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        <title><![CDATA[EUROJURIS FRANCE]]></title>
        <description><![CDATA[]]></description>
        <lastBuildDate>Mon, 09 Mar 2026 02:23:20 GMT</lastBuildDate>
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            <title><![CDATA[Vidéo : l'arrivée du timbre fiscal à 50 euros]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/video-arrivee-timbre-fiscal-50-euros-saisine-juridiction-43637.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Alors en terme de vieux serpent de mer, celui-ci... un petit moment qu&#39;on savait qu&#39;il pouvait se pointer, mais il est clair qu&#39;il est pass&eacute; sous les radars. Voici donc le retour du timbre fiscal de premi&egrave;re instance.</strong></pre>  C&#39;est &agrave; dire que depuis le <strong>1er mars 2026, il faudra s&#39;acquitter de la somme de 50 euros pour saisir une juridiction du premier degr&eacute;</strong>. Il y a des exceptions, pas toutes les juridictions, mais disons que l&#39;essentiel y est.<br />  <br />  Pas un m&eacute;canisme tr&egrave;s nouveau, parce qu&#39;il existait d&eacute;j&agrave; pour &ecirc;tre partie en appel (225 euros tout de m&ecirc;me), et que le <strong>timbre fiscal de premi&egrave;re instance</strong> a connu une exp&eacute;rience d&eacute;j&agrave;, &agrave; 35 euros, de 2011 &agrave; 2015. Cela faisait donc onze ans que son spectre r&ocirc;dait dans les cabinets d&#39;avocats.<br />  <br />  <strong>Donc la fin de la gratuit&eacute; du service public de la justice ?</strong><br />  <br />  Bon, d&eacute;j&agrave;, si c&#39;&eacute;tait le cas, ce serait pas nouveau. &#39;fait une paye que pour aller en justice, dans les faits, &ccedil;a co&ucirc;te. Maintenant, est-il impossible d&eacute;sormais d&#39;agir en justice sans d&eacute;penser ? Toujours pas. L&#39;<strong>aide juridictionnelle </strong>dispense du paiement de ce timbre fiscal. Par cons&eacute;quent, pour les justiciables les plus pr&eacute;caires, &ccedil;a ne change pas grand chose.<br />  <br />  Enfin... si. Car s&#39;ils sont condamn&eacute;s, quand bien m&ecirc;me sont ils &eacute;ligibles &agrave; l&#39;aide juridictionnelle, ils doivent supporter les frais de justice employ&eacute;s contre eux. Sans rentrer dans les d&eacute;tails, la condamnation dite &quot;aux d&eacute;pens de justice&quot;, tous les frais n&eacute;cessaires pour agir (distincts des frais d&#39;avocat) sont par principe &agrave; la charge du perdant : donc 50 euros de plus &agrave; payer, in fine. M&ecirc;me si l&agrave; encore, on peut obtenir une faveur du juge, assez peu courant.&nbsp;<br />  <br />  Surtout pour les justiciables aux revenus modestes, mais non &eacute;ligibles pour autant &agrave; l&#39;aide juridictionnelle, et sans qu&#39;ils soient b&eacute;n&eacute;ficiaires d&#39;une assurance protection juridique, que ce timbre fiscal va peser. Et si somme toute, on pourrait se dire que 50 euros, &ccedil;a reste &quot;l&eacute;ger&quot;, le vrai souci est ailleurs.<br />  <br />  Cette &eacute;tape franchie, les ann&eacute;es &agrave; suivre pourraient voir une augmentation de ce timbre. Apr&egrave;s tout, pourquoi pas 100 euros, &ccedil;a reste toujours moins que 225. Ils ont doubl&eacute; les droits fixes de proc&eacute;dure en correctionnel (on est pass&eacute; de 127 euros &agrave; 254 euros &agrave; payer pour n&#39;importe quel pr&eacute;venu, et pire encore si l&#39;enqu&ecirc;te a mobilis&eacute; un laboratoire).&nbsp;<br />  <br />  L&#39;&eacute;conomie du proc&egrave;s sera plus que jamais &agrave; prendre en compte.<br />  &nbsp;  <ul>  	<li><strong>Regarder la vid&eacute;o d&#39;Etienne MOUNIELOU sur <a href="https://www.youtube.com/shorts/rbMkdYm9eqI"  target="_blank">L&#39;arriv&eacute;e du timbre fiscal &agrave; 50 euros</a></strong></li>  </ul>  <br />  <em>Cr&eacute;dits vid&eacute;o : La folie des grandeurs.<br />  Cr&eacute;dits audio : Wedding Tarrey Town.<br />  <br />  Cette vid&eacute;o n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Fri, 06 Mar 2026 08:04:43 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Procédure civile]]></category>
                        <azkocmscategoryid>17606</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[MOUNIELOU Etienne]]></author>
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                <nom><![CDATA[MOUNIELOU Etienne]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Vidéo : l'arrivée du timbre fiscal à 50 euros]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Depuis le 1er mars 2026, il faudra s'acquitter de la somme de 50 euros pour saisir une juridiction du premier degré. ]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
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                <media:title>Vidéo : l'arrivée du timbre fiscal à 50 euros</media:title>
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            <azkocmsimgalt><![CDATA[Arrivée timbre fiscal 50 euros]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Arrivée timbre fiscal 50 euros]]></azkocmsimgtitle>
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            <title><![CDATA[Manifestation sportive : l’organisateur doit informer les participants sur les assurances ]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/manifestation-sportive-information-participants-assurances-par-organisateur-43636.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[<pre>  <strong>La responsabilit&eacute; de l&rsquo;organisateur d&rsquo;une manifestation sportive ne se limite pas &agrave; la s&eacute;curit&eacute; du parcours ou &agrave; la logistique de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement. Dans un arr&ecirc;t important du 28 janvier 2026, la Cour de cassation rappelle que l&rsquo;organisateur doit &eacute;galement informer les participants sur les assurances souscrites et sur leur port&eacute;e. Cette d&eacute;cision renforce la protection juridique des sportifs et clarifie l&rsquo;&eacute;tendue de l&rsquo;obligation d&rsquo;information en mati&egrave;re d&rsquo;assurance. </strong></pre>    <h2><strong>Les faits : un accident lors d&rsquo;un ultra-trail</strong></h2>  L&rsquo;affaire concerne une participante &agrave; l&rsquo;ultra-trail connu sous le nom de &laquo; Diagonale des fous &raquo;, organis&eacute; sur l&rsquo;&icirc;le de La R&eacute;union. Lors de l&rsquo;&eacute;preuve, la coureuse chute dans une descente en escalier et subit de graves blessures. Elle d&eacute;cide alors d&rsquo;engager la<strong> responsabilit&eacute; civile de l&rsquo;association organisatrice</strong> ainsi que celle de<strong> son assureur</strong> afin d&rsquo;obtenir l&rsquo;indemnisation de ses pr&eacute;judices corporels.<br />  <br />  Pour fonder son action, la victime invoque notamment un <strong>manquement &agrave; l&rsquo;obligation d&rsquo;information sur les assurances</strong>. Selon elle, l&rsquo;organisateur aurait d&ucirc; l&rsquo;informer de l&rsquo;existence et des limites de la couverture d&rsquo;assurance li&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement afin qu&rsquo;elle puisse, si n&eacute;cessaire, souscrire une assurance individuelle accident couvrant ses propres dommages.    <h2><strong>La position de la Cour d&rsquo;appel : une obligation limit&eacute;e aux clubs sportifs</strong></h2>  La cour d&rsquo;appel d&rsquo;Aix-en-Provence rejette toutefois cette argumentation. Elle consid&egrave;re que l&rsquo;article L. 321-4 du Code du sport impose une obligation d&rsquo;information uniquement aux associations et f&eacute;d&eacute;rations sportives envers leurs adh&eacute;rents.<br />  <br />  Dans cette logique, la juridiction estime que l&rsquo;organisateur d&rsquo;une manifestation sportive ouverte au public n&rsquo;est pas soumis &agrave; cette obligation vis-&agrave;-vis des simples participants. La coureuse n&rsquo;&eacute;tant pas adh&eacute;rente de l&rsquo;association organisatrice, aucun manquement ne pouvait &ecirc;tre retenu &agrave; son encontre.  <h2><strong>La d&eacute;cision de la Cour de cassation : une obligation d&rsquo;information &eacute;largie</strong></h2>  <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000053430183?init=true&amp;page=1&amp;query=+n%C2%B0+24-20.866&amp;searchField=ALL&amp;tab_selection=all"  target="_blank">Cass. civ. 1re, 28 janvier 2026,&nbsp;&nbsp;n&deg; 24-20.866</a><br />  La premi&egrave;re chambre civile de la Cour de cassation adopte une analyse diff&eacute;rente et casse partiellement l&rsquo;arr&ecirc;t d&rsquo;appel. Elle se fonde sur l&rsquo;article 1147 ancien du Code civil (devenu aujourd&rsquo;hui l&rsquo;article 1231-1), relatif &agrave; la responsabilit&eacute; contractuelle.<br />  <br />  La Haute juridiction affirme clairement que<strong> l&rsquo;organisateur d&rsquo;une manifestation sportive doit informer les participants de l&rsquo;existence, de l&rsquo;&eacute;tendue et de l&rsquo;efficacit&eacute; des assurances qu&rsquo;il a souscrites</strong>. Cette information est essentielle pour permettre aux sportifs d&rsquo;&eacute;valuer l&rsquo;opportunit&eacute; de souscrire des garanties individuelles compl&eacute;mentaires, notamment pour couvrir leurs dommages corporels ou leur responsabilit&eacute; civile.&nbsp;<br />  <br />  En consid&eacute;rant que cette obligation ne concernait que les clubs sportifs et non les organisateurs d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements ponctuels, la cour d&rsquo;appel a donc viol&eacute; le texte applicable.  <h2><strong>Une d&eacute;cision importante pour le droit du sport et le droit des assurances</strong></h2>  Cet arr&ecirc;t pr&eacute;sente un int&eacute;r&ecirc;t pratique majeur pour les<strong> organisateurs d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements sportifs, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de trails, marathons, triathlons ou comp&eacute;titions amateurs.</strong><br />  <br />  Il confirme que <strong>l&rsquo;obligation d&rsquo;information sur les assurances ne d&eacute;pend pas de l&rsquo;existence d&rsquo;un lien d&rsquo;adh&eacute;sion avec une f&eacute;d&eacute;ration ou un club</strong>. Elle s&rsquo;impose plus largement &agrave; tout organisateur d&rsquo;&eacute;v&eacute;nement sportif, d&egrave;s lors qu&rsquo;un rapport contractuel existe avec les participants.<br />  <br />  Pour les organisateurs, cette jurisprudence implique de fournir une information claire et pr&eacute;cise sur la couverture d&rsquo;assurance, par exemple dans les r&egrave;glements de course, les formulaires d&rsquo;inscription ou les documents remis aux participants.<br />  <br />  &Agrave; d&eacute;faut, leur responsabilit&eacute; contractuelle pourrait &ecirc;tre engag&eacute;e en cas d&rsquo;accident.<br />  Cette d&eacute;cision s&rsquo;inscrit ainsi dans une tendance jurisprudentielle visant &agrave; renforcer la protection des participants aux manifestations sportives, en imposant davantage de transparence sur les garanties d&rsquo;assurance disponibles.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Thu, 05 Mar 2026 09:53:12 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Assurances]]></category>
                        <category><![CDATA[Gestion des risques et sécurité]]></category>
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                        <author><![CDATA[Delahousse Christophe]]></author>
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                <nom><![CDATA[Delahousse Christophe]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Manifestation sportive : l’organisateur doit informer les participants sur les assurances ]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[La responsabilité de l’organisateur d’une manifestation sportive ne se limite pas à la sécurité du parcours ou à la logistique de l’événement. ]]></azkocmsmetadescription>
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                <media:title>Manifestation sportive : l’organisateur doit informer les participants sur les assurances </media:title>
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            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Assurances et manifestations sportives]]></azkocmsimgtitle>
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            <title><![CDATA[L’employeur a-t-il le droit de contacter le médecin traitant d’un salarié ?]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/employeur-peut-il-contacter-medecin-traitant-salarie-43635.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Dans le monde du travail, de nombreux conflits d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts peuvent survenir entre employeurs et salari&eacute;s, en particulier lorsque les arr&ecirc;ts maladie des employ&eacute;s se multiplient. Le patron peut alors &ecirc;tre amen&eacute; &agrave; douter de l&rsquo;&eacute;tat de sant&eacute; r&eacute;el du salari&eacute; et se poser la question de savoir si son arr&ecirc;t de travail est vraiment justifi&eacute; ? Il peut alors &ecirc;tre tent&eacute; de contacter le m&eacute;decin traitant de son salari&eacute; pour en savoir davantage.</strong></pre>  Pourtant, la Cour de cassation a d&eacute;cid&eacute; r&eacute;cemment dans un arr&ecirc;t rendu le 10 d&eacute;cembre 2025 (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000053029160?init=true&amp;page=1&amp;query=24-15.412&amp;searchField=ALL&amp;tab_selection=all"  target="_blank">Cour de cassation ; civile, Chambre sociale, 10 d&eacute;cembre 2025, 24-15.412</a>) que l&rsquo;employeur doit &ecirc;tre prudent lorsqu&rsquo;il entreprend une telle d&eacute;marche :<br />  <br />  Dans le cas d&#39;esp&egrave;ce, une salari&eacute;e avait saisi le Conseil de Prud&rsquo;hommes pour <strong>contester son licenciement prononc&eacute; suite &agrave; un arr&ecirc;t de travail </strong>d&eacute;livr&eacute; par son m&eacute;decin traitant alors que la <strong>m&eacute;decine du travail l&rsquo;avait d&eacute;clar&eacute;e apte</strong>.<br />  <br />  Pour ce faire, <strong>l&rsquo;employeur avait pris contact avec le m&eacute;decin traitant de la salari&eacute;e</strong>, ce qui soulevait la question de savoir si l&#39;employeur avait le droit d&rsquo;agir ainsi ou si cette d&eacute;marche constituait une violation du droit au respect de la vie priv&eacute;e de la salari&eacute;e concern&eacute;e.<br />  <br />  La r&eacute;ponse &agrave; cette question rev&ecirc;t une importance consid&eacute;rable, car en cas de violation des libert&eacute;s fondamentales, y compris le droit au respect de la vie priv&eacute;e, le licenciement est d&eacute;clar&eacute; nul, ce qui a pour cons&eacute;quence une r&eacute;int&eacute;gration de la salari&eacute;e dans son emploi et le versement d&rsquo;indemnit&eacute;s importantes.&nbsp;<br />  <br />  La Cour de cassation a opt&eacute; pour une solution favorable &agrave; la protection des salari&eacute;s. Elle a <strong>refus&eacute; &agrave; l&#39;employeur le droit de prendre contact avec le m&eacute;decin traitant du salari&eacute; et d&eacute;clar&eacute; nul le licenciement </strong>qui avait &eacute;t&eacute; prononc&eacute; &agrave; la suite de cette d&eacute;marche.<br />  <br />  Plus pr&eacute;cis&eacute;ment, la haute juridiction a estim&eacute; que<strong> toutes les informations dont le m&eacute;decin prend connaissance dans l&#39;exercice de sa profession sont soumises au secret m&eacute;dical</strong>.<br />  <br />  La Cour a par ailleurs rappel&eacute; que les comportements visant &agrave; obtenir des informations en violation du secret m&eacute;dical sont punissables. En effet, le salari&eacute; a &eacute;galement droit au <strong>respect de sa vie priv&eacute;e sur son lieu de travail</strong>, ce qui inclut les informations relatives &agrave; son &eacute;tat de sant&eacute; et &agrave; sa relation avec son m&eacute;decin traitant.<br />  <br />  Par cons&eacute;quent,<strong> l&#39;employeur n&rsquo;a pas le droit de contacter le m&eacute;decin traitant de son salari&eacute; pour utiliser les informations ainsi obtenues alors qu&rsquo;elles sont soumises au secret m&eacute;dical</strong>. Cela porte <strong>atteinte &agrave; sa vie priv&eacute;e</strong> violant ainsi &agrave; une libert&eacute; fondamentale.<br />  <br />  Un licenciement qui repose, m&ecirc;me partiellement, sur des informations obtenues par l&#39;employeur aupr&egrave;s du m&eacute;decin traitant en violation du secret m&eacute;dical est illicite, porte atteinte au droit &agrave; la protection de la vie priv&eacute;e du salari&eacute; et entra&icirc;ne la nullit&eacute; du licenciement. Peu importe le contenu de la conversation entre l&#39;employeur et le m&eacute;decin traitant et que l&#39;employeur ait eu des doutes quant &agrave; la l&eacute;gitimit&eacute; de l&#39;arr&ecirc;t de travail.<br />  <br />  Finalement, <strong>l&#39;employeur qui a des doutes quant &agrave; l&rsquo;&eacute;tat de sant&eacute; de son salari&eacute; est tenu de recourir &agrave; d&rsquo;autres moyens, tels que la prise de contact avec la CPAM</strong> (Caisse primaire d&#39;assurance maladie), qui peut effectuer un contr&ocirc;le, ou de s&#39;adresser au m&eacute;decin du travail pour toute question relative &agrave; l&#39;&eacute;tat de sant&eacute; des salari&eacute;s.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Thu, 05 Mar 2026 07:27:21 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Licenciements / Démission]]></category>
                        <category><![CDATA[Discipline et licenciement]]></category>
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                        <author><![CDATA[ADAM-CAUMEIL Judith]]></author>
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                <nom><![CDATA[ADAM-CAUMEIL Judith]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[L’employeur a-t-il le droit de contacter le médecin traitant d’un salarié ?]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Le patron peut alors être amené à douter de l’état de santé réel du salarié et se poser la question de savoir si son arrêt de travail est vraiment justifié ? ]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
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            <azkocmsimgalt><![CDATA[Employeur contacte médecin traitant salarié]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Employeur contacte médecin traitant salarié]]></azkocmsimgtitle>
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            <title><![CDATA[Garantie à première demande : le délai de prescription de l’action en paiement court à compter du jour de l’exigibilité de la garantie]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/suretes-garantie-premiere-demande-delai-prescription-43634.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[Le 16 novembre 2005, la soci&eacute;t&eacute; KARLSBRAU a consenti par contrat des avantages &eacute;conomiques et financiers &agrave; Monsieur Z, exploitant un d&eacute;bit de boissons.&nbsp;<br />  <br />  KARLSBRAU s&rsquo;est alors rendue caution solidaire d&rsquo;un pr&ecirc;t de 52.405,40&euro; consenti le 27 juillet 2011 &agrave; Monsieur Z par CIC Est en contrepartie de son engagement exclusif de proposer de la bi&egrave;re KARLSBRAU.&nbsp;<br />  <br />  Le 5 d&eacute;cembre 2005, Jules Olivier Distribution a conclu au profit de KARLSBRAU une<strong> garantie &agrave; premi&egrave;re demande aux termes de laquelle elle s&rsquo;est irr&eacute;vocablement et sans condition engag&eacute;e &agrave; payer &agrave; KARLSBRAU la somme de 26.202,70&euro; pour le compte de Monsieur Z.&nbsp;</strong><br />  <br />  Le 9 novembre 2012, Monsieur Z a &eacute;t&eacute; plac&eacute; en liquidation judiciaire.&nbsp;<br />  Il restait devoir &agrave; KARLSBRAU la somme de 19.577,50&euro;.&nbsp;<br />  Le 12 juillet 2021, KARLSBRAU a assign&eacute; Jules Olivier Distribution en paiement de cette somme et cette derni&egrave;re a soulev&eacute; en d&eacute;fense la prescription de l&rsquo;action.&nbsp;<br />  KARLSBRAU a &agrave; l&rsquo;inverse soutenu que la prescription ne pouvait courir qu&rsquo;&agrave; compter de la date de l&rsquo;appel en garantie, la cr&eacute;ance n&rsquo;&eacute;tant exigible qu&rsquo;&agrave; cette date.&nbsp;<br />  <br />  La Cour d&rsquo;appel rel&egrave;ve alors que, par contrat conclu le 5 d&eacute;cembre 2005, Jules Olivier Distribution s&rsquo;est engag&eacute;e de fa&ccedil;on irr&eacute;vocable &agrave; payer &agrave; KARLSBRAU pour le compte de Monsieur Z la somme de 26.202,70&euro; &agrave; premi&egrave;re demande du cr&eacute;ancier, sans pouvoir invoquer aucune exception ni r&eacute;serve relative &agrave; la validit&eacute; ou &agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution du contrat de fourni&egrave;re de bi&egrave;re entre le cr&eacute;ancier et le d&eacute;biteur principal.<br />  <br />  Qu&rsquo;<strong>en l&rsquo;absence de stipulation contraire, la garantie &agrave; premi&egrave;re demande &eacute;tait exigible d&egrave;s la conclusion du contrat.</strong>&nbsp;<br />  <br />  Or, l&rsquo;article L110-4 du Code de commerce pr&eacute;voyant une prescription de 5 ans pour les obligations n&eacute;es entre commer&ccedil;ants &agrave; raison de leur commerce sauf prescription sp&eacute;ciale plus courte,<strong> l&rsquo;action de KARLSBRAU, engag&eacute;e plus de 5 ans apr&egrave;s, &eacute;tait prescrite.&nbsp;</strong><br />  <br />  Par arr&ecirc;t du 5 juin 2024, la Cour d&rsquo;appel de COLMAR a donc d&eacute;clar&eacute; KARLSBRAU irrecevable pour cause de prescription.  <pre>  <strong>Pour la Cour de cassation, la position adopt&eacute;e par la Cour d&rsquo;appel est valide : sauf stipulation contraire, le d&eacute;lai de prescription de l&rsquo;action en paiement fond&eacute;e sur une garantie &agrave; premi&egrave;re demande court &agrave; compter du jour de l&rsquo;exigibilit&eacute; de cette garantie et non &agrave; compter de la date d&rsquo;appel en garantie</strong>. </pre>  <br />  Les b&eacute;n&eacute;ficiaires de garanties &agrave; premi&egrave;re demande devront donc &ecirc;tre extr&ecirc;mement vigilants sur le fait qu&rsquo;en l&rsquo;absence de clause diff&eacute;rant son exigibilit&eacute;, la garantie sera exigible <u>d&egrave;s la conclusion du contrat</u> et donc son application devra &ecirc;tre faite dans les 5 ans &agrave; compter de cette date, dans l&rsquo;hypoth&egrave;se o&ugrave; la prescription de droit commun de 5 ans s&rsquo;applique.&nbsp;<br />  <br />  <br />  <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000053493596?init=true&amp;page=1&amp;query=24-18.252&amp;searchField=ALL&amp;tab_selection=all"  target="_blank">Cour de cassation, 11 f&eacute;vrier 2026, pourvoi n&deg; 24-18.252</a><br />  <br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Tue, 03 Mar 2026 10:24:24 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Voies d'exécution]]></category>
                        <azkocmscategoryid>9200</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[LEWERTOWSKI Judith]]></author>
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                <nom><![CDATA[LEWERTOWSKI Judith]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Garantie à première demande : le délai de prescription de l’action en paiement court à compter du jour de l’exigibilité de la garantie]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Sauf stipulation contraire, le délai de prescription de l’action en paiement fondée sur une garantie à première demande court à compter du jour de l’exigibilité de cette garantie et non à compter de la date d’appel en garantie]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
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                <media:title>Garantie à première demande : le délai de prescription de l’action en paiement court à compter du jour de l’exigibilité de la garantie</media:title>
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            <azkocmsimgalt><![CDATA[Suretés et prescription]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Suretés et prescription]]></azkocmsimgtitle>
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                <item>
            <title><![CDATA[Droit de préférence « Pinel » : nullité de la vente et prescription biennale de l’action du preneur]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/droit-preference-pinel-nullite-vente-prescription-biennale-action-preneur-43632.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[<pre>  <strong>L&rsquo;article L. 145-46-1 du code de commerce, issu de la loi &laquo; Pinel &raquo; du 18 juin 2014, reconna&icirc;t au locataire commercial un droit de pr&eacute;f&eacute;rence en cas de vente du local lou&eacute;.</strong></pre>  L&rsquo;arr&ecirc;t du 18 d&eacute;cembre 2025 (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000053135483?init=true&amp;page=1&amp;query=24-10.767&amp;searchField=ALL&amp;tab_selection=all"  target="_blank">Cass. 3e civ., 18 d&eacute;c. 2025, n&deg; 24-10.767, FS-B, publi&eacute; (rejet)</a>&nbsp;) apporte une clarification attendue sur deux points tr&egrave;s contentieux :<br />  <br />  <strong>1. la sanction de la vente conclue sans purge du droit de pr&eacute;f&eacute;rence ; et<br />  2. le d&eacute;lai pour agir.</strong><br />  <br />  La Cour de cassation retient ici un double verrouillage : la vente irr&eacute;guli&egrave;re est sanctionn&eacute;e par la nullit&eacute; et l&rsquo;action en nullit&eacute; exerc&eacute;e par le preneur, fond&eacute;e sur le statut des baux commerciaux, est soumise &agrave; la prescription biennale de l&rsquo;article L. 145-60.<br />  <br />  <u>&Agrave; retenir :</u><br />  &nbsp;  <ul>  	<li>La <strong>cession intervenue en m&eacute;connaissance du droit de pr&eacute;f&eacute;rence du locataire</strong> est sanctionn&eacute;e par la<strong> nullit&eacute; de la vente</strong>.</li>  	<li><strong>L&rsquo;action en nullit&eacute; </strong>intent&eacute;e par le preneur est une action &laquo; exerc&eacute;e en vertu &raquo; du statut des baux commerciaux : elle se <strong>prescrit par deux ans</strong> (C. com., art. L. 145-60).</li>  	<li>Le caract&egrave;re d&rsquo;ordre public de l&rsquo;article L. 145-46-1 ne permet pas de basculer vers le &laquo; r&eacute;put&eacute; non &eacute;crit &raquo; (C. com., art. L. 145-15)&nbsp;pour &eacute;chapper &agrave; la prescription.</li>  </ul>    <h2><strong>1. Contexte du litige : une action en nullit&eacute; tardive apr&egrave;s une vente non purg&eacute;e</strong></h2>  Un <strong>bail commercial </strong>conclu en 2010 portait sur un immeuble exploit&eacute; comme EHPAD. L&rsquo;immeuble a &eacute;t&eacute; vendu en 2017 &agrave; un tiers, sans que le locataire fasse l&rsquo;objet d&rsquo;une purge de son droit de pr&eacute;f&eacute;rence.<br />  <br />  En 2020, le nouveau propri&eacute;taire a notifi&eacute; au locataire son intention de vendre au visa de l&rsquo;article L. 145-46-1. Le locataire a finalement assign&eacute; en 2021 l&rsquo;ancien et le nouveau propri&eacute;taire pour obtenir, notamment, la nullit&eacute; de la vente de 2017 et la restitution des loyers vers&eacute;s depuis cette vente. L&rsquo;acqu&eacute;reur a oppos&eacute; la prescription.  <h2><strong>2. La sanction : la nullit&eacute; de la vente, et non le &laquo; r&eacute;put&eacute; non &eacute;crit &raquo;&nbsp;</strong></h2>    <h3><strong>A. Une lecture unificatrice de l&rsquo;article L. 145-46-1</strong></h3>  Le texte vise explicitement la nullit&eacute; &agrave; deux endroits :    <ul>  	<li>d&rsquo;une part, pour l&rsquo;irr&eacute;gularit&eacute; de la notification de l&rsquo;offre de vente (prix et conditions) ;</li>  	<li>d&rsquo;autre part, pour l&rsquo;hypoth&egrave;se dans laquelle le bailleur vend finalement &agrave; un prix ou &agrave; des conditions plus avantageux, sans nouvelle notification au locataire (alin&eacute;a 3).</li>  </ul>  Restait discut&eacute;e la sanction applicable lorsque la vente est conclue d&rsquo;embl&eacute;e sans aucune notification pr&eacute;alable au preneur (violation du droit de pr&eacute;f&eacute;rence &laquo; primaire &raquo;).<br />  <br />  La Cour de cassation tranche : la vente conclue avec un tiers en m&eacute;connaissance du droit de pr&eacute;f&eacute;rence est sanctionn&eacute;e par <strong>la nullit&eacute;</strong>.&nbsp;<br />  <br />  La solution est coh&eacute;rente avec la fonction m&ecirc;me du dispositif : si seule la proc&eacute;dure de notification &eacute;tait atteinte, le droit de pr&eacute;f&eacute;rence perdrait une large part de son effectivit&eacute;. En consacrant la nullit&eacute; de la vente, la Cour adopte une sanction &agrave; la fois dissuasive et op&eacute;ratoire, sans renvoyer le preneur &agrave; un simple contentieux indemnitaire.  <h3><strong>B. Le rejet de la strat&eacute;gie du &laquo; r&eacute;put&eacute; non &eacute;crit &raquo;</strong></h3>  Le pourvoi tentait de contourner la prescription en soutenant que la vente conclue en violation d&rsquo;une r&egrave;gle d&rsquo;ordre public devait &ecirc;tre &laquo; r&eacute;put&eacute;e non &eacute;crite &raquo; au sens de l&rsquo;article L. 145-15 du Code de commerce, sanction traditionnellement consid&eacute;r&eacute;e comme invocable sans contrainte de temps. L&rsquo;argumentation visait ainsi &agrave; rendre l&rsquo;action du locataire imprescriptible.<br />  <br />  La Cour &eacute;carte nettement cette construction.<br />  <br />  D&rsquo;abord, l&rsquo;article L. 145-15 vise des stipulations ou conventions organisant la relation<br />  bailleur/preneur (bail, avenant, renonciation, arrangement), non un acte translatif conclu avec un tiers.<br />  <br />  Ensuite, l&rsquo;ordre public n&rsquo;implique pas l&rsquo;imprescriptibilit&eacute; : admettre qu&rsquo;une vente immobili&egrave;re puisse &ecirc;tre remise en cause sans limite de temps serait difficilement compatible avec la s&eacute;curit&eacute; des transactions, que le statut des baux commerciaux organise pr&eacute;cis&eacute;ment par une prescription courte.  <h2><strong>3. Le d&eacute;lai d&rsquo;action : une action &laquo; statutaire &raquo; soumise &agrave; la prescription biennale</strong></h2>  L&rsquo;apport central de l&rsquo;arr&ecirc;t tient &agrave; la qualification de l&rsquo;action : bien que dirig&eacute;e contre une vente (acte distinct du bail), l&rsquo;action en nullit&eacute; fond&eacute;e sur l&rsquo;article L. 145-46-1 est exerc&eacute;e &laquo; en vertu &raquo; du <strong>statut des baux commerciaux</strong>.<br />  <br />  D&egrave;s lors, elle rel&egrave;ve de la <strong>prescription biennale de l&rsquo;article L. 145-60</strong>.<br />  &nbsp;<br />  La Cour &eacute;carte ainsi la th&egrave;se subsidiaire du pourvoi, qui plaidait l&rsquo;application de la prescription quinquennale de droit commun (C. civ., art. 2224) au motif que l&rsquo;action porterait sur une vente et non sur l&rsquo;ex&eacute;cution du bail.<br />  <br />  Le crit&egrave;re retenu est celui du fondement : d&egrave;s lors que le droit invoqu&eacute; na&icirc;t du chapitre des baux commerciaux, le d&eacute;lai sp&eacute;cial (deux ans) pr&eacute;vaut.  <h2><strong>4. Enseignements pratiques :</strong></h2>  <strong>Pour le locataire : agir vite et documenter la date de connaissance</strong><br />  <br />  L&rsquo;arr&ecirc;t impose une discipline contentieuse : l&rsquo;action en nullit&eacute; doit &ecirc;tre engag&eacute;e dans le d&eacute;lai de deux ans.<br />  <br />  Dans la pratique, le point de d&eacute;part fera souvent d&eacute;bat, la vente irr&eacute;guli&egrave;re &eacute;tant pr&eacute;cis&eacute;ment celle qui n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; notifi&eacute;e. Le locataire doit donc anticiper la preuve de sa date de connaissance (changement d&rsquo;interlocuteur, quittances, demande de paiement, correspondances, informations re&ccedil;ues du notaire ou du bailleur).<br />  <br />  En cas de soup&ccedil;on s&eacute;rieux, une strat&eacute;gie efficace consiste &agrave; formaliser rapidement des<br />  demandes de communication de pi&egrave;ces (au bailleur, au notaire, voire via une mesure in futurum lorsque les conditions sont r&eacute;unies), afin de figer la chronologie et d&rsquo;&eacute;viter une fin de non-recevoir.<br />  <br />  <strong>Pour le bailleur, l&rsquo;acqu&eacute;reur et le notaire : tra&ccedil;abilit&eacute; et purge, ou &agrave; d&eacute;faut, preuve de l&rsquo;information</strong><br />  <br />  C&ocirc;t&eacute; transaction, la prescription biennale constitue un facteur de stabilisation : une fois le d&eacute;lai &eacute;coul&eacute;, la nullit&eacute; est, en principe, neutralis&eacute;e, sous r&eacute;serve des discussions sur le point de d&eacute;part.<br />  <br />  <u>L&rsquo;enjeu est donc double :</u>    <ul>  	<li>purger formellement le droit de pr&eacute;f&eacute;rence lorsque le texte est applicable ; et</li>  	<li>conserver une tra&ccedil;abilit&eacute; compl&egrave;te des notifications et &eacute;changes.</li>  </ul>  Pour le notaire, la nullit&eacute; de la vente &eacute;tant la sanction structurante, le risque de responsabilit&eacute; civile professionnelle est clairement identifi&eacute;.<br />  <br />  Une vigilance particuli&egrave;re doit porter sur l&rsquo;applicabilit&eacute; du dispositif et sur ses exclusions (notamment cession globale d&rsquo;un immeuble comprenant des locaux commerciaux, cession unique de plusieurs locaux d&rsquo;un ensemble commercial, ventes intrafamiliales), ainsi que sur la r&eacute;gularit&eacute; formelle des notifications exig&eacute;es par l&rsquo;article L. 145-46-1.&nbsp;  <h2><strong>Conclusion</strong></h2>  <strong>Plus de dix ans apr&egrave;s la loi &laquo; Pinel &raquo;, la Cour de cassation consolide le r&eacute;gime contentieux du droit de pr&eacute;f&eacute;rence : la vente irr&eacute;guli&egrave;re est annulable, mais l&rsquo;action du preneur est enferm&eacute;e dans la prescription biennale du statut.<br />  <br />  L&rsquo;&eacute;quilibre est assum&eacute; avec une protection effective du locataire, tout en pr&eacute;servant la s&eacute;curit&eacute; des mutations immobili&egrave;res. Le d&eacute;bat se d&eacute;placera d&eacute;sormais sur le terrain probatoire du point de d&eacute;part du d&eacute;lai, notamment lorsque la mutation de propri&eacute;t&eacute; est difficilement perceptible pour le preneur.</strong><br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Tue, 03 Mar 2026 08:13:32 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Construction Immobilier]]></category>
                        <azkocmscategoryid>8800</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[DERVIN Bastien]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[DERVIN Bastien]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Droit de préférence « Pinel » : nullité de la vente et prescription biennale de l’action du preneur]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[L’article L. 145-46-1 du code de commerce, issu de la loi « Pinel » du 18 juin 2014, reconnaît au locataire commercial un droit de préférence en cas de vente du local loué.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/droit-preference-pinel-nullite-vente-et-prescription.jpg">
                <media:title>Droit de préférence « Pinel » : nullité de la vente et prescription biennale de l’action du preneur</media:title>
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            <azkocmsimgalt><![CDATA[Droit de préférence Pinel]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Droit de préférence Pinel]]></azkocmsimgtitle>
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            <title><![CDATA[Le choix du médiateur en médiation « judiciaire » est le premier pas vers une médiation]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/choix-mediateur-en-mediation-judiciaire-premier-pas-vers-mediation-43633.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Le d&eacute;cret du 18 juillet 2025, promouvant le principe selon lequel le proc&egrave;s est la chose des parties, leur confie leur destin. En m&eacute;diation conventionnelle, la r&eacute;ponse &agrave; la question du libre choix du m&eacute;diateur est dans la question, puisque le libre choix est consubstantiel &agrave; la m&eacute;diation. Mais, en m&eacute;diation dite &laquo; judiciaire &raquo; la circonstance qu&rsquo;elle soit ordonn&eacute;e dans un cadre proc&eacute;dural d&eacute;nature-t-elle la m&eacute;diation au point de lui faire perdre son aspect conventionnel ?</strong></pre>  Autrement dit, en ce qui concerne le<strong> choix du m&eacute;diateur</strong>, le juge le d&eacute;signera-t-il comme il d&eacute;signerait un expert de justice alors que le m&eacute;diateur n&rsquo;est ni auxiliaire de justice ni collaborateur du service public ?<br />  <br />  Ce serait alors comme si le juge pouvait ordonner la m&eacute;diation, alors qu&rsquo;il ne peut inscrire les parties dans le processus qu&rsquo;avec un <strong>consentement </strong>qu&rsquo;elles sont en droit de retirer &agrave; tout moment, dans la plus parfaite confidentialit&eacute;, et sans avoir &agrave; s&rsquo;en justifier.<br />  <br />  La m&eacute;diation est et demeure conventionnelle dans son enveloppe judiciaire et la d&eacute;cision du juge reste subordonn&eacute;e, sans conditions, &agrave; la rencontre des consentements des parties.<br />  <br />  Rien ne s&rsquo;oppose &agrave; ce que les parties, lorsqu&rsquo;elles acceptent la m&eacute;diation, ab initio, ou &agrave; l&rsquo;issue d&rsquo;un entretien d&rsquo;information, expriment leur volont&eacute; de voir d&eacute;signer tel ou tel m&eacute;diateur, sous r&eacute;serve de ce que les conditions d&rsquo;&eacute;ligibilit&eacute; soient r&eacute;unies, ce que la d&eacute;signation d&rsquo;un m&eacute;diateur inscrit sur les listes des cours d&rsquo;appel suffit &agrave; d&eacute;montrer.<br />  <br />  Et ce n&rsquo;est pas le m&eacute;canisme de l&rsquo;ordonnance dite 2 en 1 qui les priverait de ce droit, l&rsquo;ordonnance d&eacute;signant un m&eacute;diateur pour proc&eacute;der &agrave; l&rsquo;information, sans que le texte fasse obstacle au libre choix du m&eacute;diateur par les parties.<br />  <br />  En d&eacute;finitive,<strong> il ne faut pas confondre d&eacute;signation du m&eacute;diateur par le juge et choix du m&eacute;diateur</strong>, qui appartient au premier chef aux parties, par elles-m&ecirc;mes, le choix judicaire ne pouvant &ecirc;tre que subsidiaire ou de substitution.<br />  <br />  Une autre lecture des principes et des textes mettrait en lumi&egrave;re un oxymore proc&eacute;dural : la m&eacute;diation judiciaire.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Mon, 02 Mar 2026 11:43:40 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Procédure civile]]></category>
                        <azkocmscategoryid>17606</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[GOSSELIN Fran&ccedil;ois-Xavier]]></author>
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                <nom><![CDATA[GOSSELIN Fran&ccedil;ois-Xavier]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Le choix du médiateur en médiation « judiciaire » est le premier pas vers une médiation]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[En médiation conventionnelle, la réponse à la question du libre choix du médiateur est dans la question, puisque le libre choix est consubstantiel à la médiation. Mais, en médiation dite « judiciaire » ?]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
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                <media:title>Le choix du médiateur en médiation « judiciaire » est le premier pas vers une médiation</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Choix du médiateur]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Choix du médiateur]]></azkocmsimgtitle>
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                <item>
            <title><![CDATA[Eurojuris signe un partenariat avec AG2R La Mondiale]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/eurojuris-partenaire-ag2r-la-mondiale-43631.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Le r&eacute;seau Eurojuris France vient de signer un partenariat avec AG2R La Mondiale.</strong></pre>  Fortement ancr&eacute; dans les territoires, <a href="https://www.ag2rlamondiale.fr/?at_medium=sl&amp;at_campaign=Marque&amp;at_platform=google&amp;utm_cid=22743889865&amp;utm_agid=177044382370&amp;utm_kw=ag2r%20la%20mondiale&amp;utm_mt=e&amp;gad_source=1&amp;gad_campaignid=22743889865&amp;gbraid=0AAAAADbsH4oU3dCj0rvu8M1KCz8fHj9Mz&amp;gclid=Cj0KCQiAwYrNBhDcARIsAGo3u33DMWdODSXlNpKDwCDAEgZ0z94llRlh88A1EcdLLsI1QMfv-7LibsQaAg0wEALw_wcB"  target="_blank">AG2R LA MONDIALE</a>, sp&eacute;cialiste de la <strong>protection sociale et patrimoniale</strong>, incarne un mod&egrave;le unique, paritaire et mutualiste, conjuguant performance et solidarit&eacute;.<br />  <br />  Le Groupe met son expertise au service de ses assur&eacute;s pour les aider &agrave; rester en bonne sant&eacute;, &agrave; &ecirc;tre couverts face aux al&eacute;as de la vie, &agrave; <strong>pr&eacute;parer l&rsquo;avenir</strong> et &agrave; bien vivre leur<strong> retraite</strong>. Il est aussi engag&eacute; de <strong>l&rsquo;&eacute;conomie sociale et solidaire </strong>et agit &eacute;galement en faveur de la <strong>pr&eacute;vention sant&eacute;</strong> et du bien vieillir.&nbsp;<br />  <br />  Expert en retraite et pr&eacute;voyance AG2R La Mondiale partage des valeurs communes avec Eurojuris : engagement , &eacute;thique , sens de la convivialit&eacute; et esprit collaboratif entre les professionnels !<br />  <br />  AG2R La Mondiale proposera notamment &agrave; tous les membres d&#39;Eurojuris France un au<strong>dit personnalis&eacute; de leur situation de retraite et de pr&eacute;voyance.</strong>]]></description>
            <pubDate>Sat, 28 Feb 2026 09:21:44 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Actualités EUROJURIS]]></category>
                        <azkocmscategoryid>2200</azkocmscategoryid>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Eurojuris signe un partenariat avec AG2R La Mondiale]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Le réseau Eurojuris France vient de signer un partenariat avec AG2R La Mondiale.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/eurojuris-partenaire-ag2r-l-mondiale.jpg">
                <media:title>Eurojuris signe un partenariat avec AG2R La Mondiale</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Eurojuris partenaire d'AG2R La Mondiale]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Eurojuris partenaire d'AG2R La Mondiale]]></azkocmsimgtitle>
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                <item>
            <title><![CDATA[Confirmation de l’exclusion de la garantie RC décennale aux installations photovoltaïques installées en surimposition d’une couverture existante]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/confirmation-exclusion-garantie-rc-decennale-installations-photocoltaiques-installees-surimposition-couverture-existante-43630.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[Cass, 3&egrave;me civ, 19 f&eacute;vrier 2026, n&deg;24-10702<br />  <br />  L&rsquo;esprit de l&rsquo;article 1792-7 du code civil n&rsquo;est pas d&rsquo;exclure des ouvrages du b&eacute;n&eacute;fice de la garantie d&eacute;cennale, mais d&rsquo;<strong>exclure du champ de l&rsquo;obligation d&rsquo;assurance certains dommages qui sont caus&eacute;s par des &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;&eacute;quipement d&rsquo;un ouvrage, y compris leurs accessoires</strong>, dont la fonction exclusive est de permettre l&rsquo;exercice d&rsquo;une activit&eacute; professionnelle dans l&rsquo;ouvrage.<br />  <br />  La <strong>qualification d&rsquo;ouvrage ou d&rsquo;&eacute;l&eacute;ment d&rsquo;&eacute;quipement</strong>, qui constitue l&rsquo;enjeu essentiel de la discussion, n&rsquo;est pas toujours chose ais&eacute;e, du fait du caract&egrave;re par nature &eacute;quipementaire d&rsquo;un ouvrage, dont le degr&eacute; d&rsquo;autonomie doit &ecirc;tre appr&eacute;ci&eacute; factuellement.<br />  <br />  La difficult&eacute; de l&rsquo;analyse s&rsquo;est encore trouv&eacute;e illustr&eacute;e par un arr&ecirc;t de la Cour de cassation en date du 25 septembre 2025 (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000052304017?init=true&amp;page=1&amp;query=23-18.563&amp;searchField=ALL&amp;tab_selection=all"  target="_blank">Cass, 3&egrave;me civ, 25 septembre 2025, n&deg;23-18.563</a>), au sujet de travaux de r&eacute;novation du rev&ecirc;tement r&eacute;fractaire d&rsquo;une chaudi&egrave;re &agrave; gaz, des fours et des gaines de liaison d&rsquo;une unit&eacute; de production d&rsquo;ammoniaque, alors qu&rsquo;il &eacute;tait soutenu dans le pourvoi une d&eacute;finition globalisante de la fonction d&rsquo;&eacute;quipement.<br />  <br />  La Cour de cassation a pour sa part consid&eacute;r&eacute; que les travaux de r&eacute;novation d&rsquo;une partie de l&rsquo;unit&eacute; de production d&rsquo;ammoniaque constituaient en eux-m&ecirc;mes un ouvrage au sens de l&rsquo;article 1792 du code civil, d&egrave;s lors qu&rsquo;ils impliquaient le recours &agrave; des techniques de travaux de construction, ne les permettant pas de relever des dispositions de l&rsquo;article 1792-7 du code civil.<br />  &nbsp;  <ul>  	<li><strong>Lire l&#39;article complet de Ludovic GAUVIN&nbsp;<a href="https://www.antarius-avocats.com/confirmation-de-lexclusion-de-la-garantie-rc-decennale-aux-installations-photovoltaiques-installees-en-surimposition-dune-couverture-existante/"  target="_blank">Confirmation de l&rsquo;exclusion de la garantie RC d&eacute;cennale aux installations photovolta&iuml;ques install&eacute;es en surimposition d&rsquo;une couverture existante</a></strong></li>  </ul>  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Fri, 27 Feb 2026 16:00:48 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Construction]]></category>
                        <category><![CDATA[Construction Immobilier]]></category>
                        <azkocmscategoryid>5000</azkocmscategoryid>
                        <azkocmscategoryid>8800</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[GAUVIN Ludovic]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[GAUVIN Ludovic]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Confirmation de l’exclusion de la garantie RC décennale aux installations photovoltaïques installées en surimposition d’une couverture existante]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[La qualification d’ouvrage ou d’élément d’équipement, n’est pas toujours chose aisée, du fait du caractère par nature équipementaire d’un ouvrage, dont le degré d’autonomie doit être apprécié factuellement.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/garantie-decennale-photovoltaiques.jpg">
                <media:title>Confirmation de l’exclusion de la garantie RC décennale aux installations photovoltaïques installées en surimposition d’une couverture existante</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Garantie décennale installations photovoltaiques]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Garantie décennale installations photovoltaiques]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Monopole des experts-comptables : la Cour de cassation ferme la porte aux montages de mise à disposition]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/monopole-experts-comptables-interdiction-montage-mise-a-disposition-43629.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Par un <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000053430104?init=true&amp;page=1&amp;query=24-81.008&amp;searchField=ALL&amp;tab_selection=all"  target="_blank">arr&ecirc;t du 21 janvier 2026 (n&deg; 24-81.008)</a>, la chambre criminelle de la Cour de cassation apporte une clarification majeure quant &agrave; l&rsquo;&eacute;tendue du monopole des experts-comptables issu de l&rsquo;ordonnance du 19 septembre 1945. La Haute juridiction confirme la condamnation pour exercice ill&eacute;gal de la profession d&rsquo;expert-comptable de la dirigeante d&rsquo;une entreprise de travail &agrave; temps partag&eacute; (ETTP) ayant mis &agrave; disposition de soci&eacute;t&eacute;s clientes des salari&eacute;es r&eacute;alisant des travaux comptables.</strong></pre>    <h2><strong>1. Les faits : la mise &agrave; disposition de salari&eacute;s comptables</strong></h2>  Une soci&eacute;t&eacute; de travail &agrave; temps partag&eacute; <strong>mettait habituellement &agrave; disposition de plusieurs entreprises utilisatrices deux salari&eacute;es charg&eacute;es d&rsquo;effectuer des travaux de comptabilit&eacute;</strong>. <strong>Ni la soci&eacute;t&eacute;, ni ses salari&eacute;es, ni sa dirigeante n&rsquo;&eacute;taient inscrites au tableau de l&rsquo;Ordre des experts-comptables</strong>.<br />  <br />  Relax&eacute;e en premi&egrave;re instance, la dirigeante fut finalement condamn&eacute;e par la cour d&rsquo;appel de Dijon pour <strong>exercice ill&eacute;gal de la profession d&rsquo;expert-comptable</strong>. Elle forma un pourvoi, invoquant notamment le respect des dispositions du Code du travail relatives aux entreprises de travail &agrave; temps partag&eacute; (art. L. 1252-1 s.), l&rsquo;absence d&rsquo;interdiction expresse de mise &agrave; disposition de salari&eacute;s comptables et le principe d&rsquo;interpr&eacute;tation stricte de la loi p&eacute;nale.    <h2><strong>2. La solution : primaut&eacute; du monopole professionnel</strong></h2>  La chambre criminelle rejette le pourvoi.<br />  Elle rappelle qu&rsquo;il r&eacute;sulte des articles 2 et 20 de l&rsquo;ordonnance n&deg; 45-2138 du 19 septembre 1945 que les travaux de tenue, v&eacute;rification, appr&eacute;ciation ou redressement des comptes ne peuvent &ecirc;tre exerc&eacute;s habituellement que :<br />  &nbsp;  <ul>  	<li>soit par un expert-comptable inscrit (ou sous son autorit&eacute;),</li>  	<li>soit par un salari&eacute;, uniquement pour le compte de son employeur.</li>  </ul>  La Cour pr&eacute;cise que les dispositions du Code du travail relatives au travail &agrave; temps partag&eacute; n&rsquo;&eacute;dictent aucune d&eacute;rogation au monopole institu&eacute; par l&rsquo;ordonnance de 1945. Le respect formel du droit du travail est donc indiff&eacute;rent &agrave; la qualification p&eacute;nale.<br />  <br />  <strong>L&rsquo;&eacute;l&eacute;ment mat&eacute;riel est caract&eacute;ris&eacute; d&egrave;s lors que des travaux comptables r&eacute;serv&eacute;s sont accomplis de mani&egrave;re habituelle pour des tiers par des personnes non inscrites</strong>. L&rsquo;&eacute;l&eacute;ment intentionnel est retenu contre la dirigeante d&egrave;s lors qu&rsquo;elle a &laquo; sciemment &raquo; organis&eacute; la mise &agrave; disposition des salari&eacute;es comptables au b&eacute;n&eacute;fice d&rsquo;entreprises auxquelles elles n&rsquo;&eacute;taient pas li&eacute;es par un contrat de travail.<br />  <br />  La Cour affirme en outre que l&rsquo;absence de r&eacute;alisation personnelle des travaux par la dirigeante n&rsquo;exclut pas sa responsabilit&eacute; p&eacute;nale : le fait d&rsquo;avoir organis&eacute; le dispositif suffit.  <h2><strong>3. Port&eacute;e : une lecture formaliste et rigoureuse du monopole</strong></h2>  L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de l&rsquo;arr&ecirc;t d&eacute;passe le seul secteur des ETTP. La Cour adopte une <strong>lecture stricte et structurante du monopole des experts-comptables</strong>. Ce qui importe est le lien juridique : le salari&eacute; ne peut effectuer des travaux comptables r&eacute;serv&eacute;s que pour son employeur direct.<br />  <br />  La logique &eacute;conomique, l&rsquo;organisation en groupe, la mutualisation de fonctions supports ou la conformit&eacute; aux r&egrave;gles du travail sont inop&eacute;rantes si elles conduisent &agrave; contourner le monopole professionnel.<br />  <br />  Cet arr&ecirc;t constitue un signal fort &agrave; destination des dirigeants, directions juridiques et financi&egrave;res, notamment au sein des groupes de soci&eacute;t&eacute;s ou des plateformes de services partag&eacute;s. Toute organisation impliquant la r&eacute;alisation habituelle de travaux comptables pour le compte d&rsquo;entit&eacute;s juridiquement distinctes par des personnes non inscrites &agrave; l&rsquo;Ordre expose &agrave; un risque p&eacute;nal.<br />  <br />  La chambre criminelle confirme ainsi que <strong>les professions r&eacute;glement&eacute;es rel&egrave;vent de l&rsquo;ordre public &eacute;conomique</strong> : aucun montage organisationnel ne saurait neutraliser un monopole l&eacute;galement institu&eacute;.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Fri, 27 Feb 2026 07:08:46 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Concurrence]]></category>
                        <azkocmscategoryid>8200</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[Delahousse Christophe]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[Delahousse Christophe]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Monopole des experts-comptables : la Cour de cassation ferme la porte aux montages de mise à disposition]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[La chambre criminelle de la Cour de cassation apporte une clarification majeure quant à l’étendue du monopole des experts-comptables issu de l’ordonnance du 19 septembre 1945. ]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
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                <media:title>Monopole des experts-comptables : la Cour de cassation ferme la porte aux montages de mise à disposition</media:title>
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            <azkocmsimgalt><![CDATA[Monopole des experts-comptables]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Monopole des experts-comptables]]></azkocmsimgtitle>
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                <item>
            <title><![CDATA[Nullité du contrat de louage d’ouvrage du fait de l’absence de mention des dispositions de l’article 1792 du code civil]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/nullite-contrat-louage-ouvrage-absence-mention-dispositions-article-1792-43628.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[<a href="https://www.courdecassation.fr/decision/68e5fab4a28a47f8aa016381"  target="_blank">Cass, 1&egrave;re civ, 8 octobre 2025, n&deg;24-13.232</a><br />  <br />  Dans le cadre d&rsquo;un <strong>d&eacute;marchage &agrave; domicile</strong>, les &eacute;poux X ont conclu le 28 d&eacute;cembre 2016 un contrat portant sur la fourniture et la pose de douze <strong>panneaux photovolta&iuml;ques</strong> pour un montant de 16.000,00 euros TTC et un<strong> chauffe-eau thermodynamique</strong> de 300 litres pour un montant de 8.500,00 euros TTC, le tout &eacute;tant financ&eacute; par un contrat de cr&eacute;dit affect&eacute; d&rsquo;un montant de 24.500,00 euros.<br />  <br />  Apr&egrave;s la r&eacute;alisation des travaux et le d&eacute;blocage des fonds par l&rsquo;organisme pr&eacute;teur, les acqu&eacute;reurs ont fait assigner le vendeur des installations en <strong>annulation des contrats de vente et de cr&eacute;dit </strong>affect&eacute; sur le fondement de l&rsquo;article L 111-1-5&deg; du code de la consommation, dont il r&eacute;sulte que <strong>dans un contrat conclu apr&egrave;s un d&eacute;marchage &agrave; domicile, le professionnel doit porter &agrave; la connaissance du consommateur les informations relatives aux garanties l&eacute;gales</strong>.<br />  <br />  Il a &eacute;t&eacute; fait droit &agrave; leurs demandes par un arr&ecirc;t de la cour d&rsquo;appel de Douai en date du 7 janvier 2021, le vendeur professionnel ayant alors &eacute;t&eacute; condamn&eacute; &agrave; proc&eacute;der &agrave; la d&eacute;pose du mat&eacute;riel install&eacute; et &agrave; la remise en &eacute;tat de la toiture de l&rsquo;immeuble.<br />  <br />  La d&eacute;cision a &eacute;t&eacute; cass&eacute;e par un arr&ecirc;t de la Cour de cassation en date du 11 janvier 2023 (Cass, 1&egrave;re civ, 11 janvier 2023, n&deg;21-14.032, Publi&eacute; au bulletin), au motif qu&rsquo;il avait &eacute;t&eacute; reproch&eacute; au vendeur professionnel, en mentionnant un prix global sur le bon de commande, de n&rsquo;avoir pas distingu&eacute; le prix de vente, le co&ucirc;t de la main d&rsquo;&oelig;uvre, le co&ucirc;t des d&eacute;marches administratives et le co&ucirc;t du raccordement de l&rsquo;installation au r&eacute;seau &eacute;lectrique, ajoutant ainsi aux dispositions de l&rsquo;article L 111-1-2&deg; du code de la consommation qui ne le pr&eacute;voit pas.<br />  &nbsp;  <ul>  	<li><strong>Lire l&#39;article complet de Ludovic GAUVIN&nbsp;<a href="https://www.antarius-avocats.com/nullite-du-contrat-de-louage-douvrage-du-fait-de-labsence-de-mention-des-dispositions-de-larticle-1792-du-code-civil/"  target="_blank">Nullit&eacute; du contrat de louage d&rsquo;ouvrage du fait de l&rsquo;absence de mention des dispositions de l&rsquo;article 1792 du code civil</a></strong></li>  </ul>  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Thu, 26 Feb 2026 13:18:26 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Contrats de vente / Prêts]]></category>
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                        <author><![CDATA[GAUVIN Ludovic]]></author>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Nullité du contrat de louage d’ouvrage du fait de l’absence de mention des dispositions de l’article 1792 du code civil]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Cette décision, en ce qu’elle aborde tout à la fois des principes propres au droit de la consommation et au droit de l’assurance construction, est extrêmement riche d’enseignements à plus d’un titre.]]></azkocmsmetadescription>
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                <media:title>Nullité du contrat de louage d’ouvrage du fait de l’absence de mention des dispositions de l’article 1792 du code civil</media:title>
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            <azkocmsimgalt><![CDATA[Droit consommation et assurance-construction]]></azkocmsimgalt>
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            <title><![CDATA[Création d'un congé supplémentaire de naissance : Pour qui ? À partir de quand ? Selon quelles modalités ? ]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/creation-conge-supplementaire-naissance-43627.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[Dans un contexte de baisse marqu&eacute;e de la natalit&eacute; et alors que de nombreux parents renoncent &agrave; agrandir leur famille faute de solutions de garde abordables et de cong&eacute;s suffisamment indemnis&eacute;s, le syst&egrave;me actuel de cong&eacute; parental, long mais faiblement r&eacute;mun&eacute;r&eacute;, montre clairement ses limites.  <pre>  <strong>Le projet de loi de financement de la s&eacute;curit&eacute; sociale pour 2026 introduit, dans ce paysage, un cong&eacute; suppl&eacute;mentaire de naissance destin&eacute; &agrave; mieux s&eacute;curiser les premiers mois de vie de l&rsquo;enfant tout en limitant les ruptures prolong&eacute;es de carri&egrave;re. </strong></pre>    <h2><strong>Pour qui ?&nbsp;</strong></h2>  Ce nouveau cong&eacute; serait d&rsquo;abord <strong>ouvert aux salari&eacute;s du secteur priv&eacute;</strong>, <strong>sans distinction de contrat</strong> (CDI, CDD, temps plein, temps partiel), sous r&eacute;serve des conditions g&eacute;n&eacute;rales applicables aux cong&eacute;s li&eacute;s &agrave; la naissance et d&rsquo;&eacute;ventuelles exigences d&rsquo;anciennet&eacute; pr&eacute;vues par la loi ou les conventions collectives.&nbsp;<br />  <br />  Il viserait <strong>aussi bien la m&egrave;re que le p&egrave;re</strong>, <strong>chaque parent disposant d&rsquo;un droit propre</strong>, distinct du cong&eacute; de maternit&eacute; et du cong&eacute; de paternit&eacute; et d&rsquo;accueil de l&rsquo;enfant.&nbsp;<br />  <br />  L&rsquo;enjeu affich&eacute; est de favoriser un meilleur partage de la parentalit&eacute;, en donnant aux deux parents la possibilit&eacute; de s&rsquo;investir concr&egrave;tement aupr&egrave;s du nourrisson sans perte de revenu trop importante.&nbsp;<br />  <br />  Cette &eacute;volution doit &ecirc;tre f&eacute;licit&eacute;e, la r&eacute;forme constituant un <strong>progr&egrave;s bienvenu pour les femmes</strong>. &nbsp;Elle devrait en effet r&eacute;duire les in&eacute;galit&eacute;s professionnelles et financi&egrave;res qui sont induites par l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;un enfant dans un foyer.&nbsp;    <h2><strong>A partir de quand ?&nbsp;</strong></h2>  Sur le plan du calendrier, le texte pr&eacute;voit une <strong>entr&eacute;e en vigueur pour les enfants n&eacute;s ou adopt&eacute;s &agrave; compter du 1er juillet 2026</strong>, avec une extension possible aux enfants n&eacute;s avant cette date lorsque la naissance &eacute;tait m&eacute;dicalement suppos&eacute;e intervenir &agrave; compter de cette &eacute;ch&eacute;ance.&nbsp;<br />  <br />  Ce cong&eacute; suppl&eacute;mentaire <strong>ne remplace pas les dispositifs existants : il vient s&rsquo;ajouter au cong&eacute; de naissance de 3 jours, au cong&eacute; de maternit&eacute;, au cong&eacute; de paternit&eacute; et d&rsquo;accueil de l&rsquo;enfant et au cong&eacute; d&rsquo;adoption.</strong>&nbsp;<br />  <br />  Le cong&eacute; parental d&rsquo;&eacute;ducation demeure quant &agrave; lui r&eacute;gi par les articles L 1225 47 et suivants du Code du travail, permettant une interruption d&rsquo;activit&eacute; pouvant aller jusqu&rsquo;aux trois ans de l&rsquo;enfant.&nbsp;<br />  <br />  <strong>L&rsquo;indemnisation de ce nouveau cong&eacute; serait assur&eacute;e par la s&eacute;curit&eacute; sociale</strong>, sous forme d&rsquo;indemnit&eacute;s journali&egrave;res proches de celles vers&eacute;es pour le cong&eacute; de maternit&eacute; ou de paternit&eacute;, dans la limite d&rsquo;un plafond fix&eacute; par voie r&eacute;glementaire.&nbsp;<br />  <br />  L&rsquo;objectif est d&rsquo;offrir un niveau de remplacement de revenu significativement plus &eacute;lev&eacute; que celui du cong&eacute; parental, afin de rendre le recours effectif pour les deux parents.&nbsp;<br />  <br />  On peut souligner que ce dispositif, initialement annonc&eacute; pour entrer en vigueur d&egrave;s le d&eacute;but de l&rsquo;ann&eacute;e 2026, a finalement &eacute;t&eacute; repouss&eacute;, au prix d&rsquo;une nouvelle incertitude pour les familles, m&ecirc;me si le l&eacute;gislateur a tent&eacute; d&rsquo;en limiter l&rsquo;iniquit&eacute; en l&rsquo;ouvrant r&eacute;troactivement aux enfants n&eacute;s au cours des premiers mois de l&rsquo;ann&eacute;e.  <h2><strong>Selon quelles modalit&eacute;s ?&nbsp;</strong></h2>  Les modalit&eacute;s pratiques doivent encore &ecirc;tre d&eacute;taill&eacute;es par des <strong>d&eacute;crets d&rsquo;application</strong>. L&rsquo;esprit du texte est toutefois de cr&eacute;er un bloc de cong&eacute; additionnel, mieux indemnis&eacute;, imm&eacute;diatement mobilisable apr&egrave;s la naissance ou l&rsquo;arriv&eacute;e de l&rsquo;enfant.&nbsp;<br />  <br />  &Agrave; l&rsquo;issue de ce cong&eacute; suppl&eacute;mentaire de naissance, les parents conserveraient la possibilit&eacute; de solliciter un cong&eacute; parental d&rsquo;&eacute;ducation et de b&eacute;n&eacute;ficier, le cas &eacute;ch&eacute;ant, de la Prestation partag&eacute;e d&rsquo;&eacute;ducation de l&rsquo;enfant (PreParE), ce qui exclut pour l&rsquo;instant sa suppression pure et simple.&nbsp;<br />  <br />  Le syst&egrave;me combine donc un cong&eacute; court, bien indemnis&eacute;, et un cong&eacute; plus long, faiblement indemnis&eacute;, pour tenter de r&eacute;pondre &agrave; la fois aux contraintes &eacute;conomiques des familles et aux imp&eacute;ratifs de carri&egrave;re.<br />  <br />  L&rsquo;avenir nous dira si cet enchev&ecirc;trement de dispositifs et les modalit&eacute;s pratiques d&rsquo;application de ce nouveau cong&eacute; ont vocation &agrave; relancer la natalit&eacute; en France.&nbsp;<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Thu, 26 Feb 2026 08:02:03 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Enfants]]></category>
                        <azkocmscategoryid>4500</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[VEYRE Roxane]]></author>
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                <nom><![CDATA[VEYRE Roxane]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Création d'un congé supplémentaire de naissance : Pour qui ? A partir de quand ? Selon quelles modalités ? ]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 introduit, dans ce paysage, un congé supplémentaire de naissance destiné à mieux sécuriser les premiers mois de vie de l’enfant tout en limitant les ruptures prolongées de carrière. ]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
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                <media:title>Création d'un congé supplémentaire de naissance : Pour qui ? À partir de quand ? Selon quelles modalités ? </media:title>
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            <azkocmsimgalt><![CDATA[Congé supplémentaire de naissance]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Congé supplémentaire de naissance]]></azkocmsimgtitle>
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                <item>
            <title><![CDATA[La Cour de Cassation confirme l’absence d’existence d’un « droit de correction parentale »]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/absence-existence-droit-correction-parentale-43626.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[Un arr&ecirc;t &eacute;vident mais n&eacute;anmoins n&eacute;cessaire :&nbsp;<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000053384278?init=true&amp;page=1&amp;query=24-83.360&amp;searchField=ALL&amp;tab_selection=all"  target="_blank">Cour de cassation, criminelle, Chambre criminelle, 14 janvier 2026, 24-83.360, Publi&eacute; au bulletin</a>  <pre>  <strong>Dans un arr&ecirc;t particuli&egrave;rement mis en lumi&egrave;re, la Chambre criminelle de la Cour de cassation est venue rendre une d&eacute;cision &agrave; la fois attendue et n&eacute;cessaire, cassant l&rsquo;arr&ecirc;t de la Cour d&rsquo;appel de Metz du 18 avril 2024 qui reconnaissait l&rsquo;existence d&rsquo;un droit de correction parentale. </strong></pre>    <h2><strong>L&rsquo;arr&ecirc;t du 18 avril 2024 rendu par la Cour d&rsquo;appel de Metz :&nbsp;</strong></h2>  En l&rsquo;esp&egrave;ce, un p&egrave;re de famille (exer&ccedil;ant qui plus est la profession de policier) &eacute;tait poursuivi pour des faits de<strong> violences intrafamiliales sur ses enfants et sur son &eacute;pouse</strong>.&nbsp;<br />  <br />  Condamn&eacute; en premi&egrave;re instance &agrave; une peine de 18 mois d&rsquo;emprisonnement avec sursis ainsi qu&rsquo;&agrave; un retrait de l&rsquo;autorit&eacute; parentale, ce dernier a fait appel.&nbsp;<br />  <br />  Devant la Cour d&rsquo;appel, le p&egrave;re reconnaissait pratiquer une &eacute;ducation stricte et rude. Les t&eacute;moignages des enfants &eacute;taient concordants et corrobor&eacute;s, ces derniers indiquant avoir &eacute;t&eacute; victimes, entre autres, de violences physiques allant de gifles &agrave; des actes d&rsquo;&eacute;tranglement.&nbsp;<br />  <br />  La Cour d&rsquo;appel a relax&eacute; le p&egrave;re de famille en adoptant un raisonnement ambivalent. Elle a d&rsquo;abord reconnu l&rsquo;existence de ces violences mais dans un second temps, a consid&eacute;r&eacute; que celles-ci &eacute;taient justifi&eacute;es par un droit de correction parentale.&nbsp;<br />  Elle retenait en l&rsquo;esp&egrave;ce que ces violences n&rsquo;avaient caus&eacute; aucun dommage aux enfants, qu&rsquo;elles &eacute;taient proportionn&eacute;es aux manquements qui les avaient justifi&eacute;s, et qu&rsquo;elles ne pr&eacute;sentaient pas de caract&egrave;re humiliant.  <h2><strong>Un arr&ecirc;t &agrave; rebours du cadre l&eacute;gal et de la jurisprudence&nbsp;</strong></h2>  Le <strong>principe de non-violence</strong> est ancr&eacute; dans le droit fran&ccedil;ais depuis l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur de la loi n&deg; 2019-721 du 10 juillet 2019 qui proscrit le recours aux gifles, fess&eacute;es, humiliations et toute forme de violence physique ou psychologique.&nbsp;<br />  <br />  Ainsi l&rsquo;article 371-1 du Code civil pr&eacute;voit en son alin&eacute;a premier que &laquo; l&rsquo;autorit&eacute; parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalit&eacute; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de l&rsquo;enfant &raquo; et en son alin&eacute;a 3 que cette autorit&eacute; parentale &laquo; s&rsquo;exerce sans violences physiques ou psychologiques &raquo;.&nbsp;<br />  <br />  Enfin, l&rsquo;article 222-13 du Code p&eacute;nal pr&eacute;voit que les violences sur mineur de 15 ans par ascendant l&eacute;gitime en pr&eacute;sence d&rsquo;ITT inf&eacute;rieur ou &eacute;gal &agrave; 8 jours peuvent &ecirc;tre sanctionn&eacute;s de peines allant jusqu&rsquo;&agrave; 5 ans d&rsquo;emprisonnement et 75.000 &euro; d&rsquo;amande.&nbsp;<br />  <br />  La Cour de cassation l&rsquo;a rappel&eacute;, et a m&ecirc;me poursuivi dans le corps de sa d&eacute;cision en rappelant que les grands textes internationaux (Article 19 de la Convention relative aux droits de l&rsquo;enfant du 20 novembre 1989 / Le Comit&eacute; des droits de l&rsquo;enfant des Nations Unies)&nbsp;et la jurisprudence (Chambre criminelle, 17 d&eacute;cembre 1819 /<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000029680908?init=true&amp;page=1&amp;query=13-86.371&amp;searchField=ALL&amp;tab_selection=all"  target="_blank"> Chambre criminelle, 29 octobre 2014, pourvoi n&deg; 13-86.371</a>) <strong>sanctionnent toute forme de violence &eacute;ducative</strong>.&nbsp;<br />  &nbsp;  <h2><strong>La censure &eacute;vidente de la Haute Cour&nbsp;</strong></h2>  Sur la sc&egrave;ne m&eacute;diatique, dans un contexte de recrudescence et de m&eacute;diatisation des ph&eacute;nom&egrave;nes de violences juv&eacute;niles, certains pouvaient voir l&rsquo;arr&ecirc;t de la Cour d&rsquo;appel de Metz comme un &eacute;cho au message v&eacute;hicul&eacute; par un gouvernement qui demande aux parents la mise en &oelig;uvre d&#39;une fermet&eacute; &eacute;ducative.&nbsp;<br />  <br />  Toutefois, le message v&eacute;hicul&eacute; est moralement discutable : Il existe une incoh&eacute;rence certaine &agrave; admettre la pr&eacute;vention de la violence par la violence.&nbsp;<br />  <br />  Mais surtout, en droit, le raisonnement de la Cour d&rsquo;appel est contradictoire.&nbsp;<br />  <strong>D&egrave;s lors qu&rsquo;une infraction est caract&eacute;ris&eacute;e, la personne poursuivie ne saurait &ecirc;tre relax&eacute;e</strong>. Si la Cour d&rsquo;appel avait consid&eacute;r&eacute; que l&rsquo;infraction n&rsquo;&eacute;tait pas assez caract&eacute;ris&eacute;e (par manque d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments de preuves par exemple), la relaxe n&rsquo;aurait pas suscit&eacute; de d&eacute;bat.&nbsp;<br />  <br />  La probl&eacute;matique ici r&eacute;side dans le fait que l&rsquo;infraction est caract&eacute;ris&eacute;e puisque<strong> la Cour admet l&rsquo;existence des violences</strong>. La juridiction d&rsquo;appel aurait pu faire le choix de diminuer le quantum de la premi&egrave;re peine mais l&rsquo;abandon des poursuites ne semblait pas juridiquement envisageable.<br />  <br />  C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs sur ce point pr&eacute;cis que la Cour de cassation se fonde pour casser l&rsquo;arr&ecirc;t : &laquo; En statuant ainsi, alors qu&rsquo;elle avait constat&eacute; que les violences reproch&eacute;es au pr&eacute;venu sur ses enfants &eacute;taient caract&eacute;ris&eacute;es, la cour d&rsquo;appel a m&eacute;connu le texte susvis&eacute; et le principe ci-dessus rappel&eacute; &raquo;.&nbsp;<br />  <br />  La Chambre criminelle est ferme et coh&eacute;rente : <strong>il n&rsquo;existe pas de droit de correction parentale</strong>.&nbsp;<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Tue, 24 Feb 2026 09:42:59 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Enfants]]></category>
                        <azkocmscategoryid>4500</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[VEYRE Roxane]]></author>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Absence d’existence d’un « droit de correction parentale »]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[La Chambre criminelle de la Cour de cassation est venue rendre une décision à la fois attendue et nécessaire, cassant l’arrêt de la Cour d’appel de Metz du 18 avril 2024 qui reconnaissait l’existence d’un droit de correction parentale]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/droit-correction-parentale-699d766a42388.jpg">
                <media:title>La Cour de Cassation confirme l’absence d’existence d’un « droit de correction parentale »</media:title>
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            <azkocmsimgalt><![CDATA[Absence droit de correction parentale]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Absence droit de correction parentale]]></azkocmsimgtitle>
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                <item>
            <title><![CDATA[Quand la liberté d’expression du salarié se heurte à son obligation de loyauté]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/liberte-expression-salarie-obligation-loyaute-43625.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[<pre>  <strong>La parole est libre. C&rsquo;est certain. Au sein de l&rsquo;entreprise comme en dehors. C&rsquo;est acquis. Pour autant, le salari&eacute; n&rsquo;est pas autoris&eacute; &agrave; tous les exc&egrave;s et devra veiller &agrave; respecter les obligations inh&eacute;rentes &agrave; son contrat de travail, au premier rang desquelles l&rsquo;obligation de loyaut&eacute; et celle de discr&eacute;tion qu&rsquo;il doit &agrave; son employeur. Sous peine de sanctions.</strong></pre>    <h2><strong>Des principes clairement pos&eacute;s</strong></h2>  La <strong>libert&eacute; d&rsquo;expression</strong> figure au nombre des droits fondamentaux inscrits &agrave; l&rsquo;article 11 de la D&eacute;claration universelle des droits de l&rsquo;Homme de 1789. Elle prot&egrave;ge la facult&eacute; d&rsquo;ext&eacute;rioriser, par tous modes de communication, des pens&eacute;es et des opinions et s&rsquo;applique en toutes mati&egrave;res, y compris dans le cadre du contrat de travail.<br />  <br />  Ainsi, l&rsquo;article L. 2281-1 du Code du Travail pr&eacute;voit : &laquo; Les salari&eacute;s b&eacute;n&eacute;ficient d&rsquo;un droit &agrave; l&rsquo;expression directe et collective sur le contenu, les conditions d&rsquo;exercice et l&rsquo;organisation de leur travail. &raquo; Et l&rsquo;article L. 2281-3 du m&ecirc;me Code ajoute : &laquo; Les opinions que les salari&eacute;s, quelle que soit leur place dans la hi&eacute;rarchie professionnelle, &eacute;mettent dans l&rsquo;exercice du droit d&rsquo;expression, ne peuvent motiver une sanction ou un licenciement. &raquo; Sur le plan individuel, l&rsquo;article L.1121-1 du Code du travail dispose : &laquo; Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libert&eacute;s individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifi&eacute;es par la nature de la t&acirc;che &agrave; accomplir ni proportionn&eacute;es au but recherch&eacute;. &raquo;<br />  <br />  En application de ces diff&eacute;rentes dispositions, la Cour de cassation admet que &laquo; sauf abus, le salari&eacute; jouit dans l&rsquo;entreprise et en dehors de celle-ci de sa libert&eacute; d&rsquo;expression &raquo;.  <h2><strong>Une mise en &oelig;uvre moins ais&eacute;e</strong></h2>  Ainsi, le salari&eacute; est en droit d&rsquo;exprimer des critiques au sein de l&rsquo;entreprise ou de s&rsquo;interroger sur le bien-fond&eacute; de certaines d&eacute;cisions, non seulement dans le cadre des instances repr&eacute;sentatives du personnel mais aussi &agrave; titre personnel.<br />  <br />  La mani&egrave;re dont le salari&eacute; exprime son opinion, ses id&eacute;es ou ses critiques est indiff&eacute;rente. La parole, l&rsquo;&eacute;crit, le dessin, l&rsquo;attitude sont autant de modes d&rsquo;expression auxquels s&rsquo;applique le principe de la libert&eacute;.<br />  <br />  Cette libert&eacute; ne doit pas cependant d&eacute;g&eacute;n&eacute;rer en abus. Elle trouve en effet sa limite dans<strong> l&rsquo;obligation de loyaut&eacute; que le salari&eacute; doit &agrave; son employeur</strong>. Cette obligation de loyaut&eacute;, qui s&rsquo;impose au salari&eacute; comme &agrave; l&rsquo;employeur, d&eacute;coule du principe de <strong>bonne foi dans l&rsquo;ex&eacute;cution du contrat de travail</strong> pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article L.1222-1 du Code du travail. Elle rev&ecirc;t diff&eacute;rents aspects et <strong>interdit &agrave; l&rsquo;employ&eacute; de nuire aux int&eacute;r&ecirc;ts de son employeur</strong>.<br />  <br />  Elle int&egrave;gre :<br />  <br />  <strong>- Une obligation de discr&eacute;tion</strong>. Le salari&eacute; peut manifester un esprit critique, mais il doit faire preuve de retenue dans ses propos concernant son employeur.<br />  <br />  <strong>- Le respect des int&eacute;r&ecirc;ts de l&rsquo;entreprise</strong>. Le salari&eacute; doit &eacute;viter tout comportement qui pourrait porter pr&eacute;judice &agrave; son employeur (d&eacute;tournement de client&egrave;le, utilisation des ressources de l&rsquo;entreprise &agrave; des fins personnelles, atteinte &agrave; l&rsquo;image ou &agrave; la r&eacute;putation commerciale&hellip;).&nbsp;<br />  <br />  <strong>- Une obligation de confidentialit&eacute;</strong> interdisant au salari&eacute; de divulguer des informations sensibles dont il a eu connaissance dans le cadre de l&rsquo;ex&eacute;cution du contrat de travail (secrets de fabrication, innovations et projets en cours, donn&eacute;es financi&egrave;res et strat&eacute;giques, informations sur les clients ou les fournisseurs&hellip;).<br />  <br />  Elle s&rsquo;applique pendant toute la dur&eacute;e du contrat de travail, y compris pendant les arr&ecirc;ts de travail et les cong&eacute;s de toute sorte.<br />  <br />  <strong>L&rsquo;abus</strong> commis par le salari&eacute; dans l&rsquo;exercice de sa libert&eacute; d&rsquo;expression, qui caract&eacute;rise un manquement &agrave; l&rsquo;obligation de loyaut&eacute;, peut justifier une <strong>sanction pouvant aller jusqu&rsquo;au licenciement disciplinaire</strong> : il en va ainsi en cas de <strong>propos ou &eacute;crits injurieux, diffamatoires ou excessifs</strong>.<br />  <br />  L&rsquo;&eacute;quilibre entre libert&eacute; d&rsquo;expression et loyaut&eacute; est particuli&egrave;rement menac&eacute; par l&rsquo;utilisation toujours grandissante des<strong> r&eacute;seaux sociaux</strong>. Cela &eacute;tant, m&ecirc;me dans un cadre restreint, des propos injurieux, notamment homophobes, peuvent caract&eacute;riser un abus de la libert&eacute; d&rsquo;expression.<br />  <br />  Il a &eacute;t&eacute; jug&eacute; que des propos critiques, m&ecirc;me vifs, tenus &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de l&rsquo;employeur, sont insuffisants pour caract&eacute;riser un abus de la libert&eacute; d&rsquo;expression. Notamment, la cour d&rsquo;appel de Riom a tout r&eacute;cemment jug&eacute; la distribution par un salari&eacute; d&rsquo;un tract syndical critiquant un client de l&rsquo;entreprise et d&eacute;non&ccedil;ant de sa part des agissements, &agrave; la veille d&rsquo;un audit, ne constitue pas un abus de sa libert&eacute; d&rsquo;expression, d&egrave;s lors qu&rsquo;il reprend en partie des informations d&eacute;j&agrave; publiques et s&rsquo;inscrit dans la d&eacute;fense des int&eacute;r&ecirc;ts collectifs des salari&eacute;s.<br />  <br />  &Agrave; l&rsquo;inverse, le d&eacute;nigrement de l&rsquo;employeur ou des membres de l&rsquo;encadrement a pu caract&eacute;riser un manquement &agrave; l&rsquo;obligation de loyaut&eacute; et &ecirc;tre sanctionn&eacute; comme tel, d&egrave;s lors que le salari&eacute; n&rsquo;avait pas seulement exprim&eacute; son inqui&eacute;tude quant au devenir de l&rsquo;entreprise, mais avait manifest&eacute; son d&eacute;saccord vis-&agrave;-vis de la politique de son employeur et port&eacute; de graves accusations contre ce dernier, tant aupr&egrave;s d&rsquo;organismes publics et d&rsquo;institutions que par voie de presse, tout en reconnaissant que ses assertions ne reposaient sur aucune preuve.  <h2><strong>Des abus compliqu&eacute;s &agrave; d&eacute;montrer et des sanctions risqu&eacute;es</strong></h2>  Le <strong>caract&egrave;re abusif de l&rsquo;usage par le salari&eacute; de sa libert&eacute; d&rsquo;expression</strong> est appr&eacute;ci&eacute; souverainement par les juges et la cour d&rsquo;appel de Chamb&eacute;ry a rappel&eacute; dans un arr&ecirc;t rendu le 21 ao&ucirc;t 2025 que &laquo; le licenciement prononc&eacute; par l&rsquo;employeur pour un motif li&eacute; &agrave; l&rsquo;exercice non abusif par le salari&eacute; de sa libert&eacute; d&rsquo;expression est nul &raquo; (n&deg; 23/01483).<br />  <br />  L&rsquo;abus s&rsquo;appr&eacute;ciera au regard du contenu des propos (mensongers ou non), du contexte dans lequel les propos ont &eacute;t&eacute; tenus, de la r&eacute;p&eacute;tition et de la multiplication des d&eacute;clarations, de leur caract&egrave;re public ou non, de la qualit&eacute; et des fonctions du salari&eacute;. Lorsqu&rsquo;ils sont qualifi&eacute;s d&rsquo;abusifs les propos litigieux peuvent &ecirc;tre constitutifs d&rsquo;une faute grave, notamment s&rsquo;ils r&eacute;v&egrave;lent une intention de nuire du salari&eacute;, privant ainsi le salari&eacute; de son emploi sans pr&eacute;avis ni indemnit&eacute;.<br />  <br />  Dans tous les cas, si l&rsquo;abus n&rsquo;est pas retenu, le licenciement sera entach&eacute; de nullit&eacute; et la rupture ouvrira droit pour le salari&eacute; &agrave; des dommages et int&eacute;r&ecirc;ts particuli&egrave;rement cons&eacute;quents, dont le montant ne peut &ecirc;tre inf&eacute;rieur &agrave; six mois de salaire.<br />  <br />  Il faut se rappeler qu&rsquo;en cas de contentieux, il appartient &agrave; l&rsquo;employeur de prouver les faits pr&eacute;cis et mat&eacute;riellement v&eacute;rifiables vis&eacute;s &agrave; l&rsquo;appui de la sanction prononc&eacute;e et d&rsquo;en &eacute;tablir la gravit&eacute;. Face &agrave; l&rsquo;importance des enjeux et la lourdeur de la sanction du licenciement qui serait jug&eacute; nul, la prudence est de mise pour l&rsquo;employeur.  <h2><strong>Et si une solution se trouvait dans le soin apport&eacute; &agrave; la relation ?</strong></h2>  Le risque pour l&rsquo;employeur est &agrave; la hauteur de l&rsquo;instabilit&eacute; de la jurisprudence qui tant&ocirc;t d&eacute;cide que des propos, m&ecirc;me tenus dans un cadre restreint, sont r&eacute;pr&eacute;hensibles, tant&ocirc;t &eacute;carte tout manquement &agrave; l&rsquo;obligation de loyaut&eacute; si les circonstances sont de nature &agrave; cautionner les errements du salari&eacute;.<br />  <br />  Dans ce contexte, le chef d&rsquo;entreprise, confront&eacute; &agrave; un comportement qu&rsquo;il jugerait inadapt&eacute;, serait bien inspir&eacute;, avant d&rsquo;envisager la rupture du contrat, de rappeler &agrave; l&rsquo;ordre le salari&eacute;, dans l&rsquo;exercice de son pouvoir disciplinaire.<br />  <br />  Il faut se souvenir que la premi&egrave;re mission de l&rsquo;employeur n&rsquo;est pas de licencier mais d&rsquo;entretenir la relation de travail, de redresser les situations qui doivent l&rsquo;&ecirc;tre, dans le souci du bon fonctionnement de l&rsquo;entreprise.<br />  <br />  Apr&egrave;s qu&rsquo;il aura tout mis en &oelig;uvre pour pr&eacute;server la relation, en usant d&rsquo;avertissements notamment, l&rsquo;employeur pourra sanctionner plus s&eacute;v&egrave;rement, et plus s&ucirc;rement, le salari&eacute; qui persisterait &agrave; outrepasser ses droits et &agrave; user de sa libert&eacute; d&rsquo;expression au m&eacute;pris des int&eacute;r&ecirc;ts l&eacute;gitimes de l&rsquo;entreprise qui lui auront &eacute;t&eacute; express&eacute;ment rappel&eacute;s. Alors le juge, s&rsquo;il est ult&eacute;rieurement saisi, saura tenir compte de la d&eacute;marche progressive et mesur&eacute;e de l&rsquo;employeur et, &agrave; l&rsquo;inverse, de la r&eacute;sistance inconsid&eacute;r&eacute;e du salari&eacute; qui aura &eacute;t&eacute; d&ucirc;ment averti.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.<br />  <br />  Source de l&#39;article : <a href="https://www.la-vie-nouvelle.fr/2026/02/quand-la-liberte-dexpression-du-salarie-se-heurte-a-son-obligation-de-loyaute/"  target="_blank">la-vie-nouvelle.fr - Quand la libert&eacute; d&rsquo;expression du salari&eacute; se heurte &agrave; son obligation de loyaut&eacute;</a></em>]]></description>
            <pubDate>Mon, 23 Feb 2026 12:50:10 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Contrat de travail]]></category>
                        <category><![CDATA[Contrat de travail]]></category>
                        <azkocmscategoryid>5600</azkocmscategoryid>
                        <azkocmscategoryid>7700</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[LAVERNE Christelle]]></author>
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                <nom><![CDATA[LAVERNE Christelle]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Liberté d’expression du salarié et obligation de loyauté envers son employeur]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Le salarié n’est pas autorisé à tous les excès et devra veiller à respecter les obligations inhérentes à son contrat de travail, au premier rang desquelles l’obligation de loyauté et celle de discrétion qu’il doit à son employeur.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/liberte-expression-salarie-et-loyaute.jpg">
                <media:title>Quand la liberté d’expression du salarié se heurte à son obligation de loyauté</media:title>
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            <azkocmsimgalt><![CDATA[Liberté d'expression du salarié et devoir de loyauté]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Liberté d'expression du salarié et devoir de loyauté]]></azkocmsimgtitle>
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                <item>
            <title><![CDATA[La transmission par le payeur au bénéficiaire de ses données bancaires ne vaut pas consentement à l’opération de paiement]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/transmission-coordonnees-bancaires-au-beneficiaire-ne-vaut-pas-consentement-operation-paiement-43624.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[Une SCI &eacute;tait titulaire d&rsquo;un compte ouvert dans les livres d&rsquo;un &eacute;tablissement bancaire. La g&eacute;rante de la SCI <strong>avait communiqu&eacute; par t&eacute;l&eacute;phone le num&eacute;ro et le cryptogramme de sa carte bancaire &agrave; un h&ocirc;telier italien afin de r&eacute;server une chambre d&rsquo;h&ocirc;tel. Le montant de la r&eacute;servation a &eacute;t&eacute; d&eacute;bit&eacute;</strong>.<br />  <br />  Il s&rsquo;agissait ainsi d&rsquo;une op&eacute;ration dite MOTO (mail order telephone order), la particularit&eacute; de ce type d&rsquo;op&eacute;ration r&eacute;sidant dans le fait que le b&eacute;n&eacute;ficiaire (le commer&ccedil;ant) est &agrave; l&rsquo;initiative de l&rsquo;ordre de paiement.<br />  <br />  Une fois sur place, la g&eacute;rante de la SCI a eu la surprise d&rsquo;apprendre qu&rsquo;aucune chambre n&rsquo;avait &eacute;t&eacute; r&eacute;serv&eacute;e. De surcro&icirc;t, l&rsquo;h&ocirc;telier refusait de lui rembourser le montant pourtant d&eacute;bit&eacute;.<br />  <br />  La SCI s&rsquo;est alors retourn&eacute;e contre l&rsquo;&eacute;tablissement bancaire, consid&eacute;rant que le prestataire de services de paiement avait proc&eacute;d&eacute; &agrave; un paiement &agrave; distance non autoris&eacute;, et sollicitait en cons&eacute;quence le remboursement des sommes pr&eacute;lev&eacute;es sur son compte.<br />  <br />  Le tribunal judiciaire de Paris, par un jugement du 20 mars 2023 (n&deg; 22/07028), a d&eacute;bout&eacute; la SCI de sa demande de remboursement formul&eacute;e &agrave; l&rsquo;encontre de l&rsquo;&eacute;tablissement bancaire.<br />  <br />  La SCI a alors form&eacute; un pourvoi contre ce jugement, estimant que le tribunal avait m&eacute;connu les dispositions des articles L.133-3, L.133-6, L.133-7 et L.133-18 du Code mon&eacute;taire et financier.<br />  <br />  La Cour de cassation, par un arr&ecirc;t du 10 d&eacute;cembre 2025 (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000053029134?init=true&amp;page=1&amp;query=24-20.778&amp;searchField=ALL&amp;tab_selection=all"  target="_blank">Cass. com., 10 d&eacute;cembre 2025, n&deg; 24-20.778</a>), a cass&eacute; et annul&eacute; le jugement en toutes ses dispositions pour d&eacute;faut de base l&eacute;gale.  <pre>  <strong>La Cour pr&eacute;cise qu&rsquo;une op&eacute;ration de paiement pouvant &ecirc;tre initi&eacute;e par le payeur, qui donne un ordre de paiement par l&rsquo;interm&eacute;diaire du b&eacute;n&eacute;ficiaire, n&rsquo;est autoris&eacute;e que si le payeur a donn&eacute; son consentement &agrave; son ex&eacute;cution</strong>. <strong>En l&rsquo;absence d&rsquo;un tel consentement, donn&eacute; sous la forme convenue entre le payeur et le prestataire de services de paiement, l&rsquo;op&eacute;ration est r&eacute;put&eacute;e non autoris&eacute;e</strong>.</pre>  Il importe de rappeler que l&rsquo;article L.133-6 du Code mon&eacute;taire et financier dispose que l&rsquo;op&eacute;ration de paiement est autoris&eacute;e si le payeur a donn&eacute; son consentement &agrave; son ex&eacute;cution, &eacute;tant pr&eacute;cis&eacute; que ce consentement doit &ecirc;tre donn&eacute; sous la forme convenue entre le payeur et son prestataire de services de paiement.<br />  <br />  Par ailleurs, l&rsquo;article L.133-18 du m&ecirc;me code pr&eacute;voit que lorsque l&rsquo;op&eacute;ration n&rsquo;est pas autoris&eacute;e, il incombe au prestataire de services de paiement de rembourser au payeur le montant de l&rsquo;op&eacute;ration non autoris&eacute;e.<br />  <br />  Il s&rsquo;ensuit que, pour &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme autoris&eacute;e, l&rsquo;op&eacute;ration doit avoir fait l&rsquo;objet d&rsquo;un <strong>consentement du payeur</strong>. A contrario, une op&eacute;ration est non autoris&eacute;e lorsque le payeur n&rsquo;y a pas consenti.<br />  <br />  Dans une op&eacute;ration dite &laquo; classique &raquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire lorsque l&rsquo;ordre de paiement est &agrave; l&rsquo;initiative du payeur, le consentement co&iuml;ncide avec l&rsquo;ordre de paiement.<br />  Or, comme l&rsquo;a soulign&eacute; Mme Henry, avocate g&eacute;n&eacute;rale pr&egrave;s la Cour de cassation, &laquo; en pr&eacute;sence d&#39;un ordre de paiement initi&eacute; par le b&eacute;n&eacute;ficiaire, il y a une dissociation entre le consentement et l&#39;ordre de paiement : le premier est &eacute;mis par le payeur, le second est mis en &oelig;uvre par le b&eacute;n&eacute;ficiaire &raquo;.<br />  <br />  Il en r&eacute;sulte que, lorsque le b&eacute;n&eacute;ficiaire est &agrave; l&rsquo;initiative de l&rsquo;ordre de paiement,<strong> il appartient au juge de caract&eacute;riser sp&eacute;cifiquement le consentement du payeur transmis par l&rsquo;interm&eacute;diaire du b&eacute;n&eacute;ficiaire</strong>. En l&rsquo;absence d&rsquo;une telle caract&eacute;risation, l&rsquo;op&eacute;ration ne peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme autoris&eacute;e.<br />  <br />  Il convient &eacute;galement de rappeler que <strong>la charge de la preuve du consentement p&egrave;se sur le prestataire de services de paiement</strong>.<br />  <br />  En l&rsquo;esp&egrave;ce, la preuve du consentement du payeur par le prestataire de services de paiement ne sera pas ais&eacute;e et, selon toute vraisemblance, l&rsquo;op&eacute;ration sera consid&eacute;r&eacute;e comme non autoris&eacute;e et la demande de remboursement accueillie.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Mon, 23 Feb 2026 08:32:48 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Procédures]]></category>
                        <category><![CDATA[Banque et finance]]></category>
                        <azkocmscategoryid>5900</azkocmscategoryid>
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                        <author><![CDATA[DE JESUS Joana]]></author>
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                <nom><![CDATA[DE JESUS Joana]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[La transmission par le payeur au bénéficiaire de ses données bancaires ne vaut pas consentement à l’opération de paiement]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Une opération de paiement pouvant être initiée par le payeur, qui donne un ordre de paiement par l’intermédiaire du bénéficiaire, n’est autorisée que si le payeur a donné son consentement à son exécution.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
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                <media:title>La transmission par le payeur au bénéficiaire de ses données bancaires ne vaut pas consentement à l’opération de paiement</media:title>
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            <azkocmsimgalt><![CDATA[Transmission données bancaires]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Transmission données bancaires]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
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                <item>
            <title><![CDATA[Cession d’un contrat d’agent commercial : entre refus d’exonération de plus-value et dispense de TVA – une frontière conceptuelle précisée par le Conseil d’État]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/cession-contrat-agent-commercial-refus-exoneration-plus-value-et-dispense-tva-43623.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Par un <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000052989614?init=true&amp;page=1&amp;query=465406&amp;searchField=ALL&amp;tab_selection=all"  target="_blank">arr&ecirc;t du 3 d&eacute;cembre 2025</a> (CE, 3e et 8e ch. r&eacute;unies, n&deg; 465406 et 465782, min. c/ St&eacute; JFL M&eacute;dical), le Conseil d&rsquo;&Eacute;tat apporte une clarification bienvenue sur la qualification fiscale de la cession d&rsquo;un contrat d&rsquo;agent commercial.</strong></pre>  La Haute juridiction distingue nettement, &agrave; partir de circonstances identiques, le r<strong>&eacute;gime applicable en mati&egrave;re d&rsquo;imp&ocirc;t sur les soci&eacute;t&eacute;s et celui de la taxe sur la valeur ajout&eacute;e</strong>, r&eacute;v&eacute;lant ainsi <strong>l&rsquo;autonomie des notions de &laquo; branche compl&egrave;te d&rsquo;activit&eacute; &raquo; et &laquo; d&rsquo;universalit&eacute; de biens &raquo;</strong>.    <h2><strong>Le refus de qualification de branche compl&egrave;te d&rsquo;activit&eacute; au sens de l&rsquo;article 238 quindecies du CGI</strong></h2>  En mati&egrave;re de plus-values professionnelles, l&rsquo;exon&eacute;ration pr&eacute;vue aux I et II de l&rsquo;article 238 quindecies du CGI suppose la transmission d&rsquo;une entreprise individuelle ou d&rsquo;une branche compl&egrave;te d&rsquo;activit&eacute;. La jurisprudence constante exige que l&rsquo;activit&eacute; c&eacute;d&eacute;e soit susceptible d&rsquo;une exploitation autonome, tant chez le c&eacute;dant que chez le cessionnaire, et qu&rsquo;elle donne lieu au transfert complet des &eacute;l&eacute;ments essentiels existant dans le patrimoine du c&eacute;dant.<br />  <br />  Le Conseil d&rsquo;&Eacute;tat rappelle que la branche d&rsquo;activit&eacute; doit pouvoir fonctionner de mani&egrave;re ind&eacute;pendante et que le cessionnaire doit disposer durablement des moyens n&eacute;cessaires &agrave; son exploitation. En l&rsquo;esp&egrave;ce, la soci&eacute;t&eacute; c&eacute;dante se bornait &agrave; soutenir que la cession d&rsquo;un contrat d&rsquo;agent commercial constituait, par principe, une branche compl&egrave;te d&rsquo;activit&eacute;. Elle n&rsquo;&eacute;tablissait ni la distinction de l&rsquo;activit&eacute; exerc&eacute;e pour le mandant concern&eacute; par rapport aux autres mandats, ni le transfert de moyens mat&eacute;riels ou humains indispensables.<br />  <br />  Dans ces conditions, la Haute juridiction refuse la qualification de branche compl&egrave;te d&rsquo;activit&eacute;. L&rsquo;absence de transfert du personnel et des moyens d&rsquo;exploitation, conjugu&eacute;e &agrave; l&rsquo;int&eacute;gration des r&eacute;sultats dans l&rsquo;activit&eacute; globale d&rsquo;agent commercial, conduit logiquement au rejet de l&rsquo;exon&eacute;ration de la plus-value.  <h2><strong>La reconnaissance d&rsquo;une transmission d&rsquo;universalit&eacute; de biens en mati&egrave;re de TVA</strong></h2>  La solution diff&egrave;re en mati&egrave;re de taxe sur la valeur ajout&eacute;e. L&rsquo;article 257 bis du CGI pr&eacute;voit une dispense de TVA pour les livraisons et prestations r&eacute;alis&eacute;es entre redevables &agrave; l&rsquo;occasion de la transmission d&rsquo;une universalit&eacute; totale ou partielle de biens.<br />  <br />  La notion d&rsquo;universalit&eacute; implique le transfert d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments corporels et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, incorporels, constituant une entit&eacute; susceptible de poursuivre une activit&eacute; &eacute;conomique autonome, sous r&eacute;serve que le cessionnaire ait l&rsquo;intention et la capacit&eacute; de l&rsquo;exploiter.<br />  <br />  Le Conseil d&rsquo;&Eacute;tat adopte une approche globale et pragmatique. Il souligne que <strong>l&rsquo;activit&eacute; d&rsquo;agent commercial </strong>requiert des moyens mat&eacute;riels limit&eacute;s. En outre, le c&eacute;dant avait pr&eacute;alablement permis au cessionnaire d&rsquo;acc&eacute;der au fichier clients. D&egrave;s lors, la seule cession du contrat permettait &agrave; l&rsquo;acqu&eacute;reur de poursuivre l&rsquo;activit&eacute; de mani&egrave;re autonome.<br />  <br />  La transmission d&rsquo;une universalit&eacute; de biens est ainsi retenue, ouvrant droit &agrave; la dispense de TVA.  <h2><strong>Une autonomie conceptuelle aux cons&eacute;quences pratiques majeures</strong></h2>  La d&eacute;cision illustre la divergence des logiques propres aux articles 238 quindecies et 257 bis du CGI. Si les notions de branche compl&egrave;te d&rsquo;activit&eacute; et d&rsquo;universalit&eacute; de biens sont proches, elles n&rsquo;en demeurent pas moins distinctes. La premi&egrave;re est appr&eacute;hend&eacute;e de mani&egrave;re exigeante, centr&eacute;e sur la structuration interne de l&rsquo;activit&eacute; chez le c&eacute;dant ; la seconde privil&eacute;gie l&rsquo;aptitude concr&egrave;te de l&rsquo;activit&eacute; transf&eacute;r&eacute;e &agrave; &ecirc;tre exploit&eacute;e par l&rsquo;acqu&eacute;reur.<br />  <br />  Cette solution invite &agrave; une analyse fine des op&eacute;rations de cession de contrats d&rsquo;agent commercial. Elle rappelle que la qualification fiscale ne saurait r&eacute;sulter d&rsquo;une affirmation de principe, mais suppose une d&eacute;monstration circonstanci&eacute;e des &eacute;l&eacute;ments transf&eacute;r&eacute;s et de leur autonomie &eacute;conomique.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Thu, 19 Feb 2026 13:17:43 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
                        <category><![CDATA[Fiscalité/ Gestion de fait/ Chambre des Comptes]]></category>
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                        <author><![CDATA[Delahousse Christophe]]></author>
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                <nom><![CDATA[Delahousse Christophe]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Cession d’un contrat d’agent commercial : entre refus d’exonération de plus-value et dispense de TVA – une frontière conceptuelle précisée par le Conseil d’État]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Par un arrêt du 3 décembre 2025 le Conseil d’État apporte une clarification bienvenue sur la qualification fiscale de la cession d’un contrat d’agent commercial.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
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                <media:title>Cession d’un contrat d’agent commercial : entre refus d’exonération de plus-value et dispense de TVA – une frontière conceptuelle précisée par le Conseil d’État</media:title>
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            <azkocmsimgalt><![CDATA[Cession contrat agent commercial]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Cession contrat agent commercial]]></azkocmsimgtitle>
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            <title><![CDATA[Vidéo : qu'est-ce que ça fait de se faire appeler Maître ?]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/video-avocat-se-fait-appeler-maitre-43622.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[Un des points communs que l&#39;on a avec les copains notaires et commissaires de justice, nous les avocats, on nous appelle &quot;<strong>Ma&icirc;tre</strong>&quot;. C&#39;est d&#39;ailleurs le seul titre judiciaire qui soit, puisque n&#39;en d&eacute;plaise aux justiciables cin&eacute;philes, on ne dit pas en France &quot;Votre Honneur&quot;. Et pour parfaire le tableau, ce n&#39;est qu&#39;en France que l&#39;on emploie un tel titre envers ces professions juridiques.<br />  <br />  Alors je ne vous cache pas que c&#39;est assez d&eacute;routant. Tant de l&#39;employer que de le recevoir. J&#39;ai en m&eacute;moire une intervention du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique en 2020, au cours d&#39;un &eacute;change avec un repr&eacute;sentant des avocats, au moment du premier projet de r&eacute;forme des retraites, l&#39;interpellant avec un grand sourire en lui servant un mielleux &quot;Cher Ma&icirc;tre&quot;. Assez peu agr&eacute;able, de quoi amener le public &agrave; scruter curieusement l&#39;imp&eacute;trant qui osait ainsi interpeller le chef de l&#39;Etat.<br />  <br />  Pourtant, ce titre, il est indispensable. Il permet clairement de <strong>distinguer la personne de sa fonction</strong>. Bien s&ucirc;r qu&#39;il m&#39;arrive de porter la parole d&#39;autrui, parfois m&ecirc;me en ne la partageant pas personnellement, mais il n&#39;est pas question de ce que je pense quand je m&#39;exprime pour le compte de mon client. Je suis sa silhouette.&nbsp;<br />  <br />  Ainsi, interpeller un avocat en lui donnant du &quot;Monsieur&quot; ou du &quot;Madame&quot;, c&#39;est franchement ind&eacute;licat.<br />  <br />  Reste que oui, le titre en soi, cette appellation, elle peut poser question. On aurait pu choisir quelque chose d&#39;un petit peu moins connot&eacute; &quot;servage sous le soleil des Antilles&quot;.&nbsp;<br />  <br />  Et ce terme il est litt&eacute;ralement devant nous. Ramen&eacute; au go&ucirc;t du jour par la fantasy, c&#39;est celui de mestre. Quasiment le m&ecirc;me mot, avec le m&ecirc;me sens, l&#39;avantage non n&eacute;gligeable qu&#39;il soit non genr&eacute;, et qui est totalement soustrait de toute allusion de domination.<br />  <br />  On peut r&ecirc;ver hein, la force d&#39;un usage, c&#39;est qu&#39;il ne sera pas simple &agrave; changer. M&#39;enfin, personnellement, je ne m&#39;offusquerai pas de cet emploi ! &quot;Cher Mestre&quot;, ne me dites pas que &ccedil;a claquerait pas.&nbsp;<br />  <br />  Et j&#39;en vois certains d&eacute;j&agrave; sauter au plafond, que le titre vient avant tout du dipl&ocirc;me, de la &quot;ma&icirc;trise&quot;. Vous voulez-dire le truc qu&#39;on a rebaptis&eacute; en &quot;master&quot; ?<br />  &nbsp;  <ul>  	<li><strong>Regarder la vid&eacute;o d&#39;Etienne MOUNIELOU <a href="https://www.youtube.com/shorts/wfo4Hq4VZiY"  target="_blank">Qu&#39;est-ce que &ccedil;a fait de se faire appeler Ma&icirc;tre ?</a></strong></li>  </ul>  <br />  <em>Cr&eacute;dits vid&eacute;o : Le colonel Chabert - Games of Throne - Twelve years a slave.<br />  Cr&eacute;dits audio : Le D&icirc;ner de cons - Cheval, contr&ocirc;leur fiscal.<br />  <br />  <br />  Cette vid&eacute;o n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Thu, 19 Feb 2026 09:26:23 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Procédure civile]]></category>
                        <azkocmscategoryid>17606</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[MOUNIELOU Etienne]]></author>
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                <nom><![CDATA[MOUNIELOU Etienne]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Vidéo : pourquoi doit-on appeler un avocat Maître ?]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Un des points communs que l'on a avec les copains notaires et commissaires de justice, nous les avocats, on nous appelle "Maître".]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/avocat-appeler-maitre.png">
                <media:title>Vidéo : qu'est-ce que ça fait de se faire appeler Maître ?</media:title>
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            <azkocmsimgalt><![CDATA[Appeler un avocat Maître]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Appeler un avocat Maître]]></azkocmsimgtitle>
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            <title><![CDATA[Loi n° 2025-1249 du 22 décembre 2025 portant création d'un statut de l'élu local : clarifications pénales et codification]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/loi-creation-statut-elu-local-43621.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Publi&eacute;e au Journal officiel du 23 d&eacute;cembre 2025, <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053142169"  target="_blank">la loi portant cr&eacute;ation d&#39;un statut de l&#39;&eacute;lu local</a> concr&eacute;tise pr&egrave;s de deux ann&eacute;es de travaux parlementaires. Si le texte comporte des mesures relatives aux indemnit&eacute;s et aux conditions d&#39;exercice du mandat, ses apports les plus significatifs r&eacute;sident dans la clarification du r&eacute;gime p&eacute;nal applicable aux &eacute;lus locaux et dans la cr&eacute;ation formelle d&#39;un statut codifi&eacute;.</strong></pre>    <h2><strong>I. La modification du r&eacute;gime de la prise ill&eacute;gale d&#39;int&eacute;r&ecirc;ts : une avanc&eacute;e bienvenue mais imparfaite</strong></h2>  L&#39;article 432-12 alin&eacute;a 1er, dans sa r&eacute;daction issue de la loi du 22 d&eacute;cembre 2021, r&eacute;primait d&eacute;j&agrave; le fait, par une personne d&eacute;positaire de l&#39;autorit&eacute; publique ou investie d&#39;un mandat &eacute;lectif public, de prendre, recevoir ou conserver un int&eacute;r&ecirc;t de nature &agrave; compromettre son impartialit&eacute;, son ind&eacute;pendance ou son objectivit&eacute; dans une entreprise ou une op&eacute;ration dont elle a la charge.<br />  <br />  La loi du 22 d&eacute;cembre 2025 op&egrave;re une premi&egrave;re modification terminologique dont la port&eacute;e est loin d&#39;&ecirc;tre n&eacute;gligeable : le remplacement de l&#39;expression &quot;un int&eacute;r&ecirc;t de nature &agrave; compromettre son impartialit&eacute;, son ind&eacute;pendance ou son objectivit&eacute;&quot; par &quot;<strong>un int&eacute;r&ecirc;t alt&eacute;rant son impartialit&eacute;, son ind&eacute;pendance ou son objectivit&eacute;</strong>&quot;.<br />  <br />  Cette modification constitue un c<strong>hangement substantiel dans la mat&eacute;rialisation de l&#39;infraction</strong> : si, sous l&rsquo;empire de la pr&eacute;c&eacute;dente r&eacute;daction, la simple apparence d&#39;un conflit d&#39;int&eacute;r&ecirc;ts suffisait &agrave; caract&eacute;riser l&#39;&eacute;l&eacute;ment mat&eacute;riel du d&eacute;lit, la nouvelle exigence d&#39;un int&eacute;r&ecirc;t &quot;alt&eacute;rant&quot; l&#39;impartialit&eacute; suppose d&eacute;sormais la <strong>d&eacute;monstration d&#39;une atteinte r&eacute;elle et concr&egrave;te</strong>.&nbsp;<br />  <br />  Ce glissement probatoire <strong>renverse la charge de la preuve</strong> : le minist&egrave;re public devra d&eacute;sormais &eacute;tablir une influence effective sur la d&eacute;cision et non plus un risque hypoth&eacute;tique ou un simple faisceau d&#39;indices de sorte que la seule existence d&#39;un lien susceptible de cr&eacute;er une apparence de conflit ne devrait donc plus suffire &agrave; fonder une condamnation.<br />  <br />  D&#39;autre part, l&#39;&eacute;l&eacute;ment intentionnel est renforc&eacute; par l&#39;ajout de la mention &quot;<strong>en connaissance de cause</strong>&quot;, trahissant ainsi une tentative parlementaire de limiter la jurisprudence qui d&eacute;duisait l&#39;intention coupable du seul accomplissement conscient de l&#39;acte mat&eacute;riel.<br />  <br />  Dans le prolongement de ce premier alin&eacute;a ainsi modifi&eacute;, sont ins&eacute;r&eacute;s les deux alin&eacute;as nouveaux qui constituent &eacute;galement le c&oelig;ur de la r&eacute;forme :<br />  <br />  - Le premier de ces alin&eacute;as additionnels pr&eacute;cise que &quot;ne peut constituer un int&eacute;r&ecirc;t, au sens du pr&eacute;sent article, un int&eacute;r&ecirc;t public ou tout int&eacute;r&ecirc;t dont la prise en compte est exclue par la loi&quot; : cette disposition met fin &agrave; une incertitude jurisprudentielle persistante en &eacute;tablissant qu&#39;une interf&eacute;rence entre deux int&eacute;r&ecirc;ts publics ne saurait constituer un conflit d&#39;int&eacute;r&ecirc;ts r&eacute;pr&eacute;hensible p&eacute;nalement ;<br />  <br />  - Le second alin&eacute;a additionnel introduit un <strong>fait justificatif</strong> : &quot;l&#39;infraction d&eacute;finie au pr&eacute;sent article n&#39;est pas constitu&eacute;e lorsque la personne mentionn&eacute;e au premier alin&eacute;a ne pouvait agir autrement en vue de r&eacute;pondre &agrave; un motif imp&eacute;rieux d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral&quot; ;<br />  <br />  Cette disposition r&eacute;pond &agrave; des situations concr&egrave;tes identifi&eacute;es par le rapport Vigouroux remis au Premier ministre le 13 mars 2025, notamment celle d&#39;un maire contraint de faire face &agrave; un sinistre et devant conclure en urgence un march&eacute; au b&eacute;n&eacute;fice d&#39;une entreprise exploit&eacute;e par un proche, alors que celle-ci serait la seule en mesure d&#39;intervenir efficacement &agrave; br&egrave;ve &eacute;ch&eacute;ance.<br />  <br />  Pour bien mesurer la port&eacute;e de ces ajouts, il convient de rappeler que cette clarification l&eacute;gislative &eacute;tait d&#39;autant plus n&eacute;cessaire que la notion de<strong> conflit d&#39;int&eacute;r&ecirc;ts public-public</strong> avait donn&eacute; lieu &agrave; des interpr&eacute;tations divergentes, cr&eacute;ant une ins&eacute;curit&eacute; juridique pr&eacute;judiciable &agrave; l&#39;exercice serein des mandats locaux : l&#39;&eacute;lu qui repr&eacute;sente sa collectivit&eacute; au sein d&#39;un syndicat mixte ou d&#39;un &eacute;tablissement public de coop&eacute;ration intercommunale ne peut d&eacute;sormais plus &ecirc;tre poursuivi du chef de prise ill&eacute;gale d&#39;int&eacute;r&ecirc;ts au simple motif que les d&eacute;cisions prises par cette structure seraient susceptibles d&#39;avoir des r&eacute;percussions sur sa collectivit&eacute; d&#39;origine, d&egrave;s lors qu&#39;il n&#39;existe pas d&#39;int&eacute;r&ecirc;t priv&eacute; en jeu.<br />  <br />  Ces clarifications appellent n&eacute;anmoins une appr&eacute;ciation nuanc&eacute;e : si elles constituent ind&eacute;niablement une avanc&eacute;e en termes de s&eacute;curit&eacute; juridique, elles soul&egrave;vent &eacute;galement des interrogations quant &agrave; leur application concr&egrave;te :<br />  <br />  - Le caract&egrave;re &quot;imp&eacute;rieux&quot; de l&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral devra faire l&#39;objet d&#39;une appr&eacute;ciation au cas par cas par le juge p&eacute;nal, ce qui g&eacute;n&egrave;rera un contentieux interpr&eacute;tatif, source d&rsquo;incertitude, avant que ne se d&eacute;gage une jurisprudence stabilis&eacute;e ;<br />  - On peut &eacute;galement s&#39;interroger sur la port&eacute;e exacte de l&#39;exclusion des int&eacute;r&ecirc;ts publics du champ de l&#39;infraction : si le principe semble clair, sa mise en &oelig;uvre pourrait se heurter &agrave; des difficult&eacute;s dans les situations o&ugrave; la fronti&egrave;re entre int&eacute;r&ecirc;t public et int&eacute;r&ecirc;t priv&eacute; se r&eacute;v&egrave;le poreuse.  <h2><strong>II. La cr&eacute;ation formelle d&#39;un statut de l&#39;&eacute;lu local : une avanc&eacute;e symbolique et pratique</strong></h2>  L&#39;une des innovations majeures du texte final, qui ne figurait pas dans la proposition initiale, r&eacute;side dans la <strong>cr&eacute;ation formelle d&#39;un &quot;statut de l&#39;&eacute;lu local&quot; </strong>au sein du code g&eacute;n&eacute;ral des collectivit&eacute;s territoriales.<br />  <br />  Ce statut, mat&eacute;rialis&eacute; par une nouvelle section du code, &eacute;nonce de mani&egrave;re synth&eacute;tique les droits et devoirs g&eacute;n&eacute;raux des &eacute;lus locaux et int&egrave;gre les dispositions de la charte de l&#39;&eacute;lu local anciennement d&eacute;finie &agrave; l&#39;article L. 1111-1-1 du CGCT.&nbsp;<br />  <br />  Cette codification vise &agrave; offrir aux &eacute;lus comme aux citoyens une lisibilit&eacute; accrue du cadre juridique applicable aux mandats locaux, regroupant des dispositions jusqu&#39;alors &eacute;parses dans diff&eacute;rents textes l&eacute;gislatifs et r&eacute;glementaires.<br />  <br />  Au-del&agrave; de sa port&eacute;e symbolique, cette cr&eacute;ation d&#39;un statut codifi&eacute; r&eacute;pond &agrave; un objectif pratique de <strong>s&eacute;curisation juridique</strong> : en rassemblant dans une section d&eacute;di&eacute;e l&#39;ensemble des r&egrave;gles applicables aux &eacute;lus locaux, le l&eacute;gislateur facilite l&#39;acc&egrave;s au droit et contribue &agrave; la pr&eacute;vention des manquements, qu&#39;ils soient intentionnels ou r&eacute;sultant d&#39;une m&eacute;connaissance des r&egrave;gles applicables.<br />  <br />  La loi du 22 d&eacute;cembre 2025 marque ainsi une &eacute;tape significative dans la reconnaissance institutionnelle de l&#39;engagement d&eacute;mocratique local.&nbsp;<br />  <br />  Les clarifications apport&eacute;es au r&eacute;gime de la <strong>prise ill&eacute;gale d&#39;int&eacute;r&ecirc;ts</strong>, pour imparfaites qu&#39;elles soient, r&eacute;pondent &agrave; un besoin criant de <strong>s&eacute;curit&eacute; juridique pour les &eacute;lus locaux</strong>.<br />  <br />  La cr&eacute;ation d&#39;un statut codifi&eacute;, au-del&agrave; de sa dimension symbolique, contribue &agrave; la structuration d&#39;un v&eacute;ritable<strong> droit de l&#39;&eacute;lu local</strong>.<br />  <br />  Il appartiendra d&eacute;sormais au juge p&eacute;nal de pr&eacute;ciser les contours de ces nouvelles dispositions, notamment les notions d&#39;int&eacute;r&ecirc;t &quot;alt&eacute;rant&quot; l&#39;impartialit&eacute; et de &quot;motif imp&eacute;rieux d&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral&quot;, afin que cette r&eacute;forme produise pleinement les effets escompt&eacute;s. La mise en &oelig;uvre effective de l&#39;ensemble de ces dispositions d&eacute;pendra par ailleurs de la publication rapide des d&eacute;crets d&#39;application, le gouvernement s&#39;&eacute;tant engag&eacute; &agrave; ce que ces textes r&eacute;glementaires soient adopt&eacute;s avant les &eacute;lections municipales des 15 et 22 mars 2026.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que ses auteurs.</em>]]></description>
            <pubDate>Wed, 18 Feb 2026 12:12:46 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Responsabilité civile et pénale de l'élu]]></category>
                        <azkocmscategoryid>10900</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[de la TASTE Nicolas]]></author>
                        <author><![CDATA[Launay Cl&eacute;ment]]></author>
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                <nom><![CDATA[de la TASTE Nicolas]]></nom>
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                <nom><![CDATA[Launay Cl&eacute;ment]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Loi portant création d'un statut de l'élu local : quels apports ?]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Publiée au Journal officiel du 23 décembre 2025, la loi portant création d'un statut de l'élu local concrétise près de deux années de travaux parlementaires.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/creation-statut-elu-local.png">
                <media:title>Loi n° 2025-1249 du 22 décembre 2025 portant création d'un statut de l'élu local : clarifications pénales et codification</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Création statut élu local]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Création statut élu local]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Absence de couverture mobile d’un territoire : quelles sanctions ?]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/absence-couverture-mobile-territoire-sanctions-43620.htm]]></link>
            <guid isPermaLink="false">ca90060cedf14f51c64d1edb7fe22367-43620</guid>
            <description><![CDATA[<h2><strong>I- Un usage croissant de l&rsquo;internet mobile</strong></h2>  Dans <a href="https://www.credoc.fr/download/pdf/Sou/Sou2025-5015.pdf#page144"  target="_blank">l&rsquo;&eacute;dition 2025 du Barom&egrave;tre sur le num&eacute;rique</a>, le CREDOC (Centre de recherche pour l&rsquo;&eacute;tude et l&rsquo;observation des conditions de vie) retenait que :<br />  &laquo; - 89 % de la population utilise internet sur mobile ; 75 % l&rsquo;utilise quotidiennement.<br />  -&nbsp; 85 % de la population utilise des services de messagerie instantan&eacute;e et 78 % passe des appels via ces applications, des usages qui continuent &eacute;galement de progresser. &raquo;<br />  <br />  Cette r&eacute;alit&eacute; est rendue possible par <strong>les op&eacute;rateurs</strong>, mais aussi par les <strong>obligations de couverture mobile</strong> que l&rsquo;ARCEP a pour mission de faire respecter (Autorit&eacute; de r&eacute;gulation des communications &eacute;lectroniques, des postes et de la distribution de la presse).    <h2><strong>II- Les r&eacute;gulateurs : ARCEP et Minist&egrave;re des communications &eacute;lectroniques</strong></h2>  <a href="https://www.arcep.fr/"  target="_blank">L&rsquo;ARCEP</a> est une autorit&eacute; de r&eacute;gulation, institu&eacute;e par l&rsquo;article L. 32-1 3&deg; du Code des postes et des communications &eacute;lectroniques, aux cot&eacute;s du ministre charg&eacute; des communications &eacute;lectroniques repr&eacute;sentant l&rsquo;Etat :<br />  <br />  &laquo; La fonction de r&eacute;gulation du secteur des communications &eacute;lectroniques est ind&eacute;pendante de l&#39;exploitation des r&eacute;seaux et de la fourniture des services de communications &eacute;lectroniques. Elle est exerc&eacute;e au nom de l&#39;Etat par le ministre charg&eacute; des communications &eacute;lectroniques et par l&#39;Autorit&eacute; de r&eacute;gulation des communications &eacute;lectroniques, des postes et de la distribution de la presse. &raquo;<br />  <br />  L&rsquo;ARCEP veille en effet notamment au respect de la <strong>qualit&eacute; du r&eacute;seau mobile</strong>, via des tests r&eacute;alis&eacute;s sur le terrain, mais &eacute;galement au <strong>taux de couverture du territoire</strong>.    <h2><strong>III- Quatre niveaux de couverture du territoire par le r&eacute;seau mobile 4G</strong></h2>  L&rsquo;ARCEP d&eacute;finit quatre niveaux de couverture du territoire pour chacun des r&eacute;seaux 2G/3G d&rsquo;une part et 4G d&rsquo;autre part :<br />  &nbsp;  <ul>  	<li>non couvert</li>  	<li>Couverture limit&eacute;e</li>  	<li>Bonne couverture</li>  	<li>Tr&egrave;s bonne couverture</li>  </ul>  <br />  Il n&rsquo;existe pas d&rsquo;obligation &agrave; ce jour en mati&egrave;re de couverture 5G.  <h2><strong>IV- Le service universel des communications &eacute;lectroniques</strong></h2>  <strong>L&#39;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral</strong> qui s&#39;attache &agrave; la couverture du territoire national par le r&eacute;seau de t&eacute;l&eacute;phonie mobile a &eacute;t&eacute; reconnu par le Conseil d&rsquo;Etat d&egrave;s 2008 ( CE, 2 juill. 2008, n&deg; 310548, SFR : JurisData n&deg; 2008-073824 ).<br />  <br />  Toutefois, ce n&rsquo;est qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;aune de la directive europ&eacute;enne 2002/21/CE du Parlement europ&eacute;en et du Conseil du 7 mars 2002, relative &agrave; un cadre r&eacute;glementaire commun pour les r&eacute;seaux et services de communications &eacute;lectroniques (directive &laquo; cadre &raquo;), que sera instaur&eacute; un v&eacute;ritable service universel des communications &eacute;lectroniques.<br />  <br />  Cette directive d&eacute;finit en son article 2 la<strong> notion sp&eacute;cifique de service universel</strong> comme &laquo; un ensemble de services minimal, d&eacute;fini dans la directive 2002/22/CE (directive &quot;service universel&quot;), de qualit&eacute; d&eacute;termin&eacute;e, disponible pour tous les utilisateurs, quelle que soit leur situation g&eacute;ographique et, compte tenu des conditions nationales sp&eacute;cifiques, d&#39;un prix abordable &raquo;<br />  <br />  Le chapitre 3 de la directive &laquo; service universel &raquo; 2002/22/CE d&eacute;termine ainsi un ensemble de services minimum en mati&egrave;re de r&eacute;seau t&eacute;l&eacute;phonique public, parmi lesquels, outre la pratique de prix abordables, la disponibilit&eacute; du service universel :&nbsp;<br />  <br />  &laquo; 1. Les &Eacute;tats membres veillent &agrave; ce que les services &eacute;num&eacute;r&eacute;s dans le pr&eacute;sent chapitre soient <strong>mis &agrave; la disposition de tous les utilisateurs finals sur leur territoire, ind&eacute;pendamment de leur position g&eacute;ographique</strong>, au niveau de qualit&eacute; sp&eacute;cifi&eacute; et, compte tenu de circonstances nationales particuli&egrave;res, &agrave; un prix abordable. &raquo;<br />  <br />  Ce service universel, initialement pens&eacute; pour la t&eacute;l&eacute;phonie, impliquant la cr&eacute;ation de cabines t&eacute;l&eacute;phoniques et d&rsquo;annuaires, a &eacute;t&eacute;<strong> &eacute;tendu &agrave; la couverture mobile haut d&eacute;bit par la loi n&deg; 2020-1508 du 3 d&eacute;cembre 2020</strong>, portant adaptation au droit de l&#39;Union europ&eacute;enne en mati&egrave;re &eacute;conomique et financi&egrave;re (transposition notamment de la directive (UE) 2019/770 du Parlement europ&eacute;en et du Conseil du 20 mai 2019 relative &agrave; certains aspects concernant les contrats de fourniture de contenus num&eacute;riques et de services num&eacute;riques).<br />  <br />  Le r&eacute;seau mobile haut d&eacute;bit, en ce qu&rsquo;il constitue un service universel, doit donc &ecirc;tre mis &agrave; disposition de tous les utilisateurs finals sur leur territoire, ind&eacute;pendamment de leur position g&eacute;ographique.<br />  <br />  Au-del&agrave; de cette qualification de service universel, l&rsquo;article L. 35 a) du Code des postes et des communications &eacute;lectroniques institue qualifie d&rsquo; &laquo; <strong>obligation de service public</strong> &laquo; le service universel des communications &eacute;lectroniques &raquo;.<br />  <br />  L&rsquo;article L.32-1 I 2&deg; du Code des postes et des communications &eacute;lectroniques cr&eacute;e ainsi un v&eacute;ritable &laquo; droit de chacun au b&eacute;n&eacute;fice du service universel des communications &eacute;lectroniques &raquo;.<br />  <br />  Par cons&eacute;quent, l&rsquo;enjeu de la couverture du territoire en r&eacute;seau mobile est marqu&eacute; par la double qualification d&rsquo;obligation de service public et de service universel.<br />  <br />  Une telle exigence au soutien de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral ne peut qu&rsquo;&ecirc;tre accompagn&eacute;e d&rsquo;objectifs pr&eacute;cis, s&eacute;rieux et sanctionn&eacute;s en cas de manquements.<br />  &nbsp;  <h2><strong>V- Les obligations en mati&egrave;re de couverture tr&egrave;s haut d&eacute;bit (THD)</strong></h2>  Le tr&egrave;s haut d&eacute;bit est d&eacute;fini par l&rsquo;article L. 32, 2&deg; bis du Code des postes et des communications &eacute;lectroniques comme &laquo; un r&eacute;seau de communications &eacute;lectroniques pouvant fournir des services d&#39;acc&egrave;s &agrave; une vitesse sup&eacute;rieure ou &eacute;gale &agrave; 30 Mbit/ s. &raquo;.<br />  <br />  L&rsquo;ARCEP a impos&eacute; aux op&eacute;rateurs, par une D&eacute;cision n&deg; 2016-1678 du 6 d&eacute;cembre 2016 relative aux contenus et aux modalit&eacute;s de mise &agrave; disposition du public d&#39;informations relatives &agrave; la couverture des services mobiles et aux m&eacute;thodes de v&eacute;rification de la fiabilit&eacute; de ces informations, de <strong>communiquer leurs donn&eacute;es de couverture afin d&rsquo;&eacute;tablir une carte pour le service de radiot&eacute;l&eacute;phonie mobile</strong> (voix et SMS), et une carte de couverture pour le service de donn&eacute;es.<br />  <br />  L&rsquo;objectif est d&rsquo;informer le consommateur sur la couverture mobile du territoire et d&rsquo;inciter les op&eacute;rateurs &agrave; couvrir les zones non-couvertes.<br />  Il n&rsquo;existe pas d&rsquo;obligation en mati&egrave;re de couverture 5G.<br />  <br />  En sus de ces cartes, l&rsquo;ARCEP a d&eacute;fini plusieurs objectifs selon qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la couverture du territoire, des axes routiers ou des r&eacute;seaux ferr&eacute;s.  <div style="text-align:center"><div class="articleInjectedImg Pasdelien">  <a href="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/obligations-couverture-service-thd.jpg"  class="Pasdelien" target="_blank">    <img loading="lazy" src="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/obligations-couverture-service-thd.jpg" alt="obligations-couverture-service-thd.jpg" title="obligations-couverture-service-thd.jpg" />  </a></div></div>    <p><br />  Par suite du &laquo; New Deal mobile &raquo; intervenu en janvier 2018 entre le gouvernement et l&rsquo;ARCEP, cette derni&egrave;re a proc&eacute;d&eacute;, par quatre d&eacute;cisions du 12 novembre 2020 &agrave; l&rsquo;attribution des fr&eacute;quences hertziennes aux op&eacute;rateurs candidats (Bouygues T&eacute;l&eacute;com, Free mobile, Orange et SFR).<br />  <br />  C&rsquo;est au travers d&rsquo;un cahier des charges annex&eacute; &agrave; ces d&eacute;cisions d&rsquo;attribution que l&rsquo;ARCEP a impos&eacute; aux op&eacute;rateurs attributaires une obligation de couverture du territoire national comme suit (cahier des charges, articles 3 et suivants) :<br />  <br />  Article 3.1.3 du cahier des charges : &nbsp;&laquo; &Agrave; compter du 31 d&eacute;cembre 2025, en utilisant les fr&eacute;quences de la bande 3,4 - 3,8 GHz qui lui sont attribu&eacute;es par la pr&eacute;sente autorisation, le titulaire est tenu de fournir depuis au moins 10 500 des sites de son r&eacute;seau mobile de PIRE sup&eacute;rieure &agrave; 5 W, un acc&egrave;s mobile permettant :<br />  <br />  -&nbsp;&nbsp;un d&eacute;bit descendant maximal th&eacute;orique pour un m&ecirc;me utilisateur d&rsquo;au moins 100 Mbit/s par bloc de 10 MHz simplex ;<br />  -&nbsp;&nbsp;un temps th&eacute;orique inf&eacute;rieur ou &eacute;gal &agrave; 5 ms entre la fourniture des paquets de donn&eacute;es de l&rsquo;utilisateur &agrave; la couche radio de l&rsquo;&eacute;metteur et la r&eacute;ception &agrave; la couche MAC (Medium Acces Control) du r&eacute;cepteur. &raquo;<br />  <br />  A cela s&rsquo;ajoute l&rsquo;obligation de d&eacute;ploiement concomitant (c&rsquo;est-&agrave;-dire via des fr&eacute;quences attribu&eacute;es &agrave; d&rsquo;autres op&eacute;rateurs) entre les territoires :<br />  <br />  &laquo; Aux &eacute;ch&eacute;ances du 31 d&eacute;cembre 2024 et du 31 d&eacute;cembre 2025, le titulaire est tenu d&rsquo;avoir dans la zone g&eacute;ographique correspondant &agrave; l&rsquo;emprise des communes list&eacute;es dans l&rsquo;annexe 3 telles qu&rsquo;elles existent au 1er janvier 2019, au moins 25% des sites pr&eacute;vus par les obligations de d&eacute;ploiement d&eacute;finies respectivement aux 3.1.2 [8000 sites] et 3.1.3. [10 500 sites] &raquo;<br />  <br />  L&rsquo;ARCEP contr&ocirc;le l&rsquo;ex&eacute;cution de cette obligation en imposant aux op&eacute;rateurs de lui transmettre chaque ann&eacute;e les donn&eacute;es de son d&eacute;ploiement.<br />  <br />  Elle peut &eacute;galement la contr&ocirc;ler au travers d&rsquo;enqu&ecirc;te de terrains dont le co&ucirc;t est in fine support&eacute; par le titulaire de la fr&eacute;quence.</p>    <h2><strong>VI-&nbsp;Les sanctions administratives</strong></h2>    <h3><strong>a)&nbsp;&nbsp;Proc&eacute;dure de sanction de l&#39;ARCEP</strong></h3>    <p><strong>Une saisine large</strong> - L&rsquo;ARCEP peut mettre en &oelig;uvre une proc&eacute;dure de sanction pour manquement d&rsquo;un op&eacute;rateur &agrave; ses obligations, en se saisissant d&rsquo;office ou &agrave; la demande du ministre charg&eacute; des communications &eacute;lectroniques repr&eacute;sentant l&rsquo;Etat, d&rsquo;une organisation professionnelle, d&rsquo;une association agr&eacute;e d&rsquo;utilisateurs ou de toute personne physique ou morale concern&eacute;e.<br />  <br />  <strong>Manquements sanctionnables - Les manquements pouvant donner lieu &agrave; des poursuites par l&rsquo;ARCEP doivent &ecirc;tre constitu&eacute;s par l&rsquo;infraction d&#39;un exploitant de r&eacute;seau ou d&#39;un fournisseur de services &agrave; l&rsquo;un ou plusieurs des textes suivants :</strong><br />  &nbsp;</p>    <ul>  	<li>aux dispositions l&eacute;gislatives et r&eacute;glementaires au respect desquelles l&#39;Autorit&eacute; a pour mission de veiller ou aux textes et d&eacute;cisions pris en application de ces dispositions ;</li>  </ul>  &nbsp;    <ul>  	<li>aux dispositions du r&egrave;glement (UE) n&deg; 531/2012 du Parlement europ&eacute;en et du Conseil du 13 juin 2012 concernant l&#39;itin&eacute;rance sur les r&eacute;seaux publics de communications mobiles &agrave; l&#39;int&eacute;rieur de l&#39;Union ;</li>  </ul>  &nbsp;    <ul>  	<li>aux dispositions du r&egrave;glement (UE) 2015/2120 du Parlement europ&eacute;en et du Conseil du 25 novembre 2015 &eacute;tablissant des mesures relatives &agrave; l&#39;acc&egrave;s &agrave; un internet ouvert et aux prix de d&eacute;tail pour les communications &agrave; l&#39;int&eacute;rieur de l&#39;Union europ&eacute;enne r&eacute;glement&eacute;es et modifiant la directive 2002/22/ CE et le r&egrave;glement (UE) n&deg; 531/2012 ;</li>  </ul>  &nbsp;    <ul>  	<li>ainsi qu&#39;aux prescriptions d&#39;une d&eacute;cision d&#39;attribution ou d&#39;assignation de fr&eacute;quence prise par l&#39;Autorit&eacute; en application de l&#39;article 26 de la loi n&deg; 86-1067 du 30 septembre 1986 relative &agrave; la libert&eacute; de communication.</li>  </ul>    <p>Les faits remontant &agrave; plus de trois ans ne peuvent donner lieu &agrave; des poursuites, en application de l&rsquo;article L. 36-11, 4&deg; du Code des postes et des communications &eacute;lectroniques.<br />  <br />  <strong>Exigence d&#39;une mise en demeure pr&eacute;alable</strong> - Le constat d&#39;un manquement donne lieu &agrave; une d&eacute;cision, pouvant &ecirc;tre rendue publique, au terme de laquelle l&#39;ARCEP met l&#39;op&eacute;rateur en demeure de se conformer &agrave; ses obligations, dans un d&eacute;lai qu&rsquo;elle d&eacute;termine, lequel ne peut en principe &ecirc;tre inf&eacute;rieur &agrave; un d&eacute;lai d&#39;un mois, sauf en cas d&#39;infractions graves et r&eacute;p&eacute;t&eacute;es ou si l&#39;exploitant ou le fournisseur en est d&#39;accord en application de l&rsquo;article L. 36-11, 1&deg; du Code des postes et des communications &eacute;lectroniques).&nbsp;<br />  <br />  Lorsque ces obligations ne sont pas respect&eacute;es par l&rsquo;op&eacute;rateur, l&rsquo;ARCEP peut lui notifier les griefs. Elle transmet alors le dossier d&rsquo;instruction et la notification des griefs &agrave; la formation restreinte.<br />  <br />  L&rsquo;op&eacute;rateur doit &ecirc;tre en mesure de pr&eacute;senter des observations &eacute;crites.<br />  Avant de se prononcer, la formation restreinte doit auditionner le repr&eacute;sentant de l&rsquo;ARCEP, et peut entendre toute personne dont l&rsquo;audition lui para&icirc;t utile.</p>    <h3><strong>b)&nbsp;Sanctions pouvant &ecirc;tre prononc&eacute;es par l&rsquo;ARCEP</strong></h3>    <p><u><strong>- En cas d&rsquo;atteinte simple</strong></u><br />  <br />  En application de l&rsquo;article L. 36-11 du Code des postes et communications &eacute;lectroniques, l&rsquo;ARCEP peut prononcer &agrave; l&#39;encontre de l&#39;exploitant de r&eacute;seau, du fournisseur de services, de l&#39;attributaire de ressources en num&eacute;rotation ou du gestionnaire d&#39;infrastructure d&#39;accueil en cause les sanctions suivantes :<br />  <br />  &laquo; - la suspension totale ou partielle, pour un mois au plus, du droit d&#39;&eacute;tablir un r&eacute;seau de communications &eacute;lectroniques ou de fournir un service de communications &eacute;lectroniques, ou le retrait de ce droit, dans la limite de trois ans ;<br />  <br />  - la suspension totale ou partielle, pour un mois au plus, la r&eacute;duction de la dur&eacute;e, dans la limite d&#39;une ann&eacute;e, ou le retrait de la d&eacute;cision d&#39;attribution ou d&#39;assignation prise en application des articles L. 42-1 ou L. 44. La formation restreinte peut notamment retirer les droits d&#39;utilisation sur une partie de la zone g&eacute;ographique sur laquelle porte la d&eacute;cision, une partie des fr&eacute;quences ou bandes de fr&eacute;quences pr&eacute;fixes, num&eacute;ros ou blocs de num&eacute;ros attribu&eacute;s ou assign&eacute;s, ou une partie de la dur&eacute;e restant &agrave; courir de la d&eacute;cision ;<br />  <br />  - une sanction p&eacute;cuniaire dont le montant est proportionn&eacute; &agrave; la gravit&eacute; du manquement et aux avantages qui en sont tir&eacute;s, sans pouvoir exc&eacute;der 3 % du chiffre d&#39;affaires hors taxes du dernier exercice clos, taux port&eacute; &agrave; 5 % en cas de nouvelle violation de la m&ecirc;me obligation. A d&eacute;faut d&#39;activit&eacute; permettant de d&eacute;terminer ce plafond, le montant de la sanction ne peut exc&eacute;der 150 000 &euro;, port&eacute; &agrave; 375 000 &euro; en cas de nouvelle violation de la m&ecirc;me obligation ;<br />  <br />  - lorsqu&#39;une personne charg&eacute;e, en application de l&#39;article L. 35-2, de fournir des prestations de service universel ne s&#39;est pas conform&eacute;e &agrave; une mise en demeure portant sur le respect d&#39;obligations pesant sur elle &agrave; ce titre, une sanction p&eacute;cuniaire dont le montant est proportionn&eacute; &agrave; la gravit&eacute; du manquement et aux avantages qui en sont tir&eacute;s, sans pouvoir exc&eacute;der 5 % du chiffre d&#39;affaires hors taxes du dernier exercice clos, taux port&eacute; &agrave; 10 % en cas de nouvelle violation de la m&ecirc;me obligation. A d&eacute;faut d&#39;activit&eacute; permettant de d&eacute;terminer ce plafond, le montant de la sanction ne peut exc&eacute;der 150 000 &euro;, port&eacute; &agrave; 375 000 &euro; en cas de nouvelle violation de la m&ecirc;me obligation ;<br />  <br />  - lorsque la personne en cause ne s&#39;est pas conform&eacute;e &agrave; une mise en demeure portant sur le respect d&#39;obligations de d&eacute;ploiement pr&eacute;vues par l&#39;autorisation d&#39;utilisation de fr&eacute;quences qui lui a &eacute;t&eacute; attribu&eacute;e ou d&#39;obligations de d&eacute;ploiement r&eacute;sultant d&#39;engagements pris en application de l&#39;article L. 33-13, une sanction p&eacute;cuniaire dont le montant est proportionn&eacute; &agrave; la gravit&eacute; du manquement, appr&eacute;ci&eacute;e notamment au regard du nombre d&#39;habitants, de kilom&egrave;tres carr&eacute;s ou de sites non couverts pour un r&eacute;seau radio&eacute;lectrique ou du nombre de locaux non raccordables pour un r&eacute;seau filaire, sans pouvoir exc&eacute;der le plus &eacute;lev&eacute; des plafonds suivants : soit un plafond fix&eacute; &agrave; 1 500 &euro; par habitant non couvert ou 3 000 &euro; par kilom&egrave;tre carr&eacute; non couvert ou 450 000 &euro; par site non couvert pour un r&eacute;seau radio&eacute;lectrique, ou 1 500 &euro; par logement non raccordable et 5 000 &euro; par local &agrave; usage professionnel non raccordable ou 450 000 &euro; par zone arri&egrave;re de point de mutualisation sans compl&eacute;tude de d&eacute;ploiement pour un r&eacute;seau filaire, soit un plafond fix&eacute; &agrave; 3 % du chiffre d&#39;affaires hors taxes du dernier exercice clos, taux port&eacute; &agrave; 5 % en cas de nouvelle violation de la m&ecirc;me obligation ;<br />  <br />  - la suspension ou l&#39;arr&ecirc;t de la commercialisation d&#39;un service jusqu&#39;&agrave; la mise en &oelig;uvre effective de ces obligations lorsque la personne en cause ne s&#39;est pas conform&eacute;e &agrave; une mise en demeure portant sur le respect d&#39;obligations impos&eacute;es en application de l&#39;article L. 38. &raquo;<br />  <br />  En cas d&rsquo;infraction p&eacute;nale, les sanctions p&eacute;cuniaires sont limit&eacute;es au montant de la sanction encourue le plus &eacute;lev&eacute;.&nbsp;<br />  <br />  <u><strong>En cas d&rsquo;atteinte grave et imm&eacute;diate</strong></u><br />  <br />  En pareil cas peuvent &ecirc;tre adopt&eacute;es, sans mise en demeure pr&eacute;alable, des mesures conservatoires dont la validit&eacute; est de trois mois au maximum. Ces mesures peuvent &ecirc;tre prorog&eacute;es pour une nouvelle dur&eacute;e de trois mois au maximum si la mise en &oelig;uvre des proc&eacute;dures d&#39;ex&eacute;cution n&#39;est pas termin&eacute;e, apr&egrave;s avoir donn&eacute; &agrave; la personne concern&eacute;e la possibilit&eacute; d&#39;exprimer son point de vue et de proposer des solutions.</p>    <h3><strong>c)&nbsp;Voies de recours</strong></h3>    <p>Les d&eacute;cisions administratives pr&eacute;cit&eacute;es de sont susceptibles de recours de pleine juridiction et d&rsquo;une demande de suspension en premier ressort devant le Conseil d&#39;&Eacute;tat en application de l&rsquo;article L. 36-11 VI du Code des postes et des communications &eacute;lectroniques.</p>    <h2><strong>VII-&nbsp;Les sanctions p&eacute;nales</strong></h2>    <p>Les manquements aux obligations de couverture peuvent faire l&rsquo;objet d&rsquo;une contravention d&rsquo;atteinte au r&eacute;seau (anciennement contravention de grande voirie), sanctionn&eacute;e par une contravention de cinqui&egrave;me classe de droit commun (article L. 65 &nbsp;du Code des postes et des communications &eacute;lectroniques).<br />  <br />  Le cadre juridique ainsi d&eacute;fini assure une progression certaine de la couverture du territoire par les op&eacute;rateurs. L&rsquo;ARCEP constitue l&rsquo;autorit&eacute; r&eacute;gulatrice charg&eacute;e de veiller au respect des objectif attribu&eacute;s aux op&eacute;rateurs, au moyen de sanctions administratives coercitives.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em></p>  <br /><ul><li><a href="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/obligations-couverture-service-thd.jpg"  title="" target="_blank">obligations-couverture-service-thd.jpg</a></li></ul>]]></description>
            <pubDate>Wed, 18 Feb 2026 08:12:38 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Informatique et Internet]]></category>
                        <category><![CDATA[Responsabilité administrative]]></category>
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                        <author><![CDATA[AUZUECH Bastien]]></author>
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                <nom><![CDATA[AUZUECH Bastien]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Absence de couverture mobile d’un territoire : quelles sanctions ?]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[L’ARCEP veille en effet notamment au respect de la qualité du réseau mobile, via des tests réalisés sur le terrain, mais également au taux de couverture du territoire.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
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                <media:title>Absence de couverture mobile d’un territoire : quelles sanctions ?</media:title>
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            <azkocmsimgalt><![CDATA[Couverture mobile territoire]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Couverture mobile territoire]]></azkocmsimgtitle>
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            <title><![CDATA[Comment quitter dignement son « ex-associé toxique » en matière contractuelle ?]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/droit-societes-mecanismes-sortie-associe-43618.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[&laquo;Prudentia mater securitatis&raquo; (&laquo;la prudence est la m&egrave;re de la s&ucirc;ret&eacute; &raquo;), dixit le proverbe latin, pour marquer l&acute;importance de mesurer les risques et les cons&eacute;quences d&acute;une relation afin de pouvoir les anticiper et, ce faisant, s&eacute;curiser une op&eacute;ration.<br />  <br />  En droit de la famille, nous avons la s&eacute;paration des biens qui permet de pr&eacute;venir les risques et sortir &laquo;&nbsp;indemne&nbsp;&raquo; d&acute;un mariage, ou, diront certains, d&acute;&eacute;chapper &agrave; son &laquo; ex &raquo; &laquo;&nbsp;toxique&nbsp;&raquo;...<br />  <br />  Cette analogie prend tout son sens au sein de l&acute;entreprise, notamment en raison de l&acute;existence de nombreuses clauses permettant de se pr&eacute;munir, permettez-moi l&acute;expression, contre un &laquo; ex-associ&eacute; toxique &raquo;.  <pre>  <strong>Force est de reconnaitre, que la meilleure garantie (II) pour un investisseur souhaitant s&acute;aventurer dans une soci&eacute;t&eacute; consiste &agrave; s&eacute;curiser sa sortie d&egrave;s le d&eacute;part (I), en pr&eacute;voyant des outils contractuels afin d&acute;&eacute;viter toute divergence future.</strong></pre>    <h2><strong>1- La n&eacute;cessit&eacute; de pr&eacute;voir des m&eacute;canismes de sortie.</strong></h2>  Il est vrai que, pour une petite entreprise, la priorit&eacute; n&acute;est pas forc&eacute;ment la r&eacute;daction d&acute;un pacte d&acute;associ&eacute;s ou d&acute;actionnaires, selon les cas. L&acute;essentiel est plut&ocirc;t de se constituer vite et de disposer d&acute;une structure simple pour d&eacute;marrer son activit&eacute;.<br />  <br />  Mais, au fur et &agrave; mesure qu&acute;elle <strong>grandit et se d&eacute;veloppe</strong>, et qu&acute;elle commence &agrave; a<strong>ccueillir de nouveaux investisseurs</strong>, il devient n&eacute;cessaire de penser &agrave; sa restructuration, la composition des organes (ou nouveaux) d&acute;administration, etc.<br />  <br />  C&acute;est &agrave; ce moment que la question devient presque primordiale : &nbsp;&eacute;tablir de nouvelles r&egrave;gles de fonctionnement, redistribuer les cartes et red&eacute;finir les r&egrave;gles du jeu...<br />  &nbsp;<br />  &Agrave; ce stade, la<strong> r&eacute;daction d&acute;un pacte d&acute;associ&eacute;s</strong> n&acute;est plus une formalit&eacute; accessoire (m&ecirc;me si, en r&eacute;alit&eacute;, cela ne devrait jamais l&acute;&ecirc;tre) ou une possibilit&eacute; lointaine sans cons&eacute;quences, mais plut&ocirc;t une n&eacute;cessit&eacute; strat&eacute;gique permettant d&acute;anticiper de nombreux litiges.<br />  <br />  Et vous l&acute;avez sans doute devin&eacute;&nbsp;: pour &eacute;viter qu&acute;un investisseur se retrouve bloqu&eacute;, ou pire encore, forc&eacute; de vendre &agrave; perte, il convient tout d&acute;abord de <strong>mettre en place des m&eacute;canismes de sortie dans le pacte d&acute;associ&eacute;s</strong>. Parmi les clauses de base, on retrouve notamment les <strong>clauses de Buy-Out, Ratchet, de non-dilution, Tag-Along, Drag-Along</strong>, etc. Mais ces instruments juridiques, aussi utiles soient-ils, ne suffisent pas.<br />  <br />  En effet, un pacte d&acute;associ&eacute;s reste avant tout un <strong>contrat</strong>, et comme tout contrat, il est soumis au principe de la <strong>relativit&eacute; contractuelle</strong>, et par cons&eacute;quent, il ne sera <strong>pas</strong>, en principe,<strong> opposable &agrave; la soci&eacute;t&eacute; qui n&acute;en est pas partie &agrave; celui-ci</strong>. C&rsquo;est sur ce point que l&rsquo;on va s&rsquo;attarder pour pr&eacute;venir d&rsquo;autres risques et s&eacute;curiser un investissement.<br />  <br />  Premi&egrave;rement, prenons <strong>l&rsquo;exemple de l&rsquo;Espagne</strong>, o&ugrave; le principe de la relativit&eacute; contractuelle impose que&nbsp;le pacte d&acute;associ&eacute;s ne produise ses effets qu&acute;entre les parties signataires. C&acute;est-&agrave;-dire les associ&eacute;s<a href="https://www.eurojuris.fr/#_ftn1" name="_ftnref1" title="" target="_blank">[1]</a>. A contrario, si la soci&eacute;t&eacute; n&#39;est pas partie au contrat, elle ne peut &ecirc;tre oblig&eacute;e de le respecter.<br />  <br />  Cette id&eacute;e existe &eacute;galement en <strong>droit fran&ccedil;ais</strong> des contrats, o&ugrave; un pacte entre associ&eacute;s est inopposable &agrave; la soci&eacute;t&eacute; si elle n&acute;en est pas signataire. Et, comme le rappelle le principe de droit commun&nbsp;: les &uml;contrats l&eacute;galement form&eacute;s tiennent lieu de loi &agrave; ceux qui les ont faits<a href="https://www.eurojuris.fr/#_ftn2" name="_ftnref2" title="" target="_blank">[2]</a>.&uml;<br />  <br />  Ces r&egrave;gles, qui &agrave; premi&egrave;re vue peuvent sembler produire les m&ecirc;mes effets, sont en r&eacute;alit&eacute; appliqu&eacute;es diff&eacute;remment dans la pratique, selon les tribunaux de chaque pays.<br />  <br />  En France, on pourrait &eacute;ventuellement sanctionner par la nullit&eacute; une cession de titres violant un pacte d&acute;actionnaires, notamment lorsqu&acute;on m&eacute;connait les clauses statutaires, et tout particuli&egrave;rement les clauses d&#39;inali&eacute;nabilit&eacute;. En r&eacute;alit&eacute;, si elles sont correctement r&eacute;dig&eacute;es, ces clauses statutaires constitueraient une v&eacute;ritable armure et protection juridique pour l&acute;investisseur.<br />  <br />  Autrement dit, dans certaines conditions, lorsque les statuts de la soci&eacute;t&eacute; pr&eacute;voient express&eacute;ment que toute cession r&eacute;alis&eacute;e en violation des engagements du pacte d&acute;actionnaires serait nulle, cela permettrait de faire respecter le pacte au travers des statuts, m&ecirc;me si la soci&eacute;t&eacute; n&acute;en est pas partie<a href="https://www.eurojuris.fr/#_ftn3" name="_ftnref3" title="" target="_blank">[3]</a>.<br />  <br />  En Espagne, l&acute;interpr&eacute;tation est moins nuanc&eacute;e, tout doit &ecirc;tre anticip&eacute;, bien r&eacute;dig&eacute; et surtout avoir n&eacute;goci&eacute; l&acute;adh&eacute;sion de la soci&eacute;t&eacute; &agrave; l&acute;avance. Mais m&ecirc;me dans ce cas, il n&rsquo;est pas certain que les juges reconnaissent automatiquement l&acute;opposabilit&eacute;. &nbsp;<br />  <br />  On peut donc en conclure que<strong> la jurisprudence espagnole est particuli&egrave;rement stricte sur ce point</strong>, puisque m&ecirc;me lorsqu&acute;une clause statutaire existe pour interdire une action prise par un associ&eacute;, le pacte reste un accord entre associ&eacute;s et, comme son nom l&acute;indique, il n&acute;est opposable qu&acute;aux associ&eacute;s signataires et non pas &agrave; la soci&eacute;t&eacute;, du moins pas automatiquement.<br />  <br />  Cette nuance m&eacute;rite d&acute;&ecirc;tre mentionn&eacute;e, car en Espagne l&rsquo;opposabilit&eacute; va n&eacute;cessiter l&rsquo;adh&eacute;sion explicite de la soci&eacute;t&eacute; ou une r&eacute;daction tr&egrave;s pr&eacute;cise, m&ecirc;me si cela ne garantira pas non plus une opposabilit&eacute; certaine<a href="https://www.eurojuris.fr/#_ftn4" name="_ftnref4" title="" target="_blank">[4]</a>. C&acute;est pourquoi ce point requiert une vigilance extr&ecirc;me pour tout investisseur.<br />  <br />  Il convient aussi de pr&eacute;ciser que le Tribunal supr&ecirc;me espagnol a une nouvelle fois confirm&eacute; sa position concernant les &laquo;&nbsp;<strong>pactes d&#39;actionnaires omnilat&eacute;raux&nbsp;</strong>&raquo;. Et contrairement &agrave; la doctrine majoritaire, il continue d&#39;insister sur l&#39;inopposabilit&eacute; de ces pactes &agrave; la soci&eacute;t&eacute; elle-m&ecirc;me et prioriser la relativit&eacute; contractuelle.    <h2><strong>2- La n&eacute;cessit&eacute; de bien connaitre o&ugrave; l&acute;on met les pieds&hellip;</strong></h2>  Pour toutes les raisons &eacute;voqu&eacute;es plus haut, il est n&eacute;cessaire de <strong>bien s&eacute;curiser juridiquement son investissement</strong>. Certes, investir dans une soci&eacute;t&eacute; comporte toujours des risques, mais ceux-ci sont encore plus importants lorsqu&rsquo;on est face &agrave; un investissement &agrave; l&acute;&eacute;tranger.<br />  <br />  Et un autre pi&egrave;ge fr&eacute;quent, est de consid&eacute;rer syst&eacute;matiquement les &Eacute;tats membres comme &eacute;tant similaires.<br />  <br />  A titre d&acute;exemple, l&acute;approche pour v&eacute;rifier si la soci&eacute;t&eacute; est en bonne ou mauvaise sant&eacute; financi&egrave;re, connaitre son passif ou ses engagements, diff&egrave;re selon les syst&egrave;mes juridiques.<br />  <br />  L&agrave; encore une diff&eacute;rence subtile mais primordiale avec le syst&egrave;me juridique fran&ccedil;ais, puisqu&acute;en Espagne il est tr&egrave;s fr&eacute;quent, pour ne pas dire quasi obligatoire, de r&eacute;diger des D&eacute;clarations et Garanties, (Representations &amp; Warranties, ci-apr&egrave;s les &uml;R&amp;W&uml;) pour s&eacute;curiser une op&eacute;ration et &eacute;viter les mauvaises surprises.<br />  <br />  En France, ce syst&egrave;me existe &eacute;galement, mais il est rarement utilis&eacute; dans la pratique, surtout pour les PME. La s&eacute;curit&eacute; repose davantage sur la n&eacute;gociation et la pr&eacute;cision contractuelle, m&ecirc;me si des clauses de Garanties de passif ou de conformit&eacute; peuvent &ecirc;tre ins&eacute;r&eacute;es, elles restent moins d&eacute;taill&eacute;es et exhaustives qu&rsquo;en Espagne.<br />  <br />  Prenons un exemple concret o&ugrave; un investisseur souhaiterait investir en Espagne. Il acquiert des parts d&acute;une soci&eacute;t&eacute; espagnole sans R&amp;W, et un passif fiscal est d&eacute;couvert a posteriori, le co&ucirc;t peut &ecirc;tre consid&eacute;rable pour lui. En revanche, avec des R&amp;W bien pens&eacute;es et bien r&eacute;dig&eacute;es, l&acute;investisseur en question, pourrait &eacute;ventuellement recourir &agrave; des m&eacute;canismes de protection, notamment obtenir une indemnisation.<br />  <br />  En d&eacute;finitive, <strong>en mati&egrave;re d&acute;investissements internationaux, il est imp&eacute;ratif de pr&eacute;parer sa sortie d&egrave;s le d&eacute;but </strong>et, comme le dit le proverbe espagnol&nbsp;: &laquo; Les bons accords font les bons amis&nbsp;(&laquo; los buenos acuerdos hacen los buenos amigos&nbsp;&raquo;) &hellip;<br />  <br />  <br />  <em>Cet article a &eacute;t&eacute; r&eacute;dig&eacute; par <a href="https://www.arpa.es/fr/equipo/kaoutar-ben-moussa-cherraoui/"  target="_blank"><strong>Me&nbsp;Kaoutar Ben Moussa Cherraoui</strong></a>,&nbsp;responsable du <a href="https://www.arpa.es/fr/sectores/francophone-desk/"  target="_blank">Francophone Desk</a> d&#39;<strong>ARPA Abogados Consultores</strong>, et avocate au sein du D&eacute;partement de droit international et des contrats.</em><br />  <em>Fond&eacute; en 1991 &agrave; Pampelune (Espagne), ARPA Abogados Consultores dispose aujourd&rsquo;hui de bureaux &agrave; Pampelune, Madrid, Saint-S&eacute;bastien et Saragosse, et se sp&eacute;cialise dans le conseil juridique aux entreprises. Par le biais de son Francophone Desk, le cabinet accompagne les soci&eacute;t&eacute;s fran&ccedil;aises et canadiennes dans leurs projets transfrontaliers et transatlantiques, ainsi que dans la gestion de leurs relations contractuelles avec l&rsquo;Espagne.</em><br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em><br />  &nbsp;  <div>&nbsp;  <hr size="1" />  <div id="ftn1"><a href="https://www.eurojuris.fr/#_ftnref1" name="_ftn1" title="" target="_blank">[1]</a> Article 1091 du Code civil espagnol (C&oacute;digo Civil).</div>    <div id="ftn2"><a href="https://www.eurojuris.fr/#_ftnref2" name="_ftn2" title="" target="_blank">[2]</a> Article 1103 Code civil fran&ccedil;ais.</div>    <div id="ftn3"><a href="https://www.eurojuris.fr/#_ftnref3" name="_ftn3" title="" target="_blank">[3]</a> Cour de cassation, Ch.Com, 27 juin 2018, n&ordm; pourvoi&nbsp;: 16-14.097.</div>    <div id="ftn4"><a href="https://www.eurojuris.fr/#_ftnref4" name="_ftn4" title="" target="_blank">[4]</a> Tribunal supr&ecirc;me d&rsquo;Espagne, 1re chambre civile, arr&ecirc;t n&deg; 300/2022 du 7 avril 2022, Rec. 1726/2019.</div>  </div>  ]]></description>
            <pubDate>Tue, 17 Feb 2026 13:02:55 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Gestion des risques et sécurité]]></category>
                        <azkocmscategoryid>8700</azkocmscategoryid>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Droit des sociétés : quels sont les mécanismes de sortie d'un associé ?]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[La meilleure garantie pour un investisseur souhaitant s´aventurer dans une société consiste à sécuriser sa sortie dès le départ, en prévoyant des outils contractuels afin d´éviter toute divergence future.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/sortie-associe-societe.jpg">
                <media:title>Comment quitter dignement son « ex-associé toxique » en matière contractuelle ?</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Sortie associé société]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Sortie associé société]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
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            <title><![CDATA[L’agonie de l’élément intentionnel du délit de favoritisme]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/delit-favoritisme-agonie-element-intentionnel-43617.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[<pre>  <strong>L&rsquo;article 432-14 du Code p&eacute;nal incrimine p&eacute;nalement l&rsquo;irrespect des r&egrave;gles administratives, parfois absconses, de passation des march&eacute;s publics, sous la forme d&rsquo;un d&eacute;lit appel&eacute; famili&egrave;rement &laquo; favoritisme &raquo;.</strong></pre>  Cette<strong> infraction</strong> est &eacute;videmment tourn&eacute;e vers les intervenants de la <strong>personne publique</strong> concern&eacute;e, mais peut &eacute;galement justifier, chez les b&eacute;n&eacute;ficiaires ou facilitateurs, des poursuites en <strong>co-action, en complicit&eacute; ou en recel</strong>.<br />  <br />  Au-del&agrave; m&ecirc;me de la mani&egrave;re dont ces op&eacute;rations ont historiquement et v&eacute;ritablement constitu&eacute; une scandaleuse source (le terme &laquo; gisement &raquo; serait d&rsquo;ailleurs plus appropri&eacute;&hellip;) de financement politique occulte, de corruption et de blanchiment, les d&eacute;cideurs publics connaissent d&eacute;sormais le caract&egrave;re &agrave; la fois technique et d&eacute;licat de ces op&eacute;rations et ont parfois la sagesse de s&rsquo;en tenir le plus &eacute;loign&eacute; possible.<br />  <br />  La chambre criminelle se montre particuli&egrave;rement s&eacute;v&egrave;re sur la caract&eacute;risation de cette infraction, au point de lui apporter une dimension quasi formelle, issue par exemple de la <strong>simple violation d&rsquo;une norme applicable</strong> (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000019570750?init=true&amp;page=1&amp;query=08-80.589&amp;searchField=ALL&amp;tab_selection=all"  target="_blank">crim. 10 sept. 2008, 08-80.589</a>).<br />  <br />  L&rsquo;arr&ecirc;t rendu le 7 janvier dernier (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000053384129?init=true&amp;page=1&amp;query=24-87222&amp;searchField=ALL&amp;tab_selection=all"  target="_blank">Chambre criminelle 7 janvier 2026 - 24-87222</a>), qui concernait un appel d&rsquo;offre finalement annul&eacute; mais que ses intervenants avaient con&ccedil;u, dans ses seuils, comme pleinement conforme d&rsquo;avance au d&eacute;sid&eacute;rata d&rsquo;un candidat sp&eacute;cifique, peut apporter deux enseignements.<br />  <br />  Le premier est que<strong> la simple fixation de seuils sp&eacute;cifiques, concomitants &agrave; des &laquo; contacts r&eacute;guliers &raquo; entre le d&eacute;cideur public responsable et le b&eacute;n&eacute;ficiaire de ces &laquo; sp&eacute;cificit&eacute;s &raquo; de seuil, suffit &agrave; caract&eacute;riser l&rsquo;atteinte</strong> : &laquo; exit &raquo; toute r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la r&eacute;alit&eacute; du b&eacute;n&eacute;fice tir&eacute; de ces seuils par le candidat ou &agrave; l&rsquo;existence d&rsquo;une entente sur ce point &ndash; <strong>l&rsquo;atteinte r&eacute;sulte de l&rsquo;irrespect d&rsquo;une r&egrave;gle administrative</strong>, quelle que soit la cause de cet irrespect.<br />  <br />  Le second est que<strong> le fait d&rsquo;annuler spontan&eacute;ment trois mois plus tard la proc&eacute;dure de passation, toujours sous la responsabilit&eacute; du m&ecirc;me intervenant, est qualifi&eacute; de &laquo; repentir actif &raquo;, et m&ecirc;me de preuve de la &laquo; conscience de l&rsquo;acte ill&eacute;gal accompli &raquo;, plut&ocirc;t que de prise de conscience de l&rsquo;existence d&rsquo;une erreur</strong>.<br />  <br />  La lecture de l&rsquo;arr&ecirc;t permet &agrave; ce sujet de subodorer que la sinc&eacute;rit&eacute; de l&rsquo;auteur, au moment de l&rsquo;annulation de cette proc&eacute;dure, constituait d&rsquo;&eacute;vidence un sujet tr&egrave;s discut&eacute;.<br />  <br />  Les attendus de la Haute-cour n&rsquo;en apparaissent pas moins tr&egrave;s s&eacute;v&egrave;res : &laquo; la d&eacute;termination des seuils d&rsquo;un appel d&rsquo;offre en fonction de la demande d&rsquo;un candidat constitue un avantage injustifi&eacute;, peu important que cet appel d&rsquo;offres, une fois lanc&eacute;, ne soit pas all&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; son terme, f&ucirc;t-ce &agrave; la suite de son annulation par le pr&eacute;venu &raquo;.<br />  <br />  Ils semblent &eacute;galement renvoyer &agrave; la souverainet&eacute; des juge du fond une partie des questions qui &eacute;taient soulev&eacute;es, tenant en particulier &agrave; l&rsquo;intention du d&eacute;lit, relative au caract&egrave;re frauduleux ou non (le pr&eacute;venu contestait fermement ce caract&egrave;re, et le reproche &eacute;tait fait &agrave; la Cour d&rsquo;appel de ne pas l&rsquo;avoir mat&eacute;riellement &eacute;tabli) de la d&eacute;cision de modification des seuils de march&eacute;.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Tue, 17 Feb 2026 07:34:47 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Responsabilité civile et pénale de l'élu]]></category>
                        <category><![CDATA[Procédure pénale]]></category>
                        <azkocmscategoryid>10900</azkocmscategoryid>
                        <azkocmscategoryid>17610</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[ZECCHINI Pascal]]></author>
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                <nom><![CDATA[ZECCHINI Pascal]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Délit de favoritisme : l’agonie de l’élément intentionnel]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[L’article 432-14 du Code pénal incrimine pénalement l’irrespect des règles administratives, parfois absconses, de passation des marchés publics, sous la forme d’un délit appelé familièrement « favoritisme ».]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
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                <media:title>L’agonie de l’élément intentionnel du délit de favoritisme</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Délit de favoritisme]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Délit de favoritisme]]></azkocmsimgtitle>
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        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[1er épisode de la saison 2 du Podcast EUROJURIS FRANCE avec Benjamin English et Sofiane Djeffal]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/podcast-eurojuris-sofiane-djeffal-avec-benjamin-english-43619.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Cornet, Vincent, S&eacute;gurel Lille : l&#39;art de faire grandir les talents dans un grand cabinet d&#39;avocats</strong></pre>  <br />  Pour le lancement de cette nouvelle saison, <a href="https://www.eurojuris.fr/page/annuaire/maitre-benjamin-english-123.htm" target="_blank">Benjamin English</a> re&ccedil;oit <a href="https://www.eurojuris.fr/page/annuaire/maitre-sofiane-djeffal-3865.htm" target="_blank">Sofiane Djeffal</a>, avocat en droit immobilier au <a href="https://www.cvs-avocats.com/fr/"  target="_blank">cabinet Cornet Vincent S&eacute;gurel</a> &agrave; Lille.<br />  <br />  <u>Dans cet &eacute;pisode, Sofiane Djeffal revient sur :</u><br />  &nbsp;  <ul>  	<li>l&rsquo;apport du<strong> sport</strong> (football, course &agrave; pied) dans l&rsquo;&eacute;quilibre personnel et la coh&eacute;sion au sein du cabinet</li>  	<li>un parcours professionnel construit entre <strong>exp&eacute;rience de juriste et exercice de la profession d&rsquo;avocat</strong></li>  	<li>la <strong>dynamique collective</strong> du cabinet CVS : <strong>promotion interne, fid&eacute;lisation des talents et esprit d&rsquo;&eacute;quipe</strong></li>  	<li>les &eacute;volutions du<strong> droit immobilier</strong>, avec un focus sur l&rsquo;ARA, les transformations du contentieux et les enjeux de la num&eacute;risation</li>  	<li>une <strong>relation avocat&ndash;client</strong> pens&eacute;e comme un v&eacute;ritable <strong>partenariat</strong>, fond&eacute; sur l&rsquo;anticipation et la confiance</li>  </ul>  &nbsp;<u>L&rsquo;&eacute;pisode est &agrave; d&eacute;couvrir sur :</u><br />  &nbsp;  <ul>  	<li><a href="https://bit.ly/4amxLVt "  target="_blank">YouTube</a>&nbsp;</li>  	<li><a href="https://bit.ly/4rz4U7i  "  target="_blank">Spotify</a>&nbsp;</li>  	<li><a href="https://bit.ly/4a6wgMd "  target="_blank">Amazon Podcasts</a>&nbsp;</li>  	<li><a href="https://bit.ly/46r6KyU "  target="_blank">Apple Podcasts</a>&nbsp;</li>  </ul>  ]]></description>
            <pubDate>Mon, 16 Feb 2026 14:18:11 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Actualités EUROJURIS]]></category>
                        <category><![CDATA[Application]]></category>
                        <azkocmscategoryid>2200</azkocmscategoryid>
                        <azkocmscategoryid>17442</azkocmscategoryid>
                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[1er épisode de la saison 2 du Podcast EUROJURIS FRANCE avec Benjamin English et Sofiane Djeffal]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Cornet, Vincent, Ségurel Lille : l'art de faire grandir les talents dans un grand cabinet d'avocats]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
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                <media:title>1er épisode de la saison 2 du Podcast EUROJURIS FRANCE avec Benjamin English et Sofiane Djeffal</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Podcast Eurojuris avec Sofiane Djeffal]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Podcast Eurojuris avec Sofiane Djeffal]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
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            <title><![CDATA[Remboursement des frais liés au télétravail : comparaison juridique entre la France, l'Allemagne et l’Autriche]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/remboursement-frais-teletravail-difference-france-allemagne-autriche-43616.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Alors qu&#39;en France, les tribunaux obligent les employeurs &agrave; rembourser eux-m&ecirc;mes une chaise de bureau priv&eacute;e dans le cadre du t&eacute;l&eacute;travail, il n&rsquo;en est pas de m&ecirc;me en Allemagne ou en Autriche. Cela r&eacute;v&egrave;le les diff&eacute;rences entre les trois syst&egrave;mes juridiques en mati&egrave;re de remboursement des frais li&eacute;s au t&eacute;l&eacute;travail.</strong></pre>    <h2><strong>1. Principes de base de la prise en charge des frais</strong></h2>  L&#39;Allemagne, la France et l&#39;Autriche ont une approche juridique tr&egrave;s diff&eacute;rente en la mati&egrave;re.&nbsp;<br />  <br />  <strong>En France, tous les frais professionnels sont, en principe, pris en charge par l&#39;employeur</strong>. Cette obligation est fermement ancr&eacute;e dans le droit du travail et d&eacute;coule des articles L1222-9 et L1222-10 du Code du travail. Le<strong> t&eacute;l&eacute;travail</strong> est reconnu en droit du travail comme une forme &eacute;quivalente de prestation de travail, de sorte que le choix du lieu de travail (au bureau ou &agrave; la maison) ne doit pas p&eacute;naliser le salari&eacute;.<br />  <br />  En revanche, le <strong>droit allemand</strong> ne conna&icirc;t <strong>pas le principe g&eacute;n&eacute;ral du remboursement int&eacute;gral des frais li&eacute;s au t&eacute;l&eacute;travail</strong>. L&#39;obligation de prise en charge des frais par l&#39;employeur <strong>d&eacute;pend essentiellement de la question de savoir si le t&eacute;l&eacute;travail est impos&eacute;, convenu contractuellement ou simplement choisi par le salari&eacute;</strong>. Le remboursement se fait donc au cas par cas.&nbsp;<br />  <br />  Le <strong>droit autrichien</strong> emprunte une voie m&eacute;diane. Il n&#39;existe certes<strong> pas non plus de principe g&eacute;n&eacute;ral du droit du travail selon lequel tous les frais li&eacute;s au t&eacute;l&eacute;travail doivent &ecirc;tre pris en charge par l&#39;employeur</strong>. Cependant, le t&eacute;l&eacute;travail est express&eacute;ment r&eacute;glement&eacute; par la loi et fait l&#39;objet de <strong>forfaits fiscaux et sociaux</strong>.    <h2><strong>2. Obligation de remboursement de l&#39;employeur</strong></h2>    <h3>Allemagne</h3>  En Allemagne, l&#39;employeur est en principe tenu de d&rsquo;<strong>am&eacute;nager l&rsquo;espace de travail et de fournir tout ce qui est n&eacute;cessaire au travailleur</strong> (article 611a du BGB en liaison avec le contrat de travail correspondant). A d&eacute;faut, si le salari&eacute; utilise ses propres outils de travail, il peut pr&eacute;tendre &agrave; un remboursement des frais conform&eacute;ment &agrave; l&#39;article 670 du BGB. Toutefois, ce droit peut &ecirc;tre am&eacute;nag&eacute; par le contrat de travail.<br />  <br />  Si le t&eacute;l&eacute;phone et la connexion Internet sont utilis&eacute;s &agrave; des fins priv&eacute;es et professionnelles, l&#39;employeur n&#39;est tenu de rembourser que la partie utilis&eacute;e &agrave; des fins professionnelles. Comme cette preuve est souvent difficile &agrave; apporter dans la pratique, il est recommand&eacute; de conclure un accord forfaitaire entre l&#39;employeur et le salari&eacute;. Il est d&#39;usage de pr&eacute;voir une<strong> indemnit&eacute; forfaitaire mensuelle d&#39;environ 50 euros</strong>, qui peut couvrir les frais d&#39;&eacute;lectricit&eacute;, d&#39;eau et d&#39;Internet.<br />  <br />  Toutefois, la Cour f&eacute;d&eacute;rale du travail a &eacute;galement pr&eacute;cis&eacute;, &agrave; plusieurs reprises, que <strong>si le salari&eacute; a choisi de travailler &agrave; domicile alors que son poste de travail est disponible dans l&#39;entreprise, il ne peut pr&eacute;tendre &agrave; un remboursement des frais</strong>.<br />  <br />  En cas d&#39;utilisation occasionnelle ou mineure d&#39;&eacute;quipements de travail priv&eacute;s, on consid&egrave;re souvent que cette utilisation est d&eacute;j&agrave; r&eacute;mun&eacute;r&eacute;e par le salaire.<br />  &nbsp;  <h3>Autriche</h3>  Le droit du travail autrichien ne pr&eacute;voit pas non plus d&#39;obligation g&eacute;n&eacute;rale pour l&#39;employeur de rembourser individuellement tous les frais li&eacute;s au t&eacute;l&eacute;travail.<br />  <br />  Dans la pratique, la prise en charge des frais est souvent r&eacute;gl&eacute;e par des <strong>accords </strong>dans le contrat de travail ou dans des accords d&#39;entreprise.    <h3>France</h3>  En France, la situation juridique est nettement plus favorable aux salari&eacute;s. Selon la jurisprudence constante, <strong>l&#39;employeur est tenu de rembourser tous les frais directement occasionn&eacute;s au salari&eacute; par le t&eacute;l&eacute;travail</strong>. Cela comprend notamment : le mat&eacute;riel informatique et les logiciels, la connexion internet et de t&eacute;l&eacute;phone, les frais d&#39;&eacute;lectricit&eacute;, de chauffage et de loyer au prorata, ainsi que les frais d&#39;&eacute;quipement et d&#39;am&eacute;nagement d&#39;un espace de travail.<br />  <br />  Cette obligation s&#39;applique ind&eacute;pendamment du fait que le t&eacute;l&eacute;travail soit r&eacute;gulier ou occasionnel.  <h2><strong>3. Remboursement forfaitaire ou concret</strong></h2>  Il existe &eacute;galement des diff&eacute;rences dans le type de remboursement des frais.<br />  <br />  <strong>En Allemagne</strong>, il n&#39;existe pas de r&eacute;glementation l&eacute;gale concernant le remboursement des frais de t&eacute;l&eacute;travail par l&#39;employeur. Au lieu de cela, des <strong>accords forfaitaires</strong> volontaires ont &eacute;t&eacute; mis en place (par exemple, des forfaits mensuels pour la connexion internet et l&#39;&eacute;lectricit&eacute;). Ceux-ci reposent toutefois sur des accords individuels et ne sont pas juridiquement contraignants.<br />  <br />  <strong>En Autriche</strong> &eacute;galement, il n&#39;existe pas de remboursement sur pr&eacute;sentation des justificatifs, mais plut&ocirc;t un <strong>forfait t&eacute;l&eacute;travail </strong>normalis&eacute; par la loi.<br />  <br />  <strong>En France</strong>, en revanche, les modalit&eacute;s de remboursement des frais sont r&eacute;gies par le <strong>d&eacute;cret du 20 d&eacute;cembre 2002 relatif aux frais professionnels</strong>. Dans le cadre du t&eacute;l&eacute;travail, les frais professionnels comprennent par exemple l&#39;&eacute;lectricit&eacute;, le chauffage, Internet, le mat&eacute;riel de travail ou l&#39;utilisation d&#39;une partie du logement comme espace de travail.&nbsp;<br />  Ces frais peuvent &ecirc;tre rembours&eacute;s par l&#39;employeur si le t&eacute;l&eacute;travail est pr&eacute;vu dans le contrat de travail ou dans un accord correspondant et si les d&eacute;penses sont effectivement li&eacute;es &agrave; l&#39;activit&eacute; professionnelle.&nbsp;<br />  <br />  L&#39;employeur dispose de deux possibilit&eacute;s pour rembourser les frais de t&eacute;l&eacute;travail sans charges sociales : soit il rembourse les frais r&eacute;ellement engag&eacute;s sur pr&eacute;sentation des justificatifs, soit il verse une indemnit&eacute; forfaitaire. Le plafond de remboursement des cotisations sociales est actuellement fix&eacute; &agrave; 11 &euro; par mois.<br />  <br />  Si l&#39;employeur ne pr&eacute;cise pas exactement le nombre de jours par mois pendant lesquels le t&eacute;l&eacute;travail est effectu&eacute;, il peut verser une somme forfaitaire fixe. Cette somme forfaitaire s&#39;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 2,70 &euro; par jour de t&eacute;l&eacute;travail et est plafonn&eacute;e &agrave; 59,40 &euro; par mois. Tant que ces montants sont respect&eacute;s, le salari&eacute; n&#39;est pas tenu de pr&eacute;senter de justificatifs (par exemple des factures). Les montants vers&eacute;s sont automatiquement consid&eacute;r&eacute;s comme utilis&eacute;s &agrave; des fins professionnelles et sont donc exon&eacute;r&eacute;s de cotisations sociales.<br />  <br />  Toutefois, si le remboursement forfaitaire d&eacute;passe ces montants maximaux fix&eacute;s, il n&#39;est plus automatiquement exon&eacute;r&eacute; de cotisations sociales. Dans ce cas, l&#39;exon&eacute;ration des cotisations sociales ne peut &ecirc;tre accord&eacute;e que si le salari&eacute; pr&eacute;sente des justificatifs prouvant les d&eacute;penses professionnelles r&eacute;elles.&nbsp;<br />  <br />  <u>La jurisprudence distingue &eacute;galement diff&eacute;rents types de co&ucirc;ts :</u><br />  &nbsp;<br />  - les co&ucirc;ts fixes et variables li&eacute;s &agrave; la mise &agrave; disposition d&#39;un espace priv&eacute; &agrave; des fins professionnelles (&eacute;lectricit&eacute;, loyer, etc.) ;<br />  - les co&ucirc;ts li&eacute;s au mat&eacute;riel informatique, &agrave; la connexion Internet et aux divers accessoires (papier, cartouches d&#39;encre, etc.) ;<br />  - les co&ucirc;ts li&eacute;s &agrave; l&#39;am&eacute;nagement d&#39;un local sp&eacute;cifique (y compris les d&eacute;penses li&eacute;es &agrave; l&#39;achat de mobilier et de mat&eacute;riel informatique).<br />  <br />  La jurisprudence fran&ccedil;aise reconna&icirc;t en outre express&eacute;ment que l&#39;utilisation du domicile priv&eacute; &agrave; la demande de l&#39;employeur constitue une atteinte &agrave; la vie priv&eacute;e. Si le salari&eacute; ne dispose pas d&#39;un lieu de travail dans l&#39;entreprise, une indemnit&eacute; suppl&eacute;mentaire peut &ecirc;tre due en plus du remboursement des frais.  <h2><strong>4. En Allemagne et en Autriche c&rsquo;est un avantage fiscal qui r&eacute;compense le salari&eacute;</strong></h2>    <h3>Allemagne</h3>  Une alternative pragmatique a &eacute;t&eacute; introduite sous la forme d&#39;une <strong>indemnit&eacute; forfaitaire pour le t&eacute;l&eacute;travail</strong>, qui a &eacute;t&eacute; d&eacute;finitivement &eacute;tablie depuis 2023. Elle s&#39;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 6 euros par jour de t&eacute;l&eacute;travail, pour un maximum de 210 jours ouvrables par an, soit 1 260 euros par an au maximum.<br />  <br />  Le forfait s&#39;applique m&ecirc;me si le salari&eacute; qui ne dispose pas d&#39;un bureau s&eacute;par&eacute;&nbsp;<br />  <br />  Toutefois, le forfait pour le t&eacute;l&eacute;travail fait partie des frais professionnels. Il entra&icirc;ne uniquement une<strong> r&eacute;duction de la base d&#39;imposition </strong>et non un v&eacute;ritable remboursement des frais.<br />  <br />  Les salari&eacute;s peuvent &eacute;galement d&eacute;duire fiscalement les frais li&eacute;s &agrave; un bureau &agrave; domicile si :  <ul>  	<li>il s&#39;agit d&#39;une pi&egrave;ce s&eacute;par&eacute;e,</li>  	<li>celle-ci est utilis&eacute;e presque exclusivement &agrave; des fins professionnelles (au moins 90 %),</li>  	<li>et elle est am&eacute;nag&eacute;e en bureau.</li>  </ul>  <br />  Dans ce cas, le loyer aff&eacute;rent, les charges, l&#39;&eacute;lectricit&eacute; et les frais de r&eacute;novation peuvent &ecirc;tre d&eacute;duits proportionnellement en tant que frais professionnels. Le droit fiscal rempli ainsi des fonctions qui, en France, rel&egrave;vent du droit du travail.  <h3>Autriche</h3>  En Autriche, le<strong> forfait t&eacute;l&eacute;travail</strong>, qui est r&eacute;glement&eacute; par le droit fiscal et le droit de la s&eacute;curit&eacute; sociale, rev&ecirc;t une importance particuli&egrave;re. Les salari&eacute;s peuvent demander une indemnit&eacute; forfaitaire de 3 euros par jour de t&eacute;l&eacute;travail pour les jours o&ugrave; ils exercent leur activit&eacute; professionnelle exclusivement en dehors du bureau de leur employeur, dans la limite de 100 jours par an (maximum 300 euros par an).<br />  <br />  Cette<strong> indemnit&eacute; forfaitaire</strong> peut &ecirc;tre vers&eacute;e par l&#39;employeur<strong> sans &ecirc;tre soumise &agrave; l&#39;imp&ocirc;t ni aux cotisations sociales</strong>, ou &ecirc;tre prise en compte comme frais professionnels dans le cadre de l&#39;imposition des salari&eacute;s.<br />  <br />  L&#39;indemnit&eacute; forfaitaire de t&eacute;l&eacute;travail couvre les<strong> frais courants</strong> tels que l&#39;&eacute;lectricit&eacute;, le chauffage, une partie des frais de logement et les outils de travail num&eacute;riques. Si les frais professionnels r&eacute;els d&eacute;passent ce forfait, ils peuvent &ecirc;tre d&eacute;duits en tant que frais professionnels, mais ils seront alors imput&eacute;s sur le forfait g&eacute;n&eacute;ral des frais professionnels.<br />  <br />  Les conditions requises pour qu&#39;un bureau soit reconnu fiscalement sont strictes : il doit &ecirc;tre utilis&eacute; presque exclusivement &agrave; des fins professionnelles et centraliser l&#39;ensemble de l&#39;activit&eacute; professionnelle ; si un bureau est &agrave; la disposition du salari&eacute; au sein de l&rsquo;entreprise, l&rsquo;avantage fiscal est g&eacute;n&eacute;ralement exclu.<br />  <br />  En outre, les d&eacute;penses de mobilier de bureau ergonomique tel qu&#39;un bureau, une chaise de bureau ou un &eacute;clairage peuvent &ecirc;tre d&eacute;clar&eacute;es &agrave; hauteur de 300 euros suppl&eacute;mentaires par an, &agrave; condition qu&#39;il y ait au moins 26 jours de t&eacute;l&eacute;travail par an. Les montants non utilis&eacute;s peuvent &ecirc;tre report&eacute;s sur les ann&eacute;es suivantes.&nbsp;  <h2><strong>5. Conclusion</strong></h2>  La comparaison montre clairement que <strong>la France applique un mod&egrave;le bas&eacute; sur la responsabilit&eacute; de l&#39;employeur, au sein duquel les frais professionnels li&eacute;s au t&eacute;l&eacute;travail doivent en principe &ecirc;tre int&eacute;gralement rembours&eacute;s</strong>.<strong> La l&eacute;gislation allemande et autrichienne, en revanche, mise sur la d&eacute;ductibilit&eacute; fiscale plut&ocirc;t que sur le remboursement obligatoire par l&#39;employeur.</strong><br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Mon, 16 Feb 2026 09:07:13 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Contrat de travail]]></category>
                        <category><![CDATA[Salaires et avantages]]></category>
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                        <author><![CDATA[ADAM-CAUMEIL Judith]]></author>
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                <nom><![CDATA[ADAM-CAUMEIL Judith]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Remboursement des frais liés au télétravail : quelles différences entre la France, l'Allemagne et l'Autriche ?]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Alors qu'en France, les tribunaux obligent les employeurs à rembourser eux-mêmes une chaise de bureau privée dans le cadre du télétravail, il n’en est pas de même en Allemagne ou en Autriche.]]></azkocmsmetadescription>
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                <media:title>Remboursement des frais liés au télétravail : comparaison juridique entre la France, l'Allemagne et l’Autriche</media:title>
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            <azkocmsimgalt><![CDATA[Remboursement frais télétravail France, Allemagne, Autriche]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Remboursement frais télétravail France, Allemagne, Autriche]]></azkocmsimgtitle>
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                <item>
            <title><![CDATA[Cession de créance d’assurance : le réparateur cessionnaire reste tenu par le contrat d’assurance]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/cession-creance-assurance-reparateur-cessionnaire-tenu-par-contrat-assurance-43615.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[<pre>  <strong>Lorsqu&rsquo;un r&eacute;parateur automobile se pr&eacute;vaut de la cession de cr&eacute;ance d&rsquo;indemnit&eacute; consentie par un assur&eacute;, il ne peut r&eacute;clamer &agrave; l&rsquo;assureur davantage que ce que l&rsquo;assureur devait contractuellement &agrave; son assur&eacute;.</strong></pre>  La Cour de cassation rappelle que <strong>le cessionnaire est tenu par les stipulations du contrat d&rsquo;assurance, m&ecirc;me s&rsquo;il n&rsquo;est pas partie &agrave; ce contrat et m&ecirc;me s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un garage non agr&eacute;&eacute;</strong>.<br />  <br />  <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000053135477?init=true&amp;page=1&amp;query=24-15.747&amp;searchField=ALL&amp;tab_selection=all" target="_blank">Cour de cassation, deuxi&egrave;me chambre civile, 18 d&eacute;cembre 2025, n&deg; 24-15.747</a><br />  <br />  La soci&eacute;t&eacute; Occitanie vitrage auto avait r&eacute;par&eacute; trois v&eacute;hicules assur&eacute;s aupr&egrave;s d&rsquo;Axa France IARD. Les assur&eacute;s avaient c&eacute;d&eacute; au r&eacute;parateur leurs cr&eacute;ances d&rsquo;indemnit&eacute; &agrave; l&rsquo;encontre de l&rsquo;assureur. Celui-ci avait r&eacute;gl&eacute; une partie des factures, mais refusait le paiement du solde, en se fondant sur certaines stipulations contractuelles limitant la prise en charge.<br />  &nbsp;  <ul>  	<li><strong>Lire l&#39;article complet d&#39;Olivier VIBERT&nbsp;<a href="https://frenchlaw.blog/2026/01/06/cession-de-creance-dassurance-le-reparateur-cessionnaire-reste-tenu-par-le-contrat-dassurance/"  target="_blank">Cession de cr&eacute;ance d&rsquo;assurance : le r&eacute;parateur cessionnaire reste tenu par le contrat d&rsquo;assurance</a></strong></li>  </ul>  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Mon, 16 Feb 2026 07:06:08 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Banque et finance]]></category>
                        <azkocmscategoryid>7400</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[VIBERT Olivier]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[VIBERT Olivier]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Cession de créance d’assurance : le réparateur cessionnaire reste tenu par le contrat d’assurance]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Lorsqu’un réparateur automobile se prévaut de la cession de créance d’indemnité consentie par un assuré, il ne peut réclamer à l’assureur davantage que ce que l’assureur devait contractuellement à son assuré. ]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
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                <media:title>Cession de créance d’assurance : le réparateur cessionnaire reste tenu par le contrat d’assurance</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Cession créance assurance]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Cession créance assurance]]></azkocmsimgtitle>
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                <item>
            <title><![CDATA[Quelle sanction pour les parents qui ne se présentent pas devant le juge des enfants ?]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/sanction-parent-qui-se-presente-pas-devant-juge-enfants-43612.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000052950546"  target="_blank">D&eacute;cret n&deg; 2025-1136 du 28 novembre 2025 portant application de l&#39;article 2 de la loi n&deg; 2025-568 du 23 juin 2025 visant &agrave; renforcer l&#39;autorit&eacute; de la justice &agrave; l&#39;&eacute;gard des mineurs d&eacute;linquants et de leurs parents</a><br />  <br />  La loi sur la justice des mineurs du 23 juin 2025, dite Loi ATTAL, pr&eacute;voit une <strong>responsabilisation accrue des parents de mineurs d&eacute;linquants</strong> et des mesures p&eacute;nales renforc&eacute;es en particulier &agrave; l&#39;encontre des mineurs radicalis&eacute;s ou coupables d&#39;infractions en bande organis&eacute;e.<br />  <br />  Cette loi avait &eacute;t&eacute; remodel&eacute;e par le Conseil Constitutionnel qui rappelait &agrave; l&rsquo;occasion de son contr&ocirc;le que les mesures prises &agrave; l&rsquo;encontre des enfants d&eacute;linquants devaient rechercher en priorit&eacute; leur <strong>rel&egrave;vement &eacute;ducatif et moral</strong>, &ecirc;tre adapt&eacute;es &agrave; leur &acirc;ge et &agrave; leur personnalit&eacute;, et &ecirc;tre prononc&eacute;es par une juridiction sp&eacute;cialis&eacute;e ou selon des proc&eacute;dures appropri&eacute;es. (Voir &agrave; ce sujet cet article :<a href="https://www.eurojuris.fr/page/articles/loi-attal-justice-mineurs-primaute-educatif-sur-repressif-43492.htm" target="_blank">&nbsp;Loi ATTAL sur la justice des mineurs : le Conseil Constitutionnel rappelle la primaut&eacute; de l&rsquo;&eacute;ducatif sur le r&eacute;pressif</a>&nbsp;)<br />  <br />  La loi pr&eacute;voit en son article 2 que <strong>les parents sont oblig&eacute;s de r&eacute;pondre aux convocations aux audiences et de se rendre aux auditions du juge des enfants dans le cadre d&#39;une assistance &eacute;ducative</strong> (mesure judiciaire de protection de l&#39;enfant en danger). &Agrave; d&eacute;faut, ils pourront &ecirc;tre condamn&eacute;s &agrave; une amende civile.<br />  <br />  Plusieurs d&eacute;crets d&rsquo;application &eacute;taient attendus cons&eacute;cutivement &agrave; la publication de la loi au journal officiel le 24 juin 2025.<br />  <br />  Le d&eacute;cret n&deg; 2025-1136 du 28 novembre 2025 est venu pr&eacute;ciser que le<strong> montant maximum de l&#39;amende civile encourue par le parent qui ne comparait pas, sans motif l&eacute;gitime, devant le juge des enfants &agrave; 7 500 euros.</strong><br />  <br />  Reste &agrave; savoir si les juges utiliseront ce nouvel outil visant &agrave; sanctionner les parents consid&eacute;r&eacute;s comme insuffisamment concern&eacute;s par les mesures mises en oeuvre dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de leurs enfants.<br />  <br />  Rappelons cependant que les probl&eacute;matiques familiales abord&eacute;es devant le juge des enfants sont en g&eacute;n&eacute;ral tr&egrave;s complexes et que la situation &eacute;conomique des int&eacute;ress&eacute;s s&rsquo;av&egrave;re souvent tr&egrave;s pr&eacute;caire de sorte que toute sanction financi&egrave;re ne ferait dans certains cas qu&rsquo;aggraver la situation familiale et serait donc contraire &agrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des enfants.<br />  <br />  Le dispositif s&rsquo;applique aux proc&eacute;dures en cours d&egrave;s lors que les convocations ont &eacute;t&eacute; d&eacute;livr&eacute;es apr&egrave;s son entr&eacute;e en vigueur, fix&eacute;e au 1er d&eacute;cembre 2025.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Fri, 13 Feb 2026 12:39:22 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Enfants]]></category>
                        <azkocmscategoryid>4500</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[LETANG Fr&eacute;d&eacute;ric]]></author>
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                <nom><![CDATA[LETANG Fr&eacute;d&eacute;ric]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Quelle sanction pour les parents qui ne se présentent pas devant le juge des enfants ?]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[La loi prévoit en son article 2 que les parents sont obligés de répondre aux convocations aux audiences et de se rendre aux auditions du juge des enfants dans le cadre d'une assistance éducative]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/parent-non-represente-juge-des-enfants.jpg">
                <media:title>Quelle sanction pour les parents qui ne se présentent pas devant le juge des enfants ?</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Parents qui ne se présentent pas devant le juge des enfants]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Parents qui ne se présentent pas devant le juge des enfants]]></azkocmsimgtitle>
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            <title><![CDATA[Résiliation unilatérale du marché de travaux et juste motif]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/resiliation-unilaterale-marche-travaux-juste-motif-43613.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[Sous le r&eacute;gime de l&rsquo;ancien article 1184 du code civil, la <strong>r&eacute;siliation du contrat</strong> &eacute;tait subordonn&eacute;e &agrave; la saisine pr&eacute;alable du juge, devant qui il devait &ecirc;tre justifi&eacute; de l&rsquo;existence d&rsquo;un manquement contractuel de l&rsquo;entrepreneur d&rsquo;une certaine gravit&eacute;.<br />  <br />  La jurisprudence a confirm&eacute; alors<strong> la possibilit&eacute; de rompre unilat&eacute;ralement un march&eacute; de travaux &agrave; l&rsquo;initiative du ma&icirc;tre de l&rsquo;ouvrage</strong>, en assumant le risque qu&rsquo;il soit ult&eacute;rieurement consid&eacute;r&eacute; que la faute n&rsquo;&eacute;tait pas d&rsquo;une gravit&eacute; suffisante, pouvant alors ouvrir droit &agrave; des dommages et int&eacute;r&ecirc;ts pour rupture abusive.<br />  <br />  C&rsquo;est ainsi que dans un arr&ecirc;t de r&eacute;f&eacute;rence en date du 13 octobre 1998 (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007038939?init=true&amp;page=1&amp;query=96-21.485&amp;searchField=ALL&amp;tab_selection=all"  target="_blank">Cass, 1&egrave;re civ, 13 octobre 1998, n&deg;96-21.485</a>), la Cour de cassation a tr&egrave;s clairement indiqu&eacute; que :<br />  <br />  &laquo; Mais attendu que la gravit&eacute; du comportement d&rsquo;une partie &agrave; un contrat peut justifier que l&rsquo;autre partie y mette fin de fa&ccedil;on unilat&eacute;rale &agrave; ses risques et p&eacute;rils. &raquo;<br />  <br />  Le principe a &eacute;t&eacute; depuis lors codifi&eacute; aux articles 1224 et 1226 du code civil.<br />  &nbsp;  <ul>  	<li><strong>Lire l&#39;article en entier du Ludovic Gauvin&nbsp;<a href="https://www.antarius-avocats.com/resiliation-unilaterale-du-marche-de-travaux-et-juste-motif/"  target="_blank">R&eacute;siliation unilat&eacute;rale du march&eacute; de travaux et juste motif</a></strong></li>  </ul>  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Fri, 13 Feb 2026 08:10:16 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Construction Immobilier]]></category>
                        <azkocmscategoryid>8800</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[GAUVIN Ludovic]]></author>
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                <nom><![CDATA[GAUVIN Ludovic]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Résiliation unilatérale du marché de travaux et juste motif]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Par un arrêt en date du 30 avril 2025 (Cass, 3ème civ, 30 avril 2025, n°23-22.091), la Cour de cassation a ainsi confirmé l’existence d’un juste motif à la résiliation d’un marché de travaux]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/marche-de-travaux.jpg">
                <media:title>Résiliation unilatérale du marché de travaux et juste motif</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Marché de travaux]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Marché de travaux]]></azkocmsimgtitle>
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                <item>
            <title><![CDATA[Bail commercial et clauses d’indexations ne jouant qu’à la hausse]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/bail-commercial-clause-indexation-jouant-hausse-43614.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[<pre>  <strong>L&rsquo;arr&ecirc;t comment&eacute; rendu par la troisi&egrave;me chambre civile le 18 d&eacute;cembre 2025 (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000053197092?init=true&amp;page=1&amp;query=24-12.218&amp;searchField=ALL&amp;tab_selection=all"  target="_blank">Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 18 d&eacute;cembre 2025, 24-12.218, In&eacute;dit</a>) s&rsquo;inscrit dans le mouvement de clarification entrepris depuis plusieurs ann&eacute;es par la Cour de cassation &agrave; propos des clauses d&rsquo;indexation stipul&eacute;es uniquement &agrave; la hausse dans les baux commerciaux.</strong></pre>  La cour d&rsquo;appel de N&icirc;mes avait retenu une solution radicale favorable au locataire en pronon&ccedil;ant la nullit&eacute; totale de la clause et en recalculant le loyer sans aucune indexation.<br />  <br />  La cour d&rsquo;appel de N&icirc;mes avait statu&eacute; sur renvoi apr&egrave;s cassation, dans une situation dramatique pour le locataire puisque le Bailleur avait d&eacute;livr&eacute; plusieurs commandements de payer visant la clause r&eacute;solutoire pour des impay&eacute;s li&eacute;s au non-paiement de l&lsquo;indexation et que le bail avait fini en cours de proc&eacute;dure &agrave; &ecirc;tre r&eacute;sili&eacute;, le locataire a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; au paiement d&rsquo;une indemnit&eacute; d&rsquo;occupation et a d&ucirc; quitter les lieux.<br />  <br />  La Cour de cassation censure ce raisonnement en rappelant que les articles L.145-15 et L.145-39 du code de commerce n&rsquo;autorisent qu&rsquo;une <strong>sanction cibl&eacute;e et limit&eacute;e</strong>.<br />  <br />  La Haute juridiction affirme avec nettet&eacute; que <strong>seule la stipulation prohib&eacute;e doit &ecirc;tre r&eacute;put&eacute;e non &eacute;crite, sauf v&eacute;ritable indivisibilit&eacute;</strong>.<br />  <br />  Le caract&egrave;re essentiel de la clause pour les parties ne suffit pas &agrave; caract&eacute;riser cette indivisibilit&eacute;.<br />  <br />  <strong>Une clause peut &ecirc;tre d&eacute;terminante dans l&rsquo;&eacute;conomie du contrat sans pour autant &ecirc;tre juridiquement indissociable</strong>. En confondant volont&eacute; contractuelle et technique contractuelle, la cour d&rsquo;appel avait donc priv&eacute; sa d&eacute;cision de base l&eacute;gale.<br />  <br />  Cette solution confirme la fin des oscillations jurisprudentielles analys&eacute;e dans l&rsquo;article &laquo; <a href="https://www.cdmf-avocats.fr/clause-dindexation-uniquement-a-la-hausse-reputee-non-ecrite-la-fin-du-tango-de-la-cour-de-cassation/"  target="_blank">Clause d&rsquo;indexation uniquement &agrave; la hausse r&eacute;put&eacute;e non &eacute;crite : la fin du tango de la Cour de cassation</a> &raquo;.&nbsp;<br />  La Cour ne d&eacute;truit plus la clause d&rsquo;indexation en totalit&eacute;, elle la purge. Le m&eacute;canisme subsiste mais fonctionne d&eacute;sormais dans les deux sens. Le locataire peut se pr&eacute;valoir d&rsquo;une baisse d&rsquo;indice tandis que le bailleur conserve le principe de l&rsquo;indexation.<br />  <br />  La d&eacute;cision rejoint &eacute;galement l&rsquo;analyse d&eacute;velopp&eacute;e dans l&rsquo;article &laquo; <a href="https://www.cdmf-avocats.fr/clause-dindexation-reputee-non-ecrite-et-protocole/"  target="_blank">Clause d&rsquo;indexation r&eacute;put&eacute;e non &eacute;crite et protocole</a> &raquo;.<br />  <br />  &nbsp;La sanction de la clause r&eacute;put&eacute;e non &eacute;crite n&rsquo;a pas pour objet d&rsquo;an&eacute;antir le contrat mais d&rsquo;en corriger le d&eacute;s&eacute;quilibre. Le juge ne substitue pas un nouveau loyer au loyer convenu ; il restitue au contrat son fonctionnement l&eacute;gal.<br />  <br />  Les cons&eacute;quences proc&eacute;durales sont consid&eacute;rables. La cassation sur la clause d&rsquo;indexation entra&icirc;ne la disparition de toutes les condamnations qui en d&eacute;coulaient, notamment la r&eacute;siliation et l&rsquo;indemnit&eacute; d&rsquo;occupation. La clause devient ainsi l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment structurant du litige, puisque l&rsquo;ensemble du contentieux d&eacute;pend du mode de calcul du loyer.<br />  <br />  Cette approche rejoint enfin l&rsquo;analyse pr&eacute;sent&eacute;e dans<a href="https://www.eurojuris.fr/articles/clause-reputee-non-ecrite-restitution-indu-principes-limites-temporelles-43172.htm" target="_blank"> l&rsquo;article Eurojuris consacr&eacute; &agrave; la restitution de l&rsquo;indu</a>.<br />  <br />  La r&eacute;p&eacute;tition ne doit pas &ecirc;tre calcul&eacute;e sur un loyer fictivement fig&eacute; mais sur le <strong>loyer contractuel</strong> correctement recalcul&eacute;. La diff&eacute;rence est d&eacute;terminante, car elle transforme une restitution massive en simple ajustement comptable.<br />  <br />  L&rsquo;arr&ecirc;t confirme donc <strong>l&rsquo;abandon d&rsquo;une logique punitive au profit d&rsquo;une logique correctrice</strong>. La clause r&eacute;put&eacute;e non &eacute;crite cesse d&rsquo;&ecirc;tre un instrument d&rsquo;an&eacute;antissement contractuel pour devenir un m&eacute;canisme de r&eacute;&eacute;quilibrage. Pour le praticien, la strat&eacute;gie contentieuse s&rsquo;en trouve profond&eacute;ment modifi&eacute;e. Il ne s&rsquo;agit plus de rechercher la disparition de l&rsquo;indexation mais d&rsquo;en organiser la neutralisation partielle afin de retrouver le v&eacute;ritable prix du bail.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Thu, 12 Feb 2026 14:17:37 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Construction Immobilier]]></category>
                        <azkocmscategoryid>8800</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[MEDINA Jean-Luc]]></author>
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                <nom><![CDATA[MEDINA Jean-Luc]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Bail commercial et clauses d’indexations ne jouant qu’à la hausse]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[L’arrêt rendu par la Cour de cassation s’inscrit dans le mouvement de clarification entrepris depuis plusieurs années par la Cour de cassation à propos des clauses d’indexation stipulées uniquement à la hausse dans les baux commerciaux.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
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                <media:title>Bail commercial et clauses d’indexations ne jouant qu’à la hausse</media:title>
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            <azkocmsimgalt><![CDATA[Bail commercial et clause d'indexation]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Bail commercial et clause d'indexation]]></azkocmsimgtitle>
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                <item>
            <title><![CDATA[Contre-expertise par le même expert – Personne ne voit le problème ? Dépistage et poursuite de conduite sous l’empire de stupéfiants]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/depistage-et-poursuite-conduite-emprise-stupefiants-contre-expertise-43611.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[<pre>  <strong>La conduite automobile en ayant fait usage de stup&eacute;fiant, telle qu&rsquo;incrimin&eacute;e par l&rsquo;article L. 235-1 du Code de la route, et qui est fond&eacute;e sur l&rsquo;existence dans la proc&eacute;dure d&rsquo;une analyse scientifique &eacute;tablissant, non pas un taux, mais la simple pr&eacute;sence de diverses mol&eacute;cules dans l&rsquo;organisme, tend tr&egrave;s clairement &agrave; se rapprocher d&rsquo;une infraction exclusivement mat&eacute;rialiste.</strong></pre>  Si l&rsquo;on y ajoute les p&eacute;nalit&eacute;s encourues, l&rsquo;ensemble verse dangereusement dans une sorte de traitement judiciaire automatis&eacute; : l&rsquo;enjeu social de l&rsquo;infraction, que l&rsquo;on veut bien entendre &agrave; condition de ne pas lui assigner une dimension qu&rsquo;il n&rsquo;a pas, la massification de son traitement, le fait que cette infraction puisse &ecirc;tre poursuivie seule ou comme &eacute;l&eacute;ment plus ou moins d&eacute;terminant d&rsquo;une proc&eacute;dure d&rsquo;envergure parfois tragiquement sup&eacute;rieure, confinent &agrave; une limitation importante de l&rsquo;espace de d&eacute;fense possible.<br />  <br />  On remarque surtout que cette incrimination compte au nombre rare des infractions qui comportent, &agrave; l&rsquo;anglo-saxonne plut&ocirc;t qu&rsquo;en h&eacute;ritage continental, une notion de preuve l&eacute;gale, plut&ocirc;t que d&rsquo;intime conviction et de proc&egrave;s-verbal valant &agrave; titre de simple renseignement&hellip;<br />  <br />  Cette pente n&rsquo;est pas neuve et a conduit, de mani&egrave;re fort traditionnelle, &agrave; ce que les conditions proc&eacute;durales de ces infractions soient sans cesse interrog&eacute;es : si d&rsquo;une circonstance scientifique &eacute;tablie par un tiers &agrave; l&rsquo;acte de juger d&eacute;pend int&eacute;gralement le prononc&eacute; d&rsquo;une condamnation, la moindre des choses est de pouvoir discuter la pertinence et l&rsquo;encadrement de cette circonstance scientifique &ndash; ce n&rsquo;est pas du pointillisme juridique, cela s&rsquo;appelle tout simplement l&rsquo;Etat de droit.<br />  <br />  S&rsquo;agissant de la <strong>proc&eacute;dure d&rsquo;analyse de la pr&eacute;sence de stup&eacute;fiant dans le cadre de la conduite</strong>, on rel&egrave;vera avec int&eacute;r&ecirc;t les dispositions de l&rsquo;article R. 235-6 et suivants, qui d&eacute;terminent les conditions de pr&eacute;l&egrave;vement et d&rsquo;examen des recueils biologiques, y compris lorsque le pr&eacute;venu a eu la pr&eacute;sence d&rsquo;esprit de ne pas renoncer d&rsquo;avance &agrave; sa facult&eacute; de r&eacute;clamer une contre-expertise.<br />  <br />  Ainsi, dans un jugement d&eacute;finitif du 6 avril 2023, le Tribunal correctionnel de TOULON n&rsquo;a pas manqu&eacute; de faire droit &agrave; diverses observations qui, tombant sous le sens, semblent pourtant surprendre (c&rsquo;est un euph&eacute;misme) quelques maillons de &laquo; la cha&icirc;ne p&eacute;nale &raquo;.  <h2><strong>Conservation des &eacute;chantillons pr&eacute;lev&eacute;s</strong></h2>  Les articles R. 235-7 et R. 235-9 imposent, d&rsquo;une part que le pr&eacute;l&egrave;vement sanguin soit conserv&eacute; dans un tube &eacute;tiquet&eacute; et scell&eacute; par un officier de police judiciaire, puis que l&rsquo;ensemble, accompagn&eacute; des &eacute;preuves de d&eacute;pistage, soit adress&eacute; &agrave; un laboratoire de biologie m&eacute;dicale ou de police scientifique, lequel doit conserver au moins un tube en vue d&rsquo;une demande &eacute;ventuelle de contre-expertise.<br />  <br />  Dans l&rsquo;affaire en cause, et comme tr&egrave;s r&eacute;guli&egrave;rement, l&rsquo;&eacute;chantillon est pr&eacute;lev&eacute; dans des conditions quelque peu folkloriques : absence de mention de quantit&eacute; pr&eacute;lev&eacute;e, absence d&rsquo;identit&eacute; de l&rsquo;enqu&ecirc;teur y proc&eacute;dant et notamment de sa qualit&eacute; d&rsquo;officier ou d&rsquo;agent de police judiciaire, absence d&rsquo;envoi du d&eacute;pistage etc&hellip;  <h2><strong>Expert sachant s&rsquo;expertiser</strong></h2>  Tout ceci ne manquerait pas de passer pour du chipotage d&rsquo;avocat si le monde merveilleux de <strong>l&rsquo;expertise judiciaire</strong> (splendeur et mis&egrave;re&hellip;) ne s&rsquo;&eacute;tait pas pr&eacute;sent&eacute; pas &agrave; la recousse.<br />  <br />  Lorsque le pr&eacute;l&egrave;vement du suspect d&eacute;pist&eacute; revient de son expertise, celui-ci peut encore demander une v&eacute;rification, sauf s&rsquo;il n&rsquo;y a pas renonc&eacute; d&rsquo;avance&hellip; : le deuxi&egrave;me pr&eacute;l&egrave;vement est alors examin&eacute; par&hellip; un intervenant du m&ecirc;me laboratoire ou &laquo; entit&eacute; expertale &raquo; (pensez peut-&ecirc;tre &agrave; lire le num&eacute;ro de RCS figurant sur les rapports&hellip;).<br />  <br />  L&rsquo;article 235-11 du Code de la route indique pourtant : &laquo; en cas d&rsquo;examen technique ou d&rsquo;expertise, ceux-ci sont confi&eacute;s &agrave; un autre laboratoire ou un autre expert r&eacute;pondant aux conditions fix&eacute;es par l&rsquo;article R. 235-9. Celui-ci pratique l&rsquo;expertise de contr&ocirc;le en se conformant aux m&eacute;thodes prescrites en application de l&rsquo;article R. 235-10 &raquo;.<br />  <br />  Consid&eacute;rer qu&rsquo;une contre-expertise doit &ecirc;tre confi&eacute;e &agrave; une personne morale ou physique ind&eacute;pendante du premier technicien intervenu semble la moindre des choses et appara&icirc;t, heureusement, confirm&eacute; par le texte : dans la quotidiennet&eacute;, chacun sait qu&rsquo;il en va r&eacute;guli&egrave;rement autrement.<br />  <br />  Le Tribunal correctionnel a ici suivi l&rsquo;argument, <strong>annulant l&rsquo;ensemble des op&eacute;rations</strong> et <strong>relaxant</strong> le sympathique Jean-K&eacute;vin (appelons le comme &ccedil;a) de ce qui lui &eacute;tait reproch&eacute;.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Thu, 12 Feb 2026 12:07:29 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Procédure pénale]]></category>
                        <azkocmscategoryid>17610</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[ZECCHINI Pascal]]></author>
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                <nom><![CDATA[ZECCHINI Pascal]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Dépistage et poursuite de conduite sous l’emprise de stupéfiants : Contre-expertise par le même expert - Personne ne voit le problème ? ]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
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                <media:title>Contre-expertise par le même expert – Personne ne voit le problème ? Dépistage et poursuite de conduite sous l’empire de stupéfiants</media:title>
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            <azkocmsimgalt><![CDATA[Conduite sous stupéfiants et contre-expertise]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Conduite sous stupéfiants et contre-expertise]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Concurrence déloyale : le juge ne peut interdire une activité au-delà des seuls comportements fautifs]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/concurrence-deloyale-juge-pas-interdiction-activite-au-dela-seuls-comportements-fautifs-43610.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[<pre>  <strong>M&ecirc;me en pr&eacute;sence d&rsquo;actes de concurrence d&eacute;loyale caract&eacute;ris&eacute;s, le juge ne peut prononcer une interdiction g&eacute;n&eacute;rale d&rsquo;exercer une activit&eacute;. La sanction doit &ecirc;tre strictement proportionn&eacute;e et limit&eacute;e aux comportements d&eacute;loyaux ou parasitaires &eacute;tablis. En censurant une interdiction trop large frappant la commercialisation d&rsquo;interfaces GPS agricoles, la Cour de cassation rappelle avec force que la libert&eacute; du commerce et de l&rsquo;industrie demeure le principe, et l&rsquo;interdiction, l&rsquo;exception.</strong></pre>  <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000053430173?init=true&amp;page=1&amp;query=23-20.245&amp;searchField=ALL&amp;tab_selection=all"  target="_blank">Cour de cassation, chambre commerciale, financi&egrave;re et &eacute;conomique, 28 janvier 2026, n&deg; 23-20.245</a><br />  <br />  La soci&eacute;t&eacute; Optima Concept avait con&ccedil;u un syst&egrave;me &eacute;lectronique de pulv&eacute;risation agricole reposant sur un bo&icirc;tier ma&icirc;tre (OC 800 ou REB 3), auquel pouvaient &ecirc;tre raccord&eacute;s divers dispositifs de guidage GPS. Les soci&eacute;t&eacute;s GPS g&eacute;omatique agricole (2GA) et Innov GPS, dirig&eacute;es par M. [U], avaient d&eacute;velopp&eacute; et commercialis&eacute; une interface permettant de relier leurs propres syst&egrave;mes GPS au bo&icirc;tier d&rsquo;Optima Concept.<br />  <br />  Estimant que ces interfaces n&rsquo;&eacute;taient ni conformes &agrave; la r&eacute;glementation applicable ni loyalement commercialis&eacute;es, Optima Concept assigne ses concurrents pour concurrence d&eacute;loyale.<br />  <br />  La cour d&rsquo;appel de Douai leur fait interdiction, sous astreinte, de vendre toute interface permettant de relier un syst&egrave;me GPS aux bo&icirc;tiers OC 800 ou REB 3.<br />  <br />  La Cour de cassation censure cette interdiction dans son principe.<br />  &nbsp;  <ul>  	<li><strong>Lire l&#39;article d&#39;Olivier Vibert en entier :&nbsp;<a href="https://www.kbestan.fr/concurrence-deloyale-le-juge-ne-peut-interdire-une-activite-au-dela-des-seuls-comportements-fautifs/"  target="_blank">Concurrence d&eacute;loyale : le juge ne peut interdire une activit&eacute; au-del&agrave; des seuls comportements fautifs</a></strong></li>  </ul>  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Thu, 12 Feb 2026 07:02:56 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Concurrence]]></category>
                        <azkocmscategoryid>8200</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[VIBERT Olivier]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[VIBERT Olivier]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Concurrence déloyale : le juge ne peut interdire une activité au-delà des seuls comportements fautifs]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Même en présence d’actes de concurrence déloyale caractérisés, le juge ne peut prononcer une interdiction générale d’exercer une activité. La sanction doit être strictement proportionnée et limitée aux comportements déloyaux ou parasitaires établis. ]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/concurrence-deloyale-698c591d7247e.jpg">
                <media:title>Concurrence déloyale : le juge ne peut interdire une activité au-delà des seuls comportements fautifs</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Concurrence déloyale]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Concurrence déloyale]]></azkocmsimgtitle>
            <azkocmsimgcopyright><![CDATA[]]></azkocmsimgcopyright>
                        
        </item>
                <item>
            <title><![CDATA[Le lien de causalité en matière d’homicide involontaire « L’indirectitude » : néologisme barbare d’une époque de relations complexes]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/homicide-involontaire-lien-causalite-43609.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[<pre>  <strong>On conna&icirc;t les distinctions subtiles de l&rsquo;article 121-3 du Code p&eacute;nal relatives &agrave; l&rsquo;articulation des infractions p&eacute;nales non intentionnelles, selon que celles-ci sont reproch&eacute;es &agrave; des personnes physiques ou morales, et typiquement, en mati&egrave;re de droit p&eacute;nal du travail, dans des situations toujours tragiques, souvent r&eacute;voltantes, mais rarement simplistes, que constituent les homicides involontaires.</strong></pre>  On sait qu&rsquo;en fonction de la nature du lien de causalit&eacute;, que celui-ci soit direct ou indirect, la<strong> faute d&rsquo;imprudence</strong> exig&eacute;e pour constituer l&rsquo;infraction change de r&eacute;gime ou d&rsquo;intensit&eacute;, selon une vari&eacute;t&eacute; de raisonnements laissant une grande place aux arguments.<br />  <br />  Cette relation comprend encore d&rsquo;importantes modifications selon qu&rsquo;elle doit s&rsquo;appliquer &agrave; une personne morale ou &agrave; une personne physique, et l&rsquo;on ajoutera encore, pour cette mati&egrave;re pr&eacute;cise, qu&rsquo;elle trouvera encore diverses manifestations s&rsquo;agissant de la question d&eacute;licate des liens entre les entreprises utilisatrices et les entreprises ext&eacute;rieures, voire dans une cha&icirc;ne complexe d&rsquo;intervenants professionnels ind&eacute;pendants.<br />  <br />  Les cons&eacute;quences, pour l&rsquo;appr&eacute;ciation de la faute, de la qualification du lien de causalit&eacute;, ne doivent pas pour autant dissimuler la premi&egrave;re de ses exigences constitutives : sa certitude &ndash; et donc la &laquo; certitude de l&rsquo;indirecte cause &raquo;, ce qui n&eacute;cessitera, on s&rsquo;en excuse, l&rsquo;affreux n&eacute;ologisme ci-dessus.<br />  <br />  Dans un jugement d&eacute;finitif du 1er d&eacute;cembre 2025, le Tribunal correctionnel de MARSEILLE a ainsi rendu une tr&egrave;s l&eacute;gitime d&eacute;cision de relaxe int&eacute;grale &agrave; l&rsquo;&eacute;gard d&rsquo;une SCI propri&eacute;taire de locaux industriels, lou&eacute;s &agrave; un tiers, mais pour lesquels elle avait contract&eacute; avec une soci&eacute;t&eacute; de b&acirc;timent l&rsquo;ex&eacute;cution de travaux de r&eacute;fection notamment en hauteur.<br />  <br />  Le <strong>d&eacute;c&egrave;s accidentel de l&rsquo;employ&eacute; d&rsquo;un sous-traitant, chutant &agrave; travers un toit d&eacute;j&agrave; fragile et d&eacute;muni des &eacute;quipements de s&eacute;curit&eacute; qui lui auraient sans doute sauv&eacute; la vie, avait entra&icirc;n&eacute; sa mise en cause p&eacute;nale</strong>.<br />  <br />  Si les autres intervenants &agrave; cette op&eacute;ration de construction ont &eacute;t&eacute; p&eacute;nalement condamn&eacute;s, le Tribunal correctionnel, pour <strong>le propri&eacute;taire</strong>, a tr&egrave;s justement retenu, <strong>trois circonstances pour le relaxer</strong>.<br />  <br />  D&rsquo;une part que <strong>celui-ci n&rsquo;&eacute;tait absolument pas tenu aux nombreuses obligations d&rsquo;un employeur ou d&rsquo;une entreprise utilisatrice et relatifs &agrave; la s&eacute;curit&eacute; des travailleurs</strong>.<br />  <br />  Il &eacute;tait &eacute;galement relev&eacute; que m&ecirc;me &agrave; supposer le contraire, <strong>le contractant principal n&rsquo;ayant pas inform&eacute; le propri&eacute;taire de l&rsquo;existence d&rsquo;un sous-traitant</strong>, il ne pouvait pas &ecirc;tre reproch&eacute; au premier d&rsquo;avoir mal ex&eacute;cut&eacute; une quelconque obligation qui l&rsquo;aurait tenu au second.&nbsp;<br />  <br />  Enfin, il appara&icirc;t &eacute;galement que<strong> les &eacute;quipements de protection qui auraient sans doute sauv&eacute; la vie de ce travailleur &eacute;taient pr&eacute;sents sur le chantier, mais que l&rsquo;employeur direct du salari&eacute; d&eacute;c&eacute;d&eacute; n&rsquo;avait pas pris le soin de les lui pr&eacute;senter et de lui en expliquer le fonctionnement</strong>.<br />  <br />  Partant, il ne saurait &ecirc;tre non plus reproch&eacute; &agrave; un propri&eacute;taire ayant sign&eacute; un devis comportant des dispositions relativement pr&eacute;cises et en tout &eacute;tat de cause concr&egrave;tement respect&eacute;es concernant la fourniture d&rsquo;un &eacute;quipement de s&eacute;curit&eacute;, d&rsquo;avoir commis une faute d&rsquo;imprudence en ne s&rsquo;assurant pas que le b&eacute;n&eacute;ficiaire final de cet &eacute;quipement (dont l&rsquo;existence ne lui avait jamais &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;e) s&rsquo;en servirait sur place le jour venu&hellip;<br />  <br />  La jurisprudence de la Chambre criminelle semble en effet s&rsquo;attacher, en pleine conformit&eacute; avec le texte d&rsquo;incrimination, &agrave; la n&eacute;cessit&eacute; de caract&eacute;risation accrue du <strong>caract&egrave;re certain du lien de causalit&eacute;, m&ecirc;me indirect</strong>.<br />  <br />  Dans notre esp&egrave;ce, m&ecirc;me si un certain nombre d&rsquo;obligations avaient &eacute;t&eacute; respect&eacute;es par le propri&eacute;taire, au vu des circonstances et des raisons, imputables &agrave; d&rsquo;autres, pour lesquelles ces &eacute;quipements de protection n&rsquo;avaient pas &eacute;t&eacute; utilis&eacute;s, le d&eacute;c&egrave;s de la victime serait tout de m&ecirc;me intervenu, mani&egrave;re d&rsquo;indiquer que le caract&egrave;re indirect du lien de causalit&eacute; entre la faute (l&rsquo;absence de plan de pr&eacute;vention et de visite des lieux) et le dommage (la chute) ne dispense pas de devoir rechercher son caract&egrave;re certain (m&ecirc;me si plan de pr&eacute;vention et visite des lieux avaient &eacute;t&eacute; r&eacute;unis, la chute n&rsquo;aurait pas &eacute;t&eacute; emp&ecirc;ch&eacute;e).<br />  <br />  Cette analyse ne peut qu&rsquo;&ecirc;tre salu&eacute;e, constituant aujourd&rsquo;hui le principal axe de d&eacute;fense des personnes morales poursuivies &agrave; ce titre.<br />  <br />  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Wed, 11 Feb 2026 10:37:24 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Procédure pénale]]></category>
                        <azkocmscategoryid>17610</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[ZECCHINI Pascal]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[ZECCHINI Pascal]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Le lien de causalité en matière d’homicide involontaire « L’indirectitude » : néologisme barbare d’une époque de relations complexes]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[La jurisprudence de la Chambre criminelle semble en effet s’attacher, en pleine conformité avec le texte d’incrimination, à la nécessité de caractérisation accrue du caractère certain du lien de causalité, même indirect.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
                        <media:content medium="image" url="https://www.eurojuris.fr/medias/org-224/shared/lien-de-causalite-homicide-involontaire.jpg">
                <media:title>Le lien de causalité en matière d’homicide involontaire « L’indirectitude » : néologisme barbare d’une époque de relations complexes</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Lien de causalité homicide involontaire]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Lien de causalité homicide involontaire]]></azkocmsimgtitle>
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            <title><![CDATA[Travaux sur existants et ouvrage]]></title>
            <link><![CDATA[https://www.eurojuris.fr/articles/travaux-sur-existants-ouvrage-43608.htm]]></link>
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            <description><![CDATA[<a href="https://www.courdecassation.fr/decision/6971c9dccdc6046d47351377"  target="_blank">Cass, 3&egrave;me civ, 22 janvier 2026, n&deg;24-12.809</a>  <pre>  <strong>Le sujet de la qualification d&rsquo;ouvrage au regard des dispositions de l&rsquo;article 1792 du code civil est tout &agrave; fait essentiel, au m&ecirc;me titre que celui de la r&eacute;ception, pour d&eacute;terminer l&rsquo;application ou non de la responsabilit&eacute; d&eacute;cennale des constructeurs.</strong></pre>  Or, les<strong> travaux de r&eacute;novation</strong> qui sont par nature <strong>r&eacute;alis&eacute;s sur des existants ne constituent pas n&eacute;cessairement des ouvrages</strong>.<br />  <br />  Afin de r&eacute;soudre ce litige de fronti&egrave;re, il convient de proc&eacute;der &agrave; l&rsquo;analyse de la jurisprudence qui a d&eacute;fini un certain nombre de crit&egrave;res tenant essentiellement &agrave; l&rsquo;ampleur, &agrave; la nature et &agrave; la finalit&eacute; des travaux qui sont r&eacute;alis&eacute;s.<br />  <br />  La Cour de cassation s&rsquo;attache &agrave; v&eacute;rifier que les juges d&rsquo;appel ont bien proc&eacute;d&eacute; &agrave; cette v&eacute;rification, la qualification d&rsquo;ouvrage reposant alors sur une analyse tr&egrave;s concr&egrave;te des travaux r&eacute;alis&eacute;s (Cass, 3&egrave;me civ, 20 avril 2017, n&deg;16-13.259 ; Cass, 3&egrave;me civ, 22 janvier 2026, n&deg;24-12.809).<br />  &nbsp;  <ul>  	<li><strong>Lire l&#39;article complet de Ludovic GAUVIN&nbsp;<a href="https://www.antarius-avocats.com/travaux-sur-existants-et-ouvrage/"  target="_blank">Travaux sur existants et ouvrage</a></strong></li>  </ul>  <br />  <em>Cet article n&#39;engage que son auteur.</em>]]></description>
            <pubDate>Wed, 11 Feb 2026 06:58:57 GMT</pubDate>
                        <category><![CDATA[Construction]]></category>
                        <azkocmscategoryid>5000</azkocmscategoryid>
                        <author><![CDATA[GAUVIN Ludovic]]></author>
                        <azkocmsauthor>
                <nom><![CDATA[GAUVIN Ludovic]]></nom>
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                        <azkocmsmetatitle><![CDATA[Travaux sur existants et ouvrage]]></azkocmsmetatitle>
            <azkocmsmetadescription><![CDATA[Le sujet de la qualification d’ouvrage au regard des dispositions de l’article 1792 du code civil est tout à fait essentiel, au même titre que celui de la réception, pour déterminer l’application ou non de la responsabilité décennale des constructeurs.]]></azkocmsmetadescription>
            <azkocmsmetakeywords><![CDATA[]]></azkocmsmetakeywords>
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                <media:title>Travaux sur existants et ouvrage</media:title>
            </media:content>
            <azkocmsimgalt><![CDATA[Travaux sur existant et ouvrage]]></azkocmsimgalt>
            <azkocmsimgtitle><![CDATA[Travaux sur existant et ouvrage]]></azkocmsimgtitle>
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