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Pas de bail commercial sur le domaine public

Publié le : 24/01/2020 24 janvier Janv. 2020
Collectivités / Urbanisme / Ouvrages et travaux publics/Construction
Bail commercial Il est parfois bon de répéter les évidences, et c'est ce qu'a fait il y a quelques mois maintenant la Cour de cassation dans sa troisième chambre civile. Par sa décision n°16-19.187 du 13 septem...

La modernisation des marchés publics : l'augmentation du seuil

Publié le : 13/02/2020 13 février Fév. 2020
Collectivités / Marchés publics / Procédure de passation
Marchés publics Dans un décret du 13 décembre 2019 qui est entré en vigueur au 1er janvier, le seuil de dispense de procédure pour la passation des marchés publics a été relevé à 40 000 € hors-taxes. C'est une...

La relation gratuite entre communes et communautés de communes

Publié le : 13/02/2020 13 février Fév. 2020
Collectivités / Finances locales / Droit public économique
Fiscalité publique L'intercommunalité, ça n'est pas nouveau, est en plein essor et ce développement pose un certain nombre de questions quant à la mise à disposition des biens immobiliers appartenant aux communes p...

La protection de l’environnement, patrimoine commun des êtres humains, est un objectif de valeur constitutionnelle

Publié le : 11/02/2020 11 février Fév. 2020
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Collectivités / Environnement / Environnement
Protection environnement   Le 7 novembre 2019, le Conseil d’Etat a saisi le Conseil Constitutionnel d’une question prioritaire de constitutionnalité. La question était de savoir si l’interdiction de la production,...

Port d'une barbe par un agent public : élément insuffisant pour caractériser la manifestation de convictions religieuses

Publié le : 14/02/2020 14 février Fév. 2020
Collectivités / Services publics / Fonction publique / Personnel administratif
signe religieux agent public Le seul fait pour un agent public de porter une barbe et de refuser de la tailler malgré sa taille ne suffit pas à caractériser la manifestation de convictions religieuses. Le directeur d’un cen...

La CJUE renforce sensiblement les droits des passagers victimes de vols retardés

Publié le : 29/10/2019 29 octobre Oct. 2019
Particuliers / Consommation / Contrats de vente / Prêts
Collectivités / International / Droit Européen / Droit communautaire
Vol Aux termes d’une décision rendue le 11 juillet 2019, la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) a renforcé les droits des passagers à être indemnisés en cas de vols retardés. La Cour a en...

Engagement de la responsabilité déontologique d’un praticien hospitalier et faute dans l’organisation du service

Publié le : 10/02/2020 10 février Fév. 2020
Particuliers / Santé / Responsabilité médicale
Collectivités / Contentieux / Responsabilité administrative
Prise en charge hôpital L’article R. 4127-1 du code de la santé publique, dispose que : « Les dispositions du présent code de déontologie s'imposent aux médecins inscrits au tableau de l'ordre, à tout médecin exécutant u...
Prime pouvoir d'achat - Crédit photo : © Richard Villalon - Fotolia.com
Crédit photo : © Richard Villalon - Fotolia.com

Prime exceptionnelle de fin d'année : Pour qui ? Selon quelles modalités ?

Publié le : 06/02/2019 06 février Fév. 2019
Face aux revendications des gilets jaunes courant décembre 2018, le Président de la République a fait une série d’annonces le 10 décembre dernier, parmi lesquelles figure la « prime exceptionnelle de pouvoir d’achat ».
Avec des contours au départ un peu flous, le Premier Ministre est venu apporter des précisions aux Parlementaires et un projet de loi portant mesures d’urgences économiques et sociales en sa forme de procédure accélérée a été enregistré à la Présidence de l’Assemblée Nationale le 19 décembre 2018.
 
L’objectif du gouvernement est d’apporter des premières réponses rapides, concrètes et visibles aux mouvements sociaux actuels, et peut devenir un outil pour les employeurs permettant une optimisation en cette fin d’année, ou un élément de motivation des salariés pour le début de l’année prochaine.
 
L’article 1er vient définir les modalités de versement de cette prime exceptionnelle.

A qui verser la prime ?  

Il s’agit d’une possibilité pour les employeurs de verser cette prime, à leurs salariés dont la rémunération est inférieure à 3 fois le SMIC pour un an sur la base de la durée légale du travail, soit 53 944,80 euros.
 
Il est également précisé que l’employeur peut par ailleurs verser, à moins que des dispositions conventionnelles ne viennent s’y opposer, cette prime à une partie seulement des salariés dont la rémunération est inférieure à ce plafond.
 
Pour en bénéficier, le salarié doit être lié par un contrat de travail au 31 décembre 2018 ou à la date de versement si celle-ci est antérieure.
 
Il est ensuite précisé que dans le but d’équité de cette mesure pour tous les salariés d’un même employeur, le montant de la prime ne pourra être proratisé qu’en proportion du niveau de rémunération, de la durée de travail, ou de la durée de présence dans l’entreprise au cours de l’année 2018, de la quotité de travail et de la classification.
 
Elle ne peut pas être proratisée au sein d’une même entreprise en fonction de l’ancienneté.
 

Quel est le montant de la prime ?  

Cette prime, sera exonérée d’impôt sur le revenu, de cotisations et contributions d’origine légale ou conventionnelle (dont CSG-CRDS), et de toutes autres cotisations et contributions dues, dans la limite  de 1 000 euros.
 
Le montant de la prime est libre.

Doit-on verser la même prime à tous les salariés ?  

La loi autorise à moduler le niveau de la prime entre les salariés en fonction de certains critères (la rémunération, le niveau de qualification, la classification, …).
 
Toutefois, aucun critère ne peut conduire à une allocation discriminatoire de la prime entre les salariés.
 
En outre, le seul critère autorisé pour exclure une partie des salariés est la détermination d’un plafond de rémunération.

Comment apprécier le plafond des 3 SMIC ?  

L’exonération défiscalisée et exonérée de charges sociales n’est applicable que pour les primes exceptionnelles versées aux salariés ayant perçu en 2018 une rémunération inférieure à trois fois la valeur annuelle du Smic brut calculée pour un an sur la base de la durée légale.
 
Autrement dit, seuls les salariés dont la rémunération 2018 est inférieure à 53 944,80 € brut ouvrent droit aux exonérations, la formule de calcul étant 3 × 1820 heures × 9,88 €.
 
L’employeur peut, uniquement par un accord depuis le 1er février 2019, fixer un autre plafond limitant le champ des bénéficiaires.
 
Ce plafond est nécessairement inférieur à 53 944,80 € brut pour pouvoir bénéficier de l’exonération.
 
Il peut, par exemple, être égal à une ou deux fois la valeur annuelle du Smic brut calculée pour un an sur la base de la durée légale.
 
Le plafond ne peut faire l’objet d’aucune majoration quel que soit le motif invoqué.

Comment apprécier le plafond des 3 SMIC pour un salarié à temps partiel ?  

La loi ne prévoit de calcul via une proratisation pour apprécier le plafond pour les salariés travaillant à temps partiel.
 
Néanmoins, selon les indications données par l’URSSAF, la rémunération inférieure à 3 fois le Smic pour un an implique une proratisation du Smic pour les salariés à temps partiel.
 
Cette solution parait au demeurant être la plus logique et la plus juste.

Comment apprécier le plafond des 3 SMIC pour un salarié malade une partie de l’année ?  

Ni la loi ni l’instruction n’ont apporté de précisions à ce sujet.
 
Seule l’URSSAF s’est positionnée sur le sujet.
 
La loi précise que le plafond de 3 smic annuel correspond à trois fois la valeur annuelle du salaire minimum de croissance calculée pour un an sur la base de la durée légale du travail.
  
Alors que le texte ne le précise pas, sur le site de l’Urssaf, il est précisé que « La rémunération inférieure à 3 fois le Smic pour un an sur la base de la durée annuelle implique une proratisation du Smic, notamment pour les salariés à temps partiel ».
 
Aussi, par analogie, il semble opportun, de proratiser le salaire pour les salarié en arrêt maladie, afin de vérifier si le salarié est éligible ou non à cette prime en contrôlant le taux horaire.

Quand verser cette prime ?  

Il n’est pas obligatoire que cette prime soit versée avant la fin de l’année, un calendrier a été prévu par le projet de loi et le versement de la prime doit intervenir entre le 11 décembre 2018 et le 31 mars 2019.
 
Concernant la mise en œuvre pratique, un accord d’entreprise peut prévoir la mise en place de cette prime exceptionnelle, mais elle peut également être prévue par une décision unilatérale de l’employeur à condition qu’elle intervienne avant le 31 janvier 2019.
 
Attention ! Le versement de la prime constitue une mesure ciblée de pouvoir d’achat et ne doit en aucun cas se substituer à un élément de rémunération.
 
Il n’est donc pas envisagé de transformer une prime habituelle de fin d’année en prime de pouvoir d’achat pour espérer échapper aux cotisations sociales.

Exemple  

A titre d’exemple, une entreprise peut décider d’une prime exceptionnelle à ses salariés gagnant moins de 40 000 € annuels et de faire varier cette prime en fonction du salaire annuel brut.
 
Les montants peuvent être répartis de la manière suivante :
- 750 € pour les salariés percevant moins de 20 000 € annuels,
- 500 € pour ceux percevant entre 20 000 et 30 000 €,
- 250 € pour ceux gagnant entre 30 000 et 40 000 € annuels.
 
Il peut ainsi être intéressant pour les entreprises de s’emparer de cet outil ponctuel et défiscalisé pour envoyer un signal de dialogue social à ses salariés et ainsi de démarrer l’année 2019 d’un pied neuf !

Cet article n'engage que son auteur.
 

Auteur

BACHELET Mathilde
Avocat Collaborateur
DU PARC - CURTIL et Associés
DIJON (21)
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