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Mort numérique : que deviennent les données d'une personne sur les réseaux sociaux après son décès ?

Publié le : 30/11/2020 30 novembre nov. 11 2020
Particuliers / Famille / Successions
Thème d’un épisode de la série d’anticipation BLACK-MIROR, le devenir des profils sociaux au décès de leur utilisateur est une problématique contemporaine. Au regard des nombreuses activations automatiques (rappel d’anniversaire, notifications, « invitation », etc. …), le fait qu’un compte surv...

Le Tour d’échelle, ou comment pénétrer chez son voisin pour effectuer des travaux chez soi ? 

Publié le : 22/12/2020 22 décembre déc. 12 2020
Particuliers / Patrimoine / Copropriété
On entend régulièrement parler du droit ou de la servitude de tour d’échelle. De quoi s’agit-il ? C'est la construction juridique qui autorise le voisin à pénétrer sur son fond (chez soi), lorsque par exemple, cela est indispensable pour réparer un mur privatif construit à la limite de prop...

Confinement et télétravail pour les salariés : obligatoire ou facultatif ? Que risquent les entreprises ?

Publié le : 09/11/2020 09 novembre nov. 11 2020
Particuliers / Emploi / Contrat de travail
Entreprises / Ressources humaines / Contrat de travail
Coronavirus
La Ministre du Travail souhaite que le télétravail « ne soit pas facultatif ». Les entreprises, qui font venir leurs salariés, risquent-elles d’être vraiment sanctionnées, comme le laisse entendre le gouvernement ? Aucune loi ou ordonnance, aucun décret ou arrêté ne permet actuellement à l'...

Tests Covid-19 et contrôles sanitaires aériens : quelles obligations doit-t-on remplir avant de voyager ?

Publié le : 04/01/2021 04 janvier janv. 01 2021
Particuliers / Consommation / Distribution
Coronavirus
Devant la nouvelle propagation de l’épidémie de covid-19, l’état d’urgence sanitaire a de nouveau été déclaré depuis le samedi 17 octobre 2020 à 0 heure sur l’ensemble du territoire de la République suivant l’article 1er du décret n° 2020-1257 du 14 octobre 2020. Suite au déclenchement de l’ét...

Manquement à l’obligation d’information : pas d’indemnisation en l’absence de perte de chance résultant de l’inexistence d’alternatives thérapeutiques

Publié le : 05/01/2021 05 janvier janv. 01 2021
Particuliers / Santé / Responsabilité médicale
Collectivités / Contentieux / Responsabilité administrative
CE, Section, 20 novembre 2020, n° 419778 L’article L. 1111-2 du Code de la santé publique prévoit que : « Toute personne a le droit d'être informée sur son état de santé. Cette information porte sur les différentes investigations, traitements ou actions de prévention qui sont proposés, leu...

Réflexions d’un Avocat devenant Médiateur - Quels sont les avantages de recourir à une médiation ?

Publié le : 11/01/2021 11 janvier janv. 01 2021
Particuliers / Pénal / Procédure pénale / Procédure civile
Entreprises / Contentieux / Justice commerciale
Un Avocat est un Auxiliaire de justice dont la mission consiste à assister et à représenter en justice une personne qui se présente à lui et à défendre ses intérêts devant les différentes juridictions. Avocat depuis quinze ans, le Conflit est mon quotidien. C’est un paradoxe d’affirmer que d...
Arbitrage

Mon contrat contient une clause d’arbitrage : Dois-je paniquer ?

Publié le : 08/12/2020 08 décembre déc. 12 2020

Un contrat vous lie à un tiers, avec lequel un litige survient. En étudiant ce contrat, vous vous apercevez qu’il comporte dans les dernières pages une clause compromissoire. Il s’agit de la clause par laquelle les parties conviennent, en cas de survenance d’un contentieux, de régler le litige par la voie de l’arbitrage, alternative à la saisine des juridictions publiques. Le ou les arbitres sont donc choisis, indépendants, et ils tranchent le litige. Bien souvent, les parties ne portent pas leur attention au moment de la conclusion du contrat sur ces clauses dites « de litiges ». Et ce n’est que le moment venu qu’elles les découvrent. 

Pour autant, la présence de cette clause est-elle une mauvaise nouvelle ? Pas forcément.

Tout d’abord, il conviendra de se demander si cette clause est opposable :

Pour être valide, elle doit être rédigée de manière claire et permettre de savoir quelle a été la volonté réelle des parties. En effet, certaines clauses sont rédigées de manière tellement imprécise que l’on peut se demander si le rédacteur a voulu mettre en place une procédure d’arbitrage, ou de conciliation ou de médiation, qui sont des processus très différents.

De la même manière, un arbitrage ne sera pas possible si le conflit touche à une question de droit d’ordre public. En revanche, il n’est pas interdit de mettre en place un arbitrage entre un professionnel et un particulier. Il faut juste savoir que ce dernier pourra refuser de s’y soumettre.

Si la clause est valide, la juridiction publique qui serait éventuellement saisie par l’une des parties devra se déclarer incompétente. Donc, dans bon nombre de cas, on ne pourra pas la contourner.

Pour autant, il s’agit peut-être d’une opportunité et il ne faut pas laisser les préjugés prendre le dessus.

En effet, l’arbitrage présente les avantages de la confidentialité, de la rapidité et de permettre de s’adjoindre les services d’un arbitre spécialisé. Il est recommandé dans bon nombre de secteurs, et l’accélération des échanges économiques plaide incontestablement pour cette institution ancienne en pleine révolution.

Reste que l’argument souvent opposé est celui du coût, puisqu’à la différence de la juridiction étatique, le ou les arbitres sont rémunérés.

Toutefois, la marge de manœuvre des parties sera différente en fonction du contenu de la clause compromissoire. Celle-ci peut être extrêmement détaillée. Elle peut même prévoir des seuils de déclenchement en fonction du montant du litige. Elle peut également prévoir les modalités de désignation des arbitres. Souvent, chacune des parties désignera un arbitre, et les deux arbitres désigneront un troisième, chargé de présider l’instance. 

La clause peut également faire référence à une institution d’arbitrage, c’est-à-dire un centre, doté d’un règlement d’arbitrage, qui va être chargé d’organiser l’instance arbitrale, et notamment de proposer des arbitres. Aujourd’hui elles disposent en outre souvent de grilles tarifaires permettant d’anticiper le coût. Cependant, les institutions spécialisées traitent souvent de litiges avec des enjeux très importants (ce qui leur fait honneur), mais avec un coût d’arbitrage nécessairement proportionnel.

Si la clause ne fait pas référence à une institution d’arbitrage précise, les parties restent libres, soit de se rapprocher de tel ou tel centre, soit d’organiser librement le tribunal arbitral. On parle alors d’arbitrage « ad hoc », ce qui suppose, en l’absence de support logistique et administratif, que le ou les arbitres désignés (il peut s’agir d’un arbitre unique) soi(en)t relativement aguerri(s) en la matière, ou au moins que les conseils des parties le soient.

Pour autant, l’organisation de l’arbitrage pourra alors souffrir d’une inertie logistique qui nuira à l’exigence de rapidité initiale, la sentence devant être rendue dans un délai de six mois à compter du compromis d’arbitrage.

On note depuis quelques mois un intérêt croissant des acteurs de l’arbitrage pour la digitalisation (voir un article récent sur le sujet). Il est vrai que la souplesse de la procédure permet d’établir des conventions dans lesquels les parties acceptent de recourir à des moyens dématérialisés et modernes, comme l’utilisation d’espaces partagés ou la visioconférence, permettant de s’affranchir des contraintes logistiques et d’éloignement, même lorsqu’il y a plus de deux parties (voir la page dédiée du cabinet de l’auteur du présent article).

Pour aller plus loin, on voit aujourd’hui émerger de véritables plates-formes ayant largement automatisé le circuit de constitution du tribunal arbitral, puis l’instruction, sans aucune concession à la déontologie, mais pour une meilleure efficience et en faisant baisser le coût de manière drastique.

Tel est le cas par exemple de la plate-forme madecision.com mise en place par le réseau Eurojuris France qui permet de disposer d’un panel très large d’arbitres. Cette initiative a été saluée par la presse professionnelle comme Forbes France ou  B Smart et par les experts de l’innovation légale (voir la vidéo de test réalisée par Arthur Sauzé). On précisera que l’émergence de telles solutions est accompagnée par les pouvoirs publics avec la mise en place imminente d’un système de certification.

À cet égard, les rédacteurs des clauses pourront prévoir la référence à de telles plates-formes. Mais à défaut, les parties peuvent tout à fait convenir d’y avoir recours a posteriori, car elles peuvent au moins s’accorder sur l’intérêt commun d’obtenir une décision rapide, pertinente et confidentielle.

L’argument lié au coût ne sera alors plus un prétexte pour que les praticiens se saisissent d’une alternative permettant de répondre à un double besoin de confidentialité et de rapidité souvent exigées par les clients, notamment les entreprises.

L’arbitrage interne (par opposition à l’arbitrage international) est régi par les articles 1442 et suivants du Code de procédure civile. Il est vivement conseillé aux parties de se faire assister par un conseil, qui maîtrisera la procédure, et construira une argumentation juridique cohérente.


Cet article n'engage que son auteur.
 

Auteur

ENGLISH Benjamin
Avocat Associé
AVRIL&MARION, Avril&Marion
SAINT-BRIEUC (22)
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Historique

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