  Depuis longtemps, l&rsquo;&Eacute;tat y encadre la construction au moyen d&rsquo;un <strong>PPRL</strong> : un document qu&rsquo;il &eacute;labore, soumet &agrave; enqu&ecirc;te publique puis approuve par arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;fectoral, et qui, une fois adopt&eacute;, vaut servitude &mdash; il s&rsquo;impose aux communes et prime leurs documents d&rsquo;urbanisme. Rien de nouveau, donc, dans le principe.&nbsp;<br />  <br />  Ce qui a chang&eacute;, c&rsquo;est le curseur.<br />  <br />  En pr&eacute;sentant, le 13 mai 2026, la nouvelle mod&eacute;lisation des al&eacute;as, les services de l&rsquo;&Eacute;tat ont relev&eacute; la cote marine de r&eacute;f&eacute;rence : de l&rsquo;ordre de 4,80 m&egrave;tres NGF, contre 4,20 dans le plan pr&eacute;c&eacute;dent, et jusqu&rsquo;&agrave; 5,20 m&egrave;tres dans les sc&eacute;narios les plus pessimistes, changement climatique et &eacute;l&eacute;vation du niveau de la mer &agrave; l&rsquo;horizon 2100 compris.&nbsp;<br />  <br />  Or, sur un territoire aussi plat, quelques dizaines de centim&egrave;tres d&rsquo;eau en plus, ce sont des hectares suppl&eacute;mentaires bascul&eacute;s en al&eacute;a fort &mdash; et autant de terrains gel&eacute;s, de projets suspendus, de maisons rang&eacute;es du mauvais c&ocirc;t&eacute; de la ligne.  <h2><strong>&laquo; &Icirc;le en danger &raquo;</strong></h2>  Le mot d&rsquo;ordre a vite circul&eacute;.<br />  Derri&egrave;re lui, une crainte tr&egrave;s concr&egrave;te : celle d&rsquo;une &icirc;le &laquo; mise sous cloche &raquo;, dont le foncier se d&eacute;value, dont les projets se figent, dont l&rsquo;&eacute;conomie &mdash; tourisme, immobilier, sel, ostr&eacute;iculture &mdash; se trouve corset&eacute;e par un trait de crayon administratif. Le paradoxe est saisissant : le danger que l&rsquo;on d&eacute;nonce ici n&rsquo;est pas seulement celui de la mer, c&rsquo;est aussi celui du plan cens&eacute; en prot&eacute;ger.<br />  <strong>&laquo; Le danger, ce n&rsquo;est pas seulement la mer : c&rsquo;est aussi le plan. &raquo;</strong>    <h2><strong>La r&eacute;volte des &eacute;lus</strong></h2>  &Agrave; la t&ecirc;te de la fronde, No&euml;l Faucher, maire de Noirmoutier-en-l&rsquo;&Icirc;le.<br />  Son reproche est m&eacute;thodologique autant que politique : la mod&eacute;lisation de l&rsquo;&Eacute;tat, dit-il en substance, ne tiendrait pas assez compte des cinquante ann&eacute;es d&rsquo;ouvrages de protection d&eacute;j&agrave; r&eacute;alis&eacute;s, et aboutirait &agrave; un al&eacute;a sur&eacute;valu&eacute;, &laquo; punitif &raquo; pour le territoire. D&eacute;but juin, un conseil r&eacute;uni en urgence a vot&eacute; le financement d&rsquo;une contre-expertise scientifique ind&eacute;pendante, charg&eacute;e d&rsquo;opposer &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat une mod&eacute;lisation alternative, cal&eacute;e sur la r&eacute;alit&eacute; des dynamiques c&ocirc;ti&egrave;res de l&rsquo;&icirc;le. L&rsquo;objectif affich&eacute; : fonder une culture du risque &laquo; r&eacute;aliste et responsable &raquo;, sans surjouer la menace ni la nier.  <h2><strong>La m&eacute;moire de Xynthia</strong></h2>  En face, l&rsquo;&Eacute;tat ne raisonne pas autrement que depuis quinze ans. La nuit du 28 f&eacute;vrier 2010, la temp&ecirc;te Xynthia a tu&eacute; vingt-neuf personnes en Vend&eacute;e, &agrave; quelques encablures, &agrave; La Faute-sur-Mer, derri&egrave;re des digues que l&rsquo;on croyait s&ucirc;res.&nbsp;<br />  L&rsquo;&Eacute;tat savait, lui, qu&rsquo;elles ne l&rsquo;&eacute;taient plus&hellip;<br />  <br />  Depuis, la doctrine est celle de la pr&eacute;caution : une digue ne supprime pas le risque, car demeure l&rsquo;hypoth&egrave;se de sa rupture ou d&rsquo;une surverse ; mieux vaut surestimer que laisser s&rsquo;installer de nouveaux habitants l&agrave; o&ugrave; la mer, un jour, reprendra ses droits.&nbsp;<br />  Et la mer montera, de toute fa&ccedil;on : c&rsquo;est cette anticipation, &agrave; l&rsquo;horizon 2100, que le plan pr&eacute;tend inscrire d&egrave;s aujourd&rsquo;hui dans les cartes.  <h2><strong>La main de l&rsquo;&Eacute;tat, et celle du juge</strong></h2>  Reste que le PPRL, pour impos&eacute; qu&rsquo;il soit, n&rsquo;est pas incontestable.&nbsp;<br />  L&rsquo;arr&ecirc;t&eacute; d&rsquo;approbation sign&eacute; pourra &ecirc;tre port&eacute; devant le juge administratif &mdash; par la commune, par des propri&eacute;taires, par des associations. Et le juge n&rsquo;est pas un simple greffier de la d&eacute;cision pr&eacute;fectorale : il v&eacute;rifie que l&rsquo;al&eacute;a a &eacute;t&eacute; appr&eacute;ci&eacute; &laquo; de mani&egrave;re concr&egrave;te &raquo;, en tenant compte de la r&eacute;alit&eacute; et de l&rsquo;effectivit&eacute; des ouvrages de protection, et il lui est d&eacute;j&agrave; arriv&eacute; de censurer une m&eacute;thode qui projetait le risque bien au-del&agrave; de ce que les donn&eacute;es permettaient de soutenir.&nbsp;<br />  Autrement dit, la question des digues et celle de la cote de r&eacute;f&eacute;rence sont, en droit, des terrains de bataille l&eacute;gitimes.<br />  Mais l&rsquo;arme est &agrave; double tranchant. Le m&ecirc;me juge admet que, derri&egrave;re une digue, subsiste un risque r&eacute;siduel justifiant de classer en zone rouge une bande de pr&eacute;caution : invoquer les ouvrages ne suffit pas, encore faut-il d&eacute;montrer le niveau de protection qu&rsquo;ils garantissent r&eacute;ellement.&nbsp;<br />  C&rsquo;est tout l&rsquo;enjeu de la contre-expertise command&eacute;e par les &eacute;lus : ce n&rsquo;est pas sur le principe de pr&eacute;caution que se gagnera la partie, mais sur le terrain technique &mdash; la solidit&eacute; des chiffres, la finesse des mod&egrave;les, la m&eacute;moire des temp&ecirc;tes.  <h2><strong>Entre la mer et le plan</strong></h2>  Le projet de plan r&eacute;vis&eacute; vient tout juste d&rsquo;&ecirc;tre rendu public ; viendront ensuite l&rsquo;enqu&ecirc;te publique, l&rsquo;approbation, puis, sans doute, le contentieux. En parall&egrave;le, l&rsquo;&icirc;le continue de jouer la d&eacute;fense : un projet de trois portes anti-submersion, soumis &agrave; enqu&ecirc;te publique, rappelle qu&rsquo;&agrave; Noirmoutier on n&rsquo;a jamais attendu que la mer d&eacute;cide seule.<br />  Reste que l&rsquo;&icirc;le, qui a toujours n&eacute;goci&eacute; avec l&rsquo;oc&eacute;an, doit d&eacute;sormais n&eacute;gocier avec une carte &mdash; et que ni l&rsquo;eau ni l&rsquo;&Eacute;tat ne semblent d&rsquo;humeur &agrave; reculer.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em><br />  &nbsp;]]></description>
            <pubDate>Fri, 17 Jul 2026 07:04:24 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Droit du littoral]]></category>
                        <azkocmscategoryid>18277</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></nom>
                <epuserid>94</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[1927 AVOCATS - Poitiers]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[POITIERS]]></barreau>
                                <anficheid>201</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>640</anorgid>
                    <orgaid>227</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Noirmoutier sous cloche ? Le plan anti-submersion qui fait monter la colère]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[En relevant le niveau de référence de la submersion marine, la révision du plan de prévention des risques littoraux menace de figer une partie de l’île. Certains habitants et élus y voient une menace pour son avenir et commandent une contre-expertise ; l’État, lui, invoque la mémoire de Xynthia et la montée des eaux.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/noirmoutier-sous-cloche.jpg">
                <media:title>Noirmoutier sous cloche ? Le plan anti-submersion qui fait monter la colère</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Noirmoutier sous cloche]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Noirmoutier sous cloche]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Cession de titres de société à prépondérance immobilière : la fin du simple acte sous seing privé]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/cession-titres-societe-preponderance-immobiliere-fin-simple-acte-sous-seing-prive-43751.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">877e78cf1d978ce22dbddfc3d34810a4-43751</guid>
            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Depuis le 27 juin 2026, les cessions de parts sociales ou d&rsquo;actions de soci&eacute;t&eacute;s &agrave; pr&eacute;pond&eacute;rance immobili&egrave;re sont soumises &agrave; un formalisme substantiellement renforc&eacute;. La loi n&deg; 2026-534 du 25 juin 2026 relative &agrave; la lutte contre les fraudes sociales et fiscales a introduit dans le Code civil un nouvel article 1865-1.</strong></pre>  D&eacute;sormais, une cession relevant de ce dispositif ne peut plus &ecirc;tre valablement constat&eacute;e par un simple acte sous signature priv&eacute;e &eacute;tabli directement entre le vendeur et l&rsquo;acheteur.&nbsp;    <h2><strong>Un acte qualifi&eacute; d&eacute;sormais obligatoire</strong></h2>  <strong>&Agrave; peine de nullit&eacute;</strong>, l&rsquo;op&eacute;ration doit &ecirc;tre constat&eacute;e par l&rsquo;une des trois formes pr&eacute;vues par la loi : un acte authentique re&ccedil;u par un notaire, un acte contresign&eacute; par avocat au sens de l&rsquo;article 1374 du Code civil ou, lorsque celui-ci est l&eacute;galement habilit&eacute; &agrave; intervenir, un acte sous signature priv&eacute;e r&eacute;dig&eacute; par un expert-comptable dans le respect de ses r&egrave;gles professionnelles.&nbsp;<br />  <br />  La r&eacute;forme ne supprime donc pas tout acte sous signature priv&eacute;e. Elle met fin, plus pr&eacute;cis&eacute;ment, &agrave; l&rsquo;acte &eacute;tabli sans l&rsquo;intervention de l&rsquo;un des professionnels express&eacute;ment d&eacute;sign&eacute;s par le texte. L&rsquo;acte r&eacute;dig&eacute; entre associ&eacute;s, sans contreseing ni authentification, ne r&eacute;pond plus aux exigences l&eacute;gales lorsque la soci&eacute;t&eacute; concern&eacute;e pr&eacute;sente une pr&eacute;pond&eacute;rance immobili&egrave;re.  <h2><strong>Les soci&eacute;t&eacute;s concern&eacute;es</strong></h2>  Le dispositif ne vise pas exclusivement les soci&eacute;t&eacute;s civiles immobili&egrave;res. Il concerne, <strong>quelle que soit leur forme juridique, les personnes morales &agrave; pr&eacute;pond&eacute;rance immobili&egrave;re </strong>au sens du 2&deg; du I de l&rsquo;article 726 du Code g&eacute;n&eacute;ral des imp&ocirc;ts.<br />  <br />  Peuvent ainsi &ecirc;tre concern&eacute;es des SCI, mais &eacute;galement des SARL, SAS, soci&eacute;t&eacute;s civiles, soci&eacute;t&eacute;s commerciales ou holdings dont l&rsquo;actif est principalement constitu&eacute; d&rsquo;immeubles ou de droits immobiliers situ&eacute;s en France. La qualification d&eacute;pend donc de la composition r&eacute;elle de l&rsquo;actif social et non de la seule d&eacute;nomination ou de l&rsquo;objet statutaire de la soci&eacute;t&eacute;.&nbsp;<br />  <br />  Les titres de certains organismes de placement collectif, notamment les v&eacute;hicules relevant de l&rsquo;article L. 214-1 du Code mon&eacute;taire et financier, b&eacute;n&eacute;ficient en revanche d&rsquo;une exclusion sp&eacute;cifique du nouveau dispositif.&nbsp;  <h2><strong>Quelles op&eacute;rations doivent &ecirc;tre s&eacute;curis&eacute;es ?</strong></h2>  Le texte vise directement les <strong>cessions de parts sociales et d&rsquo;actions</strong>. Les <strong>ventes classiques de titres</strong> entrent donc sans ambigu&iuml;t&eacute; dans son champ d&rsquo;application.<br />  <br />  Une vigilance particuli&egrave;re s&rsquo;impose &eacute;galement pour les <strong>op&eacute;rations patrimoniales comportant un transfert de propri&eacute;t&eacute; des titres</strong>, notamment certaines transmissions &agrave; titre gratuit ou certains apports de titres &agrave; une soci&eacute;t&eacute; holding. Leur soumission au nouvel article 1865-1 doit &ecirc;tre appr&eacute;ci&eacute;e au regard de leur qualification juridique exacte et de la structure retenue.<br />  <br />  Ainsi, l&rsquo;apport de parts d&rsquo;une SCI &agrave; une holding, fr&eacute;quemment utilis&eacute; dans les restructurations patrimoniales ou professionnelles, ne doit plus &ecirc;tre trait&eacute; comme une simple formalit&eacute; interne. L&rsquo;op&eacute;ration doit faire l&rsquo;objet d&rsquo;une analyse pr&eacute;alable afin de d&eacute;terminer le formalisme applicable et d&rsquo;&eacute;viter toute fragilit&eacute; juridique.  <h2><strong>Une sanction particuli&egrave;rement s&eacute;v&egrave;re</strong></h2>  Le<strong> respect du formalisme</strong> constitue une <strong>condition de validit&eacute; de la cession</strong>. Le texte pr&eacute;voit express&eacute;ment la nullit&eacute; de l&rsquo;acte lorsque celui-ci n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; &eacute;tabli sous l&rsquo;une des formes autoris&eacute;es. Il ne s&rsquo;agit donc ni d&rsquo;une simple irr&eacute;gularit&eacute; d&eacute;clarative ni d&rsquo;une sanction exclusivement fiscale. C&rsquo;est l&rsquo;existence m&ecirc;me de la transmission qui peut &ecirc;tre remise en cause.&nbsp;<br />  <br />  Le dispositif est compl&eacute;t&eacute; par des r&egrave;gles relatives &agrave; <strong>l&rsquo;enregistrement fiscal</strong>. En l&rsquo;absence d&rsquo;un acte conforme, l&rsquo;enregistrement de la mutation peut &ecirc;tre refus&eacute;, compromettant sa date certaine et son opposabilit&eacute;.&nbsp;    <h2><strong>Anticiper avant de signer</strong></h2>  Avant toute cession de titres, il convient d&eacute;sormais de v&eacute;rifier la composition de l&rsquo;actif de la soci&eacute;t&eacute;, sa qualification &eacute;ventuelle de soci&eacute;t&eacute; &agrave; pr&eacute;pond&eacute;rance immobili&egrave;re, la nature exacte de l&rsquo;op&eacute;ration et la qualit&eacute; du professionnel appel&eacute; &agrave; &eacute;tablir l&rsquo;acte.<br />  <br />  Les projets d&eacute;j&agrave; engag&eacute;s doivent &eacute;galement &ecirc;tre r&eacute;examin&eacute;s lorsque leur signature est post&eacute;rieure au 27 juin 2026. Les conventions pr&eacute;paratoires, agr&eacute;ments, clauses de pr&eacute;emption, garanties d&rsquo;actif et de passif, modalit&eacute;s de paiement et formalit&eacute;s fiscales doivent &ecirc;tre articul&eacute;s avec le nouveau formalisme.<br />  Cette r&eacute;forme marque ainsi la fin des cessions immobili&egrave;res indirectes r&eacute;alis&eacute;es au moyen d&rsquo;un acte sommaire entre associ&eacute;s. L&rsquo;intervention d&rsquo;un professionnel qualifi&eacute; devient une garantie indispensable pour assurer la validit&eacute; et la s&eacute;curit&eacute; juridique de l&rsquo;op&eacute;ration.&nbsp;<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Thu, 16 Jul 2026 09:43:07 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Cession d'entreprise]]></category>
                        <azkocmscategoryid>7300</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[Delahousse Christophe]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[Delahousse Christophe]]></nom>
                <epuserid>957</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[Cabinet Chuffart Delahousse]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[ARRAS]]></barreau>
                                <anficheid>2802</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>37023</anorgid>
                    <orgaid>0</orgaid>
                </structure>
                                <structure>
                    <anorgid>37261</anorgid>
                    <orgaid>0</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Cession de titres de société à prépondérance immobilière : la fin du simple acte sous seing privé]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Depuis le 27 juin 2026, les cessions de parts sociales ou d’actions de sociétés à prépondérance immobilière sont soumises à un formalisme substantiellement renforcé. La loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales a introduit dans le Code civil un nouvel article 1865-1.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/formalisme-cession-titres-societe.jpg">
                <media:title>Cession de titres de société à prépondérance immobilière : la fin du simple acte sous seing privé</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[formalisme cession titres société prépondérance immobilière]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[formalisme cession titres société prépondérance immobilière]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Le choix du mode de collecte des déchets, mesure d’organisation du service et non pouvoir de police du maire]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/choix-mode-collecte-dechets-mesure-organisation-service-non-pouvoir-police-du-maire-43750.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">5487b2557b4811e4c8431f9faa663749-43750</guid>
            <description><![CDATA[<strong>Note sous CAA Bordeaux, 4e ch., 13 janvier 2026, Commune d&rsquo;Aigondign&eacute;, n&deg; 25BX00842 et n&deg; 25BX01289</strong><br />  <br />  <em>Sommaire. Le choix de collecter les ordures m&eacute;nag&egrave;res en porte-&agrave;-porte ou en points d&rsquo;apport volontaire a trait aux modalit&eacute;s de ramassage et rel&egrave;ve de l&rsquo;organisation du service public de collecte, dont la comp&eacute;tence incombe &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement public de coop&eacute;ration intercommunale. Le maire, quand bien m&ecirc;me il se serait oppos&eacute; au transfert de la police sp&eacute;ciale des d&eacute;chets, ne saurait, sur le fondement de cette police, r&eacute;glementer le mode de collecte : celle-ci ne l&rsquo;habilite qu&rsquo;&agrave; encadrer l&rsquo;usage du service par les usagers.</em><br />  <br />  L&rsquo;essor de la collecte en points d&rsquo;apport volontaire, substitu&eacute;e au traditionnel porte-&agrave;-porte pour des motifs d&rsquo;&eacute;conomie et d&rsquo;optimisation, ne va pas sans frictions entre les communes et les intercommunalit&eacute;s auxquelles la comp&eacute;tence &laquo; d&eacute;chets &raquo; a &eacute;t&eacute; transf&eacute;r&eacute;e.<br />  <br />  L&rsquo;arr&ecirc;t rendu par la cour administrative d&rsquo;appel de Bordeaux le 13 janvier 2026 tranche l&rsquo;une de ces frictions, sur le terrain de la r&eacute;partition des comp&eacute;tences, en confirmant un jugement du tribunal administratif de Poitiers du 6 f&eacute;vrier 2025. Sa port&eacute;e pratique d&eacute;passe l&rsquo;esp&egrave;ce : il fixe la ligne de partage entre l&rsquo;organisation du service public et le pouvoir de police sp&eacute;ciale des d&eacute;chets.  <h2><strong>Les faits et la proc&eacute;dure</strong></h2>  Comp&eacute;tente en mati&egrave;re de <strong>collecte et de traitement des d&eacute;chets des m&eacute;nages</strong>, la communaut&eacute; de communes du Mellois en Poitou (Deux-S&egrave;vres) avait fait &eacute;voluer, &agrave; compter de 2021, les modalit&eacute;s du service en substituant au porte-&agrave;-porte une collecte en points de regroupement. La maire de la commune d&rsquo;Aigondign&eacute;, qui s&rsquo;&eacute;tait oppos&eacute;e au transfert au pr&eacute;sident de l&rsquo;&eacute;tablissement de ses pouvoirs de police sp&eacute;ciale des d&eacute;chets, prit un r&egrave;glement communal imposant, sur le territoire de sa commune, le maintien d&rsquo;une collecte hebdomadaire en porte-&agrave;-porte, en se pr&eacute;valant pr&eacute;cis&eacute;ment de cette police non transf&eacute;r&eacute;e.<br />  <br />  Saisi par la communaut&eacute; de communes, le tribunal administratif de Poitiers a annul&eacute; le r&egrave;glement communal &laquo; en tant seulement qu&rsquo;il pr&eacute;voit que les ordures m&eacute;nag&egrave;res r&eacute;siduelles et les emballages m&eacute;nagers recyclables sont collect&eacute;s une fois par semaine en porte-&agrave;-porte &raquo; (TA Poitiers, 3e ch., 6 f&eacute;vrier 2025, n&deg; 2300426). La commune d&rsquo;Aigondign&eacute; a relev&eacute; appel ; la cour administrative d&rsquo;appel de Bordeaux a rejet&eacute; sa requ&ecirc;te et confirm&eacute; le jugement.  <h2><strong>I- La ligne de partage entre organisation du service et police sp&eacute;ciale des d&eacute;chets</strong></h2>    <h3><strong>A. Le choix du mode de collecte, mesure d&rsquo;organisation du service</strong></h3>  Le tribunal administratif de Poitiers avait pos&eacute; le principe en termes g&eacute;n&eacute;raux :<br />  <br />  &laquo; Il appartient au conseil communautaire de r&eacute;gler par ses d&eacute;lib&eacute;rations les affaires de l&rsquo;&eacute;tablissement public et, en particulier, de prendre les mesures d&rsquo;organisation du service public affectant la consistance du service offert aux usagers et relatives aux modalit&eacute;s de sa d&eacute;livrance, en particulier concernant le choix du mode de collecte et la fr&eacute;quence des collectes. &raquo;<br />  <br />  La cour d&rsquo;appel confirme et resserre l&rsquo;analyse autour de la qualification de la mesure litigieuse :<br />  <br />  &laquo; Le choix de collecter les d&eacute;chets de porte &agrave; porte a trait aux modalit&eacute;s de ramassage des d&eacute;chets m&eacute;nagers et rel&egrave;ve, par suite, non des pouvoirs de police sp&eacute;ciale du maire envers ses usagers mais de l&rsquo;organisation du service public de collecte des d&eacute;chets m&eacute;nagers dont la comp&eacute;tence incombe, en vertu de l&rsquo;article L. 5214-16 du code g&eacute;n&eacute;ral des collectivit&eacute;s territoriales, &agrave; la communaut&eacute; de communes du Mellois en Poitou. &raquo;<br />  <br />  La solution s&rsquo;inscrit dans la th&eacute;orie classique du service public : <strong>le mode et la fr&eacute;quence de collecte d&eacute;terminent la consistance du service et les conditions de sa d&eacute;livrance aux usagers</strong> ; &agrave; ce titre, ils constituent des <strong>mesures d&rsquo;organisation</strong> qui rel&egrave;vent de<strong> l&rsquo;organe d&eacute;lib&eacute;rant de la personne publique gestionnaire </strong>&mdash; ici, la communaut&eacute; de communes, comp&eacute;tente de plein droit en mati&egrave;re de collecte et de traitement des d&eacute;chets des m&eacute;nages en application du 5&deg; du I de l&rsquo;article L. 5214-16 du code g&eacute;n&eacute;ral des collectivit&eacute;s territoriales.    <h3><strong>B. La police sp&eacute;ciale des d&eacute;chets, cantonn&eacute;e &agrave; l&rsquo;usage du service</strong></h3>  La police sp&eacute;ciale des d&eacute;chets, pr&eacute;vue &agrave; l&rsquo;article L. 2224-16 du m&ecirc;me code, autorise l&rsquo;autorit&eacute; comp&eacute;tente &agrave; r&eacute;gler &laquo; la pr&eacute;sentation et les conditions de la remise des d&eacute;chets en fonction de leurs caract&eacute;ristiques &raquo; et &agrave; imposer, notamment, le tri.<br />  <br />  Elle porte ainsi sur l&rsquo;usage du service par les usagers &mdash; la mani&egrave;re dont les d&eacute;chets sont pr&eacute;sent&eacute;s et remis &mdash;, non sur la d&eacute;finition de la consistance du service. La cour en tire la cons&eacute;quence que le maire ne pouvait, sur ce fondement, arr&ecirc;ter le mode de collecte :<br />  <br />  &laquo; La commune d&rsquo;Aigondign&eacute; n&rsquo;est pas fond&eacute;e &agrave; soutenir qu&rsquo;il lui incombait, au titre des pouvoirs de police sp&eacute;ciale du maire, de d&eacute;terminer les modalit&eacute;s de collecte des d&eacute;chets m&eacute;nagers. &raquo;<br />  <br />  Le premier juge avait d&rsquo;ailleurs relev&eacute; que<strong> la coexistence de deux modes de collecte sur un m&ecirc;me territoire heurtait la r&eacute;partition des comp&eacute;tences</strong> : &laquo; il n&rsquo;appartenait pas &agrave; la maire au titre de son pouvoir de police sp&eacute;ciale, m&ecirc;me non transf&eacute;r&eacute;, de r&eacute;glementer le mode de collecte des d&eacute;chets m&eacute;nagers &raquo;. La police sp&eacute;ciale et l&rsquo;organisation du service ne se recoupent pas ; la premi&egrave;re ne saurait servir &agrave; reprendre, commune par commune, ce que la seconde a confi&eacute; &agrave; l&rsquo;intercommunalit&eacute;.    <h2><strong>II- La port&eacute;e de la solution</strong></h2>    <h3><strong>A. Le maire oppos&eacute; au transfert de la police : une police r&eacute;siduelle sans prise sur le mode</strong></h3>  L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t majeur de l&rsquo;arr&ecirc;t tient au <strong>sort r&eacute;serv&eacute; au maire qui a fait &eacute;chec au transfert de la police sp&eacute;ciale</strong>.<br />  <br />  On sait que, lorsqu&rsquo;un groupement est comp&eacute;tent en mati&egrave;re de collecte des d&eacute;chets m&eacute;nagers, la police sp&eacute;ciale correspondante est en principe transf&eacute;r&eacute;e de plein droit &agrave; son pr&eacute;sident (article L. 5211-9-2 du code g&eacute;n&eacute;ral des collectivit&eacute;s territoriales), le maire disposant d&rsquo;une facult&eacute; d&rsquo;opposition. La maire d&rsquo;Aigondign&eacute; avait us&eacute; de cette facult&eacute; ; elle en tirait argument pour r&eacute;glementer le mode de collecte.<br />  <br />  La cour lui oppose une fin de non-recevoir de principe : conserver la police sp&eacute;ciale ne conf&egrave;re aucune prise sur le mode de collecte, car ce dernier ne ressortit pas &agrave; la police mais &agrave; l&rsquo;organisation du service. La solution dissipe une confusion fr&eacute;quente entre la titularit&eacute; d&rsquo;un pouvoir de police et la ma&icirc;trise de l&rsquo;organisation d&rsquo;un service dont la commune n&rsquo;est plus gestionnaire.  <h3><strong>B. Les r&eacute;serves : le contr&ocirc;le de l&rsquo;&eacute;quivalence et l&rsquo;attente du Conseil d&rsquo;&Eacute;tat</strong></h3>  La <strong>comp&eacute;tence ainsi reconnue &agrave; l&rsquo;intercommunalit&eacute;</strong> n&rsquo;est pas discr&eacute;tionnaire. Le choix de l&rsquo;apport volontaire demeure subordonn&eacute; &agrave; une condition de fond : offrir &laquo; un niveau de protection de la salubrit&eacute; publique et de l&rsquo;environnement ainsi qu&rsquo;un niveau de qualit&eacute; de service &agrave; la personne &eacute;quivalents &agrave; ceux de la collecte en porte-&agrave;-porte &raquo; (article R. 2224-24 du code g&eacute;n&eacute;ral des collectivit&eacute;s territoriales).&nbsp;<br />  <br />  Ce contr&ocirc;le d&rsquo;&eacute;quivalence, distinct de la question de comp&eacute;tence tranch&eacute;e ici, a conduit tant&ocirc;t &agrave; la censure de r&egrave;glements de collecte (TA Toulouse, r&eacute;f., 11 d&eacute;cembre 2023, n&deg; 2306402), tant&ocirc;t &agrave; leur validation lorsque le dossier technique l&rsquo;&eacute;tablit (CAA Bordeaux, 2 juin 2026, n&deg; 25BX01834, relevant des taux de disponibilit&eacute; des bornes de l&rsquo;ordre de 98 &agrave; 99 %).<br />  <br />  A la date de cette note, le Conseil d&rsquo;&Eacute;tat n&rsquo;a pas eu &agrave; se prononcer sur la question, que ce soit sur le terrain de la comp&eacute;tence ou sur celui de l&rsquo;&eacute;quivalence.&nbsp;  <h2><strong>Conclusion</strong></h2>    <pre>  <strong>En jugeant que le choix du mode de collecte rel&egrave;ve de l&rsquo;organisation du service et non de la police du maire, la cour administrative d&rsquo;appel de Bordeaux clarifie utilement la r&eacute;partition des r&ocirc;les issue du transfert de la comp&eacute;tence &laquo; d&eacute;chets &raquo; &agrave; l&rsquo;intercommunalit&eacute;. Le maire, m&ecirc;me oppos&eacute; au transfert de la police sp&eacute;ciale, ne peut faire obstacle au passage &agrave; l&rsquo;apport volontaire ; il lui appartient seulement d&rsquo;en encadrer l&rsquo;usage. Reste pos&eacute;e, en aval, la question de la l&eacute;galit&eacute; de ce mode de collecte au regard de l&rsquo;exigence d&rsquo;&eacute;quivalence &mdash; et, en surplomb, celle de la position que prendra, le moment venu, le Conseil d&rsquo;&Eacute;tat.</strong></pre>  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Thu, 16 Jul 2026 06:25:12 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Responsabilité administrative]]></category>
                        <azkocmscategoryid>10800</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[DROUINEAU Thomas]]></nom>
                <epuserid>94</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[1927 AVOCATS - Poitiers]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[POITIERS]]></barreau>
                                <anficheid>201</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>640</anorgid>
                    <orgaid>227</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Le choix du mode de collecte des déchets, mesure d’organisation du service et non pouvoir de police du maire]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[L'arrêt fixe la ligne de partage entre l’organisation du service public et le pouvoir de police spéciale des déchets.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/mode-collecte-dechets.jpg">
                <media:title>Le choix du mode de collecte des déchets, mesure d’organisation du service et non pouvoir de police du maire</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Mode de collecte des déchets]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Mode de collecte des déchets]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Bail commercial : Le bailleur doit-il prouver les charges même si le locataire ne les a jamais contestées ?]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/bail-commercial-preuve-charges-bailleur-43749.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">fd048d1fb4afa12eba321c320779bf48-43749</guid>
            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Dans une <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000054256206?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=25-10.221&amp;searchField=ALL"  target="_blank">d&eacute;cision du 4 juin 2026 (Pourvoi n&deg; 25-10.221)</a>, la Cour de cassation a eu l&#39;occasion de statuer sur le point de savoir si le bailleur, qui sollicite en r&eacute;f&eacute;r&eacute; le paiement de charges locatives et le constat de l&#39;acquisition d&#39;une clause r&eacute;solutoire, peut se dispenser de justifier de l&#39;existence et du montant de ces charges au motif que le locataire ne les avait jamais contest&eacute;es auparavant.</strong></pre>    <h2><strong>Le contexte :</strong></h2>  L&#39;article 835, alin&eacute;a 2, du Code de proc&eacute;dure civile dispose que :<br />  <br />  &laquo; Dans les cas o&ugrave; <strong>l&#39;existence de l&#39;obligation n&#39;est pas s&eacute;rieusement contestable</strong>, ils peuvent accorder une provision au cr&eacute;ancier, ou ordonner l&#39;ex&eacute;cution de l&#39;obligation m&ecirc;me s&#39;il s&#39;agit d&#39;une obligation de faire. &raquo;<br />  <br />  Ce texte, qui fonde le r&eacute;f&eacute;r&eacute;-provision, subordonne le pouvoir du juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s &agrave; l&#39;absence de contestation s&eacute;rieuse de l&#39;obligation invoqu&eacute;e, laquelle doit &ecirc;tre &eacute;tablie avec un degr&eacute; suffisant de certitude.&nbsp;<br />  <br />  Il se combine avec le principe g&eacute;n&eacute;ral pos&eacute; par l&#39;article 1353 du Code civil, selon lequel celui qui r&eacute;clame l&#39;ex&eacute;cution d&#39;une obligation doit la prouver.<br />  <br />  En mati&egrave;re de baux commerciaux, <strong>la charge de la preuve des charges locatives p&egrave;se sur le bailleur </strong>en vertu d&#39;une jurisprudence d&eacute;sormais bien &eacute;tablie.&nbsp;<br />  <br />  La Cour de cassation juge de longue date que les provisions sur charges ne constituent que de simples avances : pour les conserver, le bailleur doit justifier de l&#39;existence et du montant des d&eacute;penses correspondantes, faute de quoi les appels de provisions sont d&eacute;pourvus de cause et le locataire peut en obtenir la restitution (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000029741159?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=13-24.451&amp;searchField=ALL"  target="_blank">Cass. 3e civ., 5 novembre 2014, n&deg; 13-24.451</a>).&nbsp;<br />  <br />  Cette exigence a &eacute;t&eacute; constamment r&eacute;affirm&eacute;e depuis (notamment Cass. 3e civ., 17 septembre 2020, n&deg; 19-14.168 ; <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000047074068?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=21-17.985&amp;searchField=ALL"  target="_blank">Cass. 3e civ., 25 janvier 2023, n&deg; 21-17.985</a>), avec pour seul temp&eacute;rament que le retard dans la production des justificatifs, lorsqu&#39;elle intervient dans le d&eacute;lai de prescription, n&#39;ouvre pas droit, &agrave; lui seul, au remboursement des provisions (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000036635507?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=17-10.552&amp;searchField=ALL"  target="_blank">Cass. 3e civ., 18 janvier 2018, n&deg; 17-10.552</a>).<br />  <br />  Elle s&#39;inscrit &eacute;galement dans le prolongement de l&#39;article L.145-40-2 du Code de commerce, issu de la loi Pinel du 18 juin 2014, qui impose un inventaire pr&eacute;cis et limitatif des cat&eacute;gories de charges, imp&ocirc;ts, taxes et redevances, ainsi qu&#39;un &eacute;tat r&eacute;capitulatif annuel adress&eacute; au locataire, l&#39;article R.145-36 du m&ecirc;me code pr&eacute;cisant que le bailleur communique au locataire, &agrave; sa demande, tout document justifiant le montant des charges qui lui sont imput&eacute;es.<br />  <br />  La Cour de cassation a encore renforc&eacute; ce dispositif par deux arr&ecirc;ts du 29 janvier 2026 : le bailleur doit adresser au locataire qui en fait la demande les justificatifs des charges, sans pouvoir se borner &agrave; les tenir &agrave; sa disposition (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000053430199?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=24-14.982&amp;searchField=ALL"  target="_blank">Cass. 3e civ., 29 janvier 2026, n&deg; 24-14.982</a>), et il doit &ecirc;tre en mesure de justifier de l&#39;existence et du montant des charges exigibles, y compris lorsque la r&eacute;gularisation intervient tardivement (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000053430203?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=24-16.270&amp;searchField=ALL"  target="_blank">Cass. 3e civ., 29 janvier 2026, n&deg; 24-16.270</a>).<br />  <br />  L&#39;arr&ecirc;t du 4 juin 2026 s&#39;inscrit dans la continuit&eacute; directe de cette jurisprudence, en apportant une pr&eacute;cision d&#39;ordre probatoire :<strong> le silence ant&eacute;rieur du locataire ne vaut pas preuve des charges</strong>.    <h2><strong>Le cas d&#39;esp&egrave;ce :</strong></h2>  Dans les faits soumis &agrave; l&#39;appr&eacute;ciation de la Cour de cassation, une SCI bailleresse avait donn&eacute; &agrave; bail commercial &agrave; une soci&eacute;t&eacute; deux locaux, l&#39;un &agrave; usage commercial (vente de desserts glac&eacute;s), l&#39;autre &agrave; usage de r&eacute;serve. Le 27 septembre 2022, la bailleresse a signifi&eacute; &agrave; la locataire deux commandements de payer les arri&eacute;r&eacute;s locatifs, visant les clauses r&eacute;solutoires stipul&eacute;es dans chacun des baux, puis l&#39;a assign&eacute;e en r&eacute;f&eacute;r&eacute; aux fins de voir <strong>constater l&#39;acquisition des clauses r&eacute;solutoires</strong>.<br />  <br />  La locataire contestait plusieurs postes de charges figurant dans le d&eacute;compte, invoquant le libell&eacute; incompr&eacute;hensible des postes &laquo; palier sur loyer &raquo; et &laquo; honos analyse assis &raquo; et leur caract&egrave;re non justifi&eacute;, la production des seules stipulations du bail ne constituant pas, selon elle, la justification des sommes mises &agrave; sa charge.<br />  <br />  La Cour d&#39;Appel de Paris a n&eacute;anmoins fait droit aux demandes de la bailleresse, en retenant que les relev&eacute;s de compte de la locataire comportaient, depuis 2017, la mention des postes litigieux<strong> sans que la locataire pr&eacute;tende avoir contest&eacute; ces rubriques &agrave; un quelconque moment</strong>, que les relev&eacute;s individuels de charges de 2017 &agrave; 2022 lui avaient &eacute;t&eacute; notifi&eacute;s sans critique de sa part, et que la bailleresse justifiait des dispositions des baux applicables et du mode d&#39;actualisation de ces charges.<br />  <br />  La Cour de cassation a censur&eacute; ce raisonnement, au visa de l&#39;article 835 du Code de proc&eacute;dure civile, en jugeant que :<br />  <br />  &laquo; En statuant ainsi, alors qu&#39;<strong>il incombait &agrave; la bailleresse de justifier devant le juge de l&#39;existence et du montant des charges </strong>dont elle avait sollicit&eacute; le paiement et qui &eacute;taient contest&eacute;es par la locataire, la cour d&#39;appel a viol&eacute; le texte susvis&eacute;. &raquo;<br />  <br />  Les motifs tir&eacute;s de l&#39;anciennet&eacute; des postes dans les relev&eacute;s de compte, de l&#39;absence de contestation ant&eacute;rieure de la locataire et de la notification non critiqu&eacute;e des relev&eacute;s de charges ont ainsi &eacute;t&eacute; jug&eacute;s impropres &agrave; caract&eacute;riser la justification, par la bailleresse, du montant des charges imputables &agrave; la locataire.  <h2><strong>La port&eacute;e de la d&eacute;cision :</strong></h2>  L&#39;enseignement de l&#39;arr&ecirc;t est clair :<strong> l&#39;absence de contestation ant&eacute;rieure du locataire ne dispense pas le bailleur de rapporter la preuve des charges r&eacute;clam&eacute;es, d&egrave;s lors que celles-ci sont contest&eacute;es dans le cadre de la proc&eacute;dure</strong>.&nbsp;<br />  <br />  Le silence gard&eacute; par le preneur pendant plusieurs ann&eacute;es, voire le paiement partiel des sommes figurant sur les relev&eacute;s, ne peut &ecirc;tre assimil&eacute; &agrave; une reconnaissance de leur bien-fond&eacute; : il peut constituer, au mieux, un indice factuel en faveur du bailleur, mais il ne renverse pas la charge de la preuve.&nbsp;<br />  <br />  La solution rejoint une jurisprudence commercialiste ancienne selon laquelle le silence du d&eacute;biteur &agrave; la r&eacute;ception de factures ne peut valoir reconnaissance, m&ecirc;me implicite, de la cr&eacute;ance all&eacute;gu&eacute;e, et le preneur demeure recevable &agrave; contester les charges, m&ecirc;me pour la premi&egrave;re fois en cours de proc&eacute;dure, dans la limite de la prescription.<br />  <br />  Elle est &eacute;galement coh&eacute;rente avec le r&eacute;gime de la clause r&eacute;solutoire : il appartient au bailleur qui demande au juge de constater l&#39;acquisition de la clause r&eacute;solutoire d&#39;&eacute;tablir l&#39;existence et la persistance du manquement du locataire apr&egrave;s le commandement (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000043566059?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=20-12.533&amp;searchField=ALL"  target="_blank">Cass. 3e civ., 20 mai 2021, n&deg; 20-12.533</a>), ce qui suppose, lorsque l&#39;arri&eacute;r&eacute; vis&eacute; comprend des charges, que celles-ci soient justifi&eacute;es dans leur principe et dans leur montant.&nbsp;<br />  <br />  <strong>Un commandement d&eacute;livr&eacute; sur la base de charges non justifi&eacute;es est</strong>, dans cette mesure, <strong>d&eacute;pourvu de fondement</strong>.<br />  <br />  La solution emporte des cons&eacute;quences pratiques importantes sur le terrain du<strong> r&eacute;f&eacute;r&eacute;</strong>.&nbsp;<br />  <br />  Lorsque la dette vis&eacute;e par le commandement de payer comprend des charges insuffisamment justifi&eacute;es, le preneur est fond&eacute; &agrave; soulever une contestation s&eacute;rieuse, laquelle prive le juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s du pouvoir d&#39;accorder une provision pour la fraction litigieuse et de constater l&#39;acquisition de la clause r&eacute;solutoire.&nbsp;<br />  <br />  Le juge conserve certes la facult&eacute; d&#39;allouer une provision limit&eacute;e &agrave; la partie de la dette qui ne pr&ecirc;te pas &agrave; discussion, mais le bailleur se trouve priv&eacute;, pour le surplus, de l&#39;une de ses voies proc&eacute;durales les plus efficaces, et renvoy&eacute; vers une instance au fond dont la dur&eacute;e et l&#39;al&eacute;a sont sans commune mesure.&nbsp;<br />  Il en va de m&ecirc;me lorsque la contestation du preneur suppose une interpr&eacute;tation de la clause de r&eacute;partition des charges ou un contr&ocirc;le de sa validit&eacute; au regard des textes d&#39;ordre public, notamment de l&#39;article R.145-35 du Code de commerce qui interdit la refacturation de certains postes : le juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s ne peut trancher une telle difficult&eacute; sans exc&eacute;der ses pouvoirs (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000050443248?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=23-18.879&amp;searchField=ALL"  target="_blank">Cass. 3e civ., 24 octobre 2024, n&deg; 23-18.879</a>).<br />  <br />  Il convient enfin de noter que la cassation est intervenue en toutes les dispositions de l&#39;arr&ecirc;t :<br />  <br />  L&#39;insuffisance probatoire affectant certains postes de charges a ainsi emport&eacute; la censure du constat d&#39;acquisition des clauses r&eacute;solutoires dans leur ensemble, alors m&ecirc;me que d&#39;autres sommes pouvaient ne pas &ecirc;tre discut&eacute;es.<br />  <br />  Pour les bailleurs et leurs gestionnaires, la vigilance s&#39;impose donc en amont : chaque poste de charges refactur&eacute; au preneur doit pouvoir &ecirc;tre rattach&eacute; &agrave; une stipulation claire du bail, correspondre &agrave; une cat&eacute;gorie l&eacute;galement r&eacute;cup&eacute;rable, et &ecirc;tre justifi&eacute; dans son montant par des pi&egrave;ces v&eacute;rifiables (factures, appels de fonds, d&eacute;comptes, cl&eacute;s de r&eacute;partition), la seule production du contrat et des relev&eacute;s de compte &eacute;tant insuffisante.&nbsp;<br />  <br />  Pour les preneurs, la d&eacute;cision confirme que <strong>le paiement sans r&eacute;serve pendant plusieurs ann&eacute;es ne ferme pas la voie de la contestation, et que le d&eacute;faut de justification des charges constitue un moyen de d&eacute;fense efficace tant contre le r&eacute;f&eacute;r&eacute;-provision que contre le jeu de la clause r&eacute;solutoire</strong>.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:54:52 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Construction Immobilier]]></category>
                        <azkocmscategoryid>8800</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[MERABET Nasser]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[MERABET Nasser]]></nom>
                <epuserid>1230</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[Cabinet Conseil des Boucles de Seine – CCBS]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[ROUEN]]></barreau>
                                <anficheid>4645</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>37279</anorgid>
                    <orgaid>0</orgaid>
                </structure>
                                <structure>
                    <anorgid>37372</anorgid>
                    <orgaid>0</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Bail commercial : Le bailleur doit-il prouver les charges même si le locataire ne les a jamais contestées ?]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[savoir si le bailleur, qui sollicite en référé le paiement de charges locatives et le constat de l'acquisition d'une clause résolutoire, peut se dispenser de justifier de l'existence et du montant de ces charges au motif que le locataire ne les avait jamais contestées auparavant.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/bail-commercial-et-preuve-des-charges.jpg">
                <media:title>Bail commercial : Le bailleur doit-il prouver les charges même si le locataire ne les a jamais contestées ?</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Bail commercial et preuve des charges]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Bail commercial et preuve des charges]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Bail d'habitation : Indécence du logement et prescription de l'action en indemnisation ?]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/bail-habitation-indecence-logement-prescription-action-indemnisation-43748.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">ff3e7e5ca2f0e0d94bff1aabf7ed6ff3-43748</guid>
            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Dans une <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000054218405?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=24-11.437&amp;searchField=ALL"  target="_blank">d&eacute;cision du 4 juin 2026 (Pourvoi n&deg; 24-11.437, publi&eacute; au Bulletin)</a>, la Cour de cassation a eu l&#39;occasion de statuer sur le point de savoir si le caract&egrave;re continu du pr&eacute;judice de jouissance r&eacute;sultant de l&#39;ind&eacute;cence d&#39;un logement permet au locataire d&#39;en obtenir la r&eacute;paration pour toute la dur&eacute;e du bail, ou si cette action demeure enferm&eacute;e dans la prescription triennale de l&#39;article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989.</strong></pre>    <h2><strong>Le contexte :</strong></h2>  L&#39;article 6 de la loi n&deg; 89-462 du 6 juillet 1989 dispose que :<br />  <br />  &laquo; Le bailleur est tenu de remettre au locataire un<strong> logement d&eacute;cent</strong> ne laissant pas appara&icirc;tre de risques manifestes pouvant porter atteinte &agrave; la s&eacute;curit&eacute; physique ou &agrave; la sant&eacute; (&hellip;) et r&eacute;pondant &agrave; un crit&egrave;re de performance &eacute;nerg&eacute;tique minimale (&hellip;) et dot&eacute; des &eacute;l&eacute;ments le rendant conforme &agrave; l&#39;usage d&#39;habitation. &raquo;<br />  <br />  Les caract&eacute;ristiques du logement d&eacute;cent sont fix&eacute;es par le d&eacute;cret n&deg; 2002-120 du 30 janvier 2002.&nbsp;<br />  Cette obligation de d&eacute;livrance, qui se rattache aux articles 1709 et 1719 du Code civil, est d&#39;ordre public (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007050420?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=02-20.614&amp;searchField=ALL"  target="_blank">Cass. 3e civ., 15 d&eacute;cembre 2004, n&deg; 02-20.614</a>), le droit &agrave; un logement d&eacute;cent constituant du reste un objectif &agrave; valeur constitutionnelle (Cons. const., 7 d&eacute;cembre 2000, n&deg; 2000-436 DC) : les parties ne peuvent y d&eacute;roger, et la clause transf&eacute;rant au locataire, m&ecirc;me avec contrepartie, les travaux de mise aux normes est nulle (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000021787798?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=08-21.205&amp;searchField=ALL"  target="_blank">Cass. 3e civ., 3 f&eacute;vrier 2010, n&deg; 08-21.205</a>).&nbsp;<br />  <br />  Elle ne s&#39;appr&eacute;cie pas au seul jour de l&#39;entr&eacute;e dans les lieux : obligation continue, elle p&egrave;se sur le bailleur pendant toute la dur&eacute;e de la relation contractuelle et se transmet, en cas de vente, &agrave; l&#39;acqu&eacute;reur de l&#39;immeuble (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000038194470?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=18-11.553&amp;searchField=ALL"  target="_blank">Cass. 3e civ., 21 f&eacute;vrier 2019, n&deg; 18-11.553</a>).<br />  <br />  L&#39;article 7-1, alin&eacute;a 1er, de la m&ecirc;me loi dispose quant &agrave; lui que :<br />  <br />  &laquo;<strong> Toutes actions d&eacute;rivant d&#39;un contrat de bail sont prescrites par trois ans</strong> &agrave; compter du jour o&ugrave; le titulaire d&#39;un droit a connu ou aurait d&ucirc; conna&icirc;tre les faits lui permettant d&#39;exercer ce droit. &raquo;<br />  Cette prescription triennale, propre aux baux d&#39;habitation, est d&#39;application g&eacute;n&eacute;rale et exclusive : la Cour de cassation juge qu&#39;elle r&eacute;git toutes les actions d&eacute;rivant du bail, &agrave; l&#39;exclusion notamment de la prescription biennale du Code de la consommation (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000033944075?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=15-27.580&amp;searchField=ALL"  target="_blank">Cass. 3e civ., 26 janvier 2017, n&deg; 15-27.580</a>).<br />  <br />  L&#39;articulation de ces textes soulevait une difficult&eacute;.&nbsp;<br />  <br />  La troisi&egrave;me chambre civile a construit, depuis un arr&ecirc;t fondateur du 10 juillet 2025, une th&eacute;orie de l&#39;obligation continue de d&eacute;livrance : le bailleur demeure tenu de r&eacute;aliser les travaux n&eacute;cessaires pour mettre fin &agrave; une situation d&#39;ind&eacute;cence, ind&eacute;pendamment de la prescription applicable aux demandes indemnitaires (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000051931601?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=23-20.491&amp;searchField=ALL"  target="_blank">Cass. 3e civ., 10 juillet 2025, n&deg; 23-20.491</a>).&nbsp;<br />  <br />  Elle a ensuite pr&eacute;cis&eacute; que le juge doit distinguer l&#39;ex&eacute;cution de l&#39;obligation de d&eacute;livrance de l&#39;action en r&eacute;paration du pr&eacute;judice de jouissance (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000053135110?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=23-23.357&amp;searchField=ALL"  target="_blank">Cass. 3e civ., 4 d&eacute;cembre 2025, n&deg; 23-23.357</a>), puis censur&eacute; une cour d&#39;appel qui avait d&eacute;clar&eacute; prescrite l&#39;action de locataires tendant &agrave; la r&eacute;alisation de travaux, sans rechercher si le manquement &agrave; l&#39;obligation de d&eacute;livrance persistait au jour de l&#39;assignation (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000053859690?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=24-22.181&amp;searchField=ALL"  target="_blank">Cass. 3e civ., 2 avril 2026, n&deg; 24-22.181</a>).&nbsp;<br />  <br />  Parall&egrave;lement, en mati&egrave;re de bail commercial, elle a jug&eacute; que le preneur est recevable &agrave; poursuivre l&#39;ex&eacute;cution forc&eacute;e de l&#39;obligation de d&eacute;livrance tant que le manquement perdure, et &agrave; obtenir r&eacute;paration des cons&eacute;quences dommageables de l&#39;inex&eacute;cution sur une p&eacute;riode de cinq ans pr&eacute;c&eacute;dant sa demande, conform&eacute;ment au droit commun de l&#39;article 2224 du Code civil (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000053641948?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=24-19.292&amp;searchField=ALL"  target="_blank">Cass. 3e civ., 5 mars 2026, n&deg; 24-19.292</a>).<br />  <br />  Restait &agrave; trancher, pour le<strong> bail d&#39;habitation, la question de la p&eacute;riode indemnisable : le pr&eacute;judice de jouissance &eacute;tant continu, se renouvelant chaque jour tant que dure l&#39;ind&eacute;cence, le locataire peut-il en r&eacute;clamer la r&eacute;paration depuis l&#39;origine du trouble ?</strong>    <h2><strong>Le cas d&#39;esp&egrave;ce :</strong></h2>  Dans les faits soumis &agrave; l&#39;appr&eacute;ciation de la Cour de cassation, une locataire occupait depuis le 1er octobre 2005 un logement meubl&eacute; dont elle soutenait qu&#39;il ne r&eacute;pondait pas aux exigences de d&eacute;cence.&nbsp;<br />  Elle a assign&eacute; son bailleur le 10 ao&ucirc;t 2015 aux fins d&#39;obtenir la r&eacute;alisation de travaux, la suspension du paiement des loyers et la r&eacute;paration du pr&eacute;judice de jouissance subi depuis le 21 septembre 2013, puis, par conclusions d&eacute;pos&eacute;es le 15 novembre 2018, a &eacute;tendu sa demande d&#39;indemnisation au pr&eacute;judice subi <strong>depuis son entr&eacute;e dans les lieux</strong>, soit sur une p&eacute;riode de <strong>pr&egrave;s de dix ann&eacute;es</strong> ant&eacute;rieures &agrave; son assignation.<br />  <br />  La Cour d&#39;Appel de Paris a limit&eacute; l&#39;indemnisation au pr&eacute;judice subi depuis le 21 septembre 2013, par le jeu de la prescription triennale de l&#39;article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989.&nbsp;<br />  <br />  La locataire s&#39;est pourvue en cassation, en soutenant qu&#39;en cas d&#39;ind&eacute;cence du logement, le locataire a droit &agrave; &ecirc;tre indemnis&eacute; pour toute la dur&eacute;e du trouble de jouissance subi, s&#39;agissant d&#39;un pr&eacute;judice continu qui perdurait depuis le d&eacute;but du bail, sans que puisse lui &ecirc;tre oppos&eacute;e la prescription triennale d&egrave;s lors que celle-ci n&#39;&eacute;tait pas acquise &agrave; la date de l&#39;assignation.<br />  <br />  La Cour de cassation a rejet&eacute; le pourvoi, en &eacute;non&ccedil;ant, dans un attendu de principe, que<strong> l&#39;obligation de d&eacute;livrance d&#39;un logement d&eacute;cent, continue, est exigible pendant toute la dur&eacute;e du bail</strong>, et qu&#39;il en r&eacute;sulte que :<br />  <br />  &laquo; Le locataire d&#39;un local &agrave; usage d&#39;habitation est recevable, d&#39;une part, &agrave; poursuivre <strong>l&#39;ex&eacute;cution forc&eacute;e en nature de l&#39;obligation de d&eacute;livrance d&#39;un logement d&eacute;cent tant que le manquement perdure</strong>, d&#39;autre part &agrave; obtenir la r&eacute;paration des cons&eacute;quences dommageables de l&#39;inex&eacute;cution par le bailleur de son obligation de d&eacute;livrance d&#39;un logement d&eacute;cent<strong> sur une p&eacute;riode de trois ans pr&eacute;c&eacute;dant sa demande en justice. </strong>&raquo;    <h2><strong>La port&eacute;e de la d&eacute;cision :</strong></h2>  L&#39;arr&ecirc;t op&egrave;re une distinction nette entre les deux voies d&#39;action ouvertes au locataire d&#39;un logement ind&eacute;cent.&nbsp;<br />  <br />  <strong>L&#39;action en ex&eacute;cution forc&eacute;e en nature &eacute;chappe &agrave; toute prescription tant que le manquement perdure</strong> : le caract&egrave;re continu de l&#39;obligation de d&eacute;livrance fait que sa persistance constitue, chaque jour, un fait permettant au locataire d&#39;agir. L&#39;&eacute;coulement du temps ne purge jamais l&#39;obligation du bailleur de mettre le logement en conformit&eacute;, quelle que soit l&#39;anciennet&eacute; du bail ou du d&eacute;sordre.&nbsp;<br />  <br />  Le locataire peut ainsi obtenir du juge, sur le fondement de l&#39;article 20-1 de la loi du 6 juillet 1989, la d&eacute;termination de la nature des travaux &agrave; r&eacute;aliser et du d&eacute;lai de leur ex&eacute;cution, ainsi que la r&eacute;duction du montant du loyer ou la suspension de son paiement, avec ou sans consignation, jusqu&#39;&agrave; l&#39;ex&eacute;cution de ces travaux &mdash; &eacute;tant pr&eacute;cis&eacute; que ces mesures sur le loyer, accessoires, supposent que le juge soit saisi d&#39;une demande de mise en conformit&eacute; (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000042664778?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=19-23.216&amp;searchField=ALL"  target="_blank">Cass. 3e civ., 3 d&eacute;cembre 2020, n&deg; 19-23.216</a>).<br />  <br />  <strong>L&#39;action indemnitaire</strong>, en revanche, d&eacute;rive du contrat de bail au sens de l&#39;article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989 et demeure soumise &agrave; la <strong>prescription triennale</strong>.&nbsp;<br />  <br />  Le raisonnement de la Cour revient &agrave; consacrer une prescription glissante : le pr&eacute;judice de jouissance, dommage continu, fait na&icirc;tre au jour le jour un droit &agrave; r&eacute;paration, mais les cr&eacute;ances indemnitaires les plus anciennes se prescrivent au fur et &agrave; mesure, de sorte que la r&eacute;paration ne peut remonter au-del&agrave; de trois ann&eacute;es avant la demande en justice.&nbsp;<br />  <br />  La qualification de pr&eacute;judice continu ne fait donc pas obstacle au jeu de la prescription ; elle en d&eacute;place seulement l&#39;assiette.&nbsp;<br />  <br />  La solution m&eacute;rite d&#39;&ecirc;tre rapproch&eacute;e de l&#39;arr&ecirc;t du 4 juin 2014, par lequel la Cour avait censur&eacute; une cour d&#39;appel qui limitait l&#39;indemnisation &agrave; la p&eacute;riode post&eacute;rieure &agrave; l&#39;information du bailleur, en jugeant que l&#39;indemnisation des troubles de jouissance n&#39;est pas subordonn&eacute;e &agrave; une mise en demeure (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000029057071?fonds=ALL&amp;init=true&amp;page=1&amp;query=13-12.314&amp;searchField=ALL"  target="_blank">Cass. 3e civ., 4 juin 2014, n&deg; 13-12.314</a>) : douze ans plus tard, la Cour confirme que la mise en demeure ne constitue ni une condition ni une borne de l&#39;indemnisation, mais que la prescription, elle, en constitue une.<br />  <br />  La solution se justifie par un souci d&#39;&eacute;quilibre entre la protection effective du locataire, assur&eacute;e par l&#39;imprescriptibilit&eacute; de fait de l&#39;action en ex&eacute;cution forc&eacute;e, et la s&eacute;curit&eacute; juridique du bailleur, qui ne peut se voir r&eacute;clamer ind&eacute;finiment des dommages-int&eacute;r&ecirc;ts accumul&eacute;s sur des d&eacute;cennies.&nbsp;<br />  <br />  Il convient de relever que, le m&ecirc;me jour, la troisi&egrave;me chambre civile a rendu un second arr&ecirc;t publi&eacute; interdisant au bailleur de d&eacute;livrer un cong&eacute; pour motif l&eacute;gitime et s&eacute;rieux fond&eacute; sur la r&eacute;alisation de travaux de mise en conformit&eacute; d&#39;un logement dont il connaissait l&#39;ind&eacute;cence lors de la conclusion du bail (Cass. 3e civ., 4 juin 2026, n&deg; 24-16.993) : le bailleur ne peut ni se pr&eacute;valoir du temps &eacute;coul&eacute; pour &eacute;chapper &agrave; son obligation, ni instrumentaliser le cong&eacute; pour s&#39;y soustraire.<br />  <br />  En pratique, l&#39;enseignement est double.&nbsp;<br />  <br />  Pour le locataire, la demande de travaux peut &ecirc;tre form&eacute;e &agrave; tout moment tant que l&#39;ind&eacute;cence persiste, mais l&#39;action indemnitaire commande la c&eacute;l&eacute;rit&eacute; : chaque ann&eacute;e d&#39;attente est une ann&eacute;e de r&eacute;paration d&eacute;finitivement perdue, et il y a donc int&eacute;r&ecirc;t &agrave; agir, ou &agrave; tout le moins &agrave; interrompre la prescription, d&egrave;s la connaissance du d&eacute;sordre.&nbsp;<br />  <br />  Pour le bailleur, le temps ne joue qu&#39;&agrave; moiti&eacute; en sa faveur : s&#39;il limite l&#39;exposition indemnitaire aux trois derni&egrave;res ann&eacute;es, il ne le lib&egrave;re jamais de l&#39;obligation de mise en conformit&eacute;, dont l&#39;inex&eacute;cution l&#39;expose en outre &agrave; la r&eacute;duction ou &agrave; la suspension du loyer et, en application de l&#39;article 20-1, &agrave; la transmission de la d&eacute;cision constatant l&#39;ind&eacute;cence au repr&eacute;sentant de l&#39;&Eacute;tat dans le d&eacute;partement.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Fri, 10 Jul 2026 12:28:06 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Immobilier / Logement]]></category>
                        <azkocmscategoryid>4900</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[MERABET Nasser]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[MERABET Nasser]]></nom>
                <epuserid>1230</epuserid>
                                <cabinet><![CDATA[Cabinet Conseil des Boucles de Seine – CCBS]]></cabinet>
                                <barreau><![CDATA[ROUEN]]></barreau>
                                <anficheid>4645</anficheid>
                                <structure>
                    <anorgid>37279</anorgid>
                    <orgaid>0</orgaid>
                </structure>
                                <structure>
                    <anorgid>37372</anorgid>
                    <orgaid>0</orgaid>
                </structure>
                            </azkocmsauthor>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Bail d'habitation : Indécence du logement et prescription de l'action en indemnisation ?]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Savoir si le caractère continu du préjudice de jouissance résultant de l'indécence d'un logement permet au locataire d'en obtenir la réparation pour toute la durée du bail, ou cette action demeure enfermée dans la prescription triennale]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/bail-d-habitation-logement-indecent-et-prescription.jpg">
                <media:title>Bail d'habitation : Indécence du logement et prescription de l'action en indemnisation ?</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Bail d'habitation, logement indécent et prescription]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Bail d'habitation, logement indécent et prescription]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                
    </channel>
</rss>
<!-- [
    {
        "type": "mode",
        "content": "INDEX"
    }
] -->