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Finances locales

Le droit public économique est fortement lié aux impératifs économiques et aux théories fluctuantes de l'interventionnisme économique de l'Etat. L'étendue de ce droit dépend finalement de la sphère d'intervention de l'Etat dans l'économie, de ses modes d'action et de son rôle.

Les finances locales concernent le budget des collectivités locales.
Les principales sources des finances locales sont les impôts locaux, les subventions de l’Etat, les emprunts, les recettes provenant des services locaux.

Les Chambres régionales des comptes sont chargées de fixer les règles et d’exercer un contrôle sur les finances locales, après que le plus souvent le Préfet a examiné les documents budgétaires que doivent lui transmettre les autorités locales.

L’avocat en droit public économique intervient notamment en cas de contentieux financier devant les Chambres Régionales des Comptes,

Face à l’imbrication croissante des partenariats publics-privés et à la complexité accrue des règles juridiques qui les encadrent, le rôle de l’avocat spécialisé en droit public économique est d’autant plus important.
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Vous retrouverez dans notre rubrique Finances locales les thèmes suivants :
Fiscalité / Gestion de fait / Chambre des comptes
Droit public économique

Cette rubrique traite donc entre autre de tout ce qui touche aux subventions, aux taxes, à l’administration fiscale, aux aides des collectivités aux entreprises, à la Chambre des comptes…
 

Les forces et faiblesses économiques des intercommunalités

Publié le : 28/05/2019 28 mai Mai 2019
Collectivités / Finances locales / Droit public économique
L'assemblée des communautés de France, association regroupant l'immense majorité des intercommunalités, publie de manière très régulière un certain nombre de rapports et de statistiques aussi intéressantes qu'utiles. Dans sa dernière livraison, elle vient de publier deux notes d'une série qui...

Les détournements de fonds par un tiers au détriment de l'entreprise sont-ils toujours déductibles ?

Publié le : 06/08/2019 06 août Août 2019
Collectivités / Finances locales / Fiscalité/ Gestion de fait/ Chambre des Comptes
Le Conseil d’Etat dans un arrêt du 12 avril 2019 précise qu’en cas de détournements de fonds commis par des tiers au détriment d'une société, les pertes qui en résultent sont déductibles des résultats de la société même s’ils résultent de carences dans l'organisation de la société.   Quels...
Le patrimoine des collectivités : pas de droit à l'image !

Le patrimoine des collectivités : pas de droit à l'image !

Publié le : 12/07/2018 12 juillet Juil. 2018
Dans une décision extrêmement intéressante rendue le 13 avril 2018 par le conseil d'État dans un arrêt d'assemblée (n°397047) la haute juridiction est venue statuer sur le devenir des images d'un établissement public.

Plus particulièrement, le conseil d'État est venu dire ce qu'il en était de la préservation d'images d'un établissement public, dès lors qu'une société privée entend les utiliser à des fins commerciales.

Les questions autour du patrimoine des collectivités en ce qui concerne notamment la protection de leurs noms est une problématique extrêmement actuelle.

La question de la gestion des images de biens appartenant à la collectivité l’est tout autant.

L'établissement public du domaine national de Chambord pouvait-il demander à la société Kronenbourg une redevance pour l'utilisation d'images du château dans des campagnes publicitaires ?

Il était donc évidemment question de la propriété de ces mêmes images.

Le conseil d'État, de la même façon que l'avait fait le tribunal administratif d'Orléans et la cour administrative d'appel de Nantes est venu clairement exclure les images des biens du domaine public et même plus généralement de l'application du code général de la propriété des personnes publiques.

Son raisonnement est assez logique puisqu'il tient à l'absence de propriété.

Le conseil d'État rappelle que l'image des biens publics n'est pas au nombre des biens et droits mentionnés à l'article L1 du code général de la propriété des personnes publiques.

Le conseil d'État va ainsi très loin en indiquant purement et simplement qu'il ne s'agit pas d'un droit patrimonial.

Il ne s'agit pas de propriété publique.

Les collectivités et établissements publics, dans la logique de valorisation de leur domaine qui leur est expressément demandée par le code général de la propriété des personnes publiques dans sa version applicable depuis un peu plus d'un an, sont très limitées à cet égard par cette décision.

Chacun peut en effet librement utiliser l'image d'un bien public, monuments historiques, patrimoine historique, éléments remarquables… pour en faire un usage commercial.

Il s'agit là d'une utilisation commerciale, totalement libre et consentie à titre gratuit pour les images des biens publics.

La décision conduit même à considérer qu'il n'y a pas de pouvoir dévolu à l'administration pour s'opposer à l'utilisation des images du domaine public.

Une limite existe cependant, issue de l'adoption de la loi n° 2016-925 du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine du 7 juillet 2016.

Dans l'article L621 – 42 du code du patrimoine, le législateur a désormais habilité les gestionnaires des domaines nationaux identifiés dans le Décret n° 2017-720 du 2 mai 2017 fixant la liste et le périmètre de domaines nationaux à conditionner à l'obtention d'une autorisation, l'utilisation à des fins commerciales de l'image de ces immeubles.                                                                                                                                                          
Cet article est le suivant :

« L'utilisation à des fins commerciales de l'image des immeubles qui constituent les domaines nationaux, sur tout support, est soumise à l'autorisation préalable du gestionnaire de la partie concernée du domaine national. Cette autorisation peut prendre la forme d'un acte unilatéral ou d'un contrat, assorti ou non de conditions financières.

La redevance tient compte des avantages de toute nature procurés au titulaire de l'autorisation.
L'autorisation mentionnée au premier alinéa n'est pas requise lorsque l'image est utilisée dans le cadre de l'exercice de missions de service public ou à des fins culturelles, artistiques, pédagogiques, d'enseignement, de recherche, d'information et d'illustration de l'actualité.
Un décret en Conseil d'Etat définit les modalités d'application du présent article. »

Ainsi, il y a là une possibilité pour les domaines nationaux identifiés par décret, de limiter l'utilisation des images et, en tout état de cause, de favoriser leur utilisation à titre onéreux.
Mais en ce qui concerne tous les autres biens publics, le principe est donc clairement posé par le conseil d'État d'une liberté totale d'utilisation sauf à porter préjudice à la collectivité par l'utilisation desdites image, ce qui relève alors d'un autre débat.

Cette logique patrimoniale des collectivités, essentielle désormais, est à mettre en corrélation avec la réflexion que j'avais pu mener sur la protection du nom des collectivités.

C'est bien une logique patrimoniale qu'il faut accompagner désormais, par une connaissance précise des biens de toute nature dont la collectivité est propriétaire, mais également, et de manière générale, par la protection du patrimoine immatériel de la collectivité qu'il s'agisse de son nom ou des images des biens publics lui appartenant.

La gestion active du patrimoine des collectivités est permise par l'internalisation qui leur est offerte : l'acte administratif prévu par l'article L 1311 – 13 du code général des collectivités territoriales, le mandat de transactions immobilières que l'on peut confier à des avocats, sont autant d'éléments de dynamisme dans la valorisation du domaine public des collectivités.


Cet article n'engage que son auteur.

Crédit photo : © Zarya Maxim - Fotolia.com


 

Auteur

DROUINEAU Thomas
Avocat Associé
DROUINEAU 1927 - Poitiers
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